MINISTÈRE DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE ET" DES BEAUX-ARTS
MÉMOIRES
PUBLIÉS
PAR LÉS MEMBRES
m
L’INSTITUT FRANÇAIS D’ARCHÉOLOGIE ORIENTALE
DU CAIRE
S0ÜS LA DIRECTION DE M: GEORGE FO ECART
TOME TITENTE-SIXîImï"
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JEAN MASPERO :ET GASTON WIET
MATÉRIAUX
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SERVIR A LA GÉOGRAPHIE DE L’ÉGYPTE
PREMIÈRE SÉRIE
DEUXIEME FASCICULE
LE CAIRE
IMPRIMERIE DE ©INSTIfrô FRANÇAIS
D'ARCHÉOLOGIE ORIENTALE
1919
Tous droits dé reproduction réservés
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MÉMOIRES
PUBLIÉS
PAR LES MEMBRES
L’INSTITUT FRANÇAIS D’ARCHÉOLOGIE ORIENTALE
DU CAIRE
TOME TRENTE-SIXIÈME
MINISTÈRE DE L’INSTRUCTION PURLIQUE ET DES BEAUX-ARTS
MEMOIRES
PUBLIÉS
PAR LES MEMBRES
DE
L’INSTITUT FRANÇAIS D’ARCHÉOLOGIE ORIENTALE
DU CAIRE
SOUS LA DIRECTION DE M. GEORGE FOUCART
TOME TRENTE-SIXIÈME
IMPRIMERIE DE L’INSTITUT .FRANÇAIS
D’ARCHÉOLOGIE ORIENTALE
1919
Tous droits de reproduction réservés
MATÉRIAUX
POUR
SERVIR À LA GÉOGRAPHIE DE L’ÉGYPTE
PAR
JEAN MASPERO ET GASTON WIET
PREMIÈRE SÉRIE
AYANT-PROPOS.
Ce recueil de documents géographiques est le résultat d’une
collaboration intime de plusieurs années avec Jean Maspero. Nos
longues heures de causeries m’ont fait acquérir plus de connais-
sances que les patientes et laborieuses recherches dans les biblio-
thèques, et je les évoquerai toujours avec une émotion particulière.
r
Jean Maspero s’était consacré à l’étude approfondie de l’Egypte
byzantine, et il avait vite compris toute l’importance des textes
arabes relatifs aux premiers siècles de l’occupation musulmane
de cette contrée. Il a prouvé dans ses derniers travaux que sa
connaissance de la langue arabe n’était pas superficielle : les his-
toriens et géographes musulmans lui étaient familiers, non moins
que les auteurs chrétiens à travers lesquels il m’a guidé avec une
grande sûreté. Son Histoire du Patriarcat alexandrin , encore iné-
dite et malheureusement inachevée, en témoignera au même titre
que son étude sur l'Organisation militaire de l’ Egypte byzantine. Il
avait commencé une série d’articles dans le Bulletin de V Institut fran-
çais d’archéologie orientale — Græco- Arabica (tomes XI et XII); —
il s’attaquait à des passages difficiles du texte de l'Histoire des Patri-
arches de Sévère d’Aehmounein, pour l’explication desquels la pra-
tique des auteurs byzantins était nécessaire U) . 11 avait également
%
prouvé que l’épigraphie arabe n’avait pas de secrets pour lui
( B . /. F., VII, p. 173-175), et je sais qu’il allait publier un lot
de papyrus arabes que le Musée égyptien du Caire avait acquis®.
M Voir aussi : Le titre d’Apellon (= tribun ), in Revue de philologie , 1911,
p. 15-17.
(2) 11 avait édité un diplôme arabe-chrétien du xm e siècle ( Annales du Ser-
vice des Antiquités, t. XI, 1910, p. 177-185).
V
IV
Rien ne pourra mieux faire comprendre l’intérêt que Jean
Maspero prenait à ces textes que la lettre suivante datée du 1 o
juillet 191 4 : cr Laissez-moi vous faire part, me disait-il, d’une re-
marquable découverte que j’ai faite dans les papyrus d’Edfou jadis
achetés par le Musée. Je regardais cette caisse, il y a quelques
jours, et, remarquant une belle écriture, je triai hors de ce fouillis
72 fragments de quelques centimètres carrés qui me paraissaient
être de cette main. J’ai eu la chance d’en réunir 54, et je lus ceci :
J! (Vp . Une lettre de
Moawiah révolté, se donnant le titre de calife, à Alt le vrai calife!
Il y est question de la mort d’Othmân, des accusations d’assassinat
lancées contre Alt, et dans un style énergique dont je vous envoie
cet échantillon : u*-*j JJ [4
jUii ^ xlo ^jOdïJj. y>
Quelques semaines plus tard, Jean Maspero était dans un hôpi-
tal, soigné pour une blessure reçue pendant la bataille de la Marne,
et, au début de 1915, trouvait une mort glorieuse à l’attaque de
Vauquois. En des pages émues (1) , son père a retracé ce que fut
pour Jean cette vie nouvelle, au cours de laquelle les fatigues lui
furent autrement pénibles que les dangers : je ne saurais rendre
un hommage plus pieux à sa mémoire. Mon chagrin personnel doit
lui-meme s incliner devant la douleur de sa famille. Pourtant, je
ne voudrais pas que ces quelques lignes laissent croire que je re-
gielte seulement la disparition d’un collaborateur,, dont la science
française se serait enorgueillie tous les jours davantage : je pleure
surtout la mort de mon meilleur ami.
"> Calai, général des Antiq. égypt. du Musée du Caire , Papyrus grecs d’époque
byzantine, t. III, introduction.
A la biographie écrite par Gaston Maspero je dois néanmoins
ajouter la citation qui lui fut décernée, malheureusement trop tard
pour que son père la connût :
« Sergent à la 7 e Compagnie du 3 i e Régiment d’infanterie. Sous-
ojicier d’élite; a montré , pendant les combats de septembre îgià, une
énergie et une endurance remarquables ; a été blessé. Revenu au front
le à février igi 5 , est tombé en héros pendant l’assaut de Vauquois , le
17 février igi 5 , en tête de la section qu’il commandait. »
REMARQUE.
Il nous a paru utile de grouper ici, d’une manière commode pour
les recherches, les renseignements que donne Maqrîzî sur les villes
de son pays. Après un court résumé, et des renvois au texte pour
les détails les plus importants, nous donnerons les identifications
des noms des villes arabes avec ceux des villes antérieures à la con-
quête. musulmane. Les auteurs arabes seront cités dans l’ordre
chronologique. Les noms modernes des villes seront donnés d’après
l’orthographe adoptée dans Boinet.
Les noms grecs sont empruntés de préférence aux sources byzan-
tines, qui nous fournissent leur dernière forme : surtout au Srjnec-
dème d’Hiéroclès, qui, par sa qualité de liste officielle des districts
administratifs, est intéressant à comparer avec les deux listes con-
servées par Maqrîzî (éd. de l’Inst. franc., I, p. 3 o 6 - 3 i 3 ).
Le 3 o juillet 1919.
G. WlET.
ABRÉVIATIONS.
Les abréviations des titres d’ouvrages utilisés sont celles des Khitat de
Ma'qrîzî et de Y Organisation militaire de l Égypte byzantine, de Jean Maspero.
Les suivantes ne s’v trouvent pas :
Abu Sàmah. — Kilâb el-Raudateïn, 2 vol.. Le Caire, 1287 H.
Akerblad. — Sur les noms copies de quelques villes et villages d’Egypte, J. A.,
i 834 , 1 , p. 337-377, 385 - 435 .
Amélineau, On some names. — On some names of Egyplian towns^K
Anyille (D’). — Mémoires sur l’Egypte, Paris, 1766.
Atlas. — Ministry of Finance, Egypt. Allas of Egypt compiled at ihe offices of
the Survey Department. Scale 1 : 5 0.0 00, 2 volumes, Le Caire, 1912.
B. C. A. — Voir Comité.
Belon. — Les observations de plusieurs singularitez , etc., Paris, 1 5 88 .
B. Z. — Liste d’évêchés publiée par H. Gelzer, in Ryzanlinische Zeitschrift,
1893, II, p. 22 et seq.
Casanova, Les noms coptes du Caire. — B. 1. F., t. I, 1 901, p. 139-224.
Champollion. — L’Égypte sous les Pharaons, 2 vol., Pans.
r
C. I. A. Egypte. — Van Berchem, Corpus.
Comm. du Majâni. — Gueïkho, Charl, } Majânî’l-Adab, 4 vol., Beyrouth.
Comité. — Comité de Conservation des monuments de l’Art arabe, Le Caire.
Devise des chemins de Babiloine. — La devise des chemins de Babiloine, dans les
Publications de la Société de l’Orient latin, Série géographique. III, Itinéraire
français, p. 237-262.
G. d. Coptes. — W üstenfeld , Geschichte der Kopten, Gœttingen, 1 8 45 .
Géogr. économique. — Géographie économique et administrative de l’Égypte.
Basse-Egypte, t. I. Le Caire, 1902.
Guest, Delta. — The Delta in the middle âges, J. R. A. S., 1 9 1 2, p. 941-980.
Ibn Sa'îd. — Kitâb el-Mugrib, éd. et trad. Tallaquist, Leyde, 1899.
Le tirage à part consulté à la Bibliothèque de l’École des Langues orientales de Paris ne
porte aucune indication de revue ni de date.
' X ®
i 00
, 5 f ,
* T£y
VIII
Parthey. — Zur Erdkunde de» alten Aegyptens (extr. des Abhandlungen der
K. Ahad. der Wissenschaften zu Berlin, 1 858 ), Berlin, 1 85 g.
Pair. Nie. — Patrum Nicænorum nomina, éd. H. Gelzer, H. Hilgenfeîd, 0 .
Cuntz, Leipzig, 1898.
Qüatremère, Observations. — r- Observations sur quelques points de la Géographie
de l’Egypte, Paris, 1812.
R. A. — Revue archéologique.
Recensement. — Ministère de l’Intérieur [Egypte]. Recensement général de
l’Egypte, 2 volumes. Le Caire, 1 885 (texte arabe et texte français).
Sakhâwî. — Kitâb el-tibr el-masbiik jî dheïl el-sulûk, Bûlâq, 1896.
Sonnini. — Voyage dans la Haute et Basse-Egypte, Paris, 3 vol., an vu.
LISTE
DES
PROVINCES, VILLES ET VILLAGES D’ÉGYPTE
CITÉS DANS LES TOMES I ET II
DES KHITAT DE MAQRÎZÎ.
XjLsJÎ — EL MINCHAH
Citée dans les listes de kûrah.
L’ancienne nroAqaafe, capitale de la Thébaïde supérieure (Hier., 781,8;
Georg. Cyp., 771), en copte ^cdi ou ^oi (Qüatremère, Mém. sur l’Egypte, \,
p. 262; Qüatremère, Observations, p. 26; Ckampollion , I, p. 2 53 ; Amélineaü,
p. 38 1; Evetts, Churches, p. 277, n. 1). Etienne de Byzance cite le mot sous la
forme 2ûiî. M. Gauthier (Notes géographiques sur le nome Panopolite, B. I. F., IV,
p. 65 ) a réfuté l’opinion de Brugsch qui identifiait cette ville avec Thomu de la
Haute-Egypte (voir une autre identification signalée dans Gauthier, Nouvelles
notes, B. I. F., X, p. 118). — Tout récemment, M. Sourdille ( Durée du voyage
d’Hérodote, p. 159-160, 2Û3-2 ÛA) a vu dans cette ville la Néapolis d’Hérodote,
qu’on a identifiée jusqu’ici à la moderne Kena.
Les scalæ donnent l’orthographe (Kircher, p. 210; Amélineac, p. 382,
555 , 556 , 559, 5 6 1 , 563 , 566 , 669); tsM (Amélineaü, p. 382, 56 A); une
fois (id., p. 567). Une dernière donne enfin, comme équivalent du copte
'Ÿ*cm (id., p. 382, 557), iUuil, qui est resté le nom moderne.
Ibn Khurdâdhbeh (p. 81), Ya'qubî (p. 332 ), Qudâmab (p. 267), Yâqût (I,
fi
p. 92), le Marâçid (I, p. i 5 ), Ibn Duqmâq (IV, p. 128) l’appellent &L0I. Mais,
nous ne devons pas en conclure qu’une ville de ce nom existait encore au ix e siècle
de l’hégire. Qalqasandî nous affirme d’ailleurs qu’une ville d’Absâyah lui est com-
plètement inconnue (Calcaschandi, p. 95); elle l’était tellement pour Yâqût,
fi
qu’en citant la liste de Qudâ'î, il écrit ç*®-]; — û-M au lieu de pkj ; —
plus à deux sites distincts, mais à un couvent proche d’Assiout (H, p. 689;
cf. Marâçid, I, p. Û22). Nous aurions là une preuve, s’il nous en fallait une A;
Mémoires. Liste des villes d’Égypte. ±
2
J. MASPERO ET G. WIET.
que ces listes, publiées, avec des fautes que nous signalerons, par des auteurs
relativement récents, sont purement traditionnelles. En ce qui concerne la ville
dont nous nous occupons, Ibn Jubeïr (p. 64 ; trad. Schiaparelli, p. 34 ) la cite
peut-être sous le nom de et c’est probablement la même que Yâqût
nomme , et qu’il situe près d’Akhmim (IV, p. 662). Ce pourrait aussi être
notre ville que mentionne un document copte-arabe de i 363 de notre ère
sous le nom de également dans les environs d’Akbmim (Crum,
A Coptic letter of orders, Proceedings, XX, p. 272-273): notons cependant qu’il
a existé une localité de ce nom dans la région d’Assiout (Maqrîzî, II, p. 5 18 =
G. d. Copten, p. 60). — Dans Ibn Duqmâq (V, p. 28) : jO-ç-f **.*jg»; Léon l’Africain
(p. 384 ) : Munsia; Vansleb ( Hist . de l’Eglise d’Alexandrie , chap. m, liste des
évêchés): Ibsai, aujourd’huy Minseié; Ibn el-Jî'ân (p. 190; ap. 'Abd el-Latîf,
p. 701) : Voyage de Norden, éd. Langlès (I, p. 13 g; II, p. 70) :
Messchie; Description de l’Egypte (XVIII, p. 74) : (si l’on en croit S. de
Sacy [ Chr . ar., II, p. 23-26], on rencontre ce nom dans les Mémoires du
P. Sicard; cf. aussi Langlès, ap. Voyage de Norden, III, p. 2 48 ); 'Alî Pâsâ Mubârak
(XV, p. 78) : »Loit; Recensement (II, p. 218) : el-Minchat; Boinet (p. 375):
el Minchah; Bædeker (p. 228): El-Menchîyé; Atlas, : 9-2.
Ya'qûbî l’identifie avec el-Baliana, à moins qu’il ne veuille dire que de son
temps cette ville était la capitale de la kûrah. Tel était le cas, beaucoup plus
. tard il est vrai, du temps de Dimasqî (+727 = 1327) qui cite entre la kûraà
d’Akhmim et celle de Hou (;>a dans le texte), celle d’el-Baliana (dans le texte
LdJt, p. 232 ; trad. Mehren, p. 325 : Belnd).
Citée dans les listes comme formant une seule kûrah avec la ville de San
el Hagar (Tonus).
Ce doit être le copte igbaia, qu’on ne savait jusqu’ici où situer (Quatremère,
Mém. sur l’Egypte, I, p. i 4 o; Ghampollion, II, p. 3 1 1 ; Amélineau, p. 2 o 3 ) :
d’après sa place dans les listes de Maqrîzî, la localité devait se trouver au sud
de Sanel Hagar (Guest, Delta, p. 974-970 , et carte). Cf. Ibn Khurdâdhbeh. p. 82 ;
Ya'qûbî, p. 337; Qudâmah, p. 247; Yâqût, I, p. 69; Marâçid, I, p. 17. Après
ces auteurs, le nom disparaît : San el Hagar est citée seule dans Dimasqî (p. 23 1 ;
trad. Mehren, p. 32 3 ) et Qaiqasandî signale que, de son temps, on ne savait plus
où placer (Calcaschandi, p. 97 : Eilîl). Quatremère avait connu le nom arabe
3
LISTE DES VILLES
d’égypte.
de la ville, mais l’avait mal lu, ce qui avait empêché toute identification (Recher-
ches sur F Égypte, p. i 83 ; Mém. sur l’Égypte, I, p. 292-293) : Athhl,
Nom d’une province du Delta, tirant son nom d’une ville d’Abvvân, proche
de Damiette. Yâqût en parle deux fois (I, p. 101; Muslarik, p. 1 1) : il semble
d’ailleurs que de son temps, elle n’était plus indépendante et rentrait adminis-
trativement dans la province de Dakahlieb. La ville d Abwân était un centre
industriel où l’on manufacturait le tissu dit sarb (Dozy, Dict., I, p. 7 ko) : il est
à noter que sa nisbah est ( Marâçid , I, p. 18; 'Abd el-Latîf, p. 685 , n. 3 ).
Elle était détruite du temps d’ibn Duqmâq (V, p. 78), ayant été submergée par
les eaux du lac Manzaleh (cf. Evetts, Churches, p. 17, 18, note).
Voir
j[jJ\ — EBIAR
Citée dans la province de Menoufieh au moment du Rauk el-Nâçirt (I, p. 3 1 3 ).
C’était aussi, sur un territoire plus restreint, la ville principale de la pro-
vince de Jazîrah Banî Naçr (Calcaschandi, p. n 5 ; Zâiîirî, p. 35 ; Sacy, Chr.
ar., II, p. 7). Du temps de Dimasqî (p. 23 1; trad. Mehren, p. 323 ), cette ville
se trouvait dans le district de Tawwab. Ibn Battutah y séjourna ( 1 , p. 54 ),
Qazvvînî (II, p. 93) y signale la présence de natron (cf. Bakoui, Not. Ext., II,
p. 422 ; Marâçid, I, p. 19; IV, p. 32 ).
Ce mot serait la traduction du copte 2 A2 ci)Hi (cf. Ghampollion, II, p. 157;
Amélineau, p. 1) : mais on pourrait aussi bien supposer le contraire. Dans les
scalæ, la forme copte n’est le plus souvent qu’une transcription de l’arabe; une .
fois seulement nous lisons l’ancienne (?) forme (Amélineau, p. 556 ). — On trouve
dans Idrîsî (p. 160) l’orthographe ; U>. Celte localité existe encore aujourd'hui
(Boinet, p. 176; Atlas, 52 : 10- 3 ).
— KÔM ATRIB
Cette ville du Hauf el-Sarqî a pour éponyme Atrîb, petit-fils de Miçr (I, p. 83 ;
cf. Maqrîzî, éd. Bûlâq, I, p. 129)-
1 .
J. MASPERO ET G. WIET.
k
Lancienne Adptëts (Hier., 728,2; Georg. Cyp., 708; Parthey, p. 526; carte
de Mâdaba, Proceedings, XIX, p. 3o8-3o9 , R. A., 1897, I, pi. XIV), Adh&s,
dans Etienne de Byzance, qui a pourtant connu l’autre forme; en copte AepHBi
(Quatremere, Mem. sur l Egypte, I, p. 1; Champollion, II, p. 48 ; Amélineau,
p. 66-69; Evetts , Churches, p. 122 , n. 2). On ne trouve pas dans les scalee les
formes et que M. Amélineau signale dans son article. L édition cairote
du Synaœaire écrit v\?y ! (I, p. 52). On ne sait pourquoi certains actes de mar-
tyrs coptes répètent que cette ville «s’appelait Augustamnique » (Hyvernat, Les
Actes des martyrs de l’Egypte, p. 287, 296) : ce dernier nom est celui de la
province, dont Athribis n’était même pas la capitale.
Sa conquête par 'Amr est signalée dans Jean de Nikious (p. 5 5 9). C’était encore
un évêché au milieu du vm e siècle de notre ère ( Patrol . or., V, p. 106 [ 36 o],
2 o4 [ 468 ]). Atnb (cf. Maraçid, I, p. 20; IV, p. 35 ) avait perdu beaucoup de
son importance au temps d’iBN el-Jîan (p. 1 5 ; ap. 'Abd el-Latîf, p. 6 o 3 ); il est
à noter que Qalqasandî la signale comme détruite (Calcaschandi, p. 96); on
trouve la dernière mention de cette ville dans la Description de l’Égypte (XVIII,
p. 167); Ah Pâsa Mubârak (VIII, p. 3 i) en parle au passé, mais dit qu’il en
reste des ruines connues sous le nom de Tell Atrîb. Elles sont appelées Kôm
Atrib dans Bædeker (p. 3 i).
Signalons une prononciation fautive Jtrîb (Yaqüt, V, p. n), adoptée par
M. Guest (Delta, carte, et p. 968, 9 7 4 , 9.7 5 : Kaum Itrîb), d’après le Qâmûs.
1 * *
L>! ou jÂd»)
G est ainsi qu il faut lire le nom de cette ville au lieu de UaJ ou yôJ ; ce fut
aussi la lecture de Quatremère (Recherches sur l’Égypte, p. 1 83 ; Mém. sur l’É-
gypte, I, p. 434 ) et de S. de Sacy ('Abd el-Latîf, p. 708) : Yâqût (I, p. 166),
tout en rejetant 1 orthographe avec un jtm, dit l’avoir rencontrée dans plus
dune copie du Kitâb Futûb Miçr (d’Ibn'Abd el-Hakarn vraisemblablement). On
lit aussi LaA dans deux manuscrits d’Ibn Hauqal (p. 90, n. d).
Signalée comme ribât dans un texte d’Ibn Zûlâq (I, p. 11 4 ; sur la signifi-
cation de ce mot, voir les sources citées dans Maqrîzî, éd. de llnst. franc., I,
p. 96, n. 16; Maqrîzî, éd. Bûlâq, II, p. 427; Fitz-Clarence, L’emploi des merce-
naires mahométans dans les armées chrétiennes, J. A., 1827,1, p. 78, n. 4; Dodtté ,
Notes sur l islam maghribm , R. H. R., XLI, p. 2 4 ) : certaines de ces places fortes
de la côte méditerranéenne sont énumérées dans un vers de Firâs el-Murâdî
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE. 5
(Kindî, éd. Gottheil, p. 100; éd. Guest, p. 4 i 9 : nous avons corrigé UâJ; le
sujet de la phrase est fijN) •
*
Elle est citée aussi dans les listes de kûrah; son chef (c-^Us) a eu des demeles
avec 'Amr ibn el-'Âç sur une question d’impôt (p. 32 5 ; cette histoire se trouve
aussi dans Yàqùt; Maqrîzî, éd. Bûlâq, I, p. 168; Abû l-Mahâsin , I, p. 20; Alî
PâsàMobârak, VIII, p. 44 ; Butler, Ar. conquest, p. 348 - 34 q, 485 ).
Étant donné sa situation au bord de la mer, à 1 o (j»*» d el-Borollos et a 3 o
de Rosette (Guest, Delta, p. 960), cette ville est sans doute 1 ancienne Agnou : ce
nom est, dans Georges de Chypre (755), celui d’une des bouches du Nil; mais
comme cet auteur donne à d’autres bouches les noms d’Alexandrie, Paralos, Da-
miette, Tinnîs, le nom d’ Agnou peut aussi être celui d’une ville. Le promon-
toire d’Agnou est mentionné par Strabcn (éd. Meineke, p. 801 C) : c’est la plus
occidentale des deux péninsules qui séparent le lac Boroilos de la mer; cf.
aussi Hesyehios, s. v. La liste d’évêchés publiée par H. Gelzer (B. Z.) ne parle
pas d’une ville d’Agnou : mais les documents coptes en font un siège épiscopal
(Ahéuneau, p. 571 et 574). Ils donnent à vrai dire légalité : ArNoy = ni-
cpiNiHOY =Gb**<A; trois noms qui n’ont aucun rapport entre eux. Cette iden-
tification n’est qu’un à peu près, comme il arrive fréquemment dans les listes
d’évêchés, la ville de Nastarâwah étant évidemment très proche de l’ancienne
Agnou (M. Butler a mal situé cette ville à l’extrémité occidentale du lac d Edkou :
voir la carte 1 de The ar. conquest; sa position exacte dans la carte annexée
à l’article de M. Guest, Delta [Ikhnâ]). Nastarâwah n’est pas sur le bord de la
mer (voir l’article de cette ville) : ce n’est donc pas Agnou. Il est vraisemblable
que la ville d’Ajnâ (Ajnû) tomba en décadence et fut remplacée, comme siège
M Cette mesure équivaudrait au mille, d’après J. de Goeje (cf. Bibl. geogr. ar., IV, p. 261); de
son côté, M. Butler (Ar. conquest , p. 289, note) l’évalue, sans citer de sources, à i mille 1 jà. II est
absolument impossible d’arriver à une précision quelconque, car les chiffres des mss. sont erronés.
D’un côté, 17 milles = 20 (Idrîsî, trad., p. 190, note); mais, d’autre part, 16 = 24
milles (Quatremère, Observations , p. 46 ; ici même, l’article 1 ; nous renvoyons aussi à l’arti-
cle p. 47-48, et surtout aux tableaux de Guest, Delta , p. 952, 986, g 58 , 960). On ne sait
pas encore rorigine du mot u*, qui, à notre connaissance, n’est employé que par Ibn Hauqal,
pour ses itinéraires d'Égypte seulement. Faudrait-il corriger en = <rx 0£t,0ff ? Régulièrement, le
*■
mot grec donnerait en arabe mais, nous verrons cependant que Tkmouis a donné sans
alif. Le schène vaut un peu plus de 10 kilomètres (Soürdille, Durée du voyage d’Hérodote, p. 2 3 o,
n. 4 ) : cela ne concorderait pas avec les nombres donnés, mais nous ne saurions assez insister sur
ce fait qu’ils sont ridicules les uns par rapport aux autres.
6
J. MASPERO ET G. WIET.
de 1 évêché, par Nastarâwah (qui existait encore au xvn e siècle) : par suite les
deux villes ont pu facilement être confondues, surtout dans des documents
qui ne visent à donner que les noms des évêchés.
Yâqût parle de cette ville au passé. Ibn Khurdâdhbeh (p. 82), Ibn Hauqal,
le Marâçid (I, p. 36 ) et 'Alî Pàsâ Mubârak donnent : LâJ; Ya'qûbî (p. 338 )
et Qudâmab (p. 2/18) Dimasqî (p. 237; trad. Mehren, p. 324 ) : IXLÎ
— AKHMIM
Dans le second climat (I, p. 43 , 5 i). Son temple (p. 1 33 , 173, 175; cf.
Dimasqî, trad. Mehren, p. 35 ; Abu l-Mahasin, I, p. 65 , note) existait encore à
1 époque de Qazwînî(t 682 H= 1283 ; cf. Ibn Jubeïr, p. 60-62 ; trad. Schiaparelli,
P- 3 1 ; QazwInî , II, p. 93-94); il fut démoli en 780 H (Ibn Battétah, I, p. io 3 -
1 ° 4 ; Géogr. d’Aboulféda, II, a, p. 1 5 2 ; Calcaschandi, p. 49; Maqrîzî, I, p. 24 o;
Sacy, Nom des pyramides, ap. Bibliothèque des Arabisants, I, p. 2 46-2 48 ; Wàqidî,
notes, p. 64 ; Sanguinetti, Hist. desmédecins, J. A., i 854 , II, p. 1 90 ; Reitemeyer,
Beschreibung Aegyptens, p. 1 2 o- 1 2 5 ). Il y eut dans cette ville des taxes spéciales
d’octroi sur les marchandises apportées par les dhimmîs (II, p. 109).
L’ancienne Panopolis, lia vos (Hier., 73 1, 5 ; Georg. Cyp., 769; Parthey,
p. 533 ), en copte c^min (QuatremÈre, Mém. sur l'Égypte, I, p. 448 ; Champol-
lion, I, p. 2 5 7 ; Juynboll , ap. Marâçid, IV, p. 61-62; Amélineau, p. 18; Evetts,
Churches, p. 2 o 4 , n. 3 ; Gauthier , Notes géographiques, B. I. F. , 1 V, p. 44 ; Nouvelles
notes, B. LF., X, p. 91, 96-97); quelques scaiœ ajoutent une transcription de
1 arabe, XMlM. L’ancienne forme grecque est Xépfiis (Hérodote, II, 91; Dio-
dore, 1 , 18; Ciiampollion , I, p. 8; Parthey, p. 627), identique au copte, et
curieuse par son % initial, auquel est revenue la prononciation arabe. Il ne
faudrait peut-être pas trop chercher, avec M. Gauthier, une confusion de la forme
Ilayds avec le mot ënouvos dans la glose d’une scala (Amélineau, p. 555 ),
la ville de la louange (^j iu^t, ap. Crum, A Coptic letter of
orders, Proceedings, XX, p. 273). La ville d’Ançinâ porte elle aussi un surnom
de ce genre, ya* Raep, les délices de V Egypte (Amélineau, p. 5 o) : or il est curieux
de constater quen grec déjà ces deux villes, et elles seules, étaient gratifiées
dune epithete louangeuse, xaXXtiroXis (J. Maspero, Papyrus grecs d’époque by-
zantine, I, n° 67023, 1 . 7 ; II, n° 67 1 5 1 , 1 . 7, etc.).
e .Au temps d’Ibn Duqmâq (V, p. 2 5 ), cette ville, qui, comme chef-lieu de pro-
vince, possédait depuis longtemps (Kindî, éd. Gottheil, p. 5o; éd. Guest, p. 36 o)
un Jb, servait de résidence au ^b.
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE. 7
Presque tous les auteurs arabes cités plus haut (voir en outre Içtakhrî,
p. 53 ; Mcqaddasî, p. 201; Marâçid, I, p. 35 - 36 ; Abûl-Mahâsin, I, p. 752-753,
Bakoui, Not. Ext., II, p. 422) mentionnent à propos de cette ville le célèbre ascète
Dhû ’l-Nûn, dont M. Massignon a étudié la tombe (Études archéologiques arabes,
B.I.F., IX, p. 91-96).
Cf. Voyage de Norden, éd. Langlès, II, p. qo; III, p. i 4 o (Ackmiin'j ; Savara,
Lettres, II, p. 82-84 (Achmim); Sonnini, III, p. i 3 et sqq. ( Echmimm ); Descrip-
tion de l’Égypte, IV, p. 43 et sqq.; Amélineau, Actes des martyrs, p. 3 1 ; Maspero,
Etudes de mythologie et d’ archéologie, I, p. 21 4 et sqq.; Soürdille, Duree du
voyage d’Hérodote, p. toi; Boinet, p. 60; 'AlÎ Pâsâ Mubârak, VIII, p. 35 ; B.ede-
ker, p. 227; l’article de Becker, dans Encyclopédie, I, p. 237; Atlas, 1 3 6 : 6 - 5 .
XlctfYM — PROVINCE D’AKHMIM
Revenu de cette province (année 585 H) : 11 8.81 2 dinars (II, p. 1 9). Maqrîzî
y signale des bois (II, p. 108).
Sur l’étendue de l’ancien nome Panopolite, cf. Gauthier, Notes géographiques,
B. LF., IV, p. 39 et sqq.; Nouvelles notes, B. LF., X, p. 89 et sqq.; le compte
rendu de ce dernier article par Daressy dans Sphinx (1912, p. 177 et sqq.).
La province existait encore sous ce nom à l’époque d’Ibn el-Jî'ân (p. 188;
ap. 'Abd el-Latîf, p. 700); depuis la Description de l’Egypte (XVIII, p. 65 ) jusqu’à
nos jours elle s’appelle province de Guerga (Boinet, p. 637).
ou hJLâk!
*
Si Si
Faute pour La.1 ou
alpJi oii j^>j
Un texte d’el-Qudâ'î veut que ce soit Alexandrie (I, p. 1 3 5 ; voir aussi : II,
p. 1 3 7), et Maqrîzî dira plus loin (éd. Bùlâq , I , p. 1 6 2 ; cf. Ibn Duqmâq, V, p. 1 2 o ;
Marâçid, I, p. 49; IV, p. 83 - 84 ) que c’est Alexandrie qui est désignée sous ce
nom dans le Coran (LXXX 1 X, 6-7).
— ARMANT
L’ancienne Éppôh’di? (Hier., 732, 4 [forme altérée]; Georg. Cvp., 780;
Parthey, p. 529), en copte epMONT ( QuatremÈre, Mém. suri ’Egypte,l,p. 272;
8
J. MASPERO ET G. WIET.
Champollion, I, p. 195; Juynboll, ap. Marâçid, IV, p. 8A; Amélineau, p. i 65 ).
Abu Çâlih (Evetts, Churches, p. 279) lui attribue comme nom antique Arma-
nûsah, qui est celui de la fille du Muqauqis (Maqrîzî, éd. de l’Inst. franc., I,
p. 123 , note de la p. préc.; Butler, p. 216, n. 2). La ressemblance de nom
est peut-être l’origine de cette confusion ; Armanûsah pourrait aussi n’être , comme
le remarque l’éditeur, qu’une corruption du nom grec. Le texte ajoute que ce mot
signifie terre bénie (*SjL- iüdb). Vansleb dit dans sa Relation (p. £07) : «On l’ap-
pelle en arabe Beled Muse (ce fait est signalé dans la Description de l’Égypte, I,
p. A09, n. 1; Champollion, I, p. 196? n. 1; on pourrait peut-être interpréter
' d’Abû Çâlih en <jôjî), ou le Pays de Moyse ; parce que les Égyptiens
croyent, que c’est le lieu de la naissance de Movse».
A l’époque byzantine elle est chef-lieu de pagarchie et a supplanté Thèbes
comme évêché. Sa prospérité continue au moins jusqu’au vm e siècle; ainsi, en
7 A9 ap. J.-C., son émir est pagarque d’un vaste canton composé des Tpta KdfTTpa,
ou Louksor, de Lontra-Latô en face d’Esna, et de K (impôt, Msp,vôviot ou Medinet
Habou (texte cité, avec plusieurs autres, par Bell, The Aphrodilo Papyri, dans
Journ. oj Hellenic Studies, XXVIII, 1908, p. 1 02). Cf. encore W. E. Crdm et
G. Steindorff, Koptische Rechtsurkunden des VIII Jahrhunderts , I, n° 7 A, 1 . 6 :
«l’homme du kastron de Djême (=- Medinet Habou) dans le nome de la ville
d’Ermont».
Cette ville était liée au sort d’Esna à l’époque des Mamlûks (Calcaschandi,
p. 96); elle existe encore aujourd’hui ( Voyage de Norden, éd. Langlès, II, p. 1 34 ;
III, p. 226; ‘Alî Pâsâ Mubàrak, VIII, p. 5 A; Boinet, p. 86; Atlas, i 52 : 10-1).
I — LE DELTA
Dans le troisième climat (I, p. A 5 ); son climat (p. 106); ses productions
(p. 188); nourriture de ses habitants (p. 192-193); révoltes diverses (p. 338 -
339).
Les Arabes désignent ainsi le Delta (voir notamment le texte d’el-Qudâ'î dans
Maqrîzî, éd. de l’Inst. franc., I, p. 3 io; Marâçid, IV, p. 102; Guest, Delta,
p. 9 A 5 ); le mot copte dont il serait l’équivalent, NtMecpo^, ne s’appliquerait
quà un des nomes du Delta (Quatremère, Mém. sur l’Egypte, I, p. 221 ; Amé-
lineau, p. 6 A). On trouve dans 'Abd el-Latîf l’expression JaLî (texte pu-
blié dans Nukhab el-Mulah, I, c, p. 3 A). — Nous étudierons à l’article
l’organisation administrative du Delta.
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE. 9
Signalons pourtant dès à présent que le bureau de l’administration du Delta
s’appela Dîwân Asfal el-Ard, et son chef portait le titre de mutawallî ( Evetts,
Churches, p. 137, 197; Becker, Hist . Sludien über dos Londoner Aphroditowerk ,
— ALEXANDRIE
Dans le troisième climat (I, p. A 5 , 5 i, 186); ses productions (p. 106); son
importance commerciale (p. n3-i 1A); citée comme ribât (p. 1 1A); ses mer-
veilles (p. i 3 A); son climat (p. 2o3); démolition déglises par les musulmans
en 7 2 1 H (p. 208); chiffre d’impôt recueilli par c Amr ibn el-Âç (p. 3 32); signalée
comme thagr (II, p. 101-102); résultat de l’impôt dit Rhums, à Alexandrie,
en 587 H (p. 102); il y avait dans cette ville un hôtel des monnaies (p. 106). —
Cf. Quatremère, Mém. sur l’Égypte, I, p. 266; Amélineau, p. 2 A. — On trouve
souvent l’orthographe sans article : parfois i’ Histoire des Patnarches l’ap-
pelle fcjàidl ( Patrol . or., I, p. i 85 [87], 192 [9 A] ; cf. Yâqût, I,
p. 2 56 ; Marâçid, I, p. 63 ).
Le nom copte de cette ville est pAKQ-]’ (voir article #*>*;); mais on rencontre
dans quelques manuscrits coptes et dans les scalee la forme AA65.AN_A.piA
(Champollion, II, p. 2 63 ; Akerblad, p. 385 ).
Les traditions arabes ne s’accordent pas sur la date et la durée du siège
d’Alexandrie par les Musulmans; ceux-ci seraient partis attaquer la ville en
rabî‘ II 20 H, ou en 21; le siège dura de trois à quatorze mois, et, comme
nous connaissons les doléances de 'Umar sur la lenteur des opérations, nous
pouvons facilement admettre ce dernier chiffre (Amélineau, Histoire, p. 2A2).
Une date précise de la prise , 1 " muharram 2 1 H , est suspecte par son synchro-
nisme voulu avec l’arrivée de la lettre de c Umar; la date extrême nous porterait
au commencement de l’an 22 : on a adopté celle du 1 6 sawwâl 2 1 H = 1 7 sep-
tembre 6A2 (cf. BalâdhürG p. 220; Kindî, Hist. Govemors, p. A; Hist. des Pa-
triarches, Patrol. or., I, p. A9A [2 3 o]; Ibn Duqmâq, IV, p. 2; Maqrîzî, I, p. i 63 -
169; Abô’l-Mahâsin, I, p. 2A, 7A, 8A, et en général les textes réunis par
M. Butler, dans The Ar. conquest, p. 25 o, n. 2; p. 292-A00; 5 2 6 - 5 A6 ; Guest,
Fustat and its khittahs, J. R. A. S., 1907, p. Ag- 56 ; Gaetani, Chronographia , I,
p. 2A0). En tout cas, si les théologiens musulmans ont discuté sur la manière
dont l’Égypte en général fut conquise, ils sont d’accord sur la prise d’Alexandrie
de vive force (#>î*; cf. Abû’l-Mahâsin , I, p. 5 , 23 ). D’ailleurs, les Arabes durent
en faire une deuxième fois la conquête, en 25 H (Théophàne, A. M. , 6126;
Mémoires. Liste des villes d’Egypte. 2
10
J. MASPERO ET G. WIET.
Abû’l-Mahàsin, I, p. 88); et ils n’y étaient pas encore en sécurité, au temps de
‘Alqamah (43 H), avec une garnison de 12.000 hommes : le chapitre que Maqrîzî
consacre aux révoltes des Grecs est tout à fait instructif.
Au point de vue administratif, les Arabes gardèrent la terminologie des
Grecs au moins pendant tout le premier siècle de l’hégire : des documents
récemment découverts nous permettent de fixer quelques points.
A lepoque byzantine, il n’y a pas peut-être, à proprement parler, de gouver-
neur d’Alexandrie. Le préfet augustal a le pouvoir civil, et, en sa qualité de duc,
le pouvoir militaire, sur les deux provinces d’« Égypte », c’est-à-dire sur la moitié
occidentale du Delta; la ville d’Alexandrie, où il résidait, était donc soumise à
sa double juridiction, mais non elle seule (cf. Lex de Diœcesi ægyptiaca, Édit XIII
de Justinien, éd. Zach. von Lingenthal, chap. 1, § 1; voir aussi Jean Maspebo,
compte rendu de Bèll, The Aphrodito Papyri, dans Rev. des ét. grecques, XXV,
1912, p. 216-217). II est curieux de constater la persistance de ce titre au
début de la domination musulmane, mais naturellement le pouvoir militaire
a cessé d’être joint aux attributions propres de l’Augustal. On en avait un
exemple sous le gouvernement de ‘Abd el-Azîz ibn Marwân ( 65-86 H) dans
b Histoire du Patriarche Isaac publiée par M. Amélineau (p. 78; cf. Zoega, Cat.
cod. copticorum , p. 110-112; Amélineau , Sur deux documents coptes, B. I.E., 1 8 8 5 ,
p. 35 1 ; Crum, Coptic ostraca , p. 4 o; Butler, Ar. conquest, p. i 4 i, n. 1; p. 45 i).
Un autre, plus récent et plus concluant, a été découvert depuis dans un papyrus
grec de l’an 7 1 o (= 92 H) : OeôSwpos a,ùyov<ndXtos {Bell , The Aphrodito Papyri,
n° 1892, 1 . 1 3 ; voir aussi p. xxxm, n. 4 ). Ce fonctionnaire, comme l’indique
son nom, était un chrétien, et ce fait donne un caractère d’authenticité à la lettre
que ‘Amr ibn el-‘Âç adressa au khalife 'Umar qui lui avait donné l’ordre de n’em-
ployer aucun mécréant dans l’administration. «Les musulmans, écrivait le pre-
mier gouverneur de l’Egypte, ne connaissent pas encore réellement le pays, et ils
n’ont pu se rendre compte de la quotité d’impôt qu’on peut lui appliquer. Je
prends donc à mon service un chrétien au courant, connu pour son honnêteté :
nous pourrons le remplacer quand nous connaîtrons bien le pays» (Qalqasandî,
I, p. 39; Maqrîzî, éd. de l’Inst. franc., I, p. 249, n. 3 ).
Pour la fin de la période byzantine, Y Histoire des Patriarches donne au gou-
verneur d’Alexandrie (?) le titre de r 3 ou ( Patrol . or., I, p. 45g [ig5]), titre qui
est porté aussi par des subordonnés de ce même gouverneur (iyjOuSl^î JIj Jî
: ibid., p. 462 [198]) ou celui de Jî 5 (voir encore p. 48 o [216]) ou
encore (p. 484 [220]). Puis, à l’époque arabe, on trouve
dans le meme ouvrage les titres {ibid., V, p. 26 [280], 2 8 [2 82]; notons
11
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
de ce molles formes W et : ct ' Dozï ’ D “‘'’ ’’ P ' T ^ m ^
ar.. II. p. 38 - MaqbIzI , I, p- Eyetts, Cherches, p. ad, n. 4);
i*. (Patrol. or., V, p. 5 7 [3 . i]); — t>'*» ‘•~ U P' 61
[3i81); — djA. (p. 86 [3a°]).
Comme il est difficile d’admettre que les Arabes aient laisse la place d / ex an rie
sous les ordres d’un chrétien, il faut admettre qu’il y eut à côté de Yaugustal,
fonctionnaire civil, un gouverneur militaire musulman. Nous en avons maintes
fois la preuve : Wardân, nommé par ‘Amr, était un soldat, et il semble avoir
coexisté avecMénas ou Jean (voir plus bas la liste des gouverneurs); plus tard, les
textes précisent que ‘Alqamah ibn Yazîd commandait une garnison de 12.000
hommes; enfin, ‘Abd el-Rahmân ibn Muawiyab, qui a dû être le collègue mili-
taire de Théodore , commandait la murâbatah d’Alexandrie : le mot est significatif.
Au début du 111 e siècle de l’hégire, cette ville fut le théâtre de graves désor-
dres, et il est vraisemblable que nous ne connaîtrons jamais le nom de tous
les gouverneurs, qui restèrent en fonctions très peu de temps chacun. De la
liste que nous avons formée un fait important se dégage : le pouvoir appartint
à plusieurs reprises aux descendants de ce Muawiyab ibn Hudeïj, qui alla
annoncer à ‘Umar ibn el-Khattâb la prise d’Alexandrie (Maqrîzî, I, p. 166 ; Abû’l-
Mahâsin, I, p. 22). — Sous les Fâtimites, le gouverneur d’Alexandrie retrouve
une partie des fonctions de Yaugmtal, et sa juridiction s’étend sur la province de
Bébéra.
A partir des Croisades, et probablement à cause d’elles, le gouvernorat dA-
lexandrie qui se trouvait en dehors du théâtre de la guerre devint un poste de
moindre importance, voire même un poste de disgrâce. «Le 27 rabî‘ I [de
l’an 638 H], el-Malik el-Çâlib nomma par mesure disciplinaire l’émir Badr el-
Dîn, gouverneur d’Alexandrie; ce personnage était auparavant gouvernent de
Miçr. » (Blochet, Hist. d'Égypte, p. 473). Alexandrie fut donc gouvernée pen-
dant plus d’un siècle par des fonctionnaires d’un rang subalterne, par des kâsifs
(Ibn IyAs, I, p. 21 5 ). «Le baiilif à'Alixandre avec .xl. homes à cheval et entour
,c. Baudoyns (bédouins) à cheval qui sont habitans en Alixandre.n {Devise des
chemins de Babiloine, p. 2 46 ; cf. Sciiefer, ap. Ârch. de lOr. lat., II, p. 9^)-
M. Van Berchem a très clairement montré la situation administrative de cette
ville pendant le vm e siècle de l’hégire {Corpus, p. 2 1 4 , n. 4 ; p. 280-282, 769) :
il nous explique comment les Francs, sans doute au courant de cette négligence
et de ce désintéressement du pouvoir central , enlevèrent Alexandrie et la mirent
à sac en 727 H. Ils furent délogés quelques jours après l’événement par l’armée
12
J. MASPERO ET G. WIET.
égyptienne : le- premier gouverneur nommé, Baktimur, fut un commandant de
mille fantassins; il reçut le nom de Nâib d’Alexandrie et le surnom honorifique
de malik el-umarâ. Le sultan régnant Sa ban se glorifia de cette victoire sur les
Croises et ajouta à son protocole le titre de maître des places frontières alexandri-
ns, iujCkjXJl (Van Berchem, op. cit., p. 279).
Voici une liste de gouverneurs qui pourra sans doute devenir plus complète.
Un certain Menas, qui avait ete nomme par 1 empereur Hérachus préfet de la
Basse-Egypte, aurait ete maintenu par les musulmans (Jean de Nikious, p. £>77).
Nous lisons plus loin dans le même auteur (p. 584 - 585 ), qu’en 644 , Jean
de Damiette, qui avait été nommé «préfet d’Alexandrie» par le préfet augustal
Théodore, fut egalement désigné pour les mêmes fonctions par 'Amr ibn el-'Âç,
à la place de Ménas.
L 'Histoire des Patriarches ( Patrol . or., I, p. 4 g 5 [2B1]) dit bien que 'Amr
destitua le gouverneur, mais elle fait allusion au patriarche Cvrus, qui aurait reçu
une autorité temporelle mal définie : r ,yt J*s *£00^ jf,
En effet, quelques pages plus haut (p. 48 g [225]), on lit : Jl Ull, [>y&] ôuül
l*» Uty KJa? yjfl J jck 3 y** (Butler, Ar. conquest, p. 179).
Après la deuxième prise d’Alexandrie, en a 5 H, 'Amr nommé par 'Uthmân,
délègue ses pouvoirs militaires à Warbân, son ancien porte-drapeau (Kindî, éd.
Kœnig, p. 5 ; éd. Ouest, p. 11; BalâdhurÎ, p- 222; Abû’l-Mahâsin, I, p. 22),
gouverneur militaire.
Alqamah ibn Yazîd el-Guteïfî, nommé en 43 H (Kindî, éd. Kœnig, p. 2 1 ;
ed. Guest, p. 36 ; Maqrizi, I, p. 168, 3oi); gouverneur militaire.
Théodose (o-^bjb ou nommé par Yazîd ibn Mu'âwiyah (60 H-
64 ), avec juridiction sur Alexandrie, la province de Béhéra et Mariout (Synaxaire,
Patrol. or., I, p. 34 i [127]; éd. du Caire, I, p. 99 : si,
^ ^ trad. Wiistenfeld , I, p. 71; Amélineau, p. 33, 90).
Théodore (o-jj^jb), signalé avant 689 (=70 H), qui meurt sous le gouverne-
ment de Qurrah ibn Sarîk (90-96 H); il est mentionné dans un papyrus grec de
l’an 710 = 92 H (Bell, The Aphrodito Papyri, n° i3q2, 1. 1 3 ; cf. Patrol. or., V,
p. 2 6 [2 80], 28 [282], 5 j -58 [ 3 i i -3 1 2], 64 [3 1 8]). Un texte de Y Histoire des
Patriarches pourrait prouver qu’il y eut successivement deux gouverneurs du même
nom (Patrol. or., V, p. 66 [32 o]) : Ja\ fiï & jy Q;
ce patriarche Alexandre fut élu le 2 5 avril 704 (= 87 H : cf. Gutschmid, Kleine
Schriften, II, p. 5 oi) : or nous avons vu que Théodore [I?] était gouverneur
avant 689.
13
LISTE
DES VILLES
D’ÉGYPTE.
'Iyàdibn Ganam el-Tdjîbî, nommé en 84 H (Abû’l-Mahâsin, I, p. 229-230).
'Abd el-Rahmân ibn Mu'âwiyah, nommé en 86 H (Kindî, éd. Gottheil, p. 23 ;
éd. Guest, p. 58 , 326); gouverneur militaire.
Muhammad ibn Hubeïrah, nommé en 199 H (Kindî, ed. Guest, p. 167, Maq-
rîzî, I, p. 172). Ce dernier ne semble pas avoir rejoint son poste et il se serait
fait remplacer par son oncle maternel,
'Umar ibn 'Abd el-Malik, autrement appelé 'Umar ibn Hallâl, qui reste en
fonctions trois mois, révoqué par el-Muttalib ( ibid .).
El-Fadl ibn 'Abd Allah ibn Mâlik, son successeur, frère du gouverneur d Egypte
el-Muttalib (Kindî, éd. Guest, p. 1 5 8 ; Maqbîzî, td.). Chassé de la ville par des
Espagnols de passage (yj^osjî) auxquels se joignit un rebelle de Tinnîs, 'Abd
el-'Azîz ibn ei-Wazîr el-Jarawî, puis réinstallé par les Alexandrins, il fut néan-
moins révoqué par son frère, qui lui donna comme successeur, en ramadân 1 99 H
Ishâq IBN Abraiiah ibn el-Çabbâh, immédiatement révoqué, et remplacé par
Abû Bakr ibn Junâdaii el-Ma'âfirî (Kindî, id.; Maqrîzî, I, p. 173), c ^ ass é
d’Alexandrie par l’ancien gouverneur
‘Umar ibn Hallâl, qui s’installe comme gouverneur, en 200 H. Il est tué dans
une révolte des Espagnols (Kindî, éd. Guest, p. 1 6 1-1 63 ; Maqrîzî, I, p. 173,
178; Quatremère, Mcm. sur l’Egypte, I, p. 3 i 3 - 3 i 5 ).
Muhammad ibn ‘Abd el-Malik, son successeur, son frère, tué (Kindî, p. 162;
Maqrîzî, I, p. 173).
'Abd Allah el-Battâl ibn ‘Abd el-Wâhid ibn Muhammad ibn 'Abd el-Rahmân ibn
Mu'âwiyah ibn Hudeïj, son successeur, parent de 'Umar ibn Hallâl; tué.
Abû Hubeïbah el-Hârith, son successeur, son frère, tué.
Hudeïj ibn 'Abd el-Wahid, son successeur, tué dans la même révolte qui prend
alors fin, en Dhû’l-Oa'dah 200. Mais les Espagnols sont les maîtres et nomment
Abû 'Abd el-Rahmân el-Çûfî. Bientôt mécontents de lui, ces derniers mirent
en sa place un des leurs
El-Kinânî (Kindî, p. i 64 ). Puis survient une série de révoltes, et les Espa-
gnols finissent par être chassés par 'Abd Allah ibn Tahir qui nomme
Alyâs ibn Asad ibn Sâmân Khudà, en 2 12 H (Kindî, p. i 84 ).
Mu'âwiyah ibn 'Abd el-Wâhid, frère de Hudeïj , s’enfuit de son poste en 2 1 7 H,
quand el-Afsîn entre en vainqueur à Alexandrie (id., p. 174).
Muhammad ibn 'Ubeïd Allah el-Î5eïbânî, en fonctions en 2 52 H (Kindî, p. 20 5 ).
Ishâq ibn Dînàr , en fonctions en 2 55 H (Kindî, p. 2 16; Maqbîzî, p. 3 i 4 - 3 i 5 ).
'Alî ibn Wahsûdân, nommé en 292 H (Kindî, p. 258 ).
Muzaffar ibn Dhakâ. nommé en 3 o 4 H (ibid., p. 274).
14
J. MASPERO ET G. WIET.
Suleïmân el-Khâdim . en 3 oyH (Kindî, p. 276).
Nâçir el-Daulah Aftakîn el-Turkî, en fonctions en 488 H (Popper, Nujûm,
II, b, p. 169, 170, 299).
Heïdarah, frère du vizir Mâmûn el-Batâihî, nommé en 517H (Maqrîzî I
p. 486 ).
Alî ibn Sallâr, qui devient vizir en 544 H ( Encyclopédie , I, p. 10, 64 1).
Ces trois fonctionnaires avaient sous leur juridiction la province de Béhéra.
Najm el-Dîn Mohammad ibn Maçâl, qui s’enfuit en Syrie, en 562 H (Maqrîzî,
I, p. 174), après la prise d’Alexandrie par Sâwar.
Fakhr el-Dîn QarâjA, en fonctions en 583 et 585 ('Abd el-Latîf, p. 182;
Blochet, Hist. d’Égypte, p. 1 9 3 , n. 1; Van Berchem, Corpus, p. 638 - 644 ,*
Botler, Ar. conquest, p. 388 ). Il aurait aussi porté le surnom Zeïn el-Dîn:
Badr el-Din, nommé en 638 H (Blochet, op. cit., p. 473).
Sams el-Dîn Muhammad ibn Bâkhil, en fonctions en 65 1 H (Quatremère, Mam-
louks, I, cl, p. 4i).
Badr el-Dîn Baktüt el-Khâzindârî, en fonctions en 7 1 o H (Maqrîzî, I, p. 171).
Badr el-Dîn Bîlbak el-Muhsinî, en fonctions en 721 H (Maqrîzî, II, p. 91,
5 1 3 ; Ges. d. Copten, p. 53 ).
El-Karakî, en fonctions en 727 H (Ibn Battûtah, I, p. 45 ).
Baktimdr, nomme en 767 H (Ibn IyAs, I, p. 2 1 5 ; Van Berchem, op. cit., p. 281).
Muhammad ibn Jamâl el-Dîn Mahmûd, nommé en 7 q 4 H (Ibn Duqmâq V p. 16-
Ibn Iyâs, I, p. 296).
c Khalîl ibn SAhîn el-Zâhirî, en fonctions sous le sultan Barsbây, avant 83 g H
(Abd el-Latîf, p. 23 o; Sacy, Chr. ar., II, p. ii-i 3 ).
Sihâb el-Dîn Aiimad ibn Amîr 'Alî, nommé en 845 H (Sakhâwî, p. i5).
SiiiAb el-Dîn Ahmad ibn Înâl, en 846 H (Sakhâwî, p. 35 ).
Tanam, vers 85 oH (Sobernheim, Corpus, p. 70-72).
U-wi — ESNA
Dans le deuxième climat (I, p. 43 , 5i).
L ancienne Latopolis (Hier., 732,5 : Adrrcov; Georg. Cyp., 778 : Aaxcü;
Parthey, p. 53 o- 53 i), en copte cnh (Quatremère, I, p. 272; Champollion, I,
p. i 84 ; Juynboll , ap. Marâçid, IV, p. 107; Amélineau, p. 1 72 ; Evetts, Churches,
p. 278, n. 1; Blochet, Hist. d’Égypte, p. i 48 , note).
On trouve dans Ibn Khurdâmbeh (p. 81), Ibn el-Faqîh (p. 7 4), Qudàmah
( p. 247) 1 orthographe et dans Ibn Rusteh (p. 96) : ^Lwj.
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE. 15
Citée dans Jda„ de N.kious (p. 536) comme «principale ville du Rif»; mais
c'est en réalité une erreur pour ti->t, comme le prouve la comparaison avec la
table des matières (p. 355 ). . „ 7 ,
Sur la ville moderne, cf. Vansleb, Relation, p. 4 o 5 - 4 o 6 ; Voyage de Norden,
éd. Langlès, II, p. i 38 (Esnay); Savary, Lettres, II, p. i 48 et sqq.; Description
de l’Égypte, I, p. 356 et sqq.; Du Camp, Le Nil, p. n 3 -n 4 , 2o4; Boinet,
p. 1 8 3 ; Atlas, i 56 : 8-2.
yl^-1 — ASSOUAN
Cette ville du deuxième climat (I, p. 43 , 5 i) était la derniere place impor-
tante à la limite méridionale de l’Égypte (p. 56 ; cf. Idrîsî, p. 2 1; —
<s *aïî 4 JM ****? ylM : Marâçid, I, p. 266; dans le texte de I, p. 64
[*Mî y* ylM], il faut peut-être lire f au lieu de y*; cette leçon est donnée
par un des mss. [cf. ibid., IV, p. 107-108]); sa situation exacte (p. 186); signa-
lée comme ribât (p. 1 1 4 ); productions de la région d’Assouan (p. 282). 'Amr y
aurait fait bâtir un nilomètre (p. 2 48), mais il dut seulement restaurer celui
qulléliodore et Slrabon signalent à Élépbantine, et qu’on voit encore actuel-
lement ( Description de V Égypte, I, p. 1 36 );. citée comme thagr ou place-fron-
tière (II, p. 101; presque tous les textes [Maqrîzî, éd. de Bûlâq, I, p. 128] lui
donnent ce nom, et Abu Çâlih [ap. Evetts, Churches, p. 2 83 ] nous parle de la
forteresse qui s’y trouvait); carrières de pierre ïAM' (p. i 5 i).
Son temple (aujourd’hui enfoui; on y pénètre par un escalier) était encore
visité du temps d’Abû Çâlih (Evetts, op. cit., p. 275), au début du xm e siècle
(cf. Léon l’Africain, ap. Quatremère, Recherches, p. 43 ). ^
Syène (Parthey, p. 536), en copte COyAN (Quatremère, Mém. sur l’Égypte,
I, p. 280; IÏ, p. 4 et sqq.; Champollion, I, p. 161; Amélineau, p. 467). Son
évêché est connu déjà au v e siècle de notre ère (Archiv fur Papyrusforschung ,
I, p. 4oo); mais elle ne fut jamais le chef-lieu d’un district administratif, sous
les Grecs (elle dépendait de Philai).
Pour la période arabe, Içtakbrî nous dit que c’est la plus grande des villes
de la Haute-Égypte (p. 53; cf. Mbqaddasî, p. 201). Attaquée en 568 H par des
partisans soudanais des Fàtimites (Blochet, Hist. d’Égypte, p. 110), Assouan fut
défendue par son gouverneur Kanz el-Daulah, qui devait se révolter contre
Saladin quelques années plus tard cf. les sources citées dans Maqrîzî, éd. de
l’Inst. franç., II, p. 97, n. 5). Elle fut pillée et brûlée par les Nubiens en 674
■
16
J. MASPERO ET G. WIET.
(Ibk Iyàs, I, p. 109); une seconde fois en 688 (id., p. 1 1 8; cf. encore Sacy, Chr.
ar., II, p. 28-29). — Son gouverneur, $ s (Evetts, op. cit., p. 277), semble
un instant avoir dépendu directement du khalife de Bagdad (Maqrîzî, I, p. 1 g5).
C’était, au temps d’ibn Duqmâq (V, p. 35 ), la résidence d’un Lors du
séjour de Vansleb en Égypte, en 1 672 , cette ville ressortissait du kâsiflik d’Ebrim,
en Nubie ( Relation , p. 21). — Les prononciations Uswân et Aswân ont eu leurs
partisans respectifs (Calcaschandi, p. 107-108; Géogr. d’Aboulféda, II, a, p. 1 55 -
1 56 ); le Marâçid donne une fois ^i, avec l’article (I, p. 64 ); yh«, dans Ibn
el-Faqîh (p. 7 4 ). L’orthographe yt^JÎ qu’on rencontre dans une liste d’évêchés
(Amélineau, p. 573) est seule usitée maintenant (Boinet, p. 88 ), depuis moins
d’un siècle (yb~l encore dans la Description de V Égypte, XVIII, p. 4 i). Le mot-
ul^l, si l’on en croit M. Floyer ( Etudes sur le Nord-Etbaï, tableau au bas de la
a e carte), aurait dans la langue des Bicharis le sens de torrent ou rapide : peut-
être est-ce une extension par analogie, peut-être aussi un pur hasard. —
Cf. Maqrîzî , I, p. 197; Voyage de Norden, éd. Langlès, III, p. 5 (Essrnen);
Savary, Lettres, II, p. 1 54 et sqq.; Description de l’Égypte, I, p. 121 et sqq.;
Juynboll, ap. Marâçid, IV, p. 109; ‘Alî Pâsà Mubàrak, VIII, p. 64 ; Ball, A
description of the first or Aswan cataract, p. 8 et sqq., 3 o et sqq.; l’article de
Becker, dans Encyclopédie, I, p. 5 00; Atlas, 1 64 : 8-1 3 .
-V>
lojjywl — ASSIOUT
Dans le troisième climat (I, p. 5 1).
Lycopolis (Hier., 7 3i,i : A vhwv; Georg. Cyp., 7 65 : A vxcô; Parthey, p. 53i),
en copte ciCDOyx (Quatremère, I, p. 274; Champollion, I, p. 276; Amélineau,
p. 464 ; Evetts, Churches, p. 245 , n. 5).
On trouve l’orthographe J**, dans Ibn Khurdâdhbeij , p. 81; Qudâmah, p. a4 7 ;
Ibn Duqmâq, V, p. 22; Alî Pâsâ Mubârak, XII, p. 98. Yâqût note les deux formes
(I, p. 272; III, p. 2 32 ; cf. Calcaschandi, p. 106). Cette ville fut, d’après le
témoignage d’Ibn Duqmâq, la résidence du «3-Jül I mais nous avons vu
que de son temps ce fonctionnaire résidait à Akhmim. Elle est encore maintenant
le siège d’un évêché (Vansleb, Relation, p. 363 - 364 ; Voyage de Norden, éd.
Langlès, II, p. 54 : Siuut; pl. LXXXIV; et III, p. 1 43 : Siouth).
Les fabriques d’étoffes d’Assiout ont été célébrées par la plupart des auteurs
cités dans cet article (cf. encore Nassiri Khosrau, p. 173; Qazwînî, II, p. 99;
Butler, Ar. conquest, p. 1 11, note; Migeon, Art musulman, p. 384); ils parlent
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
17
aussi de l’opium que l’on y trouve (Marâçid, I, p. 65 ; IV, p. 1 10; Bakoui, Not.
Ext., IL p. 424 ). jr - r o
Cf. Description de VÉgypte, IV, p. 125 et sqq.; Maspero, Histoire, p. 5; Bæde-
ker. p. 2 23 ; Boinbt, p. 88; l’article de Becker, dans Encyclopédie, I, p. 5 io;
— PROVINCE D’ASSIOUT
Cette province dont Assiout était le chef-lieu, avait des bois soumis a 1 impôt
dit kirâj (II, p. 108); son revenu en 585 H (p. 19) : 72.5o4 dinârs.
Plus ou moins grande suivant les époques (voir le tableau des divisions admi-
nistratives à l’article y**), la province d’Assiout existe toujours sous ce nom
(Boinet, p. 63 o- 636 ). Elle comprend notamment à l’heure actuelle les anciennes
provinces d’el-Achmounein et de Manfalout.
rj J^\ — ECHTOUM
Indiqué comme ribât dans un texte d’ibn Zûlâq (I, p. 11 4 ), ce lieu se trouvait
entre Tinnîs etel-Faramâ, sur une branche du Nil, et s’appelait Ustûm-Tinnîs
(cf. Maqrîzî, I, p. 177, 180; Quatremère, Mém. sur l’Égypte, I, p. 3 o 5 , 322).
Yâqût signale un autre j-yui! sur la branche de Damiette (I, p. 276; II, p. 602 ;
Marâçid, I, p. 66, 4 i 1) et Ibn Hauqal donne ce nom a la branche de Bosette
(p. 90; cf. Maqrîzî, I, p. 169, 172).
k Au milieue dou chemin [de Rosette à Alexandrie] a .j. braz d aigue salée
qui vient de la mer et descent en .j. lac qui est là, et a de large une mile et a
nom Lestul.v ( Devise des chemins de Babiloine, p. 2 46 ). Plusieurs effluents du
lac Manzaleh portent encore ce nom (cf. Atlas, 1 8 : 6-1 ; B.edeker, carte du Delta).
Nous avons donc là une transcription du grec arrâpci (cf. Champollion, I, p. 43 ;
Sacy, Chr. ar., II, p. 36 ; Sacy, Origine du nom des Pyramides, Bibl. des Arabisants ,
I, p. 2 54 ; Akerblad, p. 367; Juynboll, ap. Marâçid, IV, p. 1 12-11 3 ).
— ACHMOUN EL ROMMAN
Au moment du Rauk el-Nâçirî (I, p. 3 1 3 ) le ’amal Lsmûm-Tannâh formait
une grande province, s’étendant au nord des frontières d’Alexandrie à celles de
Damiette, comprenant par là même les deux districts de Rosette et d’el-Borollos,
et les deux provinces d’el-Murtâbîyah et de Dakaldieh (cf. Maqrîzî, éd. Bulâq,
I, p. 129).
Mémoires. Liste des villes d’ Egypte.
3
18
J. MASPERO ET G. WIET.
Usmûm Tannâh était, à l’époque de Yâqût (I, p. 282 ; cf. Marâçid, I, p. 69),
la capitale de la province de Dakahlieh; au temps d’Ibn el-Jî an (p. 66 ; ap. 'Abd
el-Latîf, p. 620), la capitale de Dakahlieh et d’el-Murtâhîyah.
Nous allons voir à l’article suivant qu’il y eut en Egypte plusieurs villes du nom
de ou (Pour les deux villes du Delta on trouve souvent les deux ortho-
graphes; pour celle de la Haute-Egypte le fait est plus rare : cf. Maqrîzî,
II, p. 5 o 6 = Ges. d. Copten, p. 3 9 = Evetts, Churches, p. 3 io; Maqrîzî, I,
p. 2 o 5 = Quatremère, Mém. sur l’Egypte, I, p. 6 o 5 ). Elles ont donc, au moins
les deux premières, porté un surnom, emprunté à la ville la plus connue et la
plus proche d’elles (Amélineau, p. 1 69) : mais les auteurs arabes ne leur donnent
plus ce surnom quand le texte n’est pas amphibologique (cf. notamment l’expres-
sion ye dans Maqrîzî, éd. de l’Inst. franc., I, p. 268; éd. Bûlâq, I, p. 216,
ât 5 , 217, 219, 221; Géogr. d’Aboulféda, II, a, p. 67; Quatremère, Mém. sur
l’Egypte, I, p. 336 ; Mamlouhs, I, a, p. 161, 23 1; b, p. 19). C’est ce qu Abû’l-Fidâ
a parfaitement expliqué ( Géogr ., II, a, p. 1 57 ; cf. Quatremère , Mém. sur l’Egypte,
I, p. 299); et il est le premier écrivain arabe à nous donner l’autre surnom
d’Usmum Tannâh (p. 161-162) : outre cette première appellation (UL
dans Wâqidî, p. 161; voir aux notes, p. 186), cette ville s’appelait aussi,
de son temps, Usmûm el-Rummân (prononciation vulgaire : Usmûn), Usmûm
des grenades, à cause de la grande quantité des grenades qu’elle produit (Ibn
Battûtah . I, p. 66, qui y note un Sàfih S3). Déjà la Devise des chemins de Babi-
loine (p. 2 63 ; cf. Schefer, Arch. de l’Or, lat., II, p. 96) l’avait nommée Semon
erroman. Les scalæ ne connaissent que ce dernier nom, en copte U)MOyN
epMAN (Quatremère, I, p. 696-698; Champollion, II, p. 122, qui l’identifie
avec Mendès; Akerblad, p. 367; Juynboll, ap. Marâçid, IV, p. 117; Amélineau,
p. 170; Blochet, Hist. d’Egypte, p. 32 2, note). IbnDuqmâq (V, p. 68 : à noter
qu’Usmûm Tannâh manque à l’index) et Zâhirî (p. 36 ; ap. Sacy, Chr. ar., Il,"
p. 6) l’appellent également de ce nom, qui existait donc avant l’Etat de l’Egypte
d’Ibn el-Jî'ân, bien que ce dernier auteur revienne à (p. 66; ap. 'Abd
el-Latîf, p. 620) : c’est celui d’Achmoun el Romman qui a prévalu (Boinet,
p. 61; Géogr. économique, I, p. 2 58 , pl. LIIl; carte, p. 267; Atlas, 28 : 8 - 3 ).
M. J. de Rougé ( Géographie , p. io 6 -io 5 ) avait fait de cette localité une
troisième Hermopolis (différente d’ Hermopolis magna = el-Aehmounein ; et d’Her-
mopolis parm = Damanhour). La liste d’évêchés qu’il a publiée (p. 1 56 ), donne,
entre Samannoud et el-Qalamûn : mcdnhtangcd = nM(DN6N'|'Ni = aoUa***
( Mestaneh ). Pour M. de Rougé «niMANecDyT citée par Champollion [II,
p. 35 1] et nMCDNGN'l’Nl seraient les mêmes désignations : dans la première
19
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
on retrouverait l’origine de Aschmoun = 0O>oyT (il ne s’agit pas ici, bien
entendu, d’un rapprochement philologique, mais la capitale du nome que
M. de Rougé estime être l’actuelle Achmoun, s’appelait Pt-Thot-aprehehu) et dans
la seconde celle de Tannah = +NI.» La liste publiée par M. de Rouge est
remplie de fautes en ce qui concerne l’arabe; au lieu de d laut lire
*U. (Amélineau, p. 5 7 2 , 5 7 5 ) ouc^(=^= mcdnh). Munyah Tânaji
n’a pas été identifiée par M. Amélineau (p. 269), iaute de documents . s
mûm est certainement hors de cause; l’identification avec lannah nest pas
impossible a priori (voir ce qu’en dit M. Daressy : R- A., 1 8 9 6 , II , p. 2 0 1 -2 o 2).
C’est par suite d’une erreur que Savary ( Lettres , I, p. 299, n. 3 ) a pu écrire
que cette ville était appelée Achmoun Tanis, parce quelle avait remplace 1 an-
cienne ville de Tanis. Certains auteurs, entre autres el-Makm, cite par Savary,
et Abul-Mahâsin I, p. 726) l’appellent o* 4 ** 3 Or, Finnis a été longtemps
prise pour l’ancienne Tanis (Quatremère, Mém. sur l’Egypte, I, p. 286), et
d’Anville avait même cru reconnaître Tanis dans la moderne Tannah ( id
p. 295). — C’est à tort que M. Foucart ( Noies prises dans le Delta, Recueil de
fravaux, 1898, p. 1 65) a protesté contre l’identification exposée ici et admise
depuis Quatremère, et qu’il a conclu à celle d’Usmûm Tannâh et de la moderne
Tanah (voir r 1 ^)-
yj**! — 2° ACHMOUN
i° Une première ville de ce nom, surnommée Usmûm lannah, a fait 1 objet
de l’article précédent.
2° La seconde localité du nom d’Achmoun, située dans le Delta, n’est pas
citée dans les deux volumes réédités du texte des Khitat, mais nous en donnons
la notice pour éviter des confusions.
C’est l’ancienne GMOyMi (Quatremère, Mém. sur l’Egypte, I, p. 663 - 666 ;
Champollion, II, p. 1 5 1 ; Amélineau , p. 182; IIamaker. ap. Waqidî, notes, p. 186;
Juynboll, ap. Marâçid, IV, p. 1^1 8 ; Blochet, Hist. d? Egypte, p. 322 , note).
Yâqût l’appelle ( Mustarik , p. 25 ; cf. Marâçid, I, p. 69, 25 i);
dans Idrîsî (p. i5g) : y^î; dans la Géogr. d’Aboulféda (II, a, p. 167) :
u*ï£l; dans Ibn el-Jî an (p. 100; ap. 'Abd el-Latîf, p. 65 1) :
Ibn Hauqal signale seulement la ville de <s»L*^£ qui donne son surnom à Achmoun
(p. 90; cf. Guest, Delta, p. 962); et Niebuhr ( Voyage , I, p. 7 3 ) l’appelle ;
dans la Description de l’Egypte (XVIII, p. 2 18) et dans Boinet (p. 61 ; cf. Atlas,
86 : 8 - 5 ) : y^iî.
3.
20
J. MASPERO ET G. WIET.
8° Enfin, il y a eu une ville du même nom dans la Haute-Egypte : nous en
parlons à l’article suivant.
— EL ACHMOUNEIN
Revenu en 585 H (II, p. 19) : 1/17.782 dinars (dans Evetts, Churches,
[p. 18] : 127.676); il s’agit bien entendu de la province qui portait ce nom à
cause de son chef-lieu (voir ^UkJl). Abolition du (p. 92); bois dans
la région (p. 108).
La ville d’el-Achmounein est l’ancienne Hermopolis magna (Hier., 7,80,6;
Georg. Cyp., 762; Sourdille, Durée du voyage d’Hérodote, p. 1/19), en copte
U)MOYN> égyptien Khmounou (Quatremère, I, p. 1/190; Champollion, I, p. 288;
Amélineau, p. 167; Evetts, Churches, p. 83 , n. 5; p. 220, n. 1; Maspero, Contes,
p. 1Û6, n. 1; Blochet, Hist. d’Egypte, p. 322 , note). M. Amélineau a trouvé la
transcription dans la traduction arabe de la vie de Pakhôme ( Annales du
Musée Guimet, XVII , p. 676, 698).
Cette ville est parfois appelée : dans Ibn Rüsteh, p. 81; Yâqut, I,
p. 2 83 (Yâqut note également et même l’erreur de graphie cf.
Marâçid, IV, p. 1 17); Marâçid, I, p. 69; Maqrîzî (voir l’index), avec l’éponyme
Usmûn, fils de Miçr; on lit dans Idrîsî, p. à 5 , â 6 ,iâ 5 . — L’erreur
pour (sur cette forme au duel, voir encore l’explication d’Abû’l-Fidâ dans
sa Géogr., II, a, p. 167) a peut-être un fondement dans la réalité. Le fait qu’il
y a dans les environs une ville de \s s ^ (Maqrîzî, I, p. 2o5; Quatremère,
Mém. sur l’Egypte, I, p. Ao 5 ; Sacy, Chr. ar., II, p. 23 ; = dans la
Description de l’Egypte, IV, p. 1 85 ; XVIII, p. 1 02), l’ancienne xepcDT O^MOyN
(Champollion, II, p. 20, 297; Maspero, Notes au jour le jour, Proceedings, XIV,
p. 202) semble prouver qu’il y eut une ville d’Achmoun, en Haute-Egypte, et
tout près d’Achmounein (Amélineau, p. i 5 o-i 5 i, 168) : le fait a été affirmé à
Jomard par les habitants de la région ( Description de l’Egypte, IV, p. 190). Elle
est citée dans Jean de Nikious (p. 3 93) et dans un apocryphe utilisé par M. Amé-
lineau (p. 227). Ce dernier document lui donne aussi le nom de Kléopatris;
Juynboll ( Marâçid , IV, p. 118) a connu ce fait, mais il ne cite pas la source
arabe qui lui a donné l’expression ville de Cléopâtre. Kléopatris elle-
même paraît dans l’ Histoire des Patriarches ( Patrol . or., V, p. 1 86 [ ââo]) comme
lieu de la mort de Marwân. Et enfin Abu Çâlih (Evetts, op. rit., p. 221), s’ap-
puyant sur un document inconnu, identifie Kléopatris à Acbmounein (cf. Améli-
neau, p. 170), ce qui est contraire à l’affirmation de Jean de Nikious, mais nous
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
21
ramène à la confusion signalée plus haut. — Nous étudierons en détail la ques-
tion de Kléopatris dans l’article de
Kindî note qu’il y avait à el-Achmounein un (texte édité ap. Ibn Sa îd,
p. 7 ; éd. Guest, p. 295); ce doit être le même fonctionnaire que le ***«« < 1 *^
dont Ibn Duqmâq (V, p. i 5 ) fixe la résidence en cette ville (cf. une inscription
inédite de Roda, Haute-Égypte). — Pillage de cette localité en /n 5 H (Becker,
Beitrâge, I, 55 , y 3 , qh). Elle était célèbre pour ses étoffes, qui portaient son
nom (Içtak’hrÎ, p. 53 ; Bibl. geogr. ar., IV, p. 179). — Cf. Ibn el-Jî'ân, p. i 7 3 ,
et ap. 'Âbd el-Latîf, p. 692; Voyage de Norden, éd. Langlès, II, p. 4 7 (Achemu-
neim ); Savary, Lettres, II, p. 69; Description de l’Égypte, IV, p. 109 et sqq., où
elle est appelée y**; Bædeker, p. 2 1 1; Boinet, p. ùi; l’article de Becker,
dans Encyclopédie, I, p. hÿO‘, Atlas, 128 . 6-2.
C’était la capitale d’une province, qui dura sous le nom de province d’el-
Achmounein jusqu’à l’époque du Rauk el-l\açiri (outre les sources citées plus
haut, cf. Maqrîzî, éd. de l’Inst. franç., I, p. 3 o 6 , 3i2; Ibn Duqmâq), limitée par
celles d’el-Babnassa et de Manfalout. A cette époque, la ville de Taha avait dû
prendre de l’importance, puisqu’on nomme la région province d’el-Achmounein
et d’el-Tahâwîyah (Calcaschandi, p. io 5 ). Dans les deux auteurs suivants, le
nom d’el-Tahâwîyah semble complètement oublié, mais la province d’el-
Achmounein a diminué au profit de celle d’el-Bahnassa, qui comprend la ville
de Taha (Zâhirî, p. 32 ; ap. Sacy, Chr. ar., II, p. 3 ; Ibn el-Jî'àn, p. 169, 178;
ap. c Abd el-Latîf, p. 5 9 6 , 690, 692). Puis ce fut Munyah Banî Khaçîb qui,
après avoir été le chef-lieu du hâsijlik d’el-Achmounein (Vansleb, Relation,
p. 26-27), ou de YAqlym ou Oulâyet Achmouneïn ( Description de l’Egypte, IV,
p. 1 63 - 16 A), donna son nom à la province ( Description de l’Egypte, XVIII,
p. 9/1) : situation qui a subsisté jusqu’à nos jours (Boinet, p. 62 3 ).
— ATFIH
L’ancienne Aphroditopolis ou Aphrodite (Hier., 780,2; Georg. Cyp., 75o), en
copte TFIH2 ou, avec l’article, ri6Tn62 (Champollion, I, p. 332 ; Amélineau,
p. 326 : corriger à l’index; Evetts, Cherches, p. à, n. 1).
Yâqut (I, p. 112, 3 1 1 ; cf. Marâçid, I, p. 20, 76; IV, p. 129) et Qalqasandî
nous signalent qu’on écrit également (Calcaschandi, p. 10 à); cest 1 ortho-
graphe d’Ibn Hauqal (p. io 3 ), et une fois celle d’Abû Çâlih (Evetts, loc. cit.).
Le Livre des Perles enfouies l’appelle (n os 116, 117, 126). — Cf. Boinet,
22
J. MASPERO ET G. WIET.
p. 89; Bædeker, p. 2 o3; l’article de Becker, dans Encyclopédie, I, p. 5i2; Atlas,
101 : 10-1.
Dans le Voyage de Norden, éd. Langlès (II, p. 28) : Giesiret Eulfeeg.
— EL SAFF
Bevenu en 585 H (II, p. 19) : 59.728 dinars (E vetts, Churches, p. 18 : —
3 p. U9).
Cette province du Ça'îd s’appela aussi el-Sarqîyah (voir ce mot). Depuis la
Description de l’Egypte (XVIII, p. i 3 i) il n’existe plus de province indépendante
de ce nom; ce district d’Atfih s’appelle depuis peu JüaR ySj* et se trouve dans la
province de Guizeh (Boinet, p. 621).
-V-
— TELL EL-FARÂÎN ou KÔM FARRAÏN
C’est ainsi qu’il faut corriger dans la liste des kûrah : cette faute se
trouve dans presque tous les manuscrits; pour ce motif, Vansleb (Hist. de l’Eglise
d’Alexandrie, p. 18) écrit Farahm (cf. aussi la scala publiée dans Amélineau,
p. 56 y).
L’ancienne Phragonis (Hier., 72/1,11 : (bpavijvris ; Georg. Cyp., 731 :
<S>pa,yovis; B. Z. : tVpaywveicL ; — (DAa&oiuas dans les signatures grecques du
concile d’Éphèse (Mansi, ConciL, IV, 1 128) : le y cède donc parfois la place au
son r); en copte nepoyoïm ou <|>GpOYCDiNi (Amélineau, p. 558 , 56 o, 563 ,
etc.) et non nAAyciNG comme le veutM. Amélineau (p. 179). Les scalæ don-
nent et (KmcHER, p. 208). — El-Afrâjûn était encore au temps
de Sévère (x e siècle de notre ère) le siège d’un évêché ( Histoire des Conciles, Pa-
trol. or., VI, p. A89-A90 [25-26]).
Corriger dans Ibn Khurdâdhbeh (p. 82); Ya'qûbî (p. 337); Ibn el-Faqîh
(p. 7/1); Qudâmah (p. 2A7); Yâqût (I, p. 323 ); Dimasqî (p. a 3 i; trad. Mehren,
p. 32 3 ). — On lit dans I BN el-Jîan (p. 7 A; ap. 'Abd el-Latîf, p. 637).
Comme dans les scalæ, tous les textes cités ici lient Tida et el-Afrâjûn. Yâqût
note une prononciation «avec un mîmv; mais c’est probablement une
erreur de copiste, et le géographe aura voulu dire qu’il existait aussi l’ortho-
graphe , avec un mîm à la fin : le même texte se retrouve dans Marâçid
(I, p. 80), où certains copistes ont fait la même erreur.
Les ruines appelées pS depuis la Description de l’Egypte (XVIII, p. 232)
jusqu’à nos jours ont conservé à peu près intact le nom copte de notre localité.
23
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
Après M. Petrie (Naucratis, I, p. 9 3 ; cf. J. de Rougé, Géographie, p. 1 o 3 ; Egypt
Jphr.fund, Arch. rep., i 8 9 2 - 9 3 , p. 20; Daressy, La liste geogr du papyrus
ri 3 n 6 9 du Caire , Sphinx, 1910, p. 169), M. Hogarth {hum. ofHell studies,
XXIV p. 3 -A) veut reconnaître dans ces ruines celles de Bouto. Mais le raison
nement compliqué qu’il est forcé de suivre, pour exposer comment le nom de
Phragonis a fini par désigner remplacement de Bouto, n’est pas très proban .
Cf. Daressy (Les grandes villes di Égypte à l’époque copte, R. A., 189A 11 , p. 197,
008 ) qui avait déjà noté l’identité de Phragonis et Tell el-Farâin ou )v m-
Farram (rf ou cf. Parthey, p. 53 o), «à dix kilomètres au sud-ouest,
de Tida.
Ou trouve dans le Livre des Perles enfouies, suivant les mss. , les deux ortho-
graphes et (^lyül(n°‘ 167, 168, 176, i 83 , 18A, 186, 187) : ce tell
est presque toujours lié à Tida.
Faute pour .
jtah] — LOUKSOR
Le nom copte de cette ville était n-MiG (Quatremére, I, p. 2 A 9 et sqq. , Ciiam-
pollion, I, p. 222; Amélineau, p. 23 A; Gauthier, JS'oies géographiques, B. L F.,
IV, p. A 5 ; cf. le Papa de l’Itinéraire d’Antonin : éd. Parthey et Pinder, p. 71).
Le Synaxaire ( Patrol . or., III, p. 3 ii [ 235 ]) et deux scalæ (Amélineau,
p. 555 et 56 1) donnent l’orthograpbe <*>^1, qui se trouve dans Ibn Duqmâq
(V, p. 3 o), Calcaschandi (p. A9, 9 5 ), Ibn el-Jî'ân (p. 192; ap. Abd el-LatIf,
p. 702) et dans Abu Çalifi (Evetts, Churches, p. 28A) : cette forme au duel s ap-
pliquerait aux deux villages modernes de Louksor et de Karnak, suivant Lham-
poilion (I, p. 21 5 ); mais c’est peu vraisemblable. On lit el-Aqséir ou
Louqsor dans la Description de l’Egypte (XV 11 I, p. 53 ).
Un équivalent grec, T plat ndfnpx (=les trois châteaux-forts), apparaît dans
plusieurs papyrus grecs du vm e siècle (cf. Bell, passage cité à 1 article o^t).
Les listes coptes d’évêchés (Amélineau, p. 573 et 576) donnent en effet : 0H8ON
= mr NKACTpoN (Tpia KoÊcrrpa) no Aie kact6pon=( ; j1j^5 Jtâ» <a> 5 UR.
Cf. Marâçid, I, p. 83 ; IV, p. 1A8; Vansleb, Relation, p. A07; Voyage de Nor-
den, éd. Langlès, II, p. 1 13 ( Luxxor ou Lukoreen ); Savary, Lettres, II, p. 1 A6,
1A7; Sonnini , III, p. 267; Boinet, p. 3 A A ; Atlas, i 52 : 8 - 3 .
24
J. MASPERO ET G. WIET.
Voir <js .
“ • “1
jy^ r
Surnom de l’Égypte (I, p. 86, 88-89; c ^- B AKR L P- 100 > ^20; Yâqût, I,
p. 359; III, p. A78; Marâçid, I, p. 91, 369; IV, p. 166-167; Qâmûs, II, p. 2A).
fi
WW «
|*l
Ce nom est la corruption d’un nom copte tantcunuc ou tantcdninoc ,
dont la Tendoûnyâs (il faut peut-être lire Tendoiîninâs, d’un prototype
mal pointé) citée par Jean de Nikious (p. 557) est une autre déformation.
M. Amélineau (p. A9 2) propose Tiantônios comme prototype; M. Casanova Tianto-
ninas ( Les noms coptes du Caire, B. I. F., I, p. 1A6, 185-189). Les formes
Tantôninos (la forteresse [?] d’Antonin) ou Tantonias, paraîtraient plus satisfai-
santes.
r
Le village d’Umm Duneïn existait donc bien avant la conquête de l’Egypte
par les musulmans, qui s’y installèrent avant la bataille de 'Aïn Sams (Kindî,
Hist. Governors, p. 3 ; Abû’l-Mahâsin, I, p. 9 [cf. id., II, notes, p. 3 ]; Arnold,
Chrestomathia , p. 1 2 6 ; Butler , Ar. conquest, p. 2 1 6 et sqq. , 2 3 1 et sqq. ; Becker ,
Caire, ap. Encyclopédie, I, p. 836 ). Cf. Yâqût, I, p. 35 q ; Marâçid, I, p. 91; IV,
p. 167 : ce lieu s’appela el-Maqs lors de la fondation du Caire (Yâqût, IV, p. 606;
Maqrîzî, I, p. 359; II, p. 121; 'Abd el-Latîf, p. A01) et ce nom d’el-Maqs
existait encore lors de la conquête turque (Ibn Iyâs, III, p. 1 15 ).
C’est à tort que Stanley Lane-Poole a identifié cet endroit avec le quartier
moderne du palais de ' Abdîn ( Cairo , p. 3 A); il faut le situer au nord-ouest et tout
près de l’Ezbékîyé (cf. Ravaisse, Essai, I, p. Ai 6, n. 1; pl. I; voir le plan de
M. Casanova dans l’article précité et un texte très net de 'Alî Pâsâ Mubârak,
L p- 4).
Vj*J1 J.Î
La tradition musulmane donne cet endroit comme lieu de naissance d’Agar,
mère d’Ismaël : c’est Ibn 'Abd el-Hakam qui cite cette tradition (I, p. 100; cf.
Ibn Sa'd, I, p. 23 ; Ibn Khallikân , I, p. A2; Marâçid, I, p. 90; III, p. 332 ; IV,
p. 1 6 5 ; Quatremère, Mamlouhs, I , a, p. 56 , n. 77). Dans Ibn Khurdâdhbeh
(p. 80) nous avons un autre nom du même lieu : vss<x*)t, que nous retrouvons
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
25
gnalcr à ce sujet l’erreur de 1 édition de Bulaq ( , p- ) i Ghari b serait
Bouriuul ne l’a relevée d ans * a tra ^ [Mmc ie Sue z,
t’X» CS •»]. n u». «Ç
effet certaine : ce nom est commun à un grand nombre de puits (v~,
être doux , en parlant de l’eau) dans le désert ( GAgr. HAhwlfA, H. «> P' ‘ °' > >
fi
Non, primitif de la plus ancienne ville de l’Égypte, d’après les traditions arabes
d „ ' „4, aaûîcf. MaqbIzI, éd. Bûlâq, I, p. . b 8 ; Caixascuandi p. 4s;
■ 1 /nrûfiii, IV. p. 169; Ibn Iris, I, p. 9 et sqq.; les notes de Langlès, ap. Voyage
de Norden. III, p. 222 et sqq.; Abnold, Chrestomathia, p. i53).
— EL AMIRIEH
Faisait partie du Hubs el-Juymt (II, p. 10A), sur lequel on peut consulter
Mentionnée par Yâqût (I, p. 365 ), Ibn Duqmâq (V, p. A 5 ), Ibn el-Jîan (p. 6;
ap. 'Abd el-Latîf, p. 597) : cf. Casanova, Les noms coptes du Caire, B. I. F., I,
p. jSo. C’est actuellement une nahieh du district de Choubra ( Recensement ,
p. A8; Géogr. économique, I, p. 1 5 ; Atlas, 92 : 8-1); manque dans Bomet.
kîU±\ — EMBABEH
Ce nom paraît se trouver pour la première fois dans Idrîsî, p. 1 5 9 . On a
adopté maintenant l’ortbograpbe (cf. Marâçid, IV, p. 16 A; Guest, Delta,
p. 9 5 o; Boinet, p. 181 ; Atlas, 91 : 9 - 5 ), qu’on rencontre déjà dans la Description
de l’Égypte (XVIII, p. 1A2). Ce nom manque dans Ibn el-Jî'ân. — Niebubr
(Voyage, I, p. 68) donne l’orthographe (Embâbil); et le P. Jullien (p. 3 i) :
Emballéh.
fi
U-wail
Dans le deuxième climat, dont elle est en Egypte la limite septentrionale (I,
p. A3, A5, 5i).
L’ancienne kvjtvôov (Hier., 73o,8; Georg. Cyp., 761; Parthey, p. 5 b 5 ),
Mémoires. Us te de» villes d’Egypte.
U
26
J. MASPERO ET G. WIET.
fondée par l’empereur Hadrien, peut-être sur l’emplacement d’une ville an-
tique nommée Bésa (Quatremère, Mém. sur l'Egypte, I, p. 3 g sqq.; Champollion,
I, p. 285; Reinaud, ap. Géogr. d’Aboulféda, II, a, p. i 5 y, n. 4 ; Juynboll, ap.
Marâçid, IV, p. 180-181 ; V, p. i42, 52 8; Amélineau, p. 48 ; Amélineau, Histoire,
p. 198; Evetts, Churches, p. 2o4, n. 2). Une scala (Amélineau, p. 555 ) l’appelle
06BÀ1C = J**» Aay (cf. Vansleb, Relation, p. 386 ; comparer à l’article
[p. 4 ] : Athribis = Augustamnique). C’était la capitale effective du duché de
Thébaïde, à l’époque byzantine (Butler, Ar. conquest, p. 188, n. 3 ; J. Maspero,
B. I. F., t. VII, p. 1 13 ). — Le Synaxaire éthiopien l’appelle toujours d’après son
nom grec ( Patrol . or., I, de p. 5 4 1 [23] à p. 683 [1 65 ], les 4 , 7, 1 1, 19,21,
2 3 et 27 de sanê ), sauf une fois où le mot éthiopien est calqué sur la forme
arabe (id., p. 544 [26]; cf. Jean de Nikious, p. 35 o, 355 , 4i4). — Enfin, la
version arabe de la Vie de Pakhome donne le nom grec de cette ville : qu’il
faudrait corriger peut-être en yxi\ ( Annales du Musée Guimet, XVII, p. 693).
Il est curieux que les Arabes en aient fait une ville très ancienne (litt. : éternelle :
«XÏ3Î iüoOwe : Marâçid, I, p. 97), construite par son éponyme Ançinâ fils de Miçr
(MaqrîzÎ, I, p. 129, 2 o4), ou fils de Qift, fils de Miçr (Evetts, Churches, p. 244 ).
Les auteurs arabes signalent son ancien nilomètre (Maqrîzî, éd. de l’Inst. franc.,
I, p. 247, 248 ; Dimasqî, p. 34 ; trad. Mehren, p. 34 ; Ibn Duqmâq, V, p. 17;
Vansleb, Relation, p. 63 ); ils donnent cette ville comme lieu d’origine des sorciers
de Pharaon (MaqrîzI, éd. de l’Inst. franç. , I, p. 102 , n. 5 ). Abu Çâlih (Evetts,
loc. cité) est le seul à en faire la patrie de Mâriyah la Copte (voir y**.). Qazwinî
(II, p. 100; cf. Bakoui, Not. Ext., II, p. 42 5 ) y note, d’après un texte perdu
d’Ibn el-Faqîh, un phénomène de pétrification analogue à un de ceux que cite
Maqrîzî sans les localiser (éd. de l’Inst. franç., I, p. 1 83 ). — Jean de Nikious
(p. 562) relate sa conquête par les Arabes. Ançinâ était encore le siège d’un
évêché à l’époque de Sévère, c’est-à-dire au x e siècle de notre ère ( Patrol . or.,
VI, p. 490 [26]); et ce fut Saladin qui en ordonna la destruction, suivant le
témoignage d’Ibn Jubeïr (p. 58 ; trad. Schiaparelli , p. 28). Zâhirî (p. 33 ; ap.
Sacy, Chr. ar., II, p. 4 : «JUail) en signale les ruines. Son nom apparaît pour la
dernière fois dans Ibn el-Jî'ân (p. 177; ap. 'Abd el-LatÎf, p. 694).
On lit dans l'Histoire des Patriarches ( Patrol . or., I, p. 383-384 [1 19-120],
trad. Evetts) : « Then Diocletian establisbed guards and watchmen in every place
of tbe province of Egypt and the Thebaid as far as Antinoen. Mais le texte arabe
est bien différent : ylaJu J' y**» i <y*. — n’est certainement
pas Antinoé, mais bien plutôt Eléphanline, l’île située en face d’Assouan.
Sur l’emplacement de l’ancienne ville s’élève aujourd’hui le village de Cheikh
27
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
Ebada déjà signalé dans Savary ( Lettres , II, p. 7 3 et S< H )’ Som ™ (I, J'
n 45-5.), Voyage de Nordm (éd. Langlès, U, p. 45 = Schech Aboie) e t dans la
Deemplim de bEgypU (XVIII, p. .o 3 ). D’après ce dernier ouvrage (IV, p. * 97 -
a83) le nom SEM (p. s. 9) était complètement mconnu; p us loin, on l t
ce témoignage d’un prêtre de l’endroit, que le nom de la vdle était Emele
(p. 273-974); — cf. Boinet, p. 1Ù2; Bædeker, p. 212.
Transcription arabe de Pmlapolis (voir **); les auteurs arabes donnent
Légalité suivante : (I, p. 56; KindÎ, éd. Kœmg, p. 4; éd. Ouest,
p. »; Ibn DuqhIq, V, p. 1 4 ; Maqrîzî, éd. Bûlâq, I, p. i 83 ; Arnold, Chres-
Kmathia, Gloss., p. 1 o). Les Arabes ont d’ailleurs compris le sens de ce dernier
mof, qu’ils traduisent par yX. (cf. Evetts, Churches, p. 71; Blochet, Hist .
d’Égypte, p, 107, n. 2), et c’est de cette expression que se servent les auteurs
chrétiens ( Hist. des Patriarches, ap. Patrol. or., I, p. n 5 [17], i4i [43], i4
[4 7 l t 1 5 o [ 5 a], i 55 [67], 4 97 [ a 33 ]; V, p. 191 [445], 197 [45i]; Synaxaire,
id I, p. a5 7 [ 43 ]; III, p. 2 9 5 [229], 3 i 7 [ 2 4i]; trad. Wüstenfeld, I, p. 22,
118. 129). L'expression «les cinq villes » a aussi été rendue en copte; yX»
(= u*» de Y Hist. des Patriarches, loc. cit., I, p. io 5 [7], i 35
[ 3 7 ]) est en copte ni e mbaki mtigmgnt (Kircher, p. 21 3 , et Akkrblad,
p. 355 - 356 ). — Mais d’autres auteurs, tout en sachant que le mot grec
signifiait bien les cinq villes, disent que Antâbulus est une ville de la région de
Barqab, entre cette dernière et Alexandrie (Yâqét, I, p. 3 8 1 ; Marâçid, I, p. 97;
IV, p. 181). Signalons la forme curieuse de ce nom dans l'Histoire des Patriarches
(Patrol. or., V, p. 12 [266]) : — Le P. Cheikho donne une trans-
cription personnelle : ( Coin, du Majâni, p. 17®) : lisait déjà dans
el-Bakrî (J. A., i 858 , II, p. 42 2; cf. Sacy, Chr. ar., I, p. 4 q 4 ) : [*y] W
Jù . éJolLuÜ Jl* •
yàlSâl
C’est ainsi qu’il faudrait lire dans le décret du Qâdî el-Fâdii, cité par Maqrîzî
(II, p. 84 , 1 . 9 ; p. 85 , 1 . 7) au lieu de o-UîB, édité sans trop de confiance (voir
la note). On retrouve ce nom dans Idrîsî (p. i 5 g; cf. Guest, Delta, p. 9 5 0 ) :
les éditeurs, embarrassés par les variantes des mss. (o*^, u“^0’
orthographié d’après un passage du Muslarik (p. 37) où il est question d’un
u.
28
J. MASPERO ET G. WIET.
tylfcl . S’il s’agit bien dans le passage „d’Idrîsî du même lieu dont il est question
dans le texte du ministre de Saladin, par contre le Babîj Anqâs de Yâqût est dans
le Fayoum (cf. Ibn el-Ji an, p. 1 53 ; ap. 'Abd el-Latîf, p. 68 1 ; Salmon, Le nom de
lieu Babîdj, B. I. F., I, p. 237). — Aussi tout en adoptant provisoirement la
lecture de Dozy et de Goeje, faisons-nous remarquer qu’elle a été établie par à
peu près.
S-
O-Üj&l — EHNASSIEH EL MADINA
Une tradition fait naître Jésus à Ahnâs (I, p. 1 1 o ; cf. Ibn Hauqal, p. 99 ; Yâqût,
I, p. A09 ; Ibn Duqmâq, V, p. 5), mais Maqrîzî a bien soin de nous dire que c’est
une erreur, et que Jésus est bien né à Bethléem. Cette fausse tradition vient de
loin, si l’on en croit Qalqasandî (Calcaschandi, trad. Wüstenfeld, p. 10) : «In
dem Bûche el-Baudh el-mitâr (qui a pour auteur, d’après une note du traducteur,
'Umdat el-Dîn Muhammad ibn Muhammad ibn 'Abd Allah ibn 'Abd el-Mun'im
el-I.limyarî) wird nacb el-Gâhidh erzâhlt, dass Jésus Marias Sobn dort geboren
sei in dem District Ahnâs, der unter den àlteren Districten von Agypten vorkom-
men wird, und dass die Palme der Maria in Ahnâs zu seiner Zeit noch stand.»
Si Abû’l-Mahâsin l’accepte sans la contrôler (I, p. 39, 5 A), par contre, pour
Ibn Iyâs (I, p. A), Jésus n’a fait que passer à Ahnâs. — Le palmier dont il est
question (cf. Coran, XIX, 2 3-2 5 ), et qu’une autre tradition plaça à Guizeh
(Maqrîzî, I, p. 206; Ravaisse, Essai, I, p. AiA, n. 1), a fait donner à Jésus par
les musulmans le surnom de *LsâJly> (Barbier de Meynard, Surnoms, p. 112).
C’est l’ancienne Héracléopo lis magna (Hier. , 729^ : HpajcXeûs; Georg. Cyp. ,
7A6), en copte 2NHC (Quatremère, Me'm. sur l’Égypte, I, p. 5 oo; Champollion, I,
p. 309 ; Description de l’Égypte, IV, p. Ao 3 ; Amélineau, p. 1 96 ; Evetts, Churches,
p. 2 56 , n. A; Galtier, ap. Futûh Bahnasâ, p. A 3 , n. 1; Naville, Ahnâs elMedineh,
p. 1-6). Nous connaissons les noms que donnaient à cette ville les anciens Egyp-
tiens, les Assyriens et les Hébreux (cf. Maspero, Contes, p. A8, n. 1; Maspero,
Histoire, p. io 5 ). C’était encore le siège d’un évêché au temps de Sévère
d’Achmounein ( Palrol . or., VI, p. A89 [2 5]).
Idrîsî semble être le dernier à noter qu’Ahnâs soit très peuplée (p. 5 1); après
lui, Yâqût, l’appelant Ahnâs el-Madînah (cf. Marâçid, I, p. io 5 ; IV, p. 200;
Calcaschandi, p. 93 ; Livre des Perles enfouies, n os 9, i 3 , i 5 ) par opposition à
Ahnâs el-Çugrâ, petit bourg qui s’en est détaché, signale quelle est presque
entièrement détruite.
Maintenant la plus petite des deux localités s’appelle Ehnassieh el-Khadra
et l’autre Ehnassieh el-Madina (Boinet, p. 178; Atlas, 108 : 8-A).
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
29
-P
Révolte des Coptes en i 5 o H (I, p. 33 A). * A
Signalée dans lux KhürbAmbeh (p. 82); Ibn el-Faqîh (p. 7 A : Wj! ïâqut
H u, ûoA; cf. Marârid , I, p. io 3 ); Calcaschandi (p. 97 : el-Auseh ); Ibn Düqmaq
(V, p. As). Yaqûbî (p. 33 7 ; cf. Marâçid, V, p. A 9 3 ) l’identifie avec Demira :
mais nous avons déjà vu que les renseignements d’el-Ya'qubî peuvent être suspects
(article iilijt, plus haut, p. 9), et que ses identifications sont faites par à peu
près. Il est évident que le site del-Awîsîyah, chef-lieu d’un district situé par la
liste de Qutià'î (p. 3 10) entre ceux de Samannoud et de Dakahla, devait être
très proche de celui de Demira.
Une correction paléographique facile consisterait a écrire = EXsa-pj^ux ,
ce que permet traient à la rigueur certains manuscrits (Ibn Khurdâdhbeh , p. 82 ,
n. /; Marâçid, 1 , p. 128; Wüstenfeld avait édité dans Ges. d. Copten, p. 68;
cf Marâçid, IV, p. 1 1 1 , où on lit Mais ÉX eapx/a s’appelle en copte
mqjApovr ( = ^yuJ5), et il est rare que les noms arabes dérivent du grec,
surtout quand il y a déjà une transcription de la forme copte. Il faut donc
chercher ailleurs, et une des variantes des mss. de Maqrîzî, nous met
sur la voie (cf. la nisbah qui se rapporte probablement à cette même
ville, ap. Kindî, Hist. Govemors, Introd., p. 11; mais notons cependant que ce
peut être celle d’une ville près de Samannoud, signalée par Yâqût, I,
p. A08). Dans les listes de villes de notre auteur, on lit à la suite l’une de
l’autre : Ly— Or dans les listes d’évêchés (Amélineau, p. 572 et 575;
mais dans le texte (p. 98) les fautes d’impression sont trop nombreuses pour
qu’on puisse adopter une orthographe avec certitude) on trouve consécutivement :
0G0-A.CDC10Y = NiXIC «= Ly*
seci-k = s*»»?.}
Danawasâ rappelle le Ly de Maqrîzî (voir plus bas, article Ly), avec addition
de l’article copte (cf. plus loin gA* et gJU* à l’article J**w). La seconde ligne
pourrait se lire Js-ya; même en conservant l’orthographe du ms., le mot se
rapproche de notre (cf. les formes et du même village pour le
copte royu;iim, article ^s), qui serait par conséquent la transcription du copte
seciA. La position de cette ville dans les listes d’évêchés correspond à peu près
à celle que Maqrîzî assigne à : entre Samannoud et le lac Borollos. Il est
à remarquer que la ville qui vient immédiatement après est Demira (cf. Daressy,
30
J. MASPERO ET G. WIET.
La liste géogr. du papyrus n° 3 n 6 g du Caire, Sphinx, 1910, p. 160), ce qui
correspond à ce que nous avons dit plus haut touchant le texte de Ya'qûbî. Une
localité de B rjcrcra est citée par Héliodore, comme l’a noté Qüatremère {Mém.
sur l’Egypte, I, p. 23 1 ; cf. Amélineau, p. 98) : mais c’est une xcoyri sans impor-
tance, qui ne peut guère être devenue ville épiscopale.
Nous renvoyons au texte difficile du tome I, p. 86 . Gf. Casanova, Les noms
coptes du Caire, B. I. F., I, p. 1 9 3 - 1 9 4 . C’est sans doute la corruption du nom
de Sainte-Sophie de Constantinople.
Xjbl
Cf. Maqrîzî, I, p. 1 8 4 ; Géogr. d’Aboulfcda, II, a, p. 99; WAqidî, notes, p. 18;
Marâçid, I, p. 108; IV, p. 209; Evetts, Churches, p. 71, n. 2; Blochet, Hist.
d’Egypte, p. 1 ht , n. 2; l’article de Musil dans Encyclopédie , I, p. 2 1 h. Muqaddasî
écrit plutôt (Bibl. géogr . ar., IV, p. 1 A9). Qüatremère a étudié en détail cette
ville; il nous donne tous ses noms chez les géographes grecs et latins ( Mélanges
d’histoire, p. 93 et sqq.); à noter aussi le curieux passage de saint Jérôme, qui
déclare : « olim quidem Ailath a veteribus dicebatur, nunc vero appellatur Aila n
( Palrol . lat., XXIII, col. 907). — Le Prophète accorda la paix à cette ville
moyennant un tribut (Tanbîh, p. 272 ; Avertissement , p. 359). Il y eut une révolte
en 191 H, bientôt étouffée (Qüatremère, Recherches sur l’Egypte, p. 20 5 ). Elle fut
détruite en A 5 g H (= 1 067) par un tremblement de terre (Popper, Nujum, II, b,
p. 239). C’est à Aïlah que se rencontrent les pèlerinages de Syrie et d’Egypte
(Bakoui, Not. Ext., II, p. A 25 ; Com. du Majânî, p. 1 11).
— EBIG
Le Babîj, cité dans le texte d’Ihn Mammâtî, rapporté par Maqrîzî (I, p. 3 o 1),
apparaît dans Ibn Hauqal (p. 92, g 3 ). C’est le Babîj de l’île des Banû Naçr (cf.
Salmon, Le nom de lieu Babîdj, B. I. F., I, p. 236-237), ff u Ibn Duqmâq (V,
P- 99) e l Ibn el-Jî'ân (p. 112; ap. 'Abd el-Latîf, p. 667, où on lit (jvUI XLsî)
citent en compagnie de Mehallet el-Labane, située légèrement au nord. Dans la
Description de l’Egypte (XVIII, p. 2 3 o) déformation du nom de Babîj que l’on
constate antérieurement ( Marâçid , I, p. 11; on trouve même la forme :
id., p. i 5 ; cf. IV, p. 252 - 253 ); maintenant ( Recensement , part, ar., p. 19;
cf. Boinet, p. 175 ; Atlas, 52 : 8-1). — On lit dans Idrîsî (p. 1 4 9 , 1 60, 161).
Le village de Mehallet el-Labane existe toujours (Boinet, p. 370).
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
31
Révolte
Coptes de ce district en io 5 H à propos de l’impôt (I, p. 33 A).
0 v eut deux districts de ce nom, et il est curieux de constater qu’un seul
auteur, très postérieur à la conquête arabe, Qalqasandî, s’en est aperçu. Pourtant,
• • ■ i* F (A «An! pa
demander s’il a connu la distinction.
-Un district de ce nom, ainsi appelé d’après son chef- lieu, se trouvait
dans les environs de Rosette. La ville devait être située vraisemblablement, a
l'extrémité orientale du district, puisqu’Ibn Hauqal la mentionne (p. 89-90;
reproduit par Maqrîzî, I, p. i 63 , où on lit (*>*^ 1 ) sur la route de Sanhour a
Nastarâwab . à 1 6 j»*-# (cf. Qüatremère, Mém . sur l’Égypte, I, p. 278, A 3 A : Ne-
djtnun; l’article U*J, p. 5) au nord de la première et à 20 au sud de la seconde.
t Ein Ort des Namens el-Bagum (lisons-nous dans Calcaschandi, trad. Wüstenfeld,
p. 97) in Âgypten komrat nur nocb im unteren Theile derProvinz el-Buheira
vor in der Nâhe von Alexandria, wo das Wasser nach der Übersckwemmung
des Nil aus Buheira als ein Teich stehen bleibt. » Du temps de Maqrîzî, la ville
avait été envahie par les sables [fait analogue pour de nombreuses villes du
même littoral, U*1; — â.L~«o] , et du district il ne restait plus qu’Edkou (Maqrîzî,
I, p. 129; Akerblad, p. h o 6). Qüatremère ( Recherches sur l’Egypte, p. 1 63 , 167,
n. 3) a eu tort de croire qu’il ne s’agissait pas de cette ville dans les textes
qu’il cite : en effet, il semble en distinguer deux dans la même région.
2 0 Le district, dont il est question dans le premier volume des Khitat (éd.
de l’Inst. franç.), cité par quelques auteurs en compagnie d’el-Awîsîyah, que
nous avons située près dcHJemira (voir JU.-o.jSt, p. 29), se trouvait donc près
de la branche de Damiette, sur sa rive occidentale (le votii de Ya'qôbî,
p. 387, est incompréhensible) entre Demira au sud, et Dakabla, au nord
(cf. YAqût, 1 , p. U 97; Marâçid, I, p. io 3 : p>sâJi; p. 127; Ibn Duqmâq, V, p. A3 :
C’est la même kûrah que cite Ibn Khurdâdhbeh (p. 82) après San (Tanis)
et Iblîl (voir JjJüH. Au temps de Qalqasandî le nom était complètement tombé
dans l’oubli.
Il est possible, à la rigueur, que nous ayons là une forme corrompue du nom
du RouxdXia, qui désignait généralement des marais voisins du lac Borollos
proprement dit. L’équivalence x = s se retrouve dans ü ^ h? J = A otixtos ( Hist .
des Pair., Patrol. or., p. 95); *= k&QoXikôs (transcription constante : cf.
Tara ni, 1, p. 2 58A; Marâçid, I, p. A 26 ; V, p. A, AA5, 523, 5a5 , 538 et sqq.;
Arc l-Mahasin , I, p. 2 A); *4^> = eTAK€ (Amélineau, p. 175 - 176 ); -jl'KGB.i = *>*.:>
J. MASPERO ET G. WIET.
32
(Champollion, II, p. 225-226; Amélineau, p. iA 5 ). Le changement du A en r
est plus bizarre; on peut néanmoins comparer ^AMAOM = (Amélineau,
p. 372) et la transcription en vieux français Lestnl de l’arabe on connaît
de nombreux exemples de mutations analogues (par exemple pour =
cipX MV dans Dozy, Did., II, p. 17; et les formes de ci)MIN; ou
et etc.).
Nous ne présentons d’ailleurs cette hypothèse que sous les plus formelles
réserves. On sait que les Bucolies étaient, comme l’explique Quatremère ( Mém .
sur l’ Égypte, I, p. 22 A sqq.; 333 ), «un terrain creux, où se déchargeoit une
partie des eaux du Nil, à l’époque de l’inondation» (cf. Héliodore, Æthiopica,
I, 5 , et les dires de Qalqasandî, cités plus haut, sur n° 1). Une révolte
des Coptes est connue à el-Bujûm : les Bucolies étaient habitées par des pasteurs
faisant métier de brigands, et qui se révoltèrent parfois ouvertement, notam-
ment sous Marc-Aurèle (Quatremère, loc. cit .). Quant à la situation géographique
précise des BoujcoAia, elle est incertaine : Quatremère les place aux environs
de la bouche Bolbitine (celle de Rosette), ce qui concorderait assez avec le
renseignement fourni par Maqrîzî sur el-Bujûm n° 1 (I, p. 129), auquel nous
faisions allusion plus haut : «on ne connaît plus d’elle que le bourg dEdkou sur
le rivage de la mer entre Alexandrie et Rosette». Mais Quatremère semble avoir
exagéré quand il identifie les Bucolies et le Basmûr : car lui-même suppose que
la branche Bucolique d’Hérodote n’est autre chose que la Phatmétique ou branche
de Damiette (El-Bujûm n° 2). Il est possible que le nom de B ovxôltcc ait été
donné à plus d’un marais du Delta, et non pas seulement a celui du Basmur.
Quoi qu’il en soit, il résulte de là que même au point de vue géographique,
l’identification que nous proposons n’est pas impossible.
M. Guest (Delta, p. 976-977; Ivindî, Additions, p. 70; mais dans le texte,
p. 116 : Jl) a adopté l’orthographe d’après le Qâmûs (IY, p. 177),
qui donne ce nom à une kûrah : cette leçon le fait penser a une corruption très
possible de Pakhnamûn. Mais Yâqût, qui a donné , parle egalement del-
Nakhûm «Iko «K : IV, p. 770; Marâçid, III, p. 2o5) : il ne s agit
donc plus d’une kûrah, mais d’une simple ville. Entre Yaqut et 1 auteur du
Qâmûs, il semble qu’il vaut mieux préférer l’autorité du géographe. En plaçant
cette kûrah en plein centre du Batn el-Rîf, immédiatement au nord de Sakha,
M. Guest peut ainsi identifier nos deux Bujûm (Delta, p. 960-961; voir la carte
de cet article et celle qui est annexée à l’édition de Kindî) : les textes cites
ci-dessus les différencient et permettent de les situer respectivement près des
branches de Rosette et de Damiette.
liste des villes d’égypte. 33
M Evetts a eu tort de traduire Av par Boucolia dans Y Histoire des Patriarches
(Patrol. or., I, p. 3 97 [1 13 ]) : il s’agit du quartier d’Alexandrie appelé Tabou,
colou (cf. Axerblad, p. 3 q 5 ; Quatremère, op. cit., I, p. 263 et sqq.; Hyvernat,
Les Actes des martyrs de b Égypte, I, p. 2 7 3 ; Amélineau, p. 27, 3 i, A2; Améli-
neau, Les Actes des martyrs, p. 120; O. von Lemm, Kleine kopt. Studien, n XLI,
A, p. 07A).
Nom d’une branche du Nil, qui partait d’el-Mansourah pour aller se jeter dans
un lac (I, p. 268; voir ) •
Nom de la branche du Nil qui se jette à Damiette, la branche Sébennytique
d’Hérodote (Amélineau, p. 109; cf. Marâçid, IV, p. 265).
Nom de la branche de Rosette, l’ancienne branche Canopique (Amélineau,
p. 109), appelée maintenant (Bædeker, p. 27).
U4Î ygr — CANAL D’ABOU EL MENEGGUEH
Sa notice (I, p. 3 o 3 ). Maqrîzî en donnera une seconde (éd. de Bulaq, I,
p. A87; cf. Calcaschandi, p. 27; Marâçid, IV, p. 269; Zeïdân, Tartkh Miçr, I,
p. 2 36 ). El-Afdal ibn Amîr el-Juyûs le fit creuser en 5 06 H : le soin de ce travail
fut confié à un Juif, nommé Abû’l-Munajjâ, et l’on donna son nom au canal. Un
texte d’el-Zâhirî fait de ce canal (***» p. 3 A; ap. Sacy, Chr. ar., p. 5 , 3 A-
35 ) une branche du Nil qui se jette près d’el-Tînah. où l’on est d’accord pour
situer les ruines de l’ancienne Péluse : ce qui a permis à Quatremère (Mém. sur
l’Égypte, I, p. 63-71) de l’identifier avec la branche Pélusiaque (cf. Daressy,
Les grandes villes d'Égypte à f époque copte, R. A., 189A, 11 , p. 21 A- 2 i 5 ). lia
été suivi en cela par les auteurs de la Description de l'Egypte (XVIII, p. 1 A7, 1 75 :
voir son parcours présumé sur les cartes de Y Atlas : 2 A, 3o, 3 i,
3 A). Ce fait est contesté par Champollion (II, p. 9-1 A). — Voir sur la carte de
d’ An ville, le khalits Abu Meneggi.
Il semble que le canal d’Abou el-Meneggueh de la Description de l’Égypte soit
celui qu’on nomme maintenant le canal el-Charkawieh (Géogr. économique, I, p. 3
[carte], A)f et c’est en effet lui qui devait porter ce nom, puisque nous savons
Uétattra. Lit In det tillei d’ Égypte.
5
32 J. MASPERO ET G. WIET.
(Ghampollion, II, p. 225 - 226 ; Amelineau, p. iA 5 ). Le changement du À en p
est plus bizarre; on peut néanmoins comparer (Amelineau,
p. 3 7 2) et la transcription en vieux français Lestul de l’arabe on connaît
de nombreux exemples de mutations analogues (par exemple pour y>-; 5==
àpywv dans Dozy, Dict., II, p. 17; et les formes de cijmum; ou
et , etc.).
Nous ne présentons d’ailleurs cette hypothèse que sous les plus formelles
réserves. On sait que les Bucolies étaient, comme l’explique Quatremère ( Mérn .
sur Y. Égypte, I, p. 22 A sqq.; 333 ), «un terrain creux, où se déchargeoit une
partie des eaux du Nil, à l’époque de l’inondation» (cf. Héliodore, Æthiopica,
I, 5, et les dires de Qalqasandî, cités plus haut, sur n° 1). Une révolte
des Coptes est connue à el-Bujûm : les Bucolies étaient habitées par des pasteurs
faisant métier de brigands, et qui se révoltèrent parfois ouvertement, notam-
ment sous Marc-Aurèle (Quatremère, loc. cité). Quant à la situation géographique
précise des BouucdAia, elle est incertaine : Quatremère les place aux environs
de la bouche Bolbitine (celle de Rosette), ce qui concorderait assez avec le
renseignement fourni par Maqrîzî sur el-Bujûm n° 1 (I, p. 129), au q ue ^ nous
faisions allusion plus haut : «on ne connaît plus d’elle que le bourg dEdkou sur
le rivage de la mer entre Alexandrie et Rosette». Mais Quatremere semble avoir
exagéré quand il identifie les Bucolies et le Basmûr : car lui-même suppose que
la branche Bucolique d’Hérodote n’est autre chose que la Phatmétique ou branche
de Damiette (El-Bujûm n° 2 ). Il est possible que le nom de B ovkôXiu ait été
donné à plus d’un marais du Delta, et non pas seulement à celui du Basmûr.
Quoi qu’il en soit, il résulte de là que même au point de vue géographique,
l’identification que nous proposons n’est pas impossible.
M. Guest (Delta, p. 976-977; Kindî, Additions, p. 70; mais dans le texte,
p. 116 : (.^l) a adopté l’orthographe d’après le Qâmûs (IV, p. 177),
qui donne ce nom à une kûrah : cette leçon le fait penser à une corruption très
possible de Pakhnamûn. Mais Yâqût, qui a donné parle également del-
Nakhûm (^j^ : IV, p. 770; Marâçid, III, p. 2o5) : il ne s agit
donc plus d’une kûrah, mais d’une simple ville. Entre Yâqût et 1 auteur du
Qâmûs, il semble qu’il vaut mieux préférer l’autorité du géographe. En plaçant
cette kûrah en plein centre du Batn el-Rîf, immédiatement au nord de Sakha,
M. Guest peut ainsi identifier nos deux Bujûm (Delta, p. 960-961; voir la carte
de cet article et celle qui est annexée à l’édition de Kindî) : les textes cités
ci-dessus les différencient et permettent de les situer respectivement près des
branches de Rosette et de Damiette.
33
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
M. Evetts a eu tort de traduire par Boucolia dans l’Histoire des Patriarches
( Pat roi. or., I, p. 397 [1 1 3 ]) : il s'agit du quartier d’Alexandrie appelé Tabou-
colou (cf. Akerblad, p. 395 ; Quatremère, op. cit., I, p. 2 63 et sqq.; Hyvernat,
Les Actes des martyrs de l’Égypte, I, p. 273; Amelineau, p. 27, 3 i, ha ; Améli-
neau, Les Actes des martyrs, p. 120; O. von Lemm, Kleine kopt. Studien, n° XLI,
A, p. 07A).
Nom d’une branche du Nil, qui partait d’el-Mansourah pour aller se jeter dans
un lac (I, p. 268; voir ÂL ^A^)-
Nom de la branche du Nil qui se jette à Damiette, la branche Sebenny tique
d’Hérodote (Amelineau, p. 109; cf. Marâçid, IV, p. 265).
j
Nom de la branche de Rosette, l’ancienne branche Ganopique (Amelineau,
p. 109), appelée maintenant (Bædeker, p. 27).
Usvll — CANAL D’ABOU EL MENEGGUEH
Sa notice (I, p. 3 o 3 ). Maqrîzî en donnera une seconde (éd. de Bulaq, I,
p. A87; cf. Calcaschandi, p. 27; Marâçid, IV, p. 269; Zeïdân, Tarîkh Miçr, I,
p. 2 36 ). El-Afdal ibn Amîr el-Juyûs le fit creuser en 5 06 H : le soin de ce travail
fut confié à un Juif, nomihé Abû’l-Munajjâ, et l’on donna son nom au canal. Un
texte d’el-Zâhirî fait de ce canal (*âsG> p- 3 A ; ap. Sacy, Chr. ar., p. 5 , 3 A-
35 ) une branche du Nil qui se jette près d’el-Tinah, où l’on est d accord pour
situer les ruines de l’ancienne Péluse : ce qui a permis a Quatremère (Mem. sur
l’Égypte, I, p. 63-71) de l’identifier avec la branche Pélusiaque (cf. Daressy,
Les grandes villes d'Egypte à l’époque copte, B. A., 189 A, II, p. aiA-ai 5 ). Il a
été suivi en cela par les auteurs de la Description de l’Égypte (XVIII, p. 1 A7, 1 75 :
(S ^ J > ; voir son parcours présumé sur les cartes de l’Atlas : 2 A , 3 0 , 3 1 ,
3 A). Ge fait est contesté par Ghampollion (II, p. 9-1 A). — Voir sur la carte de
d’An ville, le khalits Abu Meneggi. r
Il semble que le canal d’Abou el-Meneggueh de la Description de l Egypte soit
celui qu’on nomme maintenant le canal el-Charkawieh (Géogr. economique, I, p. 3
[carte], A),* et c’est en effet lui qui devait porter ce nom, puisque nous savons
Mémoires. Liste des villes d’Egypte.
5
u J. MASPERO ET G. WIET.
que le canal Abou el-Meneggueh passait à Belbeis (Qüatremère , Mém. sur l Egypte,
1, p. 5 a ; Com. du Majânî, I, p. 1 Bq : U* ^ Le petit canal qui porte encore
le nom à' Abou el Meneggueh, long de 18 kilomètres ( Géogr . économique, I, p. 3
[carte], 5 , i 3 ; appelé à tort LsUt # I dans Allas, 87 : io- 5 ; 91 : 6 - 5 ; Guest,
Delta, p. 9 43 , et la carte), « s’embranche sur la rive droite du Nil, à 1 5 oo mètres
au nord de Choubra, et court au nord-nord-est. Au bout d’un kilomètre environ,
il passe sous un grand pont de pierre en ruines, [qui porte les armoiries de
Beïbars : cf. Qüatremère, Mamlouks, I, b, p. 44 ; et des cartouches au nom du
sultan Qâyt-Bây], et un peu plus loin, sous le pont de fer de la ligne du Caire
à Alexandrie» (Van Berchem, Corpus, p. 52 2 et sqq.).
Une digue fut élevée en 73 1 H, selon Maqrîzî (ap. Qüatremère, loc. cit., p. 68-
69) de Chibine-(el-Qaçr) à Benha, pour retenir les eaux du canal pendant sa
crue et arroser ainsi un plus grand nombre de terrains. Cette digue, qui avait
des arches, est la raison du nom actuel de Chibine el-Ranater (Boinet, p. 1 53 ).
Nom du canal qui arrose le Fayoum : sa notice (I, p. 3o2 : voir 1 article
ïjXZP I — EL BËHÉRA
Cette province est citée comme ribât (I, p. 11 k); son revenu en 585 H (II,
p. 18) : 115.576 dinars : dans Evetts, Churches (p. 17) : 1 3 q .3 1 3 -
11 semble que cette province fut d’abord une kûrah de petite étendue, la
partie nord-est de la banlieue d’Alexandrie [l’ancien lac d’Aboukir probablement],
limitée par le canal d’Alexandrie, les kûrah de Maçîl et d’el-Mallîdis (Yaqûbî,
p. 33g; voir l’article y^3<xJ!) ; d’ailleurs, c’est probablement de l’expression ij*ae
iïjCsjSémM qu’il faudrait se servir pour être plus précis (voir l’article suivant, et
A bû’l-Mahasin , I, p. 5 o). Puis, lors de la division en provinces, à l’époque Fâti-
mite, elle comprit, comme maintenant, toute la région situee a 1 ouest de la
branche de Rosette, depuis Tarraneli environ au sud jusqu a Alexandrie exclu-
sivement (Ibn Düqmâq, V, p. 101; Calcaschandi , p. 111; ZâhirÎ, p. 35 ; ap. Sacy,
Chr. ar., II, p. 7-8; Ibn el-Jîan, p. 116; ap. 'Abd el-Latîf, p. 5 q 5 , 65 g ; Qua-
tremère, Observations, p. 6 k et s.; Amélineau, p. 90; Galtier, ap. Futuh Bahnasa,
p. kk, n. 9; Boinet, p. 1 1 5 , 559-567; l’article de Becker dans Encyclopédie , I,
p. 791)- Nous avons vu cependant (article p. 1 1-1 A) que le sort d Alex-
andrie fut souvent lié à cette province , et un même fonctionnaire gouvernait
LISTE DES AILLES D’ÉGYPTE.
35
. Ces trois noms sont souvent cités ensemble (cf. encore
Hist. des Patr., Patrol. or., V, p. 1 59 [il 3 ]).
Affermé pour la pêche par Ibn el-Mudabbir; on y pêchait le Bûrî (II, p. 96);
desséché au temps de Maqrîzî (p. 97). D’ailleurs, Yâqut nous dit déjà (I, p. 5 1 k ;
cf. Maqrîzî, éd. Bûlâq, I, p 169) que l’expression Buheïrat-el-lskaridarîyah ne
signifie pas l’étang d’Alexandrie, mais s’applique à une série de cantons voisins
de cette ville (cf. Akerblad, p. 4 oi).
ïjJ^. — LAC M ANZALEH
Près de l’étang de Tinnîs eut lieu, en 2 1 9 H, un combat entre le gouverneur
de l’Égypte, el-MuzafTar, et les Arabes révoltés à cause de leur évincement de
l’administration (II, p. 43 ). On y pêchait le poisson Bûrî (p. 96).
Maqrîzî rapporte (éd. Bûlâq, I , p. 177)’ Câpres Masudi ( Prairies , II, p. 376;
cf. Ibn Düqmâq, V, p. 78-79; Calcaschandi, p. 3o; Reitemeyer, Beschreibung
Àgyptens, p. 2 3 ), que ce lac n’existe que depuis l’an 25 i de Père de Dio-
clétien (-= 533-534 de notre ère) quand la région fut envahie à cette époque
par les eaux de la mer (cf. Qüatremère, Mém. sur l'Egypte, I, p. 3oA-3o6,
32 8; Sacy, Chr. ar., II, p. 35-38). Ce renseignement est faux, puisque Cassien,
environ un siècle et demi auparavant, parle de l’île de Tinnîs : cf. article
Yâqût (I, p. 884 ) et Qazwînî (II, p. 118) nous donnent la même carte du
lac, qui contient, en son milieu, l’île de Tinnîs, de forme ronde (Bakoui, Not.
Ext., II, p. 432 ; Salmon, Une mission à Damiette, B. I. F., II, p. 78). Idrisi
(p. i 54 ) décompose le lac de Tinnîs en deux parties dont lune est appelée
jiyi Svjls? (Gdest-, Delta, p. 972-973). C’est ainsi qu’après lui, Abu 1 -Fida ( Geogr. ,
II, a, p. 47, 57; cf. Marâçid, V, p. 4 q 3 ), qui parle des «lacs de Damiette et
de Tinnîs » , et Ibn Düqmâq (V, p. 78-79), auront l’air de citer deux lacs distincts
(cf. Qüatremère, Mém. sur lEgypte, I, p. 334 - 335 ). Cest aujourdhui, depuis
Zâhirî (p. 34 ; ap. Sacy, Chr. ar., Il, p. 6 : ^ xîyUb >*?) 5 I e
lac Manzaleh (Pococke, Descr. of the East, I, p. 18; Niebühr, Voyage, I, p. 55 ;
Qüatremère, Mém. sur l’Egypte, I, p. 34 o- 34 i; Champollion, II, p. 2 4 ; Descrip-
tion de r Égypte, XI, p. 5 19- 534 ; XVI, p. 20 5-2 06; XVIII, p. 200 : Aty*
Géogr. économique, I, p. 235 ; carte, p. 2 3 i). — Ce mot est vraisemblablement
la transcription (et la traduction en meme temps) du copte niMAN^CQ)ixi
5.
36
J. MASPERO ET G. WIET.
(Amélineau, p. 848 ) : ce fait a été établi pour la première fois par M. Daressy
(Les grandes villes d’Egypte a lepoque copte, R. A., 1896, II, p. 206).
La Devise des chemins de Babiloine parle de ce lac (p. 2 42-2 63 ) : «Quant le
floum est en son cressant, [le lac de Tenu] abreuve une province qui s’apele
Lassarquye (el-Charkieh). Après ce que la terre a pris son saoul, brisent les
escluses et les aigues qui s’escolent vont en celui lac. De quoi le dit lac crest et
destorbe le chemin de .ij. légués, et qui vodroit passer de nuit, de legier il peut
forveer et periller, si n’est par l’avoyement don fanon. . . Le marrays [de Semon
erroman (=Achmoun el-Romman )] est ioignant au lac de Tenis.v)
— LÀC BOROLLOS
Affermé pour la pêche par Ibn el-Mudabbir; on y trouvait le Bûrî comme
dans le lac Manzaleh (II, p. 96); affermé encore au temps de Maqrîzî (p. 97).
Ibn Hauqal semble l’appeler Buheïrat-el-Basmûr (cf. Quatremère, Recherches
sur l’Égypte, p. 168), en disant (p. 90) :
(Guest, Delta, p. 960-961). 11 importe de signaler avec Reinaud qu’Abû’l-Fidâ
( Géogr ., U, a, p. 67), plaçant ce lac entre Alexandrie et Rosette, l’a confondu
avec celui d’Edkou. On le trouve mentionné dans la Devise des chemins de Babiloine
(p. 260): Behaireth Nestrou; mais Schefer a eu tort de l’identifier avec le mo-
derne lac Mariout ( Arch . de l’Or, lat., II, p. 100). — Gf. Calcaschandi, p. 3 o;
l’article de Recker, Burullus, dans Encyclopédie, I, p. 821.
!<>o
Citée dans la liste de Qudâ'î (I, p. 3 i 1), sur la frontière du Hijâz. ^
Ce serait, d’après Sprenger (D. alie Geogr . Arabiens, p. 2 5 , n° 2 2), 1 ancienne
Basais de Ptolémée (VI, 7, S 3 o; Ba Sts dans Étienne de Byzance), nommée parfois
en arabe Badâ Ya'qûb (cf. Marâçid, I, p. i 33 ; IV, p. 277; Calcaschandi, j). 1 1 1;
Wàqidî, notes, p. i 4 ), parce que Jacob serait parti de là pour aller en Egypte.
C’était une station sur la route du pèlerinage d Égypte (mêmes références que
pour 4 -*»a).
Il exista une kûrah de ce nom et une deuxieme appelée Elles sont
citées dans une des listes (I, p. 809) entre Chabas (Cabasaé) et el-Sirak; dans
celle de Qudaî (p. 3 i 1) entre Chabas et el-Kheïs (?)> toujours dans le Hauf el-
Garbî.
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
37
Ibn Khurdâdhbeh (p. 82, 83 ) cite deux, fois yyxJI; l’une entre Kherbeta
(. André ) et Sâ (Saïs) — cf. Ibn el-Faqîh (p. 7 4 : y^M) — l’autre entre el-Kheïs (?)
et el-Sirâk. — Des kûrah de la province d’Alexandrie (au sens large; = le
Hauf el-Garbî) Ya'qûbî (p. 3 3 9) fait cinq groupes bien distincts : i° les kûrah
situées sur la rive droite et au nord du canal d’Alexandrie : el-Buheïrah, Maçîl,
Mallîdis; — 2 0 les kûrah situées sur la rive gauche de ce canal et aussi sur
la rive gauche du Nil (branche de Rosette) : Tarnût, Kartassa, Kherbeta; — 3 °
les kûrah situées sur le canal d’el-Nastarû (cette expression est peu claire) : Sa
el Hagar, Chabas, el-Hayyiz (l’éditeur suppose qu’il s’agit de yyMjy^), el-
Badaqûn, el-Éirâk; — 6° la kûrah de Mariout; — 5 ° les kûrah de Lûbiyah et
de Marâqiyab. — Qudâmah (p. 267) la nomme entre Chabas et Kartassa. —
Dimasqî (p. 33 1; trad. Mehren, p. 3 23 ) place yÿôo ( sic : également l’ortho-
graphe de Yâqût, I, p. 53 o) entre Chabas et yyy» (?)•— Dans Ibn Duqmâq (V,
p. 43) le nom se lit yyxJt, entre Chabas et el-Kheïs (cf. Calcaschandi, p. 99 :
el-Badkûn).
Il serait donc tentant de corriger en yycw, transcription du copte nA 6 A-
NON (références dans Quatremère, Mem. sur lEgypte, I, p. 246-267, Qua
tremère, Observations, p. 69; Champollion, II, p. 161; Amélineau, p. 3 06)
qui est aujourd’hui yÿM (Boinet, p. 1 12). La position d’el Batanoun n’est pas
inconciliable avec la division adoptée par Ya'qûbî pour les districts du Delta.
Mais la publication toute récente du texte de Kindî par M. Guest apporte une pré-
cision qui dément cette hypothèse. Un village de la kûrah de yÿxJ! est cité dans
1 ’ Histoire des gouverneurs de l’Egypte (p. 209) : (sans points dans le ms.),
cette localité, la moderne Guenbawai, est située sur l’ancien parcours du canal
d’Alexandrie, au sud et tout près de Denchal, à l’ouest de Sâ el Hagar. Il est
peu vraisemblable de supposer que la kûrah d’el-Badaqun, à cheval sur le Nil,
s’étendait jusqu’à el-Batanoun. D’ailleurs, Kindî a connu el-Batanoun (yy^B
ibid., p. 177) en même temps qu’el-Badaqun. Cette dernière kûrah se placerait
donc au nord de celle de Kherbeta (voir la carte annexée à l’édition de Kindî;
cf. aussi Guest, Delta, p. 978-980, et la carte).
Il reste donc à admettre que pour Ya'qûbî, le canal d Alexandrie est non seu-
lement ce canal proprement dit, mais encore la partie du Nil située au-dessus
du point de départ de ce canal : ainsi nous comprenons Tarnût, Kartassa et
Kherbeta. Puis, cet auteur groupe les kûrah situées sur le cours septentrional
de la branche de Rosette, de Sâ el Hagar à Maçîl : nous verrons (article
que cette division peut être très naturelle, puisqu’un canal partait de Babîj pour
aboutir à Balhîb, dans les environs de Maçîl.
38
J. MASPERO ET G. WIET.
Dans le troisième climat (I, p. 45 ).
Siège épiscopal : BapTcrç dans la liste alexandrine du vn e siècle (B. Z.), dans
les signatures du concile de Nicée [Pair. Nie., p. 62), dans celles du concile
d’Ephè se ( NI. • JM* P') VIII , p. 70), etc. Son nom a ete transcrit en copte par
nepKG (Kircher, p. 2 1 3 ; Akerblad, p. 355 ; Zeitschrift fur dgypt. Sprache,
1 865 , p. 5 1 , n° 106), et Akerblad (p. 356 ) signale une forme bakh.
La région fut conquise en 21 H (Balâdhurî, p. 2 2 4 ). Sur les fluctuations de
la population du district de Barqah. de 45 oH à 600, cf. 'Abd el-Latîf, p. 4 i 3 .
Ses productions sont vantées par les auteurs arabes (Ibn Haüqal, p. 43 ; el-Bakrî,
ap. Sacy, Chr. ar., I, p. 4g2-4g5; Perle des Merveilles, Not. Ext., II, p. 28; De
Slane, Descr. de l’Afrique, J. A., 1 8 5 8 , II, p. 42 2-42 4 ).
Qalqasandî examine si Barqah doit être comptée comme une province de
l’Egypte et cite à ce sujet un texte d’Ibn Fadl-Allah qui conclut à l’aflirmative
(Calcaschandi, p. 102). Déjà, à l’époque byzantine, la Cyrénaïque faisait partie
du « diocèse d’Egypte» (Georg. Cyp., 787 a sqq.). Il semble qu’il n’en ait pas
été de même pendant tout le premier siècle de l’occupation arabe, puisque nous
lisons dans Kindî (éd. Guest, p. 116) que Yazîd ibn Hâtim fut le premier qui
réunit à l’Egypte la province de Barqah, vers 1 5 o H : il y nomma lui-même
un gouverneur (cf. Butler, Ar. conquest, p. 91; Bell, The Aphrodito Papyri,
p. xvn, n. 4 ; — voir encore sur Barqah : Com. du Majânî, I, p. 170; l’article
de G. Yver dans Encyclopédie , I, p. 677-678).
Une notice sur cet étang se lit dans Ibn Duqmâq, IV, p. 55 ; Maqrîzî, II, p. 1 52;
cf. aussi 'Abd el-Latîf, p. 4 oo; Evetts, Churches, p. 16, n. 4 ; Marâçid, V,
p. 1 5 4 ; Abû’l-Mahâsin, I, p. 244.
D’après Herz pacha (21. C. A., XVII, p. 120) le souvenir de cet étang ne
subsiste plus chez le peuple, mais il devait se trouver dans l’endroit où s’éle-
vait naguère encore la mosquée Ribât el-Athâr (voir Ll^). — Voir Guest et
Bichmond, Misr, J. R. A. S., 1903, p. 807; carte, D-E, 1 3 ; et la planche
annexée à l’article de Casanova, Les noms coptes du Caire, R. I. F., t. I.
Propriété particulière de l’émir Baktimur el-Hâjib (II, p. 97), d’où son autre
nom de Birkat el-Hâjib (cf. Maqrîzî, II, p. 162), sous lequel elle est mentionnée
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
39
dans une inscription de la madrâsah de Barsbây (Van Berchem, Corpus, I, p. 354 -
355 : la note 6 de la p. 355 s’applique à la Birkat-eTHâjj , que nous verrons
bientôt : article 4W).
Ce lieu se serait appelé autrefois ub ; t et il prit son nom du seïkb 'Alî el-
Butlî, d’après Ibnlyâs (I, p. 1 6 3 ). Il était situé tout près et au nord de Bâb el-
Sa'rîyah (cf. Niebuhr, Voyage, I, p. 90, pl. XII, r; Ravaisse, Essai, pl. I, Canton
de la Timbalière). Mais il serait plus exact de dire, contrairement à Ibn Iyâs, que
cet étang faisait partie du lieu autrefois nommé Àrd el-Tabbâlah (Maqrîzî, II,
p. 125 ; Sacy, Chr. ar., I, p. 206, 223-224; Ravaisse, op. bit., I, p. 4 1 8 , n. 1).
XJy — WADI GHARANDEL
Ce serait dans la baie de ce nom que le Pharaon de Moïse aurait été noyé.
Le nom d ’el-Gharandel est celui d’une idole placée en cet endroit et destinée à
arrêter tous ceux qui fuyaient la terre d’Égypte par crainte des punitions que
le Pharaon avait à leur infliger (I, p. 61-62).
Abû’l-Fidâ ( Géogr ., II, a, p. 3 o) appelle bassin de Gharandel la partie méri-
dionale de la mer Rouge située au sud du port d’el-Kosseir. Mais , comme le fait
remarquer en note Reinaud, c’est encore actuellement le nom d’un torrent au
sud-est de la ville de Suez (D’Anville , p. 2 3 7 et carte : Corondel; Volney, I , carte :
Ouâdi Djirandel ). Le souvenir s’en est conservé jusqu’à nos jours : il y a dans la
région occidentale de la presqu’île du Sinaï, un peu au nord du 2g°de latitude
et tout près de la mer, des sources chaudes nommées Hammam Fir'ûn el-Mal'un
(le bain du Pharaon maudit), ainsi appelées (Barron, The topography and geology
of the Peninsula of Sinai, Western portion, p. 3 o- 3 i) «from a Bedawin legend
which connects this place witb the spot where the Egyptian host with Pharaoh
at its head was overthrown and drowned while in pursuit of the Israélites. The
hot springs are said to rise up the fissure which was made by the passage of
Pharaoh to the nether régions. » Précisément, à 7 ou 8 kilomètres de ces sources
il y a encore une vallée qui porte le nom de Ouâdî Gharandel : la légende n’a
donc pas changé de place (voir encore : Index du même ouvrage, p. 22 5 , à
Gharandel; cf. Tuch, Bemerkungen zu Genesis C. 2 4 , Z. D. M. G., I, p. 1 72 ). M.
R. Weill (La presqu'île du Sinaï, p. ioi-io 3 , 2o3, 217, 223 , 225-227, 23 o,
2 36 ) a dépouillé les auteurs arabes qui ont parlé de ce lieu et en a noté les
appellations anciennes : Arandara (pèlerinage attribué à sainte Silvie), Surandala
(Antonin Martyr), Arandoulan (le moine Anastase), Carandra( p. 2 55 : Pline),
Garindanes (Agatharchide). M. Weill a signalé aussi les orthographes des
J. MASPERO ET G. WIET.
AO
voyageurs modernes : Gorondol (p. 278 : voyage anonyme entre 1Ù19 et 1/12 5 ,
publié par Moranville, dans la Bibl. de l’Ecole des chartes, vol. LXVI), Orondem,
(p. 282 : Breydenbach), Grondol (p. 291 : Lafreri), Corondel (p. 296 : Shaw),
Corodolo et Corondolo, inscrits par certaines cartes d’Ortelius et de Mercator.
Cf. encore l’index, p. 871 : Gharandel.
se retrouve au nord-est du Sinaï, et au sud de la mer Morte : c’est alors ■
le nom moderne des ruines de l’ancienne ville épiscopale d’ÂpiWrçAa; Hier., 721,
U : kplvbsla; Georg. Cyp., 10Ù6 : kpbSvXa; Mansi, Concil. , VIII, 91 1 : Êpev-
SrjX(pvœv) et kp€SriXwv : ibid., IV, 1220; dans les signatures coptes du concile
d’Ephèse (M. M. F., VIII, p. 63 ) : pit.a.hacdn (R. Weill, op. cit., p. toh,
n * *)• O n lit dans Ya'qubî (p. 32 6), Balâdhurî (p. 126), Yâqût (III,
p. 657; cf. Maraçid, II, p. 25 1), et cette forme doit être la plus ancienne,
puisque c est a elle que nous ramènent les transcriptions grecques.
0 . Blau s’est occupé de ce nom (Z. D. M. G., XVIII, p. 620-625), et a con-
clu que I ÔporaX d Hérodote (III, 8; on lit ÔporaX t dans l’édition Kallenberg
[Teubner]) était le même mot que Joôjà.
JjuU! zSj*
Propriété particulière des descendants du sultan Beibars el-Maiik el-Zâhir
(II, p. 97). — Cf. Maqrîzî, II, p. 161; Niebuhr, Voyage, I, p. 90, pl. XII, z;
Lane-Poole, Cairo, Frontispice; Salmon, Topographie, pl. II; Saladin, Art musul-
man, p. 32 , n. 1.
fjlàR — LAC KAROUN
Cest le nom de l’ancien lac Mœris, en copte 'j’AYMNH ntg <J>iom
(Ghampollion, I, p. 1 5 3 , 329-332). «Au début delhistoire, le lac était beau-
coup plus considérable que nous ne le voyons aujourd’hui : il remplissait l’am-
phitheatre entier, a 1 exception d’un canton marécageux qui se déployait en
bordure au pied de la montagne orientale, vers le point où s’ouvre la gorge
qui communiquait avec la vallée.» (Maspero, Histoire, p. 128-129; cf. Descrip-
tion de l’Egypte, IV, p. hh 1 et sqq.). M. Amélineau (p. i 85 , 338 - 33 9 ), suivant
en cela 1 opinion de M. Cope Whitehouse (Proceedings , IV, juin 1882, p. 12Ù-
1 3 5 , avec une carte et une grosse bibliographie des auteurs modernes ; cf. Evetts ,
Churches, p. Ù9, n. 6), a contesté l’identification habituellement admise du lac
Mœris avec le lac actuel du Fayoum : «l’emplacement de l’ancien lac serait
dans la dépression qui existe actuellement dans le Ouâdî Rayân, près de Garaq».
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE. 41
Cette opinion, combattue par M. Petrie, est complètement abandonnée (R. H.
Brown, The Fayûm and Lake Mœris; Beadnell, The topography and geology of the
Fayum, p. 1 2-1 h, pl. I, IV, XVI; Sourdille, Durée du voyage d’Hérodote, p. îù,
n. 1 ; en sens contraire pourtant : Robiou, L’Egypte au temps desLagides, p. 1 8-32).
Le nom de ce lac (dans Géogr. d’Aboulféda, II, a, p. Ù7 : c f. aussi
Calcaschandi, p. 28), qu’on appela aussi lac d’Aqnâ et Tanhamat, du nom de
deux villages situés au sud (Guest, éd. de Kindî, carte), est maintenant Ü5j jül *5^,
le lac des cornes (la Birque Querron de Paul Lucas, Troisième voyage, II, p. 2Ù6-
2Ù7), à cause, dit-on, de sa forme ( Description de l’Egypte, IV, p. Ù75-Ù77 ;
Bénédite, Guide Joanne, p. 612; Bædeker, p. 18Ù, 190; so called from the
narrow horn like promontories which jut out into the lake on the north side
[Beadnell]); mais il semble que c’est là un nom populaire et que la véritable
orthographe devrait etre , le lac de Qârûn ( Livre des Perles enfouies,
n° 7 0 ; cf. Marâçid, IV, p. 2 7 h ; dans Sacy, Chr. ar. , II , p. 2 A : OJr Jüî , lu Birket-
alkaroun ; Atlas, 97-99).
Cet étang était situé à l’ouest de la mosquée d’Ibn Tûlun et à l’est du canal
du Caire (cf. Maqrîzî, II, p. 161; Salmon, Topographie, pl. II ; Guest et Richmond ,
Misr, J. B. A. S., 1903, p. 796-797, plan, D-8).
— BOROLLOS
Signalé comme ribât (I, p. 11Ù; cf. Ya'qûbî, p. 338 ); abolition d’impôt sur
les pêcheries sous le sultan Barqûq (II, p. 92, 97).
Paralos (Hier., 726,2 : IlotpdXcos; Georg. Cyp., 789; mais on trouve aussi
ILapovXiov et HdpoXXoç ( 5 . Z .) qui expliquent la prononciation arabe Borollos),
écrit en copte n^pAAAOC ou nApaAxoc (M. M. F., t. VIII, p. 70); cf. Cham-
pollion , II, p. 206; Parthey, p. 533 ; Amélineau, p. îoù; Hogarth, Three north
delta nomes, Journ. of Hell. studies, XXIV, p. 12. On trouve dans certaines scalæ
le nom arabe yJjj (Amélineau, p. 56 o, 562, 563 ). On a identifié jusqu’ici
au copte NiK6X.a>OY, sur la foi des listes -d’évêchés et des scalæ (cf. en-
core Champollion , II , p . 19, 287; Amélineau , Hérodote et les bouches du Nil, R. A.,
1^892 , II, p. 3 o 3 ). Mais il faut remarquer que partout ailleurs les documents
coptes désignent cette ville sous le nom de nApAAOC, qu’ils «coptisent» même
parfois par l’addition d’un 2, représentant l’esprit rude du grec. D’autre part,
ce nom important manque aux listes de villes de Maqrîzî ; à la place qu’il devrait
Mémoires . Liste des villes d’Égypte.
6
42 J. MASPERO ET G. W1ET.
occuper, on lit ijyAXi. G est probablement ce Ng(jgiz 8 qui repiesente lu trans-
cription arabe de NiK.eX.CDOY (voir l’article #)*&). Les deux villes étaient donc
assez voisines, mais non identiques.
Au moment de la conquête musulmane, le chef (s^lo) de Borollos, Jean
((jJW), traita avec les Arabes (Abu l-Mahâsin, I, p. 20; Butler, Ar. conquesl,
p. 35o). — Les Grecs y débarquèrent en 53 H (Kindî, éd. Guest, p. 38 ; Abû’l-
Mahâsin, I, p. 1 ^9 , 161).
Le nom n’a pas d’article dans Muqaddasî, p. 55 , 19 A. Dans la Description de
l’Égypte (XVIII, p. 2 1 6) : (Lacus Buticus). — Sur la position probable
de cette localité, cf. Guest, Delta, p. 960-961, et carte.
A l’heure actuelle, c’est le nom d’un district (cf. le cap Brulos de Niebuhr,
Voyage, I, p. 53 ; Boinet, p. 126; Ahmed bey Kamal, Borollos, Annales du Service
des Antiquités, IX, p. 1A1; l’article de Becker, dans Encyclopédie, I, p. 821).
Le mot grec signifie «littoral maritime », et a été traduit en arabe par
(cf. Casanova, Notes sur un texte copte, B. I. F., I, p. 118; Casanova, Description
de l’Egypte, p. 1 6 3 , n. 1).
On appelait de ce nom ce les Jardins v deux waqfs de Yamîr el-Juyûs : celui
auquel fait allusion notre texte (II, p. io 4 ) était situé , au nord du Caire, entre
le Bâb el-Fulûh et ei-Matarieh (Maqrîzî, I, p. A87).
XL*»? — TELL BASTA
L’ancienne noyBACTi copte (Quatremère, I, p. 98; Champollion, II, p. 63 ;
Amélineau, p. 83 , 89; Evetts, Churches, p. 9, n. 2; Daressy , Liste géographique ,
Sphinx, 1 9 1 o, p. 1 65 ; Sourdille , Hérodote et la religion de l’Egypte, Comparaison
des données . . . , p. 1 1 9 , n. 3 ; Durée du voyage d’Hérodote, p. 8 h ; R. P. Jullien ,
L’Egypte, p. 1 13 ). En grec Bodë’acrTOS (Hier., 728, A; Georg. Cyp., 705). Elle
s’appelait déjà Tell Basta du temps de Maqrîzî (I, p. 128; cf. Calcaschandi,
p. 96). La première syllabe du nom ancien est tombée dans la transcription
arabe : nous reverrons peut-être un fait analogue à l’article M]*-*- — Ne se
trouve pas dans Ibn el-Jî'ân, ni dans Boinet (cf. Atlas, 75 : 6-1).
Révolte des Coptes en 1 o 5 (I, p. 3 3 A); lors d’une seconde révolté des Coptes
du Delta en 216-217, ce district est envahi par l’armée d’el-Mâmûn (p. 3 3 q ;
éd. Bûlâq, I, p. 17 A; cf. Kindî, éd. Guest, p; 191).
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE. ùZ
En copte nicpApCDT (Quatremère, op. cit., I, p. 233 et sqq.; Champollion,
II, p. i 3 7; Amélineau, p. 3 A 9 ; Amélineau, Hérodote et les bouches du Nil, B. A.,
1892, II, p. 3o2 ; Amélineau, On some Names, p. 33 A; Hogarth, Three north
delta nomes, Journ . of Hell. studies, XXIV, p. i 3 ). — C’est l’ancienne ÉAeapx/<x
ou région des marais (Hier., 726,1; Georg. Cyp., 737), daprès les listes
d’évêchés (Amélineau, p. 571 et 57 A) : HAeat^ta (sic) = niCl)A.pOT =
(le v, représentant l’article copte, a été supprimé).
A noter la forme dans Qudâmah (p. 2A8) et certaines scalæ (Amélineau,
p. 559, 56 o, 562, 563 , 565 ) qui donnent aussi (ibid., p. 567). C’est
certainement le nom de ce district qui se trouve dans Dimasqî (p. 23 1; trad.
Mehren, p. 32 3 ) sous la forme Nebroud. Dans Calcaschandi (p. 98) :
Absarûr; le nom n’existait plus de son temps. Quatremère (Recherches sur l’Egypte,
p. 171-172) a rapproché à tort de ce nom celui d’une ville citée par le Qâmûs
(II, p. 3A7) qui se trouve près de Damiette; et M. de Rougé (Géogr.,
p. 96-97), poussant plus loin l’assimilation, est tenté d’y trouver un rapport
avec un mot douteux de la liste des évêchés (ibid., p. 167) : lu Besamut,
et Besarut (sic) , et qui est l’équivalent du copte -^eeop. Mais les listes publiées
par M. Amélineau (p. 572, 575) donnent et : et M. Amélineau a
rapproché cette dernière forme du nom conserve dans des Actes de mar-
tyrs (p. Ai 8-A1 9).
Voir l’article
El-Mâmun y fit construire un nilomètre (I, p. 2 53 ). — Ce mot (Séroûdut,
dans les notes de Langlès, ap. Voyage de Norden, III, p. 2 35 ) n’est qu’un doublet
du précédent (cf. Balàdhurî, p. a 1 7).
Grossièreté de ses habitants (I, p. 2o3 ; cf. d’Abû Gâlih, ap. Evetts,
Churches, texte ar. , p. 109).
Quatremère s’est longuement étendu sur ce nom (Recherches sur l Egypte,
p. 1 A7-2 1 A; Observations, p. 63 et sqq. ; cf. Sacy, Origine du nom des Pyramides,
Bibl. des Arabisants , I, p. 2 56 , note), racontant, d’après l’ Histoire des Patriarches
d’Alexandrie (Patrol. or., V, p. 1 5 6 [A10], 162 [ A 1 6 ] , 1 6 5 [ A 1 9 ] , 172 [A26],
188 [AA2]), les diverses révoltes de cette région; les habitants de ces marais
ont de tout temps été des rebelles : cf. Quatremère, Mém. sur l’Egypte, I, p. 227
et sqq., 2 33 et sqq.; Maspero , Etudes de mythologie et d’archéologie , III, p. 3 Ao;
6 .
J. MASPERO ET G. WIET.
Sourdille, Durée du voyage d’Hérodote t p. 98. Un passage d’Abû Çâlih (Evetts,
Churches, p. 24 o : qu avait déjà note Quatremere, identifie
avec ^^>*11, citée plus haut. De fait, au sujet des révoltes sous el-Mâmûn
(voir ^yiJl), l’auteur de Y Histoire des Patriarches met el-Basmûr là où Kindî,
cité par Maqrîzî, avait employé el-Basarûd. Nous avons vu (article i b**?,
p. 36 ) qu’Ibn Hauqal appelait le lac de Nastarâwah or la région d’el-
Basarûd est bien riveraine de ce lac. — Pour Abu i-Fidâ ( Géogr ., II, a, p. 1Ù7,
162) par contre, el-Basmûr est la contrée comprise entre la branche de Damiette
et celle d’Usmûm-Tannâh, et cette dernière ville en était à son époque le chef-
lieu. — Cf. encore Bakoui, Not. Ext., II, p. 42 5 .
Ces données contradictoires paraissent de prime abord difficiles à concilier.
On peut cependant supposer qu’originairement el-Basmûr est la partie supérieure
de l’éventail formé par les diverses branches du Nil, égalant en superficie le
district plus récent d’Usmûm Tannâh, qui s’étendait de la branche de ce nom
jusqu’à Bosette (voir p. 17-18). Dans la suite, le nom ne se serait plus
appliqué qu’au territoire délimité par Abû’l-Fidâ; ou bien, ce dernier géographe
aurait été induit en erreur par ce fait qu’Usmûm-Tannâh, soit la ville la plus
reculée vers l’est de la province, en était le chef-lieu, et il a réduit cette province
de sa propre autorité. D’ailleurs, il n’avait par devers lui aucun élément d’ap-
préciation : el-Basmûr, peut-être encore connu des habitants, n’était pas le nom
d’une division administrative.
On lit Bashmut sur la carte de D’Anville.
Le nom a subsisté pour un canal de la province de Mansourah, le Masraf
el Bachmour (Guest, Delta , p. 978; Géogr. économique, I, p. 234 , et carte,
p. 3 oo- 3 oi).
& k>
Cette province du Delta varia d’étendue suivant les époques. Dans la liste
anonyme que publie Maqrîzî (I, p. 3 o 8 ; cf. Dimasqî, p. a 3 i; trad. Mehren,
p. 323 ), Batn el-Rîf s’applique aux provinces actuelles de Menoufieh, de
Gharbieh (moins les districts de Dessouk et de Fouah), de Dakahlieh, et au
gouvernorat de Damiette : ce territoire était entre les deux Hauf (Garbî et Sarqi).
Dans la liste de Qudâ'î (p. 3 10) la région ainsi nommée a perdu la province
d’el-Jazîrah (voir S^J.); elle se composait donc de la moderne province de
Dakahlieh, du gouvernorat de Damiette, et dans la province de Gharbieh, des
districts de Cherbine, Mehalla el-Kobra, Santa, Talkha, Zifta (cf. Guest, Delta,
p. 945-946).
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
45
Citée par la liste anonyme dans les environs d’Alexandrie (I, p. 809).
— BELBEIS
Des fractions de la tribu de Qeïs furent installées dans cette ville et dans ses
environs, en 1 09 H; le choix s’était fixé sur Belbeis parce que cette ville était peu
peuplée, les habitants d’alors n’étaient donc pas lésés et les recettes de l’impôt
avaient peu de chances de diminuer. Belbeis reçut donc 2 5 oo membres de diffé-
rentes fractions de Qeïs (I, p. 336 ; cf. Kindî, éd. Guest, p. 76-77; et le texte
de YHistoire des Patriarches, Patrol. or. , V, p. 1 01 [ 355 ] : J +4 i
ljjxÏÏ (jvWÜ y* y» j. *a* (^y*); Yahyâ ibn Mu àdh . spéciale-
ment désigné par Hârûn el-Rasîd, pour combattre les Coptes révoltés du Delta,
y arrive en 191 H (p. 338 ).
Cette ville, située sur la route naturelle des invasions, eut toujours pour sort
d’être assiégée parles troupes qui venaient faire la conquête de l’Egypte (cf. Lane-
Poole , Egypt in the middle âges, p. 2 2 3 ). Une première fois , ce fut par les Arabes ,
en 64 o de notre ère (cf. Kindî, éd. Kœnig, p. 3 ; éd. Guest, p. 8; Maqrîzî, II, p. 121;
Abd’l-Mahâsin , I, p. 9; Butler, Ar. conquest, p. 2i5 et sqq. ; Lane-Poole, op.
cit., p. 2-3); lors des Croisades, par Amaury (Blochet, Hist. d’Égypte, p. 101,
note; Lane-Poole, op. cit., p. 177; Lane-Poole, Cairo, p. 110, 168-169; 'Ali
Pâsâ Mubârak, I, p. 18-19; VH» P- â 3 ; Helbig, Al-Qâdî al-Fâdil, p. 6-8); au
moment de l’attaque combinée d’el-'Âdil et d’el-Afdal contre el-'Azîz, en 591 H
(Blochet, op. cit., p. 282; Savary, Lettres, I, p. 81; Helbig, op. cit., p. 34 ). De
même, cette ville se trouvait être naturellement la première étape des troupes
qui quittaient la capitale pour la Syrie (Blochet, op. cit., p. 2 46 ; Popper, Nujûm,
II, b, p. 95). Aussi surveillait-on ses fortifications (Blochet, op. cit., p. 2 58 ),
et les armées y campaient souvent (Quatremere, Mém. sur l’Égypte, I, p. 819;
Mamlouks, I, a, p. 20, note, p. 28, 4 1 ; . Maqrîzî, I, p. 178, 3 io; Blochet, op.
cit., p. 357, 436 , 438 , n. 5 , p. 44 1 , 443 , 457, 46 o). D’ailleurs, Dimasqî
(p. 2 3 1 ; trad. Mehren, p. 32 3 ), qui place cette ville dans le district de Natâ
(=Natû; dans le texte : U?), l’appelle a porte de la Syrie». Belbeis se trouvait
sur la route des courriers de poste ( Devise des chemins de Babiloine, p. 2 43 : la
Belbeys ; Schefer, Arch. de l’Or, lat., II, p. g 5 ; Blochet, op. cit., p. 211, n. 2,
p. 2 5 2 , 2 6 6 ; Wâqidî , notes , p. 47~48 ; Maqrîzî , I, p. 2 2 7 ; Arnold , Chrestomathia ,
46
J. MASPERO ET G. WIET.
p. 62; Ibn Battûtah , II, p. 254 ; ‘AlÎ PàèâMubârak, XVII, p. 5 7 ; Amida, p. 1 19,
n. 1) : il y avait là une station de pigeons (Qalqasand[, I, p. 7 4 , 79).
C’est l’ancienne <J>e\Bec (Quatremère, Mém. sur l’Égypte, I, p. 52 ; Champol-
lion, II, p. 56 ; Amélineau, p. 333 - 335 ; J. de Rouge, Géographie, p. 121; Futuh
Bahnasâ, p. 44 , n. 8). Certaines scalæ (p. 55 g, 56 i, 565 , 569) identifient
Belbeis avec Pharbait : il est à remarquer que toutes ces scalæ contiennent
également l’égalité Belbeis = <|>6AB6C, et que dans trois autres cas, les scalæ,
après avoir donné Belbeis — Phelbes, ajoutent : Pharbait jJI. D ailleurs, cest
une seconde erreur, car nous retrouverons Pharbait, transcrit ou
Cette ville a un second nom copte, nocOK, jusqu’ici inexpliqué.
Dans la carte annexée au tome XVIII de la Description de l hgypte (cf. XI,
p. 3 o 5 ), cette ville est identifiée à Stratonicidi et au Viens Judæorum de l’Itiné-
raire d’Antonin (éd. Parthev et Pinder, 169, p. 7 4 ; voir à ce sujet la note de
M. Casanova, Les noms coptes du Caire, B. 1 . F., I, p. 220, n. 3 ).
Une tradition arabe veut que cette ville soit le «Gessen» de la Genese ( XLV,
10), et le voyageur Pietro délia Valle donne ce fait comme une tiadition juive
locale (Maqrîzî, I, p. 1 83 ; Naville, Goshen and the shrine of Saft el Henneh, p- 1 7 ;
voir ici même l’article j^x*Jl).
Les listes d’évêchés donnent l’égalité suivante (Amélineau, p. 5 72, 5 7 5 ) :
B(DBACT0N = BOyAC'l' t<|>a€BHC = «La**?. — Nous venons de voir
que Belbeis était une ville fortifiée, donc entourée d’un fossé, comme le Caire,
et il est fort possible qu elle ait porté ce surnom : et en tout cas certaines
scalæ le lui donnent formellement (Amélineau , p. 562, 5 6 7 ). Il est invraisembla-
ble que dans l’expression « évêque de Bastah et d’el-Khandaq n (=ni6niCKOnoc
MT6 nOY^C'l’ N6M <|>aabhc; cf. Champollion, II, p. 66), qu on rencontre
dans Abu Çâlih (Evetts, Churches, p. 1 3 g), el-Khandaq désigne, comme l’ont
voulu Vansleb ( Relation , p. 123 ; dans son Histoire de l Eglise d Alexandrie ,
chap. m, il cite les évêchés de Belbeis et d’el-Khandaq) et Quatremère (Obser-
vations, p. 4 o- 4 i), le bourg situé en dehors du Caire, dont nous parlerons a
xjj l», nom primitif de ce lieu. D’ailleurs, le copte <J>a6BHC, qui est évidem-
ment <J>6ABHC (on lit même <j>AAB6C dans un document cite par Quatre-
mère), nous prouve qu’il s’agit bien de Belbeis; pourtant 1 Histoire des Patriarches
(Patrol. or., V, p. 106 [36 o]) connaît un ^^*** 4 ? distinct..
Les auteurs arabes qui fixent la prononciation de cette ville , indiquent Bilbis ,
Bilbeïs et Bulbeïs (Yâqût, I, p. 712; V, préf. , p. 1 4 ; Ibn Duqmâq, V, p. 5 1 ; Cal-
caschandi , p. 110; Sauvaire, Description de Damas , J. A., 1894, I, p. 291,
n. i 4 ).
LISTE DES VILLES D'ÉGYPTE.
47
Maintenant : Belbeis ('Alî Pâsâ Mubârak, IX, p. 70; Boinet, p. 116; l’article
de Becker, dans Encyclopédie, I, p. 787; Atlas, 7 5 : 10-2).
jfvLb — BALTIM
Bénéficie sous le règne de Barqûq d’une réduction d’impôts (II, p. 92). —
On trouve cette ville pour la première fois dans Ibn Duqmâq (V, p. 1 i 3 ) : c’est
actuellement, et depuis longtemps déjà (cf. Ibn Battûtah, I, P- 5 7 , où cette
ville est appellée la capitale du district d’el-Borollos (Boinet, p. 107;
Ahmed bey Kamal, Borollos, Annales du Service des Antiquités, IX, p. i 4 i-i 43 ;
Atlas, 4 : 7-2).
Les Coptes s’y révoltent en i 56 H (I, p. 334 ; cf. Kindî, éd. Guest, p. 119;
et sur toutes ces révoltes : Quatremère, Becherches sur l’Égypte, p. 196-198).
En copte nex2in (Champollion, II, p. 3 1 3 ; Quatremère, Observations, p. 45 ;
Amélineau, p. 3 1 4 ) ; la forme grecque est inconnue.
Ibn Hauqal semble être le premier géographe arabe qui nous en parle (p. 92-
94 : corriger et lire leçon donnée par les mss.); en tout cas, il
est le seul qui puisse nous permettre d émettre des conjectures sur la situation
de cette ville. Nous avons, à ce sujet, étudié son itinéraire, et il nous paraît
intéressant de donner ici le résumé de nos recherches, indépendantes de celles
de M. Guest (Delta, p. 954-967) : nous sommes heureux d’être arrivés aux
mêmes résultats. (Les noms et chiffres entre parenthèses se rapportent aux noms
que nous avons retrouvés dans l’Atlas de la Description de l’Egypte, pl. XXXVI,
et dans X Atlas
A hauteur de Babîj (Abgîg, 5 ; — Abig, 52 : 8-1) et de Mahallah Babîj
(El-Dâhariéh, pl. XXIX, carreau 3 7 ; — El Dahria, 52 : 9-1; voir ’&*t) le
Nil se partageait en deux branches qui se rejoignaient précisément à Balhîb.
I. Branche orientale (l’actuelle branche de Rosette) :
De Babîj à Çâ (Sa el-Haggâr, 5 ; Sa el Hagar, 52 : 6-1), 6 er*»».
De Çâ à Bayây (il existe maintenant sur ce parcours un village nommé
qui doit être ce : Allas, 2 4 : 1 o- 5 ; dans la Description de l’Egypte :
Mahallet Dakhel, 1 3 ) , 10 .
De Bayây à el-Câfiyah (el-Sâfféh, 21; el Sajia, 24 : 9 - 5 ) , 10 (j-ju*. — La
distance de Çâ à el-Çâfiyah est supérieure à la distance Babîj-Çâ, mais c’est
loin d’être dans la proportion de 20 à 6.
48
J. MASPERO ET G. WIET.
D’el-Çâfiyah à Damîjimûl ( Demtgmoun , 20; Gamgamun, 2 h : 8 - 4 ), 6
— Le parcours est pourtant inférieur à celui de Babîj à Ça.
De Damîjimûl à Sandiyûn (iS endîoûn, 27; Sindiun, 12 : 10-1), 8 ou
un peu plus. — Or la distance de Sandiyûn à Damîjimûl est presque égale à
celle qui sépare cette dernière localité de Babîj.
De Sandiyûn à Balhîb, 6
Dans le Voyage de Niebuhr (I, p. 68-70), nous trouvons ainsi écrits les
noms des villages que nous avons identifiés, en sens inverse de notre itinéraire :
Sendiûn, Dmidsjimûn, Safi, Salhâdsjar, Obik et Dahrie.
II. Branche occidentale (aujourd’hui disparue).
De Babîj à Farnawah ( Fernoûî , 4 ; Farnawa, 5i : 6 - 4 ), 12
De Farnawah à Mahallah Masrûq (?), i5
De Mahallah Masrûq à Mahallah Àbî Kharâsah (Abou Karâch, 19-20, mal
situé; Abu Khrash, 2 4 : 9-2), 6
De Mahallah Abi Kharâsah à Fîsah ( Fîchéli , 19; Fisha, 2k : 8-1), 12 ^*« 1.
— Nous n’avons aucun moyen de connaître les détours de la route suivie, mais
il parait invraisemblable que la distance Farnawab-Fîsah soit supérieure à celle
de Farnawah à Babîj dans la proportion de 33 à 12.
De Fîsah à Sandabîs ( Samâdis [?; conjecture de J. de Goeje], 19; Samadis,
2 4 : 8- 1 ; mais pour 1 admettre , il faudrait supposer que le voyageur est déjà passé
par cette localité et quil revient sur ses pas; M. Guest avait aussi repoussé cette
identification), io (JjuÜUm .
De Sandabîs à Sunbâ dhah ( Sanâbâdéh , 27; Sanabada, 2k : 6-1), i5. —
Sunbâ dhah n’était pas tellement éloigné de Fîsah.
De Sunbâ dhah à Balhîb, 10 (JaJLw .
Des deux routes, l’une, la plus longue évidemment, qui empruntait divers
canaux plutôt qu’une branche du Nil proprement dite, aurait 85 u-iL» de lon-
gueur; l’autre, la plus directe, 46 seulement. — Or, Idrîsî (p. 161) compte
65 milles de Çâ à Sandiyûn seulement : nous avons déjà signalé qu’il fallait
momentanément s’interdire tout calcul sur l’évaluation du j-Ju, (article U*J,
p. 5 ).
De ce texte d’Ibn Hauqal Quatremère et, d’après lui, M. Amélineau se sont
servis pour identifier le site de cette ville, qu’ils placent dans les environs de
l’actuelle Métoubès (Boinet, p. 373). M. Butler (Ar. conquest, p. 289, note) veut
être plus précis : «There is a hamlet called Dîbî in the place required, and the
name Dibi may even be an écho of the lost Balhîb. n C’est peu vraisemblable : en
tout cas, la situation de Balhîb est fixée approximativement. «Fazârah appears
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
49
to be the nearest village to the position for the site indicated by the itineraries.
Dîbî seems to be too farnorth.» (Guest).
Cette ville devait etre détruite au temps d’Ibn Duqmâq, qui ne lui consacre
pas de notice, mais la cite à propos de sa conquête par les Arabes (V, p. 118;
cf. Balâdhurî , p. 21 5 , 220 : corriger MaqrÎzÎ, I, p. 166; Arnold, Chres-
tomathia, p. ikq : Butler, Ar. conquest, p. 34 q) et du Zuqâq el-Balhîbî
(IV, p. 24 : corriger le de l’index) : Yâqût (I, p. 7 33 - ? 34 ) parle aussi de
cette rue et du .personnage qui lui a donné son nom.
Lo — BENA
En copte nANAy (cf. Quatremère, Mém. sur l'Égypte, I, p. io 5 sqq.; Cham-
poLLroN, II, p. 181; Amélineau, p. 84 ). C’est la Kvvw (Kynopoiis) de Hiéroclès
(725, 6), la K oivw de Georges de Chypre (735). Les listes d’évêchés donnent
en effet la triple identité : koyncd katcd = +baki riANAy = U>
(Amélineau, p. 572).
Cette ville apparaît comme très anciennement liée à sa voisine Busiris ou
Abou Sir : ainsi dans Jean de Nikious (p. 529), un seul préfet (lisez pagarque)
administre les deux villes de Bena wa Busir, sous le régné de l’empereur Maurice
(582-602). Même assemblage des deux noms dans Balâdhurî (p. 217), dans
Y Histoire des Patriarches (Vie d’Alexandre II, Patrol. or., V, p. 63 [3 17]). Les
deux villes finirent par se confondre. Yâqût (I, p. 7 3o) est le dernier qui men-
tionne Bena isolément; déjà Abû’I-Fidâ (Géogr., II, a, p. 1 48 ) la relie à Abou Sir
sans intercaler la conjonction J. — Cf. Niebuhr, Voyage, I, p. 64 : *?, Bennha ;
Boinet, p. 117; Atlas, 53 : 8-5.
Abû Çâlih parle à plusieurs reprises d’une ville ou plutôt d’un groupe de
deux villes, quil appelle G» ; — et une fois delà ville
de b, seule (Evetts,- Churches, texte ar., p. 23 , 87; trad., p. 45 , 46 , 48 , 201).
M. Evetts a cru qu’il s’agissait d’Abou Sir-Bena du Delta; mais, pour cela, il a dû
supposer une grosse erreur de l’auteur arabe, qui place ces deux villes en Haute-
Egypte, en compagnie de Munyat el-Qâid (maintenant Miniet el Guùl : Boinet,
p. 378, Atlas, 1 10 : 8 - 5 ), Idnjah, dans la région de Bouche, et Tansa (Boinet,
p. 5 1 7), localités qui se trouvent toutes dans la province de Béni Souef. Son Abou
Sir est donc Abou Sir el Maïak, que nous étudierons plus loin; Banâ, ou plutôt
Wanâ, qui est l’orthographe préférée d’Abû Çâlih, est la moderne Wana el Keis
(Boinet, p. 52 8 ; Atlas, 1 o 5 : 8 - 3 ), qui se trouve tout près et au nord d’Abou Sir.
La coïncidence de ces deux groupes, quasi identiques, en Haute et Basse-Egypte,
Mémoires . Liste des villes d’Egypte.
7
50 J. MASPERO ET G. WIET.
est curieuse : c’est un texte de Ali Pasa Mubarak (XVII, p. 61-62) qui nous a
mis sur la voie.
I4J0 — BENHA
Le Prophète aurait reçu du Muqauqis du miel de Benha (I, p. 126, 129).
En copte nxi\iA20 (Quatremère, Mém. sur V Egypte, I, p. 69, 107-108;
Champollion, II, p. 46 ; Amélineau, p. 298). M. Maspero ( Mémoires de Sinouhit,
M. I. É., II, p. 19-20; Contes, p. 58 ) a montré comment cette ville ne pouvait
être la Nouhît des anciens Egyptiens, comme le pensait Brugsch.
La prononciation classique était Binliâ, mais même du temps de Yâqût (I,
p. 7/18 ;'cf. Calcaschandi , p. 110; Wâqidî,. notes, p. 88) on prononçait Banhâ.
Cette ville porte son surnom >**)!, Benha du miel, dans Muqaddasî (p. 54 , 1 9 4 );
IbnDuqmâq (V, p. 59); Ibn Iyâs (III, p. 211); Ibn el-Jîan (p. 25 ; ap. c Abd el-
Latîf, p. 609); Niebuhr, Voyage (I, p. 66); Description de l'Egypte (XVIII,
p. i 52 : Benha a passé de la province de Charkieh à celle d’el-Kalioubieh).
Les éditeurs d’Idrîsî ont lu (p. i 5 a) : il valait mieux donner au?
(voir note c) qui se retrouve deux lignes plus bas (cf. Guest, Delta, p. 968).
Sous l’administration des premiers gouverneurs de l’Egypte, ceux-ci devaient
envoyer au Khalife du miel de Benha (Ibn Iyâs, I, p. 3 i). Cf. Boinet, p. 117;
Bædeker, p. 3 o; Atlas, r ]?> : 9*4.
Dans la Devise des chemins de Babiloine (p. 2 44 ; cf. Schefer, Arch. de l’Or,
lat., II, p. 96) : Benhel el Hacel.
oa, y — BAHTIM
Faisait partie du Habs el-Juyûsî (II, p. 1 o 4 ).
Ce nom peut dériver d’un prototype copte nA20iT, analogue à celui que
signale Champollion (II, p. 73); mais la ville à laquelle fait allusion cet auteur
est située dans la province de Charkieh et s’écrit •
Signalée dans Muqaddasî (p. 206) pour la première fois. Ibn Duqmâq (V,
p. 45 ) situe ce lieu (où de son temps il ne restait que des koms ruinés) près
d’el-Amirieh. Un autre texte du même auteur (V, p. 47) nous dit que Munyah
Çarade st entre Seriakous et Bahtît. — Munyah Çarad (cf. Ibn el-Jî'ân, p. 7; ap.
'Abd el-Latîf, p. 599; Description de l’Egypte, XVIII, p. 1 46 : àjlo a**) est devenu
Mostorod (^ix^; à noter que seule la carte de Bædeker [p. 1 i 4 -i i 5 ] distingue
Mît Sârùl et Mastard ), et cette corruption a empêché M. Amélineau (p. 261-262)
de retrouver cette localité : la position de ces deux villes est identique : voir l’Atlas
"1
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE. 51
de la Description de l’Égypte (planche 2 4 ), et la carte de la Géographie économique
(I, p. 1 3 ). Bahtît est en ce cas la moderne Bahtim qui ne se trouve pas
dans Ibn el-Jîan, et qu’on rencontre à partir de la Description de P Egypte (XVIII,
p. i 46 ). Cf. Géogr. économique, I, p. i 5 : voir planche XIII; Atlas, 92 : 7-1); les
situations des deux localités concordent parfaitement.
— BAHNASSA
L’ancienne Oxyrhynchos (Hier., 729,3 ; Georg. Cyp., 745; quelque temps, au
vi e siècle, elle reçut le nom officiel de Nda \ov< 7 tîvov itÔAis : Grenfell et Hunt,
The Oxyrhynchus Papy ri, I, 126, 1 . 5 et 33 ; Comparetti et Vitelli, Papiri Fio-
rentini, 1 , 65 , 1 . 2 ); en copte nGMXG (Quatremère, A/m. sur l’Egypte, I,p. 253 ;
Champollion, I, p. 3 o 3 ; Amélineau, p. 90). Abu Çâlih dit que le mot signifie
lieu de mariage (Evetts, op. cit., p. 2 i 5 ); le Copte inconnu qui lui a fourni ce
calembour, avec tant d’autres, a songé sans doute aux mots lima ou nGMA = locus,
et x.\ = connubium, plutôt qu’au MANC^exeT que propose M. Evetts. Pour en
finir avec le nom de cette ville, notons que la Ylép-my d’Etienne de Byzance (s. v.),
avec son neft'rrn'njs vopàs, pourrait bien être Oxyrhvnchos. Le .X copte équivaut
souvent au t grec (cf. XLXNI-Tanis, MGJXHA-Métélis) : la forme Ilepry, trans-
cription exacte de 11GMX6, étant éminemment instable, a pu facilement tourner
à HépiTTij, d’autant mieux que par ce changement on obtenait un sens. Etienne
de Byzance a connu les noms coptes de plus d’une ville (cf. articles K&is, Pa,K(t)Tr)s,
luis pour Ptolémaïs, etc . . .), et il serait intéressant d’en faire l’étude à ce point
de vue (ce rapprochement est déjà indiqué par M. Becker dans Y Encyclopédie de
l’Islam).
On trouve l’orthographe dans Ibn Khurdâdhbeh (p. 81); Qudâmah
(p. 247); Yâqût (I, p. 771); — a~a£*Jî, dans Ibn Hauqal (p. io 5 ); Ibn Battûtah
(I, p. 96); le Synaxaire ( Patrol . or., III, p. 344 [268)]; — dans Mu-
qaddasi (p. 195, 202). — Ibn el-Jîân (p. 189; ap. Abd el-Latîf, p. 685 ) ne
mentionne cette ville que comme ayant donné son nom à la province : la ville
elle-même est passée sous silence. — Se trouvait, au moment de la Description
de l’Egypte (IV, p. 891 et sqq. ; XVIII, p. 1 1 5 : *«**#), dans la pro\ T incede Beni-
Souef; dans Becensement (p. 61) : prov. de Minia. Cf. Boinet, p. io 5 ; Futuh
Bahnasâ, p. 6, n. 6; Atlas, 1 1 4 : 7-4.
Cette ville a été l’une des plus florissantes d’Égypte : à l’époque byzantine les
descriptions (cf. Côtelier, Ecclesiae graecae monumenta, III, p. 17^) en une
très grande ville ({xsyîcrTti) , célèbre par ses nombreux couvents , ses 10.000 moines
7 -
52
J. MASPERO ET G. WIET.
et ses 20.000 religieuses. Sur les églises d’el-Bahnassa, voir Evetts, op. cit.,
p. 210-212, 21 4; Maqrîzî, II, p. 5i8 et la description minutieuse de l’une
d’elles donnée dans le Futûh Bahnasâ, p. 3o-3i. La résistance aux Arabes (Jean
de Nikious, p. 555; Butler, Ar.conquest, p. 223 ), lors de la conquête, fut assez
longue et mémorable pour avoir suscité une sorte d’épopée (M. I. F., XXII, le
Foutouh al-Bahnasâ, trad. Galtier). Les auteurs de la fin des Mamlûks la décri-
vent comme une ville considérable (Zâhirî, p. 32; ap. Sacy, Chr.ar., II, p. 3).
La localité est entièrement ruinée, depuis l’année 1237 H (B.C.A., XIII, p. 83).
L’évêque actuel de Beni-Souef s’appelle évêque de Bahnassa et de Beni-Souef.
On vanta beaucoup les étoffes de Bahnassa ( Tanbîh , p. 22; Avertissement,
p. 38 ; Butler, op. cit., p. 111, note; Migeon, Art musulman, p. 384 ; l’article
de Becker, dans Encyclopédie, I, p. 5 90).
Nous signalerons (article oU.yi) une ville d’existence problématique dite
Bahnasâ des Oasis.
J)
Son revenu en 585 H (II, p. 19) : 352.634 dinars; dans Evetts ( Churches ,
p. 18 : iuSUo^Jl) : a 34 . 8 oi. — Il y avait dans cette province des arbres de
sant, sujets à l'impôt en nature dit hirâj (II, p. 1 08).
Elle était limitée parla province d’el-Bûçîrîyah au nord, et au sud par celle d’el-
Achmounein. Puis, quand la province d’el-Bûçirîyah disparut, notamment dans
la division du Bank el-iSâçirî, le \imal el-Bahnasâ, devenu plus grand, comprenait
les villages situés sur les rives du Bahr Yoûsouf jusqu’à son entrée au Fayoum : le
district de la rive gauche s’appelait même el-Garbî (Maqrîzî, éd. de l’Inst. franc.,
I, p. 3 12; cf. Zâhirî, p. 32 ; ap. Sacy, Chr. ar., II, p. 3; Calcaschandi, p. io 4 ;
Jbn el-Jî àn , p. 5 , i 5 q; ap. 'Abd el-Latîf, p. 596, 685 ). Des inscriptions
de l’an 966 H nous font connaître le titre oüKJI, nous
prouvant ainsi qu’au début de l’époque turque, ces deux provinces étaient jointes
administrativement (Van Berciiem, Corpus, p. 608). — La province de Bahnassa
a disparu avec la décadence de son chef-lieu (voir l’article précédent).
b**
Bourg du district de Tinnîs d’où le poisson Bûrî tirerait son nom, si l’on en
croit les auteurs arabes (II, p. 97; cf. Yâqût, I, p. 7^5; Mustank, p. 69). Mais
nous trouvons dans les scalæ (cf. Kircher, p. 170; Heuglin, ap. Zeits. fur ag.
Sprache, 1868, p. 55 , B, n° 2; V. Loret, ap. Annales du Service des Antiquités,
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE. 53
I, p. 53 ) le nom «muge, mulet (Mugil cephalus) », servant à rendre le
copte HOpi. Or, ce nom copte dérive de legyptien J 4 ari
(Pap. Anastasi III, 2/7, et IV, 15/7, 8) et <£3^ est, par conséquent, la transcrip-
tion indirecte du nom égyptien (communication due à l’obligeance de M. Loret).
Yaqübi (p. 338 ) situe dans le district de Damiette et y signale une fabrique
de papier (Kremer, Culturgeschichte , II, p. 3 o 5 ; P. E. B. Mittheilungen , II,
p. 12 4 ; Evetts, Churches, p. 66, n. 3 ); sa position exacte est fixée dans Idrîsî
( p. 157) : à 1.5 milles de Fareskour et à i 3 de Damiette. — Elle fut détruite
en 620 H (Guest, Delta, p. 970-971) et, par conséquent, son nom ne se trouve
pas dans Ibn el-Jian.^ — Cf. Maqrîzî, I, p. 177, 181 (orthographe î;^); Qua-
tremère, Mém. sur l’Égypte, I, p. 3 o 6 , 337.
U* J"? — BOUCHE
En copte noyqpiN (Quatremère, Mém. sur l'Égypte, I, p. n 5 , 5 1 4 ; Gham-
pollion, I, p. 3 1 3 ; Amélineau, p. 366 ; Evetts, Churches, p. 49, n. 2).
Dans Ibn el-Ji an (p. 1 65 ; ap. Abd el-Latîf, p. 688) : et non iy», comme
1 écrit M. Amélineau. Cette ville s’appelle d’ailleurs tout court dans la Des-
criphonde l Egypte (XVIII , p. 1 2 o) et au lieu d’être dans la province de Bahnassa,
elle se trouve dans celle de Beni-Souef. Cf. Voyage de Norden, éd. Langlès, II,
p. 33 ( Buusch ); B. P. Jullien, L’Égypte, p. 62 ; Boinet, p. 1 26; Atlas, 1 09 : 7-3.
(I-L?) yir&j* — ABOU SIB (GHARBIEH)
Citée dans les listes de kûrah.
C est 1 Abou Sir du Delta, situé entre Bena et Samannoud,etdont nous avons
déjà parlé à l’article (Quatremère, Mém. sur l’Égypte, I, p. 102-106; Cham-
pollion, II, p. 1 84 ; Amélineau, p. 9-10; Sourdille, Durée du voyage d’Hérodote,
p. 60). Le nom arabe est une transcription du copte noycipi, en grec Bovcrtpts
(Hier., 725,7; Georg. Cyp., 736 ). C’est le siège d’un évêché (B. Z.; listes
coptes, dans Amelineau, p. 572 et 575; connu encore au milieu du vm e siècle
ap. J.-C. : Patrol. or.,\, p. 106 [ 3 60], 179 [ 433 ]). Nous avons montré com-
ment cette ville fut liee a partir d’un certain temps à Bena, si bien que l’on dit
couramment Abou Sir Bena. Quatremère (Observations, p. 38 ) l’a identifiée à
tort avec Abou Sir de la province de Guizeh (voir l’article suivant); la Description
de l Egypte JfîS , p. 329) nous reporte près d’Achmounein. On trouve souvent la
forme notamment dans Ibn el-Jî'ân (p. 64 et 73 ; ap. 'Abd el-Latîf, p. 63 1
54
J. MASPERO ET G. WIET.
et 636); ainsi que dans les listes d’évêchés déjà citées (voir aussi, mais pour
une autre ville, l'orthographe dans Niebuhr, Voyage, I, p. 64, et Des-
cription de l’Égypte, XVIII, p. 2-4 y). — C’est la forme ^ qui a prévalu pour
les villes de ce nom (cf. Boinet, p. 3 y- 38; Atlas, 53 : 8-5); voir l’article de
Becker, dans Encyclopédie , 1, p. 8 a 3-82 4.
jjyejs — ABOU SIR (GUIZEH)
Signalée à propos des pyramides et d’une découverte faite en 5 y 9 H (II,
p. 111 , i45-i46). C’est l’une des Busiris antiques (Pline, Hisl. nat., 36, 12 );
Bûsîr dans Jean de Nikious (p. 3g3). — Cf. Qüatremère, Mém. sur l’Egypte, I,
p. îoq; Champollion, I, p. 365; Amélineaü, p. 10 ; Livre des Perles enfouies,
n° i52; Boinet, p. 38; Atlas, q3 : 8-5.
jjyc — ABOU SIR EL MALAK
Cité dans les listes de kurah, entre Dallas et Ahnâs.
C’est probablement la Jtcép? de Busiris qui est connue par quelques papyrus,
dans le nome d’Héracléopolis (Ahnâs) : Berliner Griechische Urkunden, t. IV,
n° 1061 , 1. 8 etc. . . (voir Indices, p. îy). — Champollion l’a identifiée à tort
avec Nilopolis (I, p. 32 1 ) dont nous parlerons à l’article
Bûçîr-Qûridis (y-x^S" dans Yaqubî, p. 33 1 ; Qüdàmah, p. 2 4y; —
dans Müqaddasî, p. 2 o 3 ; — dans Dimasqî, p. 233; trad. Mehren,
p. 328 ) avait, d’après Yâqut (I, p. y 60 ), donné son nom à la province d’el-
Bûçirîyah, citée par Maqrîzî (éd. de l’Instit. franc., I, p. 3oy) entre celle
d’Atfih et celle d’el-Bahnassa. Abû’l-Fidâ ( Géogr ., II, a, p. i48) situe cette ville
dans le canton de Bouche (voir aussi Ibn Duqmâq, V, p. A). Elle s’appelle aujour-
d’hui A hou Sir el Maïak : ÿAJtî j-ys ( Description de l’Egypte, XVIII , p. 123; Boinet,
p. 38; Atlas, io5 : 9 - 2 ), surnom qu’elle avait déjà au temps du P. Sicard (ap.
Qüatremère , Mém. sur l’Égypte, I, p. 1 1 0-1 1 2 ; Qüatremère, Observations, p. 3 y) :
« Abousir-el-melak, surnommé Kirodes, ou Karodesv. 11 faut bien se garder de
traduire cette expression par Abousir de l’Ange. Dans cette ville mourut le dernier
khalife umayvade, Marwân (Calcasciiandi, p. 93 ).
En ce qui concerne cette dernière tradition, quelques auteurs arabes ont
confondu cette ville, comprise maintenant dans la province de Beni-Souef,
avec un Bûçîr aujourd’hui disparu (Champollion, I, p. 29A; Maspero, Notes au
jour le jour, Proceedings, XIV, 192 - 193 ), qui se trouvait en face d’Achmounein,
55
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
séparé de cette ville par le Nil (Idrîsî, p. 45 , 1 45 ). Ce sont : Mas'udî ( Tanbîh ,
p. 328, 3 3 1 ; Avertissement, p. 423 , 4 ay), Içtakhrî(p. 53 ),lbn Hauqal(p. io 5 :
cet auteur a pourtant connu et bien situé notre Abou Sir à côté d’Ahnâs deux
pages plus haut), el-Kindî (éd. Guest, p. 96, et ap. Yàqût), Eutychius (ap.
Qüatremère, Observations, p. 63-64 : Bousir-d’ Aschniur — Buçîr-d Usmun ) . Tradui-
sant le texte de Yâqut, M. Blochet (Hisl. d’Egypte, p. 160, n. 2), lisant Koûrtdân,
n’a pas pris garde que le géographe critiquait fort justement cette leçon.
Au sujet de Marwân, nous lisons dans T Histoire des Patriarches attribuée à
Sévère d’Achmounein (Patrol. or., V, p. 186 [A 4 o]) : b-j»-=L • • dy>^
^xJt jAôytl yjjxslil ^x>Xwi)i ^ys. xM V* "> dj,
f- f s &
liibuô JJüy itàjss yt J A Jbj yb^» jj**^'XJü! y* * , a-*- 4! j^^R ■
La prédiction à laquelle il est fait allusion se trouve énoncée plus haut en ces
termes (id., p. 1 56 [ 4 i o]) : if* ?>a£R J] J* 35 y' df libixcl .
Or, Abu Çâlih cite le même fait d’après une Vie du Patriarche d’Alexandrie
Mikhâil : il ne doit pas avoir utilisé la même source, car il donne un détail,
absent du texte de Sévère, qui peut être le résultat de la tradition plaçant près
d’Achmounein la mort de Marwân (Evetts, Churckes, p. 220-221; texte ar.,
p. 96 — 9 y) : y-iLwJt àX-*J! A J ==) Loi ;LsJ X) . . . ijij*
&£ LJ! (sîc) L bôlçwy yjjXJtli ^>X>X*M^i Lûlu XijXii yl (sic)
fi fi
cyjfciyR UjU JoSj *L>1 (ÿi *ti dx. yi-t ^X*-^ yf^j* SyàaJi (Jx J-OJ <j>xR yiÿtü yb)
x*a> On sait que, d’autre part, une légende copte attribue à Cléo-
pâtre la fondation de c^MOyN = (Qüatremère, Mém. sur l’Egypte, I,
p. 491-494). — Laissant de côté l’interprétation d’Abu Çâlih, nous voyons que
Kléopatra ou plutôt Kléopatris, en copte KAGCDnATpic (Amélineaü, p. 226;
voir sur cette question l’article yvi^wül, p. 20) se trouvait a proximité dun
certain *R J+a.. Le nom de «R n’existe pas près d’Abou Sir : il y avait un vil-
lage de ce nom dans la même province de Bahnassa (Mustarik, p. 5 ; Ibn el-
Jîan, p. 159; ap. ‘Abd el-Latîf, p. 685 ), mais ce doit être celui d’Aba el Wakf,
maintenant dans la province de Minia, un peu au sud de Maghagha, sur le bord
du Nil et à l’ouest de Bahnassa. D’ailleurs, ce peut très bien être un nom supposé
ou une faute : Abu Çâlih (Evetts, op. cit., p. 2 5 y) a connu le véritable lieu de
0) Telle est la leçon incompréhensible de tous les mss.; M. Evetts corrige en 1 W
après un wâw est une faute fréquente des copistes, mais pour cette correction il faut rétablir deux
lettres D’ailleurs Apaivohrjs , qui, à l’époque byzantine, est la ville d’Arsinoé, est trop
éloignée de Kléopatris pour qu on joigne ainsi les deux noms.
56
J. MASPERO ET G. WIET.
la mort de Marwân, dans le district de Bûçîr-Qûrîdis, près du monastère de
qui est peut-être le J** de YHistoire des Patriarches.
Abul-Fidâ, de son côté, affirme que Marwân fut tué à Bûçîr du Fayoum
(voir aussi ce que dit Yâqût, III, p. 9 B 6) et il semble ainsi confondre avec une
nouvelle localité homonyme, Buçir Dafadnû (Amélineau, p. 11), maintenant
Abou Sir Dafanou : cette opinion viendrait d’Ibn Zulâq, si l’on en croit Yâqût
( Mustarik , p. 70-71 : corriger et aussi, p. 72).
Abul-Mahâsin (I, p. 352 ) paraît être le seul qui fasse mourir Marwân à Bûçîr
el-Sidr (iiy^L^ey).
On a gardé jusqu a nos jours à Abou Sir el-Malah le souvenir de la mort du
dernier khalife umayyade ( B . LE., 190Û, p. 85-92).
Nous avons vu (article U?, p. Û9) que le Bûçîr-Wanâ dAbu Çâlih ne peut
s’expliquer que par une erreur, soit que l’on admette que ce groupe équivaut a
Abou Sir-Bena, et alors il est mal placé, soit plutôt que l’on identifie Wanâ avec
la moderne Wana el Keis, et alors nous aurions là notre Abou Sir, qu’Abû Çâlih
n’a pas reconnu, peut-être parce que ses sources étaient differentes. Nous aurons
une quasi-certitude de cette dernière supposition en constatant que Bûçîr-Banâ,
Bûçîr-Wanâ, Bûçîr-Qûrîdis, dans Abû Çâlih (Evetts, op. cit., p. Û 5 , A8, 201,
257), ont reçu leur nom d’un sorcier et possèdent une église dediée a la Vierge :
les textes sont les mêmes à quelques mots près.
Evetts signale avec raison une autre erreur : Abû Çâlih (foc. cit., p. Û6)
place à Abou Sir-Bena la prison de Joseph; or elle est bien à Bûçîr el-Sidr.
Son revenu en 585 H (H , p- 19) : 60.Û66 dinars (Evetts, Churches, p. 18 :
— 39.980).
Cette petite province s’étendait de celle d’Atfih, au nord, à celle d’el-Bahnassa,
au sud. Elle n’exista plus à partir du Rauk el-Nâçirt et son territoire passa a la
province de Bahnassa.
— BOULAC
Il s’y trouvait un bureau de perception de taxes (II, p. 2 5 ). Cf. Savary,
Lettres, I, p. 106 et sqq.; Lane-Poole, Cairo, p. 107, 267 et sqq.; Reitemeyer,
Beschreibung Agyptens, p. 2 35 ; Bædeker, p. 78.
Ce nom est peut-être, comme dans le cas de l’île de Philai, appelée ôpb
57
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
(Bilâq), une transcription du copte nixAK2, dont l’un des sens est rendu dans
les lexiques par fragmentmn, frustulum.
— BAWIT
Citée seulement dans une des deux listes de kûrah, celle d’el-Qudâ'î (I , p. 3 1 o).
M. Amélineau signale (p. 3 - 5 ) que ce nom se trouve cité dans la Chronique
de Jean de Nikious, mais qu’il s’agit alors du Buweït ou Abweit (telles sont les
prononciations de Yâqût, I, p. 10k, 765-766; cf. Ge'ogr. d’Aboulféda, II, a,
p. 1 ko ; Marâçid, I, p. 18, 182) situé près de Bûçîr-Qûrîdis (Butler, Ar. conquest,
p. 2 2 3 ). L’orthographe (employée aussi dans la Vie arabe de Scbnoudi :
M. M. F., IV, p. 32 1) a donné lieu dans ledition de Bûlâq des Kkitat à la faute
d’impression (I, p. ao 3 ), et dans la traduction Bouriant (p. 5 95), on lit
Abou Bat : Juynboll avait déjà relevé cette erreur ( Marâçid , IV, p. 3 i). Dans
notre liste, il est question de la localité qui se trouve dans le voisinage d Achmou-
nein, et où l’on a retrouvé les ruines du couvent copte de saint Apollô (cf. Clédat,
Le monastère de Baouît, M. I. F., t. XII).
Le mot copte parait avoir été nAOyHT ou nAyHT, qui signifie précisé-
ment «le monastère» : une inscription inédite trouvée dans les ruines fait
connaître un KATzyKHTHC (= xadrrynT'rjs) MriAyHT . Le village dépen-
dant du monastère devait être appelé riAyHT tout court dans le pays. (Nous
aurons à constater un fait analogue pour l’arabe à l’article
Ce nom est écrit ! a»j» dans Dimasqî (p. 282 ; trad. Mehren, p. 32 5 ), dans
Ibn Duqmâq (V, p. 17), Ibn EL-JfÀN (p. 1 77 ; ap. ‘Abd el-Latîf, p. 69Û) et dans la
Description de f. Egypte (XVIII,' p. 97). Aujourd’hui (Abouit) dans Recensement
(p. 17; part, ar., p. 18); L&V- (Bawit) dans Boinet, p. 11 3 ; Atlas, 12 h : 7-5.
Qalqasandî cite Bawit, comme l’avait fait el-Qudâ'î, à côté des kûrah de Taha
et d’Achmounein, donc au nord d’Assiout(CALCASCHANDi, p. 9Û) : l’interprétation
que donne M. Becker (article Buwait, dans Encyclopédie, I, p. 827) est peu
claire. Il s’agit bien de notre Bawit, située dans la province d’Assiout, district
de Deirout.
C’est auprès de cette ville, située sur la côte de la péninsule sinaïtique entre
Aïlah et el-Qulzum, que fut noyé le Pharaon de Moïse : l’endroit est signale
comme fort dangereux à cause de la violence des vents (I, p. 61; cf. Içtakhrî,
p. 3 o; Ibn Hauqal, p. 37; Yâqût, I, p. 811; Perle des Merveilles, Not. Ext., II,
p. 59 : île de Tarât).
Mémoires . Liste des villes d’Egypte,
8
58
J. MASPERO ET G. WIET.
M. Weill a étudié ce nom chez les géographes arabes : en ce qui concerne
Maqrîzî, il s’est servi de la traduction Bouriant, qui portait, comme ledition de
Bîdâq : Fârân. Târân a donc subsisté chez les auteurs arabes postérieurs à Içta-
khrî, qui, le premier, donne ce mot (défiguré dans les mss. d’Idrîsî) — Cf. La
presqu’île du Sinaï, p. 99-103, 2o3, 282, 266. M. Weill note que ce lieu est
probablement le Surandala (avec toutes les variantes données par les différents
voyageurs) du pèlerin Antonin de Plaisance : nous avons déjà parlé de cette
localité à l’article J<xiÿîi sSy> (plus haut, p. 39 -ko).
Us
Faute pour la.
loÿÿ — EL TARRANEH
Citée dans une des deux listes de kiîrah. — Cf. plus bas , article «AJUt .
L’ancienne Tepvovdrjs (Georg. Cyp., 728), en copte xepeNOyei (Quatre-
mère, Mém. sur l’Égypte, I, p. 353 ; Champollion, II, p. 244 - 246 ; Akerblad,
p. 4 i 5 ; Amélineau, p. 4 9 3 ). Insérée dans la liste grecque d’évêchés ( B . Z .),
cette ville manque dans les listes coptes : car la tentative d’identification avec
kaki zincdn NOyoi ( R . A., 189 4 , II, p. 201) est réfutée par ce fait, qu’une
ville de ZrjvwvovTio'kis (Georg. Cyp., 720) a parfaitement existé.
Terenouthi est mentionnée dans Y Histoire des Patriarches ( Patrol . or., V, p. 1 06-
109 [ 36 o- 363 ], où il est question de son évêque, vers le milieu du vm e siècle
de notre ère); Ibn Khurdâdiibeh (p. 83 , 84 ); Ya'qûbî (p. 3 3 9 , 342 ); Qudàmah
(p. 220, 247); Ibn Hauoal (p. 90, 91); Muqaddasî (p. 2i4); el-Bakrî (/. A.,
1 858 , II, p. 4i4-4i5), qui raconte sa partielle destruction lors de l’invasion
des premiers Fâtimites, au début du iv e siècle de l’hégire; dans Idrîsî (p. 160);
Yaqût (I, p. 845 ) et ces géographes nous disent que cette ville était sur la
route d’el-Fustât au Magrib.
Les scalæ contiennent son nom (Amélineau, p. 562 , 563 , 566 ), en lui donnant
parfois l’orthographe (id., p. 558 , 56 o, 565 ) et en ajoutant dans la plu-
part des cas g 3 (une fois Ly^L), ce qui permet d’identifier Tarant
avec el-Tarraneh (Guest, Delta, p. 952) dans Ibn Duqmâq (V, p. io 3 ), qui ne
mentionne plus l’ancienne forme du nom. Si l’on en croit Sonnini ( Voyage ,
II, p. 228), les ruines de Térénouthis, qu’il a visitées dans les environs d’el-
Tarraneh, se nommaient Aboubellon. Dans la Description de l’Egypte (XVIII,
p. i 44 ) cette ville se trouve dans la province de Guizeh, mais elle est mainte-
nant dans celle de Béhéra. Cf. Boinet, p. 5 18; Atlas, 72 : 10-2.
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
'59
— TEMAI EL AMDID
Révolte des Coptes de cette kûrah en 107 H (I, p. 333 ; cf. Kindî, éd. Guest,
p. 73; elle se révolta encore en 216 : ibid., p. 190-191).
En copte eMOyi (Quatremère, Mém. sur l’Egypte, I, p. 129; Champollion,
II, p. 11 4 ; J. de Rouge, Géographie, p. 108-110; Amélineau, p. 5 oo);engrec
Thmouis (Hier. , 727, 12; Georg. Cyp., 690). Le nom est cité également dans
l’Histoire des Patriarches ( Patrol . or., I, p. 170-171 [72-78] : ^ yë,
Thmoui dans l’Augustamnique ; p. 4 i 4 [1 5 o] ; V, p. 106 [ 3 60]) ainsi que dans
le Synaxaire (ibid., III, p. 258 [182], 260 [ 1 8 4 ] ; éd. du Caire, I, p. 1 3 7-
1 3 8 ; trad. Wüstenfeld, I, p. io2-io3). — Dans ce dernier ouvrage, un ms.
porte (leçon de Maqrîzî, I, p. 178 [traduit par Quatremère, ap. Mém. sur
l’Egypte, I, p. 809 : Nema])’, dans Dimasqî, p. 23 i [trad. Mehren, p. 32 3 ], on
lit U, Noma; M. Amélineau, tout en proposant la lecture yë, n’a pas cru devoir
l’affirmer et a consacré un article à la ville de Nomy (p. 286). L’une des deux
listes d’évêchés citées par M. Amélineau (p. 572) écrit yë, l’autre (p. 575) <«?:>.
Outre cette forme empruntée au copte, la ville avait un nom arabe,
ou ib^!, à moins que ce ne soit celui d’une localité voisine qui aurait sup-
planté Thmouis dans la possession d’un évêché. Ce nom d’Al-Mauradah est
fourni par les scalæ (Amélineau, p. 56 1, 562, 564 , etc. . .). C’est lui qui
apparaît plusieurs fois dans Jean de Nikious (p. 354 : Almawrad; p. 356 :
Mawrad ; p. 492 : Mawradâ, où Zotenberg a corrigé en crDaras», ville de Méso-
potamie, que M. Amélineau n’a pas reconnue [p. 122]; p. 54 o : Meradâ, dont
M. Amélineau s’est aussi occupé [p. 253 ] sans plus de résultats (cf. J. Maspero,
Organ. milit. de l’Egypte byzantine, p. 1 3 6 , note 1).
Un bourg de Temai el-Amdid ( Description de l’Egypte, X VIII , p. 181) existe
aujourd’hui près des ruines de Thmouis (Boinet, p. 5 20) : c’est le oo.NJtlj
d’Ibn Duqmâq (V, p. 60; cf. Tumeij und Lamdid, dans la traduction allemande
du Synaxaire ) et d’Ibn el-Jî'ân (p. 28; ap. 'Abd el-Latîf, p. 611).
Cette seconde localité, sous sa forme est sans doute identique à la
ïiioow» (copte ncjiMGNTH'l'), que M. Amélineau (p. 809) suppose être l’ancienne
Mendès (cf. Sourdille, Hérodote et la religion de l’Egypte, p. 168; et Durée du
voyage d’Hérodote, p. 63 , 64 , n. 3 ; p. 84 , n. 6) : la forme est à rap-
procher de Bi-in-ti-ti, nom assyrien de Mendès (cf. Ranke, Keilschriftliches Ma-
terial zur allàgyptischen Vokalisation, tirage à part des Abhandd. hôn. preuss. Alta-
demie d. Wiss., 1910, p. 27). — Si l’on se reporte à la carte de l’Atlas (55 :
7-1), on voit deux tells : l’un, Temai el Amdid, serait le site de Thmouis;
8 .
60
J. MASPERO ET G. WIET.
l’autre, au nord, Telel Qasr (appelé plutôt dans la région Tel el Roba, du nom
du village qui se trouve tout près) représenterait le site de Mendès (Bædeker,
p. ^7). — On sait qu’à la suite de D’Anville (p. 91), l’identification de Mend'es
avec Usmûm-Tannâh avait été parfois proposée ( Description de l’Égypte, XVIII,
p. 1 85 ; Champollion, II, p. 122).
juidl
Ce lieu, mentionné incidemment par Maqrîzî, sous le nom de à propos
de la mosquée qui y fut construite (II, p. 171)? s’appelle plus communément
c’est un endroit situé sur le sommet du Mokattam (Içtakhrî, p. 5 4 ; Ibn
Hauqal, p. 1 06 ; Kindî, éd. Guest, p. 2 55 ; Idrîsî, p. 1 45 ; Yàqût, IV, p. 668-669 ,
où cet endroit est également appelé caï^I; Wâqidî, notes, p. io 3 ; T. Roorda,
Vita Amedis Tulonidis, p. i5-i 6; Maqrîzî, éd. Bûlâq, II, p. 455 ). M. Casa-
nova paraît avoir fixé un peu trop au sud la situation de ce point. La mosquée
el-Tannûr correspondrait, selon lui, à la mosquée qu’on voit actuellement sur
le sommet du Mokattam et qui s’appelle el-Giyoûchi (Les noms coptes du Caire,
B . I. F., I, p. 209-2 1 0; cf. Guest et Richmond, Misr, J. R . A. S ., 1 903 , p. 793 ,
plan : F-G, 9; Saladin, Art musulman, p. 100) : mais ce nom existait encore
dans la tradition locale au xvm e siècle, et il est cité par Forskâl parmi les noms
de localités connues pour avoir été habitées par des Juifs. « Tanûr Pharaûn, ou
Gebel Pharaûn, est le nom d’une montagne à une lieue de Kaidbey, vers l’Est »
(ap. Niebuhr, Voyage, I, p. 82). Kaidbey est le nom du village qui est à proxi-
mité de la mosquée funéraire de Qâit-Bây, aux tombeaux des Khalifes (Bénédite,
Guide Joanne, p. 294).
M. Casanova voudrait faire dériver le mot tannûr du copte, peut-être de
-j-NOYPl (vautour), ou de NOyHpA ( techna , prestigiæ magicœ).
Ibn Rusteh appelle cet endroit gJa*, la cuisine de Pharaon, et signale la
construction de la mosquée. — Cf. le texte d’Àbû Çâlih (Evetts , Churches, p. 1 5 3 ,
texte ar. , p. 65 ) : ^ jüb çby & gda* y* [0*9*] 4 *»
— TEL TANNIS
Dans le troisième climat (I, p. 45 , 5 1); le point le plus septentrional de
l’Egypte (p. 56 ); cité comme ribât ( p. n 4 ); son climat (p. 186-187, 2o3,
2o5); cité comme thagr (II, p. 101).
L’ancienne Qévricrcros (Georg. Cyp., 700) ou & tvv£cros ( B . Z .); Thennesus
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
61
dans Cassien (XI, 1), qui décrit sa situation dans une île et les aptitudes com-
merciales de ses habitants; en copte eeNN6Ci (Quatremèrk, Me'm. sur l’Égypte,
I, p. 289, 3 o 4 - 335 ; Champollion, II, p. i 4 o; Amélineaü, p. 507, qui distingue
à tort deux Tinnîs; Evetts, Churches, p. 16, n. 1; Blochet, Hisl . d'Égypte,
p. i 43 , n. 2; Butler, Ar. conquest, p. 35 1 et sq.).
Bar-Hebræus, qui vivait à l’époque d’el-Mâmûn, disait de cette ville : «Le
port de Tinnîs est comme une île dans la mer formée des débordements du Nil
et des eaux de la grande mer Adriatique» (ap. 'Abd el-Latîf, p. 5 01). La déca-
dence a commencé pour Tinnîs, en 588 H, quand les habitants reçurent l’ordre
de l’évacuer et de se transporter à Damiette (Blochet, op. cil., p. 21 3 ). Dans sa
notice sur cette ville, Maqrîzî fait le récit de révoltes et de combats importants
(I, p. 176 et sqq.; cf. id., I, p. 211; Blochet, op. cit., p. i 42 ).
On a quelquefois confondu Tinnîs et l’ancienne Tanis (Savary, Lettres, I,
p. 339 et sqq.; Synaxaire, Patrol. or., I, p. 2 65 ; Reitemeyer, Beschreibung
Agyptens, p. 32 , n. 2).
Cette ville, en ruines au temps d’Ibn Battûtab (I, p. 57), ne se trouve plus
dans Ibn el-Jî an. Il n’en reste plus aujourd’hui que le nom de Tel Tannis ou
Kom Tannis, donné à un îlot du lac Manzaleb (R. P. Jullien, L'Egypte, p. 1 56 ;
Atlas, 18 : io- 5 ; 3 o : 6 - 5 ). — Carte dans Yâqût (I, p. 884 ); Qazwînî, II,
p. 1 18.
Les étoffes de Tinnîs étaient célèbres au moyen âge (cf. encore Tanbîh, p. 21;
Avertissement, p. 35 ; Muqaddasî, p. 201; Evetts, op. cit., p. 62-63; Ibn Iyàs,
I, p. 5 ; 'Alî Pâsâ Mubârak, XI, p. 48 ; Butler, Ar. conquest, p. 110, note ; Migeon,
Art musulman, p. 384 ).
On trouve les titres db; — <-Ab (Ibn Iyâs, I, p. 4 g); —
(Yâqût, Udabâ, II, p. 11 5 ). Maqrîzî cite un gouverneur qui avait juridiction
sur tout le Hauf el-Sarqî (I, p. 179)*
Xjjd — GÉZIRET TOUNÉ
Le nom copte fut sans doute ecDNi (Qüatremère, Me'm. sur l’Egypte, I, p. 3 o 6 ,
335 ; Champollion, II, p. i 42 ; Amélineaü, p. 5o2) : mais il n’a pas été retrouvé.
Cette île du lac de Tinnîs (cf. Maqrîzî, I, p. 177, 2 25 ) n’était plus qu’un
Kom au temps d’Ibn Duqmâq (V, p. 79). La Description de l’Égypte signale l’île de
Toûnéh et les ruines de Toûnéh (XVIII, p. 199)- Une ïjsy* existe encore
aujourd’hui au sud-ouest de Tell Tannis (R. P. Jullien, L’Égypte, p.
Bædeker, Carte du Delta).
62
J. MASPERO ET G. WIET.
Ses manufactures d étoffés sont signalées au même titre que celles de Tinnîs
(cf. Maqrîzî, I, p. 181; Migeon, loc. cit.).
Il faut probablement lire dans le passage où Abu Çâlih énumère les fils
de Sâdûq qui donnèrent leur nom à des villes : Tinnîs, Damiette, Nûbah et
Dakahla (Evetts, Churches, p. 170, qui traduit «the Nubians??).
jôXjü — TIDA
Citée dans les listes de kurah.
En copte 001^; les formes grecques et latines sont très divergentes. On
relève, dans les signatures du concile de Nicée ( Patr . Nie.'), les adjectifs ou noms
suivants : Tauthites, Tautitanus, Tutbitis, Tautita (p. 6-7) pour les versions
latines; Tavdvrtis (p. 61); Tûtâtîs (p. 98) et Tûtûtus (p. 120) en syriaque;
Tothosë (p. 189) en arménien. Les scalæ coptes donnent l’égalité nepoyoïNi
eoi'j’ = (Champollion, II, p. 2 2 A; Amélineau, p. 565 , etc. . .). Les
listes d évêchés (Amélineau, p. 57 1) indiquent de même cj>pArcDNiN 06 N 6 CD =
T0Oi'j'= ‘‘'Ns*; elles semblent ainsi identifier les villes de Thoiti et de
Phragônis. Mais la traduction arabe de ces documents les distingue, en les
séparant toujours par un s : de même Maqrîzî (cf. plus haut, article u^biiM).
Nous sommes en présence d’un fait déjà constaté ici plus d’une fois : les deux
localités se sont supplantées successivement dans la possession d’un seul évêché.
Elles étaient donc voisines, mais non identiques. M. Daressy (B. A., 189 A, II,
p. 197) retrouve dans Tida l’ancienne Ilayvspovis (Hier., 7 2 A, 12; Georg.
Cyp., 732). Mais Tida correspond déjà au copte eoi-j^, et Ylayvspovk est
lui-même un nom copte : il est donc impossible de les identifier. — ■ est
l’orthographe du Synaxaire ( Patrol. or., I, p. 2 28 [1 A]; trad. Wüstenfeld, I, p. 8 :
mais l’édition du Caire, I, p. 6 , donne louï, qui est une ville de la Haute-Egypte)
et du Livre des Perles enfouies (n os 167, 175-178, 181, i 83 , 18A, 186, 187).
Dans la Description de l’Egypte (XVIII, p. 2 1 2-2 1 3 ), on hésite entre yS,
i àSG et ï<Sj? ^ : ces trois points , d’après la carte , sont d’ailleurs extrêmement
rapprochés. — Cf. Boinet, p. 52 1; Atlas, i 3 : 9-2.
(Ajyül) ^ — EL TÎH
r
Appelé aussi (Quatremère, Mém. sur l’Egypte, I, p. 186; Maqrîzî, I,
p. 21 3 ; Majânî, I, n° 382; R. Weill, La presqu’île du Sinaï, p. 11A-116;
Bædeker, p. i 83 ). — Dans le désert lui-même il y avait une forteresse du
nom de Tîh (De Guignes, Perle des Merveilles, Not. Ext., II, p. 3 i).
On trouve un Ouâdi el Tîh à l’est du Vieux-Caire (Bædeker, p. 1 13 ).
î
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
63
(Ç4)
Le gouverneur de l’Égypte, el-Leïth ibn el-Fadi, y bat les révoltés de la tribu
de Qeïs, en 186 H (I, p. 337; cf. Kindî, éd. Guest, p. 1A0).
Ancien nom de la Birkat el-Hujjâj et non el-Hajjâj (Quatremère, Mém. sur
l’Egypte , I, p. 3i2; Koenig, Hist. Govemors, lntrod., p. 8; Ravaisse, Essai, I,
p. A16) ou Birkat el-Hajj (Maqrîzî, I, p. 35 g; Niebuhr, Voyage, I, p. 98; Van
Berchem, Corpus, p. 355 , n. 6 : mais il ne s’agit pas de cet étang dans le texte),
qui s’était appelée aussi C 4 seulement : le Marâçid (III, p. 336 ), Ibn Duqmâq
(V, p. A 5 ) et Ibn el-Jîan (p. 6; ap. ‘Abd el-Latîf, p. 598) notent même l’ex-
pression . Idrîsî (p. 1 6 1 ) ne connaît que ce dernier nom : de même,
avant lui, Ibn Khurdâdhbeh (p. 1 A9), Qudàmah (p. 190), Ibn Rusteh (p. 18B).
C’est la première étape de la route du pèlerinage du Caire (Yaqûbî, p. 3 Ao;
Yâqût, I, p. A22; Mustarik, p. 93 ; Marâçid, I, p. 237; Maqrîzî, II, p. i 63 ;
Popper, Nujûm, II, b, p. 182. — Atlas, 92 : 7-3).
— GÉBEL EL AHMAR
Montagne qui domine le Caire au nord-est; elle s’appelle aussi el- 1 ahrnûm :
sa notice (II, p. 166).
Ibn Ivâs connaît ce nom, mais ignore el-Yahmûm (voir l 'Index); c’est l’inverse
chez Yâqût (IV, p. 1011, 1 o 1 2 ; cf. Marâçid, V, p. 19 ; Livre des Perles enfouies,
n° 161). — Bædeker, p. 110; Atlas, 92 : 9-2.
Il y avait en Égypte un autre Gébel el-Ahmar dans la région d’Assouan (Ya'qûbî,
p. 33 A).
Signalé comme merveille (I, p. 1 3 5 ).
La ville de Zamâkhîr est, pour Idrîsî (p. A 7 ; cf. Perle des Merveilles, Not.
Ext., II, p. 3o), sur la rive occidentale du Nil, un peu au midi de l’embouchure
du canal d’el-Manha. Dans Calcaschandi (p. 3 i) nous trouvons un Gébel el-Sâhi-
rah, situé près d’Akhmim; l’auteur ajoute (trad. Wüstenfeld) : crlch glauhe,
dies ist der oben unter den Wundern von Agvpten genannte Berg Zamâchir
el-Sâhira». (Cf. aussi p. i 5 ). C’est près d’Achmounein que Maqrîzî place une
montagne qu’il nomme (éd. Bûlâq, I, p. 2A7; cf. Quatremère, Mém.
64
J. MASPERO ET G. WIET.
sur l’Égypte, 1 , p. 3 9*4 ) : nous constatons une confusion entre Akhmim et
Achmounein que nous allons retrouver pour le Mont des Oiseaux.
jjyoiül
Voir .
El-Qudâ'î, cité par Maqrîzî (I, p. i 35 -i 36 ), signale parmi les merveilles
de l’Egypte des montagnes «situées dans le Ça'îd, sur les bords du Nil, et qui
sont, dit-il, au nombre de trois; savoir : le mont de la Grotte (<_*$ 53 t J*^), autre-
ment nommé le mont de la Main (Jib 3 ! J**.), celui de Teïlamûn, et celui de
Zamâkhîr la Magicienne ». Puis il ajoute : «On compte aussi parmi ces merveilles
le défdé des Buqîr dans Ibn Busteh, p. 82 : uÇ* 5 ji Abû’l-
Mahâsin le nomme ^ [I, p. 45 ]) , qui fait partie d’une montagne située
dans la province d’Acbmounein, ville du Ça'îd. Cette montagne, tous les ans,
à un jour fixe, est le rendez-vous des oiseaux appelés Buqîr. Chacun d’eux va
successivement introduire son bec dans une fente de la montagne. Ils continuent
ainsi, jusqu’à ce que la fente se referme sur l’un d’eux, qui se trouve pris. Tous
les autres aussitôt s’envolent. L’oiseau reste suspendu, et se débat, jusqu’à ce
qu’il meure et qu’il tombe en pourriture, » (Trad. Quatremère, Mém. sur l’Egypte,
I, p. 3 1 - 3 2).
Il est très difficile de se diriger au milieu des divers textes des auteurs arabes
qui se contredisent, ou bien ne parlent pas des mêmes lieux : nous pouvons en
tout cas classer les traditions et constater ainsi de quelle façon ces auteurs se
groupent.
La légende des oiseaux Buqîr est très répandue, et nombreux sont les historiens
qui nous en parlent. — C’est d’abord el-Qudâ'î, cité par Maqrîzî (voir encore :
éd. Bulâq, II, p. 5 oÛ = Ges. d. Copten, p. 39), qui situe le Sa b el-Bûqîrât près
d’Achmounein, tradition connue d’Abû Çâlih (Evetts, Churches, p. 2 17-2 18).
Certains géographes, donnant le nom de Gébel el-Teïr ( Montagne des Oiseaux ) à
la colline où vont les Buqîr, la placent sur la rive orientale du Nil, près d’An-
çinâ (M. Becker n’a connu que cette tradition : Encyclopédie, I, p. 120-121);
donc, en face d’Achmounein (Yâqût, II, p. 21; Mustarik, p. 95 ; Qazwînî, I,
p. 168; Marâçid, I, p. 2 38 ). Yâqût signale dans ce mont une église du nom de
amjS ( Eglise de la Main ). — Abu Çâlih est revenu à plusieurs reprises sur
la légende des bûqirs (id., p. 59, 2 Ù 3 ) : quand il suit el-Sâbustî, il localise
le fait dans le Gébel el-Kahf, situé près d’Akhmim (cf. Maqrîzî, II, p. 5 o 3 ).
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
65
Dérivent également de la même source les auteurs qui placent la légende des
oiseaux dans un Deïr el-Teïr ( Couvent des Oiseaux ), situé dans le Gébel el-Kahf,
près d’Akhmim (Bakoui, Not. Ext., II, p. Û 38 ; Qazwînî, II, p. 1 3 2 ; Marâçid, I,
p. lx 3 à). — Abû’l-Fidâ ( Géogr ., II, a, p. i5ù) place le tout, Bûqîr et Gébel el-
Teïr, près d’Assiout, d’après Ibn Sa'îd. Mais ailleurs, identifiant le Gébel el-Teïr
avec le Gébel el-Teïlamûn, il nous reporte près de Minia; et les oiseaux s’ap-
pellent alors Bah (g; id., II, a, p. 87); dans Calcaschàndi (p. iû), le mont des
Oiseaux est aussi situé au même endroit. — Idrîsî (p. Û8) place la légende des
oiseaux dans une montagne nommée oL-jIs, à 2 journées d’el-Teïlamûn, qui
paraît être , pour ce géographe , à quelques milles au sud de l’embouchure du Bahr
Yoûsouf. Pour Idrîsî la distance Assiout-Akhmim est égale à une demi-journée
de navigation : deux journées nous mènent donc très loin d’Achmounein, à
supposer que le chiffre 2 soit exact.
Il est certain que le Gébel el-Teïr (ou le Deïr el-Teïr ) a un rapport très étroit de
par son nom avec la légende des Buqîr. D’autre part, nous avons déjà vu que
Yâqût y notait la présence d’une église dite J 53 l, et de nombreux auteurs
considèrent le Gébel el-Teïr comme une partie du Gébel el-Kahf, qui est le même
que le Gébel eTKaff : enfin, l’identité même ^*1^! = J**. est expressé-
ment établie par Abû Çâlih.
Il n’y a que deux auteurs arabes qui aient exactement situé la montagne :
Maqrîzî (II, p. 5 o 3 ) la place en face de Samalout, et Abû Çâlih (Evetts, op.cit.,
p. 217-218), encore plus précis, en face de Bîhû (cf. Gauthier, Notes géogra-
phiques, et Nouvelles notes, B. /. F. , IV, p. 97; X, p. 129; Bædeker, p. 200,
2o5 et carte I, Le Nil du Caire à AbourKerkas, à environ 28° i 5 ' de latitude;
Atlas, 1 17 : 10-1). Les noms de Kahf et de Kaff, — ce dernier dû à une em-
preinte de la main de Jésus-Christ, — ne paraissent pas s’être conservés, mais
le Gébel el-Teïr existe toujours (Ahmed bey Kamal, Fouilles à Gebel el-Teyr,
Annales du Service des Antiquités , IV, p. 85 ; Bædeker, p. 20 5-2 06). «Nous dé-
couvrîmes, dit Vansleb (Délation, p. ûo2-Ao3), [dans le Gébel el-Teïr] la Tâka
(âsé?), ou la Fenestre, qui est une grande ouverture que la Nature a fait dans
le Boc en forme de fenestre, qui sert de passage aux oyseaux, lors qu’ils vont
au rendez-vous, où le Talisman les appelle, à ce que disent les gens du Pays,
et leurs Histoires publiques, qui en font foy. » — D’aucuns voudraient même dé-
river de la légende des oiseaux Buqîr le nom du couvent situé à peu de distance
au nord de la montagne, Deïr el-BukâraK, le Couvent de la Poulie (parce que
les voyageurs y sont hissés au moyen d’une poulie).
Sur le Gébel el-Teïr, voir encore : Marâçid, II, n. 5; V, p. 23; Maqrîzî, éd. de
Mémoires. Liste des villes d 3 Egypte.
9
66 J. MASPERO ET G. WIET.
l’Inst. franc., I, p. 1 36 , n. 3 ; Troisième voyage de Paul Lucas, III, p. 7 A; Son-
nini, III, p. 39, 3 Ao; Quatremère, op. cit., I, p. 3 o -3 8 ; Description de l’Égypte,
IV, p. 377-379.
Norden a connu et bien situé le Gébel el-Teïr ( Voyage , éd. Langlès, II, p. ko :
Eschebbat et Leir ou Deiir ); mais par contre, il a placé le couvent de la Poulie en
face de Manfalout ( ibid ., II, p. 5 i).
Sur les bûqtr, cf. Quatremère, op. cit., II, p. 61, note.
Voir l’article précédent.
C’est le nom de la chaîne Arabique (I, p. 187; II, p. 159-160), qui prend des
noms particuliers en beaucoup d’endroits. — Nous donnons ici quelques réfé-
rences relatives à des noms de montagnes de la Haute-Egypte, des deux chaînes
qui bordent le Nil, Libyque ou Arabique. Cf. dans ce volume, les articles J***;
— ^LsJU; — Synaxaire ( Patrol . or., III, p. 283 [207], 285 [209], 3 oi [225],
321 [2A5], A 58 [382], A75 [399], A79-A80 [Ao 3 -AoA], A97 [Aai]; éd.
du Caire, I, p. 79-80; trad. Wüstenfeld, I, p. 59-60); — Marâçid, IV, p. 29-
3 o; — Calcaschandi, p. 3 o- 3 i; — Livre des Perles enfouies, n os 12 A, 126,
129; — Sonnini, III, p. 52 , 332 , 3 Ai, 3 AA- 3 A 6 ; — Voyage de Norden, éd.
Langlès, II, p. A9, 83 , 1A7; III, p. 116; — Quatremère, Mém. sur l’Égypte,
I, p. 1 2 - 1 3 , 20, 271; — Quatremère, Observations, p. 17 et sqq. ; —
Ghampollion, I, p. 1A0, 1A7-1A9, 171, 334 ; II, p. 33 q- 3 Ao; — Description
de l’Égypte, IV, p. 70, 292; — Amélineau, p. 62, 9A, 98, io 3 , 121, i 3 A,
137, i 5 i, 1 55 , 1 65 , 178, 191, 198, 199, 2o3, 212, 226, 25 A, 266,
29Â, 297, 3 i 9 , 323 , 36 o, A21; — Amélineau, Actes des martyrs, p. 33 , A8,
5 o, 80; — Evetts, Churches, carte; — Bædeker, p. 199, 221, 222, 226,
227, 228, 325 , 326, 336 , 3 A 3 .
jSkjLj)
Nom de la colline sur laquelle est bâtie la mosquée d’Ibn Tûlûn; elle doit
son nom à la tribu de Yaskur ibn Jadîlah, qui s’y fixa au moment de la conquête
arabe; sa notice (II, p. 167; cf. Abû’l-Mahâsin, II, p. 11; Zeïdân, TârîkkMiçr,
I, p. 161).
11 n’est guère vraisemblable que ce nom soit dérivé du nom du dieu des morts
\
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
67
de l’ancienne Égypte, Sokar, comme le propose M. Casanova ( Les noms coptes
du Caire, B. I. F., I, p. 190).
Voir le plan annexé à l’article de Guest ( Fustat audits khiltahs, J. R. A. S.,
1907), et reproduit dans Encyclopédie (article Caire ) : D-E, 8.
Voir tajU.
C’est l’ancien nom de la colline appelée plus tard el-Raçad ( l’Observatoire ),
qui se trouvait au nord de la Birkat el-Habas (I, p. 1 2 , n. 1 3 ; II, p. 1 68, n. 5 ;
cf. Guest et Richmond, Misr, J. R. A. S., 1903, p. 806 et sqq., et carte : D,
11-12; Guest, Fustat and its khittahs, J. R. A. S., 1907, p. 61, et carte, repro-
duite dans Encyclopédie, article Caire, D, 11-12). Dans une longue notice (II,
p. 168-177), Maqrîzî nous dit comment elle fut appelée el-Raçad au début du
vi e siècle de l’hé^ire ( Livre des Perles enfouies, n° 5 ), parce qu’un observatoire y
fut installé : nous savons aussi par le même auteur qu’elle fut nommée et
oouJi . C’est par une erreur de traduction que S. de Sacy a pu dire que cette
hauteur fut appelée Kabs (CAr. ar., I, p. 2 3 o) : Maqrîzî dit plus exactement
qu’elle se trouvait en face de la colline d ’el-Kabs.
Nous savons qu’el-Afdal y fit construire une mosquée qui s’appela el-Masjid
el-Juyûsî : il est curieux de constater que la colline en question est appelée Jebel
Jehusy par Pococke ( Descr . of the East, I, p. 22, plan; cf. Casanova, Les noms
coptes du Caire, B. /. F., I, p. 1 AA). Le Gébel Giyoûchi moderne est nommé
par lui Jebel Duisy.
Serait le nom ancien de l’Égypte, avant le déluge (I, p. 67; Abû’l-Mahâsin,
1 , p. 5o : S^j); après le déluge selon d’autres (Ibn Iyâs, I, p. 3). IbnDuqmâq
(V, p. AA) a connu mais il en fait le nom primitif de 'Aïn Sams. — Voir l’in-
terprétation de ce mot dans Marâçid, V, p. 63.
i° Dans la liste d’el-Qudâ'î, c’est le nom d’une province du Delta, située entre
le Hauf el-Garbî, à l’ouest, et le Hauf el-Sarqî, à l’est. Elle correspondrait à
l’heure actuelle à la province de Menoufieh et à la partie centrale de celle de
9 -
68
J. MASPERO ET G. WIET.
Gharbieh, comprise entre deux parallèles tirées respectivement de Tantab et de
Zifta vers la mer. D’ailleurs, antérieurement à Qudâ'î, Ya'qubî (p. 337) avait
dit que la province comprise entre les deux bras du Nil ressemblait à une pres-
qu’île; mais le texte ne nous indique pas qu’elle portât officiellement le nom de
Plus tard également, quand Maqrîzî nous parlera de la division en pro-
vinces au moment du Rauk el-Nâçirî (715 H), il se servira de l’expression
pour définir la province de Gharbieh. 11 est curieux de la retrouver dans un
ouvrage de cette époque, la Devise des chemins de Babilome (p. 2 45 , 2 5 o) : la
Gesire ou Yisle de la Garbye.
2° S’emploie à l’état absolu pour désigner l’île de Roda. — Usâmah ibn Zeïd
y établit, en 97 H, un miqyâs(I,p. 247-269), qui fut détruit par l’eau (p. 2 53 );
sur le nilomètre, voir, outre les sources citées dans les notes de l’édition
de l’Institut français : Marâçid, 111 , p. 1 3 5 ; Calcaschandi, p. 20; Vansleb, Re-
lation, p. 64 et sqq.; Savary, Lettres, II, p. 180-181; Niebuhr, Voyage, I,
p. 100-101; Becker, Beitrage, II, p. 1 0 3 ; Reitemeyer, Beschreibang Agyptens,
p. 35 - 36 , 45 et sqq.; Encyclopédie, I, p. 84 1. Le nouveau nilomètre, con-
struit en 267 H, eut pour architecte un homme de Fargânah, Ibn Kâtib
el-Fargânî (Evetts, Churches, p. 1 i 3 -i i 4 ; Saladin, Art musulman, p. 78, 88).
Un pont de bateaux reliait l’île àGuizeh(p. 2 65 ; cf. Ibn Hauqal, p. 96;Ravaisse,
Essai, I, p. 4 t 4 , n. 1); il fut détruit à l’arrivée des Fatimites (Muqaddasî,
p. 200); un autre pont de bateaux la joignait aussi à Babylone (Maqrîzî, 1 ,
p. 292).
Ibn Hauqal et Muqaddasî, comme Ictakhrî (p. 69) avant eux, de même que
Yâqût (II, p. 80; Mustarik, p. io 3 ), ignorent le nom de Roda, que l’on trouve
pour la première fois dans Ibn Duqmâq (IV, p. 109), à la date de 669 H; ils
emploient l’expression qui est le pendant du nom grec vrjaos Baêu-
"kwvoç (Bell, The Aphrodilo Papyri, 1 37 1 , 1 . 3 ; 1 376 , 1 . 6 , etc.) ou simplement
iyyiL (Evetts, Churches, p. 1 12; Marâçid, I, p. 255 ; Abul-Mahasin, II, p. 1 1 ;
cf. J **» yftllAj <^11 SjjyJL, dans le Synaxaire, Patrol. or., I, p. 229 [1 5 ]; éd. du
Caire, I, p. 8). A l’époque d’el-Kindî (éd. Guest, p. 287), elle s’appelait
«abuaJ! On la nommait aussi u-Liii (Per/e des Merveilles, Not. Ext., II,
p. 29). Dans Recensement (p. 208) et dans Boinet (p. B 5 9 ) il faut chercher
Maniai el Roda (cf. encore : 'Abd el-Latîf, p. 388 ; Calcaschandi, p . 5 g; Vansleb,
Relation, p. 64 et sqq. : 17 s/e Roude; Niebuhr, Voyage, I, p. 101; Butler, Ar.
conquest, p. 262 et sqq. : faits de guerre au moment de la conquête arabe;
Guest, Fuslat and ils khittahs, J. R., A. S., 1907, p. 61; Encyclopédie, I,
p. 84 o- 84 i).
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
69
Sjty* — GUÉZIRET EL DAHAB
On trouve la première mention de cette île dans Yâqût ( Mustarik , p. 1 02-1 o 3 ;
cf. Marâçid, V, p. 608) : elle était rangée de son temps, comme maintenant,
dans la province de Guizeh (Boinet, p. 2 1 7). — U y a une autre Guéziret elDahab
à côté de Fouah; c’est le d’Idrîsî (p. 161; cf. Guest, Delta, p. 967),
où le second mot doit se lire Nous avons, pour cette dernière ville, une
vieille transcription de Jean Thenaud : «Zezi et deeth, l’isle d’or» (Schefer,
Arch. de l’Or, lat., II, p. 97).
Ce nom est sans doute la traduction d’une vieille appellation copte. Cf. le nom
de Xpvcroppôas, parfois appliqué au Nil (Athénée, V, 36 ; Jean de Nikious,
p. 379 et le Chrysoroan Jluvium de Pair, lat., t. 73, col. 1000). Jomard ( Des-
cription de l’Egypte, V, p. 533 sqq.) a émis au sujet de G-ir*- une hypothèse
ingénieuse. Il rappelle l’existence d’un lieu appelé Xpvcrrjç kÇ>poShr]î «l’Aphro-
dite d’or», aux environs de Memphis (Diod. Sic., I, 97). Le village d \Atâr
el-Nabiv , situé eiîMace de « Gezyrel el-Dahab », et dont le nom signifie «Traces
du Prophète» (on y montre l’empreinte du pied de Mahomet), serait une
corruption du copte À0Ap NNOyB = zVenus aurea-n. Il ajoute que plusieurs
villages d’Egypte portent le nom de Jazîrah sans être des îles. D’Anville (p. 1 3 1)
avait déjà vu dans Yîled’orlsi Xpvarjs Â< 2 >pocihîi$ deDiodore de Sicile; maisLan-
glès (ap. Voyage de Norden, III , p. 2 0 1 , note) a signalé le premier que les meilleures
éditions de Diodore de Sicile portent en cet endroit du texte, non Memphis, mais
Momemphis, située près de Maréa (cf. Sourdille , Durée du voyage d’Hérodote, p. 34 ).
— KOUESNA
Ce district actuel de la province de Menoufieh (Boinet, p. 607) était autrefois
une province; il a perdu son nom de Jazîrah. — Yâqût donnait l’orthographe
ou llywÿ (II, p. 79; Mustarik, p. io 3 ; cf. Marâçid, I, p. 116, 254 ; II,
p. 45 g; IV, p. 234 ; V, p. 67); on lit Qoubsnâ dans Langlès, ap. Voyage de Norden
(III, p. ao.) et Kusanîyâ, dans Evetts, Churches, p. 17. — Au moment d’Ibn
Duqmâq (V, p. 82), Jazîrah Quweïsinâ faisait partie de la province de Gharbieh.
Dans la Description de l’Egypte, ce nom ne se trouve ni dans la province de
Gharbieh ni dans celle de Menouf.
70
J. MASPERO ET G. WIET.
* Lri^
Un instant province indépendante, puis district de celle de Menoufieh (I,
p. 3o6, 3 1 3).
Pour la première fois dans Yâqût (II, p- Si; cf. Maraçid, I, p. 255 , Maqrîzî,
I, p. 226); Ibn Duqmâq (V, p. 99) en fixe les limites d’une façon précise.
Redevient province indépendante à l’époque dlbn el-Jian, liee comme toujours
à Ebiar (p. 1 1 1; ap. ‘Abd el-Latîf, p. 6 5 7 ; Jlsï y* y 3 * & *7*7^’ ^ans ^ vre
des Perles enfouies, n° 16 A). Elle s’étendait au nord jusqu’à SA, si l’on en croit
une scala ([•»] la : Amélineau, p. 568 ). — Voir la carte de
Guest, Delta, et p. 9 5 9. Le nom avait disparu lors de la Description de l’Egypte.
,;W
Ce nom se trouve dans les géographes, depuis Ibn Khurdâdhbeh (p. 117)
jusqu’à Ibn el-Jî'ân (p. 1 7 ; ap. 'Abd el-Latîf, p. 60 A; cf. Mustarik, p. 1 oA; Qaz-
whrt, II, p. 120; Marâcid, I, p. 258 ; V, p. 7A, 338 ; Géogr. d’Aboulféda, II, a,
p. 1A9-150; Ibn Duqmâq, V, p. 52 ; Maqrîzî, I, p. 189; Wâqidî, notes, p. 1 83 ;
Tuch, Bemerlmngen zu Genesis C. là , Z. D. M. G. , I, p. 17^) fl 11 * Y j 0 ^ nom
de Lta* (iLAiS dans Yâqût, IV, p. 1 A A). La région comprenait les villes d el-Far ama,
Qatyab, el-Baqqârah, el-Warrâdah, el-Ariche, Rafah. Le nom d’el-Jifâr a disparu.
JAÜ! — LES CATARACTES
Les cataractes du Nil ont été ainsi nommées de qui signifie endroit
pierreux (Idrîsî, p. 20-21; Yâqût, II, p. 123 ; Maraçid, I, p. 266, IV, p. 98,
Géogr. d’Aboulféda, II, a, p. 86 : P- ^9; Maqrîzî, I, p. 190; Zâhirî,
p. 33; Sacy, Chr. ar., Il, p. A; Quatremère, Mém. sur l’Egypte, II, p. 7; Arnold,
Chrestomathia, p. 5 A; Description de l’Egypte, l, p. 166-170) : ainsi, la ville de
Dûmat el-Jandal reçut son surnom parce que le terrain sur lequel on lavait
fondée était couvert de pierres (Géogr. d’Aboulféda, II, a, p. 109). Cf. Des-
cription de l’Égypte, I, p. 1 AA-17D, et surtout Ball, A Description of thefirst or
Aswan calaract, p. 1A-20, où a été réunie une grosse bibliographie des auteurs
grecs, latins, arabes et des voyageurs modernes.
On se sert plutôt maintenant du mot J^, qui est d’ailleurs le nom d’un vil-
lage sur la rive droite du Nil , en face de 1 île de Philai (Boinet, p. 1 32 . ChallaPj.
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
71
Citant le passage de la Genèse où sont nommés les fleuves du Paradis, Maqrîzî
(I, p. 2 16) aurait dû transcrire ainsi le nom biblique du Nil : tous les inss. don-
naient La forme n’est pourtant pas douteuse, car on la rencontre
dans des scalæ : mrecDN = (Akerblàd, p. 35 g ; cf. Champqllion,
p. 1 36 , n. 7 ; Galtier, Sur les mystères des lettres grecques , B. I. F., II, p. 1 5 1 et
sqq.), et dans Y Histoire des Patriarches ( Patrol . or., V, p. 169 [ A 2 3 ]). Mais
dans le passage précité les noms de ces fleuves ont fait l’objet de nombreuses
confusions. La faute pour y^. a sans doute pour cause l’existence, aux
confins de l’Égypte et de la Palestine, d’un torrent appelé (cf. Bénédite,
La péninsule sinailique [Guide Joanne], carte), le Sihor ou Sibor de la Bible
(Josué, XIII, 3 ; version arabe ; ^a). Ce nom a pu être pris pour l’un de ceux
du Nil; déjà la tradition biblique dit seulement du Sihor : «• fleuve qui arrose
l’Égypte r. — Le nom de Geîon est encore connu par Jean de Nikious (Index,
Gehon : ajouter «p* 52 A»).
Le copte recDN a peut-être été transcrit par yj»L ; mais ce fait est plus douteux
(voir article y^).
— GUIZEH
Reliée à l’île de Roda par un pont de bateaux (I, p. 265; cf. Ibn Rcsteh,
p. 116; Perle des Merveilles, Not. Ext., II, p. 29) qui fut brûlé par Marwàn
lors de sa fuite (Kindî, éd. Guest, p. g 5 ); signalée comme chef-lieu de province
au moment du Rauk el-Nâçirî (p. 3 iâ); sous Ibn Tulun nous trouvons le titre
SyjJL J-olfi (p. 181).
Les scalæ et les listes d’évêchés donnent légalité suivante : ^nepCHC ou
^n6pciOi = »j^ (Amélineau, p. 190). On trouve le nom de Tnepcic nbà-
b\*xg>n (la Persis de Babylone) dans un papyrus copte du Louvre (Revillûut,
Actes et contrats des musées égyptiens de Boulaq et du Louvre, p. 1 0 1 , 1 . 16).
Cette ville aurait été bâtie en 22 H par 'Amr ibn el-'Âç (Evetts, Churches,
p. 178; Guest, Fustat and its khittahs, J. R. A. S., îÿoq, p. 5 o); commencée
en 21, d’après Ibn Duqmâq (IV, p. 125 ). Elle fut souvent le theatre de faits de
guerre importants (cf. Kindî, éd. Guest, index), notamment lors de la lutte contre
Marwân, le dernier khalife umayyade (Hist. des Patriarches, Patrol. or.,V, p. 181-
1 85 [A 35 - A39]). Elle avait été très éprouvée par une peste dans la seconde
moitié du vm e siècle de notre ère ( ibid ., p. 98 [ 352 ]). — La forme sans
72 J. MASPERO ET G. WIET.
article, existe dans QazwÎnî, II, p. 1 2 2 ; Description de l'Égypte (XVIII, p. 162).
Ibn el-Jîan cite cette ville, mais ajoute qu’elle ne fut pas cadastrée au moment
du Rauh el-Nâçirî (p. 1B8; manque dans ‘Abd el-Latîf, p. 671; cf. Maqrîzî, I,
p. 2o5 ; Marâçid, I, p. 278; V, p. 187; Sonnini, III, p. 20-21; Ravaisse, Essai,
I, p. AiA, n. 1; Encyclopédie, I, p. 8A1). Dans le Recensement (p. 125 ), Guizeh
dépend du district de Badrachein; mais dans Boinet (p. 219, 620), Guizeh
donne son nom au district, dont Badrachein fait d’ailleurs partie.
Maqrîzî nous a donné une longue description des pyramides et du sphinx (éd.
de l’Inst. franc., II, p. 11 1-1 5 g).
— PROVINCE DE GUIZEH
La ville de Guizeh ne figure pas dans les premières listes comme chef-lieu
d’une kûrah, mais nous devons supposer qu elle l’était en fait avant la division
en provinces sous el-Mustançir (Evetts, Churches, p. 18), époque où nous trou-
vons pour la première fois el-Jîzîyah. En effet nous avons vu (article précédent)
que sous Ibn Tûlûn, la ville était pourvue d’un gouverneur (>l«); et depuis le
moyen âge jusqu’à nos jours elle a donné son nom à la province dont elle est
restée la capitale. Pourvue d’un wâlî (Maqrîzî, II, p. 9 1 ; Quatremère , Mamlouhs,
I, b, p. 33), elle fut parfois gouvernée par un kâsif égal en rang à ceux de la
Basse et de la Haute-Egypte, à une époque de 1 administration des Mamluks
difficile à préciser : le territoire égyptien se trouvait alors comprendre trois divi-
sions principales (Zâhirî, p. i 3 o; Van Berchem, Corpus, p, 722). — Cf. Calca-
schandi, p. 10A; Savary, Lettres, I, p. 25 1.
Sa notice (I, p. i3A, 166-167); appelé (p- 166).
Abu Çâlih cite l’orthographe )yd\ et M. Evetts donne aussi le nom î
(Churches, p. 59, n. h, p. 170). Sa construction est attribuée, tantôt à une reine
du nom de Dalûkah, tantôt à Cléopâtre (Eutychius, Annales (éd. Gheikho), I,
p. 87; Ibn el-Faqîh, p. 60; Ibn Jubeïr, trad. Schiaparelli, p. 29, 35 A; YIqût,
II, p. 190; Mustarik, p. 120; Dimasqî, p. 3 A; trad. Mehren, p. 33 ; Marâçid, I,
p. 2 Ù 3 , 282-283; III, p. 1 36 ; V, p. 1A9; Maqrîzî, I, p. iAs-iA 3 , i 55 , 199;
Abu l-Mahâsin, I, p. 63 ; Perle des Merveilles, Not. Ext., II, p. 3 i : muraille
d’Adgiouz; Calcaschandi, p. 5 o; Ibn Iyâs, I, p. 18; Wâqidî, notes, p. 1 3 8 ; Rei-
temeyer, Beschreibung Àgyplens, p. 121; Butler, Ar. conquest, p. 1 98).
Les Arabes n’ont pas inventé de toutes pièces la légende de cette cr grande
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
73
muraille». Diodore de Sicile (I, 57) rapporte déjà une tradition d’après laquelle
Sésostris et fortifia d’une muraille les confins orientaux de l’Egypte, contre les
incursions venues de Syrie ou d’Arabie: l’ouvrage, allant de Péluse à Héliopolis
à travers le désert, avait une longueur de quinze cents stades». — Les auteurs
de la Description de l’Égypte ont signalé maintes fois des restes de murs en
briques, auxquels les habitants donnaient ce nom de Mur de la Vieille (IV,
p. 7, 352-353, 378, 387) : ils ont pensé que ces murs avaient 'été élevés
par les Egyptiens pour se défendre contre 1 empiétement des sables, ou bien pour
servir de digue destinée à rassembler les eaux de 1 inondation pour les empê-
cher d’endommager les cultures. Dans les environs de Philai, une muraille en
briques crues avait jadis été élevée pour parer aux invasions des Blemmyes (cf.
Letronne, Œuvres complètes (ed. Fagnan), i re sene, t. I, p. qt-qs, \oyage
de Norden, éd. Langlès, III, p. 10), et s’étendait de là jusque vers Syène. Près
de Rhinocolure (el-Ariche), des castra, ou forteresses, devaient marquer la
frontière. Enfin, dès l’antiquité la plus reculée, les riverains du fleuve avaient
coutume d’édifier de place en place, aux confins des sables, de petits postes en
briques, d’où l’on pajivait surveiller l’accès des principaux ouâdis conduisant au
Nil. C’est sans doute ce qui a donné naissance, pendant lepoque arabe ou même
avant, à la légende du Mur de la Vieille (Jean Maspero, Organis. milit. de l Egypte
byzantine, p. 21).
Ce sont les jardins du Birkat el-Habas, nous dit Yâqüt (I, p. 592; cf. Abd
el-Latîf, p. A 00) : c’est le même lieu qui est cite dans la liste des monastères
et des églises d’Égypte (Amélineau, p. 162, 579, 58 1; cf. Evetts, Churches,
p. 1 3 1 , n. 1; Casanova, Les noms coptes du Caire, B. I. F., I, p. 172). Le nom
est la traduction du copte NieeAyciy.
— EL HESSAS
r
Près d’Alexandrie (I, p. 3 09). — Il y a plusieurs lieux de ce nom en Egypte
( Marâçid , V, p. 2i3; Index d’iBN Duqmâq, p. 5 1 ; Index d Ibn el-Jîan, p. i 5 ,
Recensement, p. iA 5 ; Boinet, p. 2 5 A).
Dans le district d’Ançinâ, patrie de Mâriyah la Copte (I, p. 126). Les auteurs
arabes ne mentionnent cette localité qu’à propos de Mariyah (Ibn Hisâm, p. 5 .
y**; Yàqût, II, p. 295 -, Marâçid, I, p. 3 1 1; V, p. 2 2 3 - 22 A; Maqrîzî, I, p. 20A).
Mémoires . Liste des villes â f Egypte.
10
74
J. MASPERO ET G. WIET.
Nous avons déjà noté (p. 26) que pour Abu Çâlil) c’est la ville JAn ^"^ e ^'
même qui est la patrie de la concubine du Prophète : cf. *^<s~ a* ->
1 jjJ \ (Abû’l-Mahàsin, I, p. Bo; II, notes, p. 6 ).
— HELOUAN
'Abd el-’Azîz ibn Marwân y construit un nilomètre (I, p. 2 4 7 - 2 48 ; cf. Vaksleb,
Relation, p. 63 - 64 ; Savaby, Lettres, 11 . p. .0; Becker, Bettrage H, p. .o 3 ),
el-Màmùn y séjourne (p. 33 9 -34o; cf. Abè’l-Mauàs™ I, p. 634 ).
En copte 2AxoyAn ou zaabam (Quatremère, Me m. sur l Egypte,^ 1 , p- »
Améliheau . p. 584 ; Evans, Churches, p. i 54 , n. f. ^ I’aM
la conquête arabe (Amélineau, Fragments copies, J. A., 1888, I , p. 7 )’
el-’Azta l’aurait donc embellie et non fondée, en V oH, ll uyaiHa peste
de Fustât (MaqbIzI, I, p. aog; Abu l-Mahasik, I, p- •* 9 S > 2 “ )’ v ,
résidence du gouverneur d’Egypte (fil des Patnarches, Pat, -cl » •> V P’
f 278]; Encyclopédie, I, p. 83 ,). M. Becker a prouve que le khalife Umar ibn
’Abd el-’Azîz ne pouvait pas être né à Helouan, comme le preten^nt ce.tams
auteurs arabes (Sludien zur Omajjadengeschtchle , Z. A., XV, p. 3 ). •
Zlk 1, p. 3 . 4 ; V, p. 2 38 ; M*. iAionlféda, 11 , », p. * 4 o; M.oeou, Art
musulman, p. xxvm; Boiret, p. a 5 i; Allas, 94 : 9-2.
M. Casanova s’est occupé récemment de cette ville (Les noms coptes du Caere,
BI FI p; 200-204), et il veut l’identifier à l’une des deux Hel.opolis signa-
lées' dans Ptolémée et à l’ancien lieu égyptien Kberau ». La correction proposée
au cours du même article (p. 2 . 7 ), «HW. en A, Un (- ^). <>- Us signa-
tures du concile d’Éphèse, est évidemment fausse ; le passage ou , a „
retrouver une série de villes égyptiennes (Mansi, Concil, IV, i 7 » * '
F VIII, p. 70) contient en réalité une ville de Grèce (?) et cinq e 1 J e
dU*. cf .B. Z; où elle es. appelée Afeft. de Pentapole; » 0 X&
ÔXlSrâ dans la même province; sur \dpvtc, cf. Hier., 7 , , S ÏP ’
,8, à; B. Z.; si la cité est dite «en Egypte», c’est que le patriarcat alexandrin
étendait sa primauté sur la Libye); la dernière, c.tee sous les formes T6M1AKH
et cenriHlAKH, est sans doute la Ttpinü citée dans B. Z., comme subordon-
née à la métropole de Carthage, dépendance prétendue du s.ege d Alexandrie.
01 M. Lacav nous signale d’ailleurs que celte lecture ancienne doit etre corrigée en hr (<>.
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
75
Il y avait trois Hamrâ : dunyâ — wustà — quçwà ( Marâçid , I, p. 3 19; V,
p. 251-262; Wâqidî, notes, p. io2-io3; Butler, The ar. conquest, p. 178, n. 1;
Encyclopédie, I, p. 83 7 ). — La dernière, qui seule nous occupe ici, située sur le
bord du Nil, en dehors du Vieux-Caire (Içtakhrî, p. 69; MaqrîzÎ, II, p. 4 9 3 = G.
d. Copten, p. 22; Abül-Mahâsin, II, p. 1 5 g; le plan de Güest, dans Encyclopédie,
I, p. Sko, D-8), fut occupée par le quartier d’el-'Askar (Migeon, Art musulman,
p. xxix ). Elle correspondit plus tard au Khatt. Qanâtir el-Siba , le quartier du Pont
des Lions (MaqrîzÎ, I, p. 36 o; II, p. 5i2 = G. d . Copten, p. 5o = Evetts, Churches,
p 328; Quatremère, Mamlouks, I, b, p. 1 53 , n. 1 88 ; Ravaisse, Essai, I, p. h 1 7) :
elle était donc toute proche du Kabs et du mont Yaskur (Galcaschaindï, p. 53 ,
Evetts, Churches, p. 101-102, 108-110; Casanova, Description de l’Egypte,
p. j 53). — Cf. Guest, Fustat and its khiltahs, J. R. A. S., 1 907, p. 63,67.
On trouve en grec dans les papyrus la transcription A X<xp€p s (Bell, The
Aphrodilo Papyri, p. 33 1, 1 . 122, voir la note).
Cette ville, sur la route du Hijâz, est rangée par el-Qudai dans les villes
d’Égypte (I, p. 57, 3 i 1). — Cf. Ya'qûbî, p. 34 1; Yâqüt, II, p. 356 ; Marâçid,
1, p. 32 8; V, p. 273; Quatremère, Mélanges d’histoire, p. 91 et sqq. ; Dozy, Dict.,
Lp-y».
Le plus vieux texte concernant le Hauf est celui d el-Içtakhrî (p. 54 ; cf. Ibn
Haüqal, p. 106; Idrîsî, p. 162; Géogr. d’Aboulféda, II, a, p. 4 i; Ibn Duqmâq,
V, p. 42 ; Abd el-Latîf, p. 3 g 6 - 3 g 8 ; Quatremère, Mamlouks, II, b, p. 9 ° 7 j 7
208, note; Güest, Delta, p. 945 -g 46 ) : ybj! ^
objL 4?^ cjtytj WLaaJlü ^ “aU la partie située au nord du Nil,
au-dessous de Fustat, porte le nom de Hauf, et la partie située au midi celui
de Rîf. Ce texte a beaucoup embarrassé les commentateurs : rr il . faut savoir,
dit Reinaud (Géogr. d’Aboulféda), que, parla plus étrange méprise, el-Içtakhrî
et Ibn Hauqal, qui l’a copié, ont cru que le Nil coule de l’est à l’ouest, et non
pas du midi au nord; il faut savoir, de plus, quel -Içtakhrî na tenu aucun
76
J. MASPERO ET G. WIET.
compte des différentes branches du P, et que pour lui, le seul et véritable
Nil est le bras qui va se perdre dans le lac Manzaleh. En ce sens, la c aine
Arabique et les sables qui s’étendent depuis el-Fustât jusqu’au lac, sables au
milieu desquels se trouve réellement le Hauf, du moins le Hauf oriental, sont
situés au nord du Nil; par une conséquence nécessaire, la chaîne Libyque, la
plaine de Memphis et tout le Delta, y compris le Rîf proprement dit, se trouvent
au midi du fleuve.» D’ailleurs, par les villes qu’il cite, el-Içtakhrî a nettement
connu la véritable situation du Hauf; c’est la région comprise à l’est de 1 an-
cienne branche Mendésienne : tous les auteurs s’accordent à dire que Belbeis
en était la principale ville ( Mustarik , p. i4q).
Étant donné ce terme absolu de Hauf, il est certain que la distinction : Hauf
oriental __ Hauf occidental, est postérieure à la désignation de l’est du Delta
par le mot Hauf (corriger ô^L, dans Ibn el-Faqîh, p. 70, 7 U). On l’explique
aisément par la symétrie fournie par cette dénomination : les régions extérieures
aux branches du Nil recevaient ainsi le même nom. Les premiers géographes
n’ont pas connu le Hauf el-Garbî (cf. encore Yaqûbî, p. 3 87; Ouest, Delta,
p. 080), et même les auteurs plus récents ont continué à se servir de l’expression
isolée Hauf pour désigner la province de Charkieh (cf. Kindî, éd. Guest, index,
p 634* un : P- 189 ; Maqrîzî, I, p. 178-180; Wâqidî, notes, p. 102;
une scala, dans Amélineau, p. 56a. — Voir encore sur la question : Quatremèhe,
Mém. sur l’Égypte, I, p. 3 1 0 et sqq. , 3 1 8 ; Quatremère, Recherches, p. 1 78-1 qb ,
201-2 i3; Champollion, II, p. 7 5; Akerblad, p. 434-435; Sacy, Nom des pyra-
mides, Ribl. des Arabisants, I, p. 261, n. 1; Arnold, Chrestomathia , Gloss., p. 60).
Ibn Khallikân veut être plus précis (II, p. 243; texte ar., I, p. 4i8; cf. Abd
el-Latîf, p. 706-707) : pour lui le nom ne s’applique, dans la province de
Charkieh, qu’aux terres mises en culture.
En ce qui concerne le Hauf oriental, Maqrîzî nous signale une révolte des
Coptes en 107 H (I, p. 333); 'Ubeïd Allah ibn el-Habhâb y installa des Arabes
de la tribu de Qeïs (p. 335-336). Une kûrah de la province du Hauf el-Sarqî
portait elle-même ce nom (p. 3 08 ); étant donné la place qu’occupent les autres
kûrah, nous pouvons placer celle-ci aux alentours de Belbeis, ce qui coïncide avec
les textes qui font de cette ville le chef-lieu du Hauf el-Sarqî au sens large du
mot (cf. encore Qâmm, III, p. 126 ). — Cette division comprenait donc la pro-
vince actuelle de Charkieh, et, dans la province de Dakahlieh, les districts de
Mit Ghamr, Mit Samannoud et Sinbellawein.
Yâqût (II, p. 365; cf. Marâçid, I, p. 33o; Y, p. 280 - 281 ) a eu tort de dire
que les deux Hauf se touchaient, et que le Hauf occidental était près de Damiette.
77
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
Oq peut dire que cette région correspondait a toute la rive gauche de la
branche de Rosette : il suffit de savoir que certaines de ses kûrah se trouvaient
sur la rive droite, mais leur territoire n’avait pas à l’est une grande étendue.
On s’en rend compte en étudiant la superficie des provinces d’el-Jazîrah ou de
Batn el-Rîf, limites orientales du Hauf el-Garbî.
— RAMSIS
Nom d’un district de la province de Béhéra (I, p. 3 01, 3 06, où on lit à tort
cf. Yâqût, II, p. 365 ; Mustarik, p. i 5 o; Calcaschandi , p. 1 1 1 ).
Ce nom se trouve dans la Devise des chemins de Babiloine (p. â5i), dans un
itinéraire qu’a étudié Schefer (. Arch . de l’Or, ht., II, p. 101 ), assez superficiel-
lement, semble-t-il. «Tout premièrement à partir à' A lixandre (Alexandrie) iusques
à Blouc (Schefer : Ailoug [?] : on peut penser à Description de l’Egypte,
XVIII, p. 2 48) liues .iij. — Item de Rlouc iusques à Tharange (Schefer : Taran-
djèh [?] : ce doit être ibid., p. 267 ), laque! est bone ville et de grant fait,
liues .ij. —Item Ae'Tharange iusques à al Zahfarani (jt^Jt, ibid., p. 289 ) liues
yüj , — Item à’EHZahpfarani (sic) iusques à Hauvramsis (Schefer : Kafr Ramsis,
non loin du canal d’Abou Dibab [ce canal est marqué sur la carte du guide
Joanne]) liues .vij. — Item A El Hauvramsis iusques à la Terrana (*»] Ç*,éid.,
p. tUU) liues .viij.» Cet itinéraire ne peut aller sans une réflexion que na pas
faite Schefer : c’est que, si l’on admet ces identifications, la route remonte d el-
Za'farânî à Ramsis, au nord, pour redescendre , au sud, vers el-Tarraneh. 11 faut
donc supposer, soit que le nom de Hauf Ramsîs ait complètement disparu, entre
el-Zafarânî et Tarraneh; ou plutôt, si l’on reconnaît l’identité probable de Haut
Ramsîs et de la Ramsis moderne (Chamfollion, II, p. 2 Ù 8 ; Amélineau, p. 4 o 2 ;
Boinet, p. 46 1 ), qu’il y a une erreur de rédaction dans la Devise, dont les trois
mss. sont d’accord.
I — KHERBETA
Citée dans les listes de kûrah.
En copte AfBAT, epBAT ou mieux 2APBAX (cf. Quatremère, Mém. sur
l’Égypte, I, p. 43; Ghampollion, II, p. 2 56; J. de Rouge, Géographie, p. 12 ;
Amélineau, p. 221 ); c’est YkvSpûv des listes byzantines (Hier., 724 , 8; Georg.
C V p., 7 1 q), ou kvSpônohs (B. Z.), comme le montrent les listes d’évêches :
ANA.pcDN = f kaki 6 pBAT = b^ (Amèlineàu, p. 5 ? i et 5 7 4). V Histoire des
Patriarches donne une transcription différente : Wj;' (Patrol. or., V, p- 20
78
J. MASPERO ET G. WIET.
[a 7 4], 22 [276], 82 [ 336 ]). On lit* dans ce dernier passage : g <*î! W 'j**
Il faut corriger en lw*, car il s’agit ici de la ville appelée en copte ^cespo
MGN6C1N6 (QüatremÈre, Mém. sur l’Égypte, I, p. 5 o 9 ; Amélineaü, p. 1A9).
Au reste l’identification ainsi affirmée est partiellement une erreur, car nous
savons par des textes coptes que .xespo M6N6C1N6 faisait partie du district
d’ApBÂT (Akerblad, p. A1A-A17).
Le nom arabe a été souvent estropié par les copistes. On trouve dans un
manuscrit utilisé par Renaudot (Hist. patriarcharum alexandr. jacobil. [171 3 ],
p. A 58 ); Yâqût note (II, p. 616) la prononciation t%L, qu’il adopte (Guest,
Delta, p. 978; mais, étant donné le nom copte et le nom moderne, elle n’a dû
jamais exister que dans l’imagination de Yâqût), et la faute (II, p. A28) : le
Marâçid (I, p. 3 A 5 , 3 A 9 ; V, p. 3 i 6 , 3 9 5 ) ajoute que c’est peut-être Muhammad
ibn Abî Bakr, qui donna à cette ville ce dernier nom, qui n’est qu’une défor-
mation de et cela, lors des combats qui eurent lieu autour de Kherbeta,
où s’étaient réfugiés les partisans de 'Uthmân après l’assassinat de ce khalife (cf.
KindÎ, éd. Kœnig, p. 11-12; éd. Guest, p. 19-21; Maqrîzî, I, p. 3 oo; Abû’l-
Maiiâsin, I, p. 106, 108, 110, 121, 123 , 1 5 2 , 160; QüatremÈre, Mém. sur
r Égypte, I, p. A 3 o). Yâqût observe que cette localité, étant ruinée de son temps,
lui est inconnue. Pourtant Ibn Duqmâq (Y, p. 106) la signale encore, et à juste
titre, puisqu’elle subsiste aujourd’hui (Boinet, p. 328; Atlas, 61 : 7-A).
Elle a été quelquefois confondue avec son quasi-homonyme Pharbailhos (au-
jourd’hui Horbait) : ainsi dans Jean de Nikious, la ville de «Kharbetâ» citée
à la page 5 Ao est évidemment Pharbaithos, comme la montre H. Gelzer, dans
son édition de Georges de Chypre (note 706).
— EL KHOSSOUS
Citée parmi les fiefs des Mamlûks burjites (II, p. 28).
Il est assez malaisé de déterminer auquel des trois villages de ce nom énu-
mérés par M. Amélineaü (p. 222) nous avons affaire. Les autres localités désignées
avec lui, comme fiefs, sont Hoû, el-Kôm ei-Ahmar, Manfalout, dont la position
est certaine; ensuite ç^LS, assez délicat à déterminer.
Si l’on suppose que tous les fiefs étaient dans la même région, el-Marj doit
être le ^ signalé par Ibn el-Jî'ân (p. i 9 5 ; ap. 'Abd el-Latîf, p. 70A)
dans la province d’el-Qûçîyah, et l’on devra chercher dans le même cercle
des provinces de la partie méridionale du Ça îd. 11 faudra alors identifier
avec le village de ce nom situé dans la province dAssiout (Ibn el-Jîân, p. i 85 ,
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
79
ap. 'Abd el-Latîf, p. 698). Cette localité est évidemment plus importante que ses
deux homonymes situées dans le Delta : si, dans son Mustank (p. 1 5 7 ) ’ Ynqut
les signale toutes trois, en revanche dans son Mujam (II, p. AA9; cf. Marâçid,
I, p. 356 ; V, p. 3 Ai) il ne connaît qu’el-Khossous du Sud (cf. QüatremÈre, Mém.
sur l’Egypte, I, p. 192).
Pourtant, il vaudrait mieux identifier el-Khossous de notre texte avec celui que
le Mustank appelle Khuçûç * Aïn Sams, qui existe toujours, dans la province de
Kalioubieh , à une demi-heure de distance d’el-Marg (Boinet, p. 33 o,- 36 a; Géogr.
économique, I, p. 3 9 , Ai; carte, p. 3 1; Atlas, 92 : 7-2). La seule difficulté pro-
vient de ce fait qu’aucun géographe ne parle del-Marg de cette province. La
première mention s’en trouve dans la Description de l’Egypte (XVIII, p. 1A7); Ah
Pâsâ Mubârak (XV, p. 38 ) ne renvoie à aucun auteur et ne donne aucune date
de fondation. — 11 faut donc supprimer les deux références à Ibn Duqmâq
données dans Maqrîzî, éd. de llnst. franc., II, p. 28, notes 7 et 8.
Employé à le^at absolu pour
— CANAL D’ALEXANDRIE
Sa notice (I, p. 3 oi; corriger le 3 00 de l’Index).
Les travaux exécutés pour relier Alexandrie au Nil sont aussi anciens que la
ville elle-même. Pour ne citer que les derniers, on relève, depuis le début du
Bas-Empire : i° les entreprises dirigées par le préfet augustal Tatien, sous le
règne de Valens (Jean de Nikious, p. AA 5 ). Le Jluvius Tatianus aboutissait au
quartier du Bruchium, et traversait l’extrémité orientale d Alexandrie; 2 le
canal creusé ou réparé sous Léon I er , en A67 (Théophane, anno 5959) : il
joignait le bourg de Xepcaî ov (faute pour Xa ipeov — Kerioun ) au quartier des
K OTtpiai ou Ko7rp£wv (qu’il ne faut pas confondre, comme l’a fait H. Gelzer dans
son édition de Georges de Chypre (715), avec Koirptôews xœprj ou Kabril)\
3 ° les améliorations exécutées sous Justinien. Procope (De Aedificiis, VI, 1)
donne des détails très précis : crLe Nil n’arrive pas jusqu a Alexandrie, mais,
après avoir arrosé un bourg du nom de Xatpeou, il se dirige des lors vers la
gauche, laissant de côté le territoire alexandrin. Aussi, pour éviter que la
ville fût entièrement privée (d’un tel avantage), les anciens ont-ils creuse un
fossé profond à partir de Xoupeou. » Ce canal n’allait pas seulement jusqu au
Ko-n-pecoy, comme semble maladroitement l’indiquer Théophane : le fleuve de
80
J. MASPERO ET G. WIET.
Tatien partait de là vers le Bruchium; une autre branche, longeant la ville au
sud, en traversait le quartier occidental avant de se jeter dans la mer. Sous le
nom de SwavZ kle&vSpeioiS, le ^ est cité dans un papyrus de l’an 7 10 ap.
J.-C. (Bell, The Aphrodito Papyri, n° i 353 , 1 . n). — L 'Histoire des Patriarches
(Patrol or., V, p. 4 a [296]; cf. Bell, The Aphrodito Papyri, p. mm, n. 6)
écrit, dans la Vie du Patriarche Simon (689-701 = 70-82 H) : rt II (Abdel- Aziz,
gouverneur d’Égypte) fît curer le canal d’Alexandrie (*S ; oa£^*e), dans la partie
nord, près du bassin de Nicétas (M Nicétas fut préfet augustaD 1 ) sous
Héraclius : il devait avoir apporté, lui aussi, quelque amélioration, entre les
années 610 et 617.
Qudâmah (p. 220) nous dit que le canal d’Alexandrie partait d’el-Râfîqah,
située en suivant le cours du Nil à 2 4 milles de Kôm Chérit, qui est lui-même
à 2 2 milles au nord de Tarnùt. Si l’on reporte au nord de Kôm Chérik la distance
Kôm Chérik— el Tarraneh (= Tarnùt) sur la carte 29 de l’Atlas de la Descrip-
tion de l’Égypte, on tombe sur le cours du Nil à un point a 1 est et tout près
d’el-Dahrieh; à cet endroit nous lisons sur cette carte : vestiges d’un ancien canal.
Nous pouvons donc situer exactement el-RâfiqMh, aujourd’hui disparue, et depuis
longtemps probablement, puisque nous en trouvons la dernière mention dans
Muqaddasî (p. 2 1 4 ). — Le texte d’Ibn Mammâtî, cité par Maqrîzî, concorde bien
avec la donnée de Qudâmah : il fait passer ce canal près de Munyah Babij : or,
nous verrons que Munyah Babîj (voir cet article) est devenu el-Dahrieh; cf. en-
core Ya'qûbî , p. 3 3 8 -B 3 9 ; Ibn Hauqal, p. 91; Calcaschandi, p. 26; Reitemeyer,
Beschreibung Àgyptens, p. 4 i- 45 . Au temps de Qalqasandî, le canal d’Alexan-
drie, proprement dit, partait d’un lieu situé en face de Fouah, nommé el-
Atf( le Latf de Vansleb, Relation, p. 29; cf. Qdatremère, Mém. sur l’Egypte, I,
p. 362-363). La partie septentrionale de ce canal existe encore et utilise une
partie du canal Mahmoudieb; dans la Description de l'Égypte (XVIII, p. 246 ) :
Le sultan Beïbars el-Malik el-Zâhir y fit des réparations (Qdatremère, Mamlouks,
I, a, p. 234 ; b, p. 25 ; Ibn Iyâs, I, p. 111-112). Vansleb (Relation, p. 29, 181,
i 9 4 ) note que le kâsif d’el-Béhéra a l’obligation de «tenir des soldats le long
de ce canal pour prendre garde que l’eau ne soit pas divertie. Il est oblige, de
plus, de le faire nettoyer tous les ans à ses propres dépens. » (Cf. aussi Niebdhr,
Voyage, I, p. 36 ). Savary (Lettres, II, p. 279) constata que le canal était à
O) Cette qualité lui a été contestée, à tort, semble-t-il (cf. J. Maspero, Organis. milit. de l’Égypte
byzantine, p. i58).
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
81
moitié comblé et qu’il ne gardait les eaux du Nil que très peu de temps au
moment de l’inondation.
Au temps de Norden, la légende de la construction de ce canal par Cléopâtre,
citée par Maqrîzî dans un texte d’Ibn ‘Abd el-Hakam (éd. de l’ïnst. franç., I,
p. 3oi; éd. Bûlâq , I, p. 1 5 5 , 1 58 , 169; Bdtler, Ar. conquest, p. 21, 288;
Guest, Delta, p. 942, 953), et signalée déjà par Jean de Nikious (p. 407),
existait encore ( Voyage de Norden, éd. Langlès, I, p. 15-19, 29-30). Dans
les Notes qu’il a ajoutées à ce voyage (III, p. 175-179), Langles a étudié
ce canal et a noté toutes les réparations effectuées par les musulmans : la
première est celle qu’indique Maqrîzî (loc. cit.), exécutée par les soins d’el-
Hârith ibn Miskîn.
çSjAo — EL BAHR EL SAGHIR
Nous avons vu que ce canal portait aussi le nom de j*? (p. 33 ), ou
yss (Maqrîzî, I, p. 221); on l’appelle encore (Yâqût, I, p. 8 0 4 ;
Marâçid, I, p. 193), ou bien ^ ^ (Yâqût, I, p. 465; Marâçid, I,
p. 118); nous avéns déjà eu l’occasion de parler de petite ville de cette
région (p. 43 ).
Ce canal est considéré à juste titre par les auteurs arabes comme une branche
du Nil, qui ne serait autre en effet que l’ancienne branche Mendésienne (Cham-
pollion, II, p. i 5 ). Le texte que nous avait donné Maqrîzî (éd. de TInst. franc.,
I, p. 268) était très peu précis (dUa jy et nous pouvons
utilement le compléter. Le Nil s’est divisé en deux branches à Chatanouf, et, à
hauteur du groupe des trois villes de Talkha (lâ-jl» dans Idbîsî, p. 157-1 58 ),
Jaujar et el-Mansourah, la branche orientale se ramifie en deux bras, dont
l’occidental va se jeter à Damiette. Le bras oriental, — notre canal, — se rend
auprès d’Usmùm-Tannâh, puis se décharge dans le lac de Damiette et de Tinnîs
(Ïdrîsî , p. 1 5 1 ; Géogr. d’Aboulféda, II, a, p. 47, 57; Maqrîzî, I, p. 21 5 , 217;
Devise des chemins de Babiloine, p. 2 43 ; Ibn Iyâs, I, p. 79; Marâçid, V, p. 4 9 3 ;
D’Anville, p. 45 - 46 ; Qdatremère, Mém. sur l’Egypte, I, p. 297-300). Notons
d’ailleurs que pour Ibn Hauqal (p. 87) et pour ïdrîsî (p. 1 54 ), le canal d’Us-
mùm-Tannâh est le principal hras du Nil, dont la branche de Damiette nest
qu’une simple dérivation (Qdatremère, op. cit., I, p. 2 2 5 ). — On y effec-
tua des travaux en 65 qH et en 663 (Qdatremère, Mamlouks, I, a, p. i 4 i; b,
p. 19).
Dans une légende thébaine, cette branche est appelée branche couleur dor,
Mémoires , Liste des villes d’Egypte. 1 1
82
J. MASPERO ET G. WIET.
niepo 6TOYMOVT6 epo^xe^nAyoN nnoyb nzepMAN (Akerblad,
p. 366 - 36 7 ). ,
Au début de ce siècle, un canal partante Talkha, appelée alors Mît Lalka,
arrosant Achmoûn, portait le nom de ^ **? ( Description de l’Egypte , XVIII,
p. 1 8 5 : voir la carte). Il s’appelle maintenant le Bahr el-Saghir (nom quon
rencontre dans une note marginale d’un ms. de Yâqût [V, p. 36 o] :
^uaî5^0l),et arrose Achmoun el-Romman (cf. R. P- Jüllien, L’Egypte , p. 169;
Bædeker, p. 167; Géogr. économique, I, p. 2 33, et la carte, p. 2 3o-23i).
M. Daressy ( Les grandes villes d’Egypte à l’époque copte, R. A., 1 89 h , II , p. 2 1 3 )
a contesté l’identification du Bahr el Saghir avec la branche Mendésienne, qu’il
veut voir dans le canal el-Bouhiyeh, qui part du Nil à hauteur de Mit Ghamr.
^vJLoJJlI jjy* I ^3X2*.
Voir .
Voir iLfûUJI ^â-.
Nous lisons déjà dans Calcaschandi (trad. Wüstenfeld, p. 27) : «Über îhn
habe ich keine genauere Nachrichten gefunden». — Ce doit être le canal actuel
el-Sahel (Géogr. économique, I, carte des p. 23 o-û 3 i) qui aboutit à Damiette.-—
L’expression Khalîj Dimyât s’applique parfois à la branche du Nil qui se jette a
Damiette (Ya'qûbî, p. 3 3 7).
Crue du Nil nécessaire pour qu’il ait de l’eau (I, p. 2 58 ); sa notice (p. 297
298). Cf. Calcaschandi, p. 27.
Crue du Nil nécessaire pour qu’il ait de l’eau (I, p. 2 58 ); sa notice (p. 299-
3 oo; cf. Abû’l-Mahâsin, I, p. 5 9 ). — Signalé par Ibn Duqmâq (V, p. 67) dans
le district de Kalioub. On lit dans Calcaschandi (trad. Wüstenfeld, p. 26): «Heut
zu Tage ist dies lângst vergangen, der Canal ist verschwunden und der See der
Abul-Mangâ^an die Stelle desselben getreten, welcher weiterhin erwâhnt wirdr,
(Voir et UTSV" •)
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
83
— BAHR YOÛSOUF
En certains passages ce canal semble être distingue du gA*. (I, p. 93,
258, 297); mais, dans la notice qui lui est consacrée (p. 3o2 ; cf. Abû’l-Mahâsin,
I, p. 59-60), nous voyons que ^- = ^5^'
Ce canal part bien de Deirout el-Cherif, comme le dit Maqrîzî (ce qui équivaut
sensiblement à l’expression de Yâqût, III, p. 93 h : y^S cf. Futuh Bahnasâ,
p. A; Evetts, Churches, p. 5 o, 202; Géogr. d’Aboulfeda, II, a, p. 1 A7; Calcas-
chandi, p. 23 ; Marâçid, V, p. 358 ; Description de l’Egypte, IV, p. AAo; Qdatre-
mère, Mém. sur l’Égypte, I, p. 39A-A05; Champollion, I, p. 1A1; Sacy, Chr. ar.,
II, p. 2 2 ; Amélineau, Histoire, p. 126-127; Maspero, Notes au jour le jour, Pro-
ceedings, XIV, p. 197; Reitemeyer, Beschreibung Àgyptens, p. 38 - 39 ). Idrîsî
nomme J>o l’endroit où ce canal se détache du Nil (p. A6, 5 o), a une journée
au nord d’Akhmim; de même Ibn Kbaldûn (Prolégomènes, I, p. 12 3 ) pour qui
le Bahr YoûsouJ est une branche du Nd. El-Zahin place a A****i! (p. 32 = Sacy,
Chr. ar., II, p. 3 ) l’embouchure du Manhâ. Ces deux localités sont maintenant
inconnues. 1
Il ressort d’un passage de Yâqût (IV, p. 672; cf. aussi III, p. 9 3 A) que ce canal
porte le nom d’el-Manhâ à l’endroit où il sort du Nil. Les villes importantes quil
arrose sont : el-Bahnassa, Ahnâs, el-Lahoun, Dallas, puis il se jette dans le lac du
Fayoum. El-Nâbulsî (p. 6 , 1 5 ; ap. Salmon, Répertoire géographique de la province
du Fayyoûm, B. I. F., I, p. 3 o) l’appelle aussi Bahr el-Fayyûm ou el-Bahr el-A'iam
(cf. index, p. 1 9 A) : le nom de Bahr YoûsouJ est seul usité maintenant { Beadnell,
The topography and geology of the Fayum, p. 1 1-1 2 , pl. II). — C est Yâqût qui
fixe la prononciation d’el-Manhâ (Ménhi, dans Yansleb, Relation, p. 2 53 ; Menhy ,
dans Reinaud, Géogr. d’Aboulféda; Manhî, dans Evetts, loc. cit.; Mounha, dans
Salmon, loc. cit., p. 3 7 ). Ibn el-Faqîh (p. 7 A) l’appelle yy&sût^i.
Il semble que dans l’antiquité le canal ait porte le nom de Tpafavp St cëpvç,
au moins dans sa partie médiane. Sous 1 empereur lrajan aurait donc eu lieu
une réfection générale des voies fluviales (cf. l’article suivant). On lit dans un
papyrus provenant d’Oxvrhynchos (Bahnassa) : «Aurelios Victor. . ., originane
de la très illustre ville d’Oxyrhynchos, et y demeurant, employé aux travaux du
canal de Trajan, à Àurelios Theodosios. . ., originaire de la même ville. . .,
surveillant du curage de ce même canal de Trajan v. Le document est date de
l’an A ■> 3 de notre ère (Papiri greci e latini, pubblicazioni délia Società Italiana,
Firenze, 191 2 , vol. I, n° 87).
84
J. MASPERO ET G. WIET.
\
syî>UJ)
Fêtes pour l’ouverture du Khalîj (I , p. 2 5 4 ; cf. Voyage de Norden, ed. Langles ,
I p> 7 o, p l. XVIII) ; date de cette ouverture (p. 259 ); sa notice (p. 3o2-3o3).
— Voir vol. II, p. 42 , n. 2 . e p
Appelé aussi tout court; —
— ,**.531 (Maqrîzî, éd. Bûlâq, I, p. 369 ).
Commencé par le pharaon Néchao (Mallet, Les premiers établissements des Grecs
en Égypte, p. io5 et sqq.; Amélineau, Histoire, p. i43, i55, i58, 168, 244;
Robiou, L’Égypte au temps des Lagides, p. 12 4 et sqq.), achevé par le roi de
Perse Darius, retouché par les Ptolémées, il fut, une dernière fois avant les
Arabes, recreusé sous le règne de Trajan : d’où son nom de Tpaucevos TtOTCtpos
(Ptolémée, IV, 5, 5 4, qui le fait venir de Bahylone et toucher tleroonpolis).
Les auteurs arabes ont connu (Maqrîzî, éd. de l’Inst. franc. , I, p. 66 ) la tradition
d’Aristote qui attribuait la première idée de la construction de ce canal à Sésostns
(jJst^^L.). Au vm e siècle encore, réparé par les Arabes, il garde parfois e
nom de üâara t oO Tpatavoû (Bell, The Aphrodito Papyri, n 05 i346, 1. 10 et
iù65), sous lequel le connaît également Jean de Nikious (p. Aiù et 677 ).
Le nom de «canal d’Hadrien,, donné par quelques sources arabes, provient
de la confusion fatale entre les noms de Trajan et d’Hadrien, transcrits en lettres
arabes. Maqrîzî spécifie cependant (I, p. 3 o3) qu’il fut l’œuvre d’« Adriyânûs,
nommé aussi Aïlivà», ce qui fait songer à Ælius Hadnanus (Tanbîh, p. 128 ;
Avertissement, p. 180 ) : ce souci d’exactitude a été malheureux. Les auteurs
arabes confondent si bien les deux noms (1) , qu’on lit dans Jean de Nikious
(p. ki k) cette phrase : «Après sa mort (celle de Trajan) régna à Rome le cousin
de Trajan premier, Hadrien,. Les deux mots, dans le texte, sont écrits de meme,
et Zotenberg remarque avec raison que la glose «le premier, doit être une
interpolation d’un copiste arabe. Maqrîzî de même (ou sa source) aura vou u
préciser, mais il est mal tombe. ,
Nous lisons dans Evetts ( Churches , p. 88 , n. 1 ) : «It (ce canal) runs from the
Nile at Al-Fustât northwards to Bastah, whence it turned eastwards and termi-
nated in the Red Sea, near Al-Kulzum,. En effet, nous savons que la prise d’eau,
du côté de la mer, était à Dhunb el-Timsâh, à un mille de Qulzum (Prairies d or,
U) Cf. Hist. des Patriarches, Patrol. or., I, p. i5o [5a] : Trajan = ^1^; p. i5i [58] : Ha-
drien - encore ^>1; notons cependant que Trajan est parfois transcrit = lanMl >
Birûnî, p. 93 .
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE. 85
JV, p . 97 ; Yâqût, II, p. 465 ; Marâçid, I, p. 363-364 ; Quatremère, Mém. sur
l’Égypte, I, p. 17 A-i 82 ). Mais à l’époque d’Abû Çâlih, c’est-à-dire après que le
Khalife el-Mançûr l’eut fait combler en partie, son point terminus était el-Sadîr,
à l’entrée duOuâdi Toûmîlât (Evetts, Churches, p. 173 ). Il déchargeait la ma-
jeure partie de ses eaux dans le lac Birkat el-Jubb (IdrÎsî, p. i64), avant d’être
définitivement comblé en 1899 (Casanova, Les noms coptes du Caire, B. I. F.,
I, p. 2 1 1-2 12 ; Encyclopédie, 1, p. 84a). — Lors de la fondation du Caire, ce
canal lui servit de fossé et marqua, sur une longueur d’à peu près 1200 mètres,
la limite de la ville (Ravaisse, Essai, I, p. 4a 1 ).
Il fut appelé Khalîj Amtr el-Muminîn, du fait que TJmar ibn el-Khattâb ordonna
de le réparer, en 23 H (Yâqût, II, p. 466; cf. Jean de Nikious, p. 5 77 ; Butler,
Ar. conquest, p. 345 et sqq.; Guest, Delta, p. 9 44), afin qu’on pût transporter
de Fustât à la mer Rouge le blé destiné à approvisionner la Mecque (voir encore
à ce sujet : Maillet, Description de l’Égypte, II, p. 88 - 89 , 97 , 3a6; Troisième
voyage de Paul Lucas, III, p. i 7 3-i 7 4, 176 , 180 , 262 ; Description de l’Egypte,
IX, p. i 3 7 ; Encyclopédie, I, p. 38i). C’est sous ce nom que le connaissent
Muqaddasî (p. 198 ), Yâqût (II, p. 465 ;Mustarik, p. i58) et Ibn Duqmâq (IV,
p 120 ). Nassiri tèhosrau l’appelle simplement ^ (texte persan, p. 45). Pour
Ibn Iyâs (Index, p. i5o), c’est le Juynboll a noté (Marâçid, V,
p. 356-35 7 ) les noms de J-UI edS ^ et de jSSJI gK, trouvés chez Abû’l-
Mahâsin (I, p. 5 9 ; II, p. 4i 7 ; cf. ^ gK, ap. Ibn Ms, I, p. i63).
Voir Savary, Lettres (I, p. 9 3 - 9 5 ), où l’attribution de ce canal à Trajan est
contestée et où l’auteur croit que ce sont les gouverneurs d’Egypte, ennemis des
Khalifes, qui l’ont laissé combler; Sonnini, II, p. 370-372 ; la notice de Langles
ap. Voyagede Norden, III, p. 187-196. — Cf. Calcaschandi , p. 26; Maqrîzî, II,
p. 1 39 , où il est appelé Langues, Description historique du canal d’Egypte,
Not. Ext., VI, p. 332 - 386 ; Vansleb, Relation, p. 121; 'Alî Pàsà Mubârak, I,
p. 4; XVIII, p. 119; Ravaisse, Essai, I, p. 4 1 5 , n. 3 ; Dillmann, Lber Pithom,
Hero, Klysma, Sitzungsberichte der Kôn. preuss. Akad. d. Wissenschaften , i 885 ,
p. 897; Reitemeyer, Beschreibung Àgyptens, p. 3 q- 4 i .
Voir l’article précédent.
Voir ïyûliül .
86
J. MASPERO ET G. WIET.
Cité, I, p. 93, 297.
Voir
Construit en 7 2 5 H par el-Malik el-Nâçir Muhammad ibn Qalâwûn (I , p. 3 o 4 ).
Commencé en 72 4 , d’après Ibn Iyâs qui nous donne des details précis sur
sa situation (I, p. i 63 ; II, p. i 64 ); en 728, le sultan le fit munir de ponts
(. id p. 1 65). Il partait du Nil un peu au nord de l’embouchure du canal du
Caire qu’il allait rejoindre à hauteur de la moderne mosquée d el-Zâhir (cf.
Maqrîzî, II, p. 1 45 ).
3 ^-
Le lieu signalé dans notre texte (II , p. 1 7 4 ) était situe au voisinage du tombeau
de l’imâm el-Sâfiï, au sud-est du Caire par conséquent (Maqrîzî, II, p. 458 ;
Abû’l-Mahâsin, I, p. 18A; Casanova, Les noms coptes du Caire, B. I. F., I, p. 167;
Kindî, éd. Guest, Introd., p. 8-9)- *
Nons étudierons un autre lieu de ce nom a 1 article à***.
Cité seulement dans la liste de Qudâ'i (I, p. 3 1 1), dans la province d el-Hauf
el-Garbî (cf. Qâmus, II, p. 211; 'Abd el-Latîf, p. 1 5 5 ) ; les vaches de ce pays,
très estimées, furent un instant frappées dnn impôt spécial (II, p. 109-110).
Cette ville est nommée dans Ibn Khurdâdhbeh (p. 82), Balâdhukî (p. n 5 ,
120), Yâqût (II, p. 507 : sans l’article; cf. Marâçid, I, p. 378), Mustarik
(p. 1 65 ; cf. Arnold, Chrestomathia , p. 147). Ibn Duqmâq cite une fois cette
localité (V, p. 118), mais elle ne figure plus dans sa liste de villes, et cest alors
à une autre que nous avons affaire (V, p. 54 ), dans la province de Char-
kieh : il en fait mention d’après des sources antérieures, puisqu’il nous en parle
à propos de sa conquête par les Arabes.
Etant donné que cette localité est située sur la route de F ustat à Alexandrie
(Maqrîzî, I, p. 175), et quelle est toujours citée en compagnie de Balhîb (au
nord de Fouah), Sulteïs (la moderne Sonteis, près de Damanhour), etKartassa
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
87
(au nord et tout près de Damanhour), nous pouvons connaître approximativement
sa position (Maqrîzî, I, p. 166). M. Butler (Ar. conquest, p. 289, 486 - 487 ) a
donc eu tort de placer cette localité près de Damiette.
Ce serait l’ancien nom de la ville d’el-Ariche, fondée par Miçr après le déluge;
d’après les auteurs arabes ce mot voudrait dire : porte du paradis (I, p. 78; cf.
Maqrîzî, éd. Bûlâq, I, p. 1 35 , 210; Ibn Ivâs, I, p. 3 ).
fiji* ïjjô — DEIROUT EL CHERIF
Étant donné l’accord complet des auteurs qui citent cette ville, il faut lire #5;*
au lieu de que donnaient les mss., et qui est l’orthographe d’el-Nâbulsî
(p. 6).
C’est à cet endroit que se détache du Nil le BahrYousouf (I,p. 3o2 ; cf. Alî
Pâsâ MübIrak, XI,tp. 3 ).
Champollion (I, p. 367; II, p. 20 et sqq., i 45 ) a montré que tous les lieux
qui portent en Égypte ce nom de Darût se trouvaient tous placés sur les bords
du Nil, à l’endroit ou il se divise en plusieurs ramifications, ou à la dérivation
d’un simple canal, attendu que le nom copte T6po>T signifie dérivation (cf.
J. de Rougé, Géographie, p. 83 ). La ville qui fait l’objet de cet article s appelle en
copte TepCDT CApAnAMMCDN (Qüatremère, Mém. sur l'Égypte, I, p. 4 o 3 - 4 o 5 ;
Champollion, I, p. 288; II, p. 20; Qüatremère, Observations, p- 1 3 ; Jüynboll,
ap. Marâçid, Y, p. 462, 5 o 4 , 5 1 3 - 5 i 4 , 68a ; Maspero, Notes au jour le jour,
Proceedings, XIV, p. 19*0 et sqq., 197 et sqq.; Amélineau, p. 496; Evetts, Chur-
ches, p. 222 , n. 3 ). C’est ainsi qu’il faudrait lire y^V- au heu de y_ÿî*V“ dans
Maqrîzî (II, p. 5 i 8 = G. d. Coplen, p. 60 : y^Ut^ = Evetts , Churches, p. 343 :
Serapion). Ce serait, d’après Jomard ( Description de l’Égypte, IV, p. 1 89), l’ancien
site de Thebaïca Phylace (Strabon, XVII, 4 i).
Le Synaxaire donne les formes et yW- ( Patrol . or., III, p. 388 -
389 [3 1 2 - 3 1 3 ] ; cf. Amélineau, p. i 54 ; Amélineau, Actes des martyrs, p. 78);
Abu Çâlih (Evetts, op. cit., texte ar. , p. 98) : »j;*; Yâqut (II, p. 5^0;
cf. Marâçid, I, p. 4 oo) écrit ^ «=*»>, et nous signale le premier qu’Ibn Tha'lab
el-Sarîf y construisit une mosquée; c’est ce personnage qui donna plus tard
son nom à la ville, appelée b)*; dans Géogr. d’Aboulféda (II, a, p. 47;
88
J. MASPERO ET G. WIET.
Akerblad, p. 4 1 B ) : Ibn. Duqmâq (V, p. 19) donne l’orthographe
»j;a, avec le doublet kj;*; Maqrîzî écrira aussi plus loin (I, p. 2o5) :
ylj^w ou (Quatremère, Mamlouks, I, a, p. 4 o) : fjya et Zâhirî
(ap. Quatremère, Mamlouks, II, b, p. 91, note) : obj-aJîLj^*. Ibn el-Jî an est
revenu à la forme (p. 176, 178 : Sjo* p- 186; ap. 'A bd el-
Latîf, p. 693, 695, 698; cf. Sacy, Chr. ar., II, p. 23 - 24 ). Vansleb l’appelle
Tarât isscerif ( Relation , p. 2 53 ). Dans la Description de V Égypte (XVIII, p. 97) :
et qui semblent être les deux quartiers d’une même
localité (voir la carte). Il ne subsiste plus maintenant que le nom de oyj-ûJi L>^2>
(Boinet, p. 167).
Nous avons donc : — *:)'*'•> — ! — «ayt*; —
— l’autre nom est écrit : p!^«; — yl^*; — — yl^aîî;
Voir l’article précédent.
(jJb* — DECHNA
Village situé au sud de Faw.
Le P. Jullien (A la recherche de Tabenne , Études, 1901, t. 89, p. 2 48 et sqq.)
serait disposé à y reconnaître le village de ïabennisi, où saint Pakhôme fonda
son premier couvent (Quatremère, Mém. sur l’Egypte, I, p. 281). M. Gauthier
(Notes géographiques , B. I. F., IV, p. 86; Nouvelles notes, ibid., X, p. 126) signale
cette identification en faisant d’expresses réserves. Cette prudence paraît justifiée.
La moderne Dechna, remarque-t-il, est plus éloignée de Faw (<|>bcdoy) que
ne dut l’être Tabennisi. En outre, la ressemblance des deux noms est faible. Les
transcriptions arabes réunies par M. Gauthier ( Nouvelles notes, p. 12 3 ) sont :
ywiUla, — . Cette dernière forme est
surprenante et provient peut-être d’une faute de copiste; même admise, elle est
encore loin de l’orthographe moderne de Dechna. L’identification est donc inté-
ressante à signaler, vu la proximité des lieux; mais elle nous paraît peu probable.
Un village actuel de Tabeini (Boinet, p. 5 1 2 ) est signalé par le P. Jullien comme
marquant l’emplacement du monastère de femmes construit près du premier par
ordre de Pakhôme. Il est situé sur la rive gauche du Nil, et de ce fait il ne
peut etre ce couvent de religieuses : car aucune des deux Vies de Pakhôme, arabe
ou copte, ne signale cette particularité importante (Amélineau, Monum. pour
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE. §9
servir à l’hist. de l’Égl. chrét., dans Annales du Musée Guimet, XVII, p. 36 (copte)
et 38 1 (arabe). Mais il rappelle de trop près la forme TA.B6N6, qui est une
des variantes de Tabennisi, pour ne pas attirer l’attention. Le nom pourrait
s’être appliqué à un village situé en face du premier, et qui aurait survécu à
celui-ci.
Yâqût (II, p. 577; cf. Marâçid, I, p. £02) donne l’orthographe jly, et ajoute
que ce mot veut dire en copte légumes ou jardin potager (ittJU* : cf. Gloss. d’Idrîsî,
p. 27/1); la même orthographe est reproduite par Ibn Duqmâq (V, p. 3i),
Ibn el-Jîan (p. 193; ap. 'Abd el-Latîf, p. 703), 'Alî Pâsâ Mubârak (XI, p. 16 :
Li-S), Recensement (part, ar., p. 161), Boinet (p. 1 6 5 ; Allas, i 44 : 7-5); Ibn
Jubeïr (ap. Marâçid, V, p. 47 1) écrit La forme ne se trouve pas dans
l’article cité du P. Jullien (cf. l’article de Gauthier, B. I. F., X, p. 1 26), qui dit
seulement : «Le nom actuel de Dechna peut bien être une transformation du
nom de Dounasa dont se sert la vie arabe de Pacôme pour désigner Tabenne».
Par contre, on la trouve pour la première fois dans le Voyage de Norden (éd.
Langlès, II, p. 85 ; cf. 'Abd el-Latîf, p. 703, n. 4 ). «Norden, dit S. de Sacy,
écrit ce nom et le prononce Dischné ou Déheschné. Il prétend que cela veut
dire admiration [exactement : nous sommes stupéfaits; de semblables étymologies
populaires ont existé : cf. Fulûh Bahnasâ, p. 5 ], et conte une histoire assez sin-
gulière sur l’origine de cette dénomination. La manière dont ce nom est écrit
ici est contraire à l’étymologie qu’il en donne. » C’est sans doute d’après Norden
que la Description de l’Egypte (XVIII, p. 64 ) écrit xiAdi : cette forme n’aura
pas vécu longtemps, car aucun document actuel ne la cite. — Cf. Massignon,
Seconde note sur l’état d’avancement des études archéologiques arabes, B. I. F., IX,
P* 8 7 - ^
Maqnzi nous avait parle de Dechna en citant un texte d’el-Qudâ'î, reproduit par
'Alî Pâsâ Mubârak, qui vantait un acacia merveilleux de cette ville (I, p. 1 38 ).
Une autre tradition, reproduite par Maqrîzî (I, p. 2 33 ) et Ibn Duqmâq (V,
p. 3 i- 32 ), localise cette histoire à Dandara et appelle l’arbre y-tLtJî le
meme récit se trouve dans la Description de l’Egypte (I, p. i 3 i), rapporté à
Assouan, et l’arbre se nomme
De ces divers témoignages, celui de Yâqût est le plus précieux à retenir. Si
(êM* signifie «légumes (ou potager)» en copte, on songe à une forme originale
tu)nh = « le jardin», qui très régulièrement donnerait Dechna en arabe. Pré-
cisément on lit dans la scala publiée par Kircher (p. i3, 25 g; cf. Ghampqllion,
I, p. 190), l’égalité '^a)N6(sfc) = XYjuil (c’est le mot employé par Yâqût). Mais
jusqu’ici aucun document n’a fourni le nom de lieu tci)nh ainsi reconstruit.
Mémoires. Liste des villes d’Egypte.
12
90
J. MASPERO ET G. WIET.
— DAKAHLA
Citée seulement dans la liste d’el-Qudâ'î; dans le Hauf el-Sarqî.
En copte TK 62 .M (Champollion, II, p. 1 3 6 ; Qüatremère, Recherches, p. 16A;
Amélineau, p. 509; Juynboll, ap. Marâçid, V, p. A75-A76). Les listes d’évêchés
accolent son nom à celui de Thmoui, et l’écrivent ij&s ou (Amélineau, p. 572,
575). Yâqût la situe à k parasanges de Damiette et à 6 de Demira : le premier
après el-Qudâ'î (ap. Ibn Duqmâq, Y, p. A 3 ), il mentionne que cette ville a donné
son nom à une province : el-Dakahlieh (II, p. 58 1 ; cf. Marâçid, I, p. A06).
Ibn Duqmâq ne lui consacre pas de notice; Ibn el-Jî'ân ne mentionne que la
province (p. A6 : manque à l’index; ap. 'Abd el-Latîf, p. 620); Abu Çâlih parle
de la ville (Evetts, Churches, p. 170) et de la province (p. 17). La Description
de l’Égypte contient = Plaine de Daqhélîéh (étang et plaine), dans la
province de Mansourah (XVIII, p. 1 83 ) , et t^»iy 5 '( ruines) dans celle de
Damiette (p. 198). — Pourtant la ville existe toujours (Boinet, p. 169; Géogr.
économique, I, p. 288; carte, p. 2 83 ; Atlas, 16 : 9-A).
— EL DAKAHLIEH
Cette province bénéficia d’une réduction d’impôts en 663 H (II, p. 89).
Elle exista sous ce nom très tôt à l’époque arabe (voir article précédent), et
nous la trouvons encore à l’époque turque (Ibn Iyâs, III, p. 292). Après avoir
disparu pendant l’administration française, qui partagea son territoire entre la
province de Mansourah et celle de Damiette, elle a repris maintenant une exis-
tence distincte.
— DALLAS
Citée dans les listes de hûrah.
L’ancienne Nilopolis (Hier., 780,1, donne NncoiroAi? par erreur; Georg.
Cyp., 7A7 : NsiAouiroÀts), en copte 'j'XOAC et ^xox (Quatremèbe, Mém. sur
l’Egypte, I, p. 5 o 5 ; Champollion, I, p. 333 ; II, p. 289; Qüatremère, Observa-
tions, p. 39; Amélineau, p. 1 3 6 ). Les actes coptes du concile d’Epbèse (Bouriant,
dans M. M. F., VIII, p. 70) écrivent TGAiOC, qui explique mieux la forme arabe.
L ’ Histoire des Patriarches donne même l’orthographe qu’a relevée Quatre-
mère.
/
Idrîsî nous dit au sujet de cette cité (p. 5 1 ) : cr Du temps des anciens Egyptiens,
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
91
elle était comptée au nombre des villes les plus considérables, mais à présent
elle est petite et n’a que peu d’habitants, son territoire ayant été pillé et ravagé
par les Berbères de la tribu de Luwâtah et par des Arabes vagabonds». La hût'ah
de Dallas, d’après Yâqût (II, p. 58 1 ; cf. Marâçid, I, p. A06; V, p. A77), est
relativement vaste (iUwIj J^as), mais la ville elle-même se trouvait
dans la hûrah d’el-Bahnassa. Cf. Jean de Nikious, p. 5 5 9 ; Butler, Ar. conquest,
p. 23 A -2 35 ; Abu Çâlih (Evetts, Churches, p. 2 5 A) lui donne comme fondateur
l’éponyme Dalâç. — Cf. Boinet, p. 160.
— MIT DAMSIS
Cité dans les listes de hûrah.
En copte TGMCiCD'j’ (Champollion, II, p. 1 1 2 ; Amélineau, p. 1 19). Les scalœ
donnent aussi l’expression <j»*~** (Amélineau, p. 569) et o** [ibid.,
p. 5 60). La ville (dont on ignore le nom grec) était déjà importante au vn e siècle,
et joua un rôle lors de la conquête arabe (Jean de Nikious, p. 56 1, où il faut
restituer u»*«**sj comme l’a montré M. Amélineau, p. 52 5 ; cf. Butler, Ar.
conquest, p. 297).
Damsis est pour Idnsi (p. 1 5 3 ; cf. Guest, Delta, p. 968, 970) un bourg très
peuplé et très florissant. D’après Abû Çâlih (Evetts, Churches, p. 3 A), il possédait
encore un évêque à la fin du xn e siècle. Il y avait près de Damsis un village de
Choubra, qui a fini par se joindre à lui [Marâçid, V, p. A 85 ; Ibn Duqmâq, V, p. 90 ).
Contrairement à ce qu’affirme M. Amélineau, la nahieh de Mit Damsis existe
toujours dans la province de Dakablieb [Recensement, part, ar., p. 3 i A : manque
dans la partie française; Boinet, p. 879; Géogr. économique, I, p. 370; carte,
p. 355, pl. LXXXVI; Atlas, 53 : io-5).
XJüuo
Voir «Liüi.
iy «ô
Ce nom manque à 1 index du tome I : il en est question à propos de la syna-
gogue consacrée à Moïse (I, p. 62).
Maqnzi parle à deux reprises (II, p. A 6 A , 5 oA) de ce village qu’il appelle
^LuJi ty>i> (cf. Evetts, Churches, p. 196; Qüatremère, Mém. sur l’Egypte, I,
p. 137-189). Cette localité se trouvait dans la province de Guizeh ('Abd el-Latîf,
92
J. MASPERO ET G. WIET.
p. , 84 , 2 45 - 2 46 ; S. de Sacy note un>texte peu précis de Benjamin de Tudèle) :
et il est impossible de l’identifier avec le Tammoû (=*j>J*; voir 1 article
mentionné quelques lignes plus bas que dans les deux auteurs arabes cités.
Pourtant, si l’on se reporte au texte de Yâqût, on voit qu’il dit à peu près la
même chose pour *>*:> et (Muslarik, p. 182, 294).
* ^ li 6yt>2> ya* igj» (j*
JL.Î Jæ piUJI xAs. g»y> hP'lù* ***** ^1*»*
îL^Ll? (JJ» ybüjï îuS'L, (£, s \ÿ\ gi) foA' tw^r? ^ é**
Xaa.U^-IÎ
(On sait qu’el-Daqahlîyah et el-Murtâhîyah formaient une seule province.)
Il est curieux de constater qu’au moins la province de Guizeb possédait
un » y >* et un (Ibn Duqmâq, IY, p. 1 3 2 ; Ïbn el-Jîân, p. 1 44 - 1 45 ; ap. Abd
el-Latîf, p. 675-676).
Si, avec 'Alî Pâsâ Mubârak (XI, p. 35 - 36 ) nous identifions et il
faudra supposer qu’Ibn Duqmâq et Ibn el-Jî an ont donne deux fois le meme nom
d’après deux prononciations différentes : mais alors ils auraient donne dans les
deux cas la même superficie. — Dumûh n’existe plus.
lolyo^ — DAMIETTE
Dans le troisième climat (I, p. 45 , 5 1); son éloignement de 1 equateur (p. 186);
la branche du Nil qui se jette à Damiette s’appelle Bahr el-Sarq (p. 232), situation
particulière au point de vue administratif (p. 3 1 3 ).
L’ancienne Tantôt dis (Georg. Gyp. , 758 ; B. Z. Sapiocpis; noter la forme
AapuaTa, très postérieure, dans Nilus Doxopatrius [1 2 1], éd. Parthey); en copte
TAMIA*^ (Quatremere, Mém. sur l’Egypte, I, p. 33 o, 35 o; Champollion, II,
p. 1 3 8 ; Amélineau, p. 116; Galtier, ap. Futuli Bahnasâ, p. 44 , n. 6).
Idrîsî (p. 223 ) donne !eL*î, qui serait 1 orthographe du peuple, selon Ibn
Battûtah (I, p. 59). Ibn Duqmâq explique le sens du mot, qui d apres lui serait
syriaque (V, p. 80).
La conquête musulmane (cf. Jean de Nikious, p. 56 1 sqq.; Butler, Ar.
conquest, p. 35 o) eut lieu pour Damiette en 21 ou 22 H (Ibn Duqmâq, loc. cit
Ibn Iyâs, I, p. 2 3 ); la ville fut endommagée par un tremblement de terre vers le
milieu du vm e siècle de notre ère (j Hist. des Patriarches, Patrol. or., V, p. i 4 o
LISTE DES VILLES D'ÉGYPTE.
93
[B94]). Le premier siège quelle eut à subir eut lieu en 2 38 H, sous el-Mu-
tawakkil , à qui les Grecs la prirent (Yâqût, II, p. 6 o 3 - 6 o 4 : Ibn Duqmâq; Ibn
Iyâs, I, p. 35 ); après l’avoir reconquise , le khalife ordonna d’y bâtir une for-
teresse (Kindî, éd. Guest, p. 202 ; Maqrîzî, I, p. 2 1 1); les Francs y descendirent
en 465 H (G. Salmon, Un texte arabe inédit, B. 1 . F., III, p. 5 e et sqq.); ils
revinrent encore l’assaillir sous le règne de Saladin et y furent défaits (Ibn Iyâs,
I, p. 71); en 588 , Damiette s’agrandit aux dépens de Tinnîs (Blochbt, Hist.
d’Égypte, p. 2i3);de6i4à6i6, les Francs l’assiègent et la prennent (Yâqût,
II, p. 6 o 4 - 6 o 6 ; Ibn Duqmâq, V, p. 81; Blochet, op. cit., p. 3 1 4 - 328 ; Ibn Iyâs,
I, p. 79); en 647-648 eut lieu la défaite des Francs et la destruction de la
ville (Qazwînî, H, p. i 3 o; Ibn Duqmâq; Blochet, op. cit., p. 5o8-537, 548 et
sqq.; Quatremere, Mamlouks, I, a, p. 1 5 ; Géogr. d’ Aboulféda, II, a, p. 160-161;
Ibn Iyâs, I, p. 84-87). — Ibn Battûtah (I, p. 59-61) nous dit quelle était de
construction récente, et il appelle wâlî son gouverneur (p. 65 ). — Salmon
a résumé tous ces événements dans son Rapport sur une mission à Damiette
(B. I. F., II, p. 71-89). — Cf. Yaqûbî, p. 338 ; Muqaddasî, p. 201-202;
Maqrîzî, I, p. 2i3; Marâçid, I, p. 4 n; V, p. 4 g 3 ; Zâhirî, p. 35 = Sacy,
Chr. ar., II, p. 6-7; Devise des chemins de Babiloine, p. 243 - 244 , 248 ,
249 ( Damyale et Damiatey, Pococke, Descr. of the East, 1 , p. 19 ( Damiata);
Vansleb, Relation, p. 107; Niebuhr, Voyage, I, p. 52 , pl. VIl-IX; Savary, Lettres,
I, p. 307 et sqq., 344 et sqq. — La ville moderne est au sud de l’emplacement
de l’ancienne ville (R. P. Jullien, L’Égypte, p. 169-172 ; Boinet, p. 161; Géogr.
économique, I, p. 243 - 248 ; pl. XGIX-GV ; Guest, Delta, p. 970-971; Bædeker,
p. 169-1 7 v o ; Atlas, 7 : 10-2).
Nom d’une province du Delta, qui fut plus tard englobée dans celle de Ghar-
bieh (Ibn Duqmâq, V, p. 82). — La ville qui donne son nom a la province est
iojssii, située près de Damiette (Yâdût, II, p. 610; Marâçid, I, p. 4 ii- 4 ia).
Elle s’appelle en copte TCDNnpiA (Amélineau, p. 5 i 8 : les scalæ l’appellent
Aujourd hui Dengawaï (^ly?^) dans la province de Gharbieh (Boinet,
p. 168; Atlas, 28 : 6-1).
— DANDARA
Description de son temple (I, p. i 33 -i 34 ; cf. Yâqût, II, p. 610; Evetts,
Churches, p. 279; Sacy, Nom des pyramides, âp. Bibl. des Arabisants , I, p. 2 46 ;
Ibn Duqmâq, V, p. 3 i- 32 ; Maqrîzî, I, p. 233 ; Calcaschandi, p. 49; Reitemeyer,
J. MASPERO ET G. WIET.
94
Beschreibung Àgyptens, p. 12 5 ); 'Amr îbn el-'Âç y fait bâtir un miqyâs (p. 248 ).
L’ancienne TévTVpa, (Hier., 781,10; Georg. Cp>., 775), en copte nitgn-
TCDpi ou NiK6NTG>pi (Quatremère , Mém. sur l’Egypte, I, p. 1 47 ; Champollion,
I, p. 226; Amélineau, p. i 4 o). ^
Yâqût note l’orthographe I;A 3 l (cf. Marâçid, I, p. 4 i 2 ; Y, p. 496) : la pre-
mière lettre aura été prise pour l’article copte T. Paul Lucas [Troisième voyage,
111 , p. 44 - 45 ] appelle aussi le village Andera, en rapportant la légende des fenê-
tres du temple égales au nombre des jours de l’année. Ibn Duqmâq écrit
orthographe qu’on retrouve dans la vie arabe de Pakhôme ( Annales du Musee
Guimet, XVII, p. 384 ) et dans le Synaxaire ( Patrol . or., III, p. 4 2 6 [ 35 o]);
de même Ibn el-Jîan (p. 193; ap. ‘Abd el-Latîf, p. 703). Cf. enfin l’expression
curieuse » ; ooulî Jüb g } qui semble désigner la même localité dans
un passage du Synaxaire, 20 Barmûdah (Amelineau, p. i 42 ). Cette ville appai-
tint à la province de Kous jusqu’à l’époque de la Description de l Égypte (XVIII,
p. 62), qui la range dans celle de Thèbes; maintenant elle est placée dans celle
de Kena (Bædeker, p. 238 ; Boinet, p. 168; Atlas, i 45 : 6 - 4 ). Cf. Voyage
de Norden, éd. Langlès, II, p. 87 (Dandera); voir p. 88-102; III, p. i 32 ,
Savary, Lettres, II, p. 99 et sqq.; Sonnini, III, p. 172 et sqq.
Cette ville du premier climat (I, p. 42) se trouvait a égalé distance entre
‘Alwah et Assouan (p. 282).
Elle fut prise en 3 i H par ‘Abd Allah ibn Sa'd (Kindî, éd. Kœnig, p. 6;
éd. Guest, p. 12); quelques mots de description dans Abu Çâlih (Evetts, Chur-
ches, p. 2 65 ). — A côté de cette orthographe on trouve aussi dans quelques
textes la forme XXjU* (cf. Bakoui , Not. Ext., II, p.399; Maqrîzî, I, p. 19*5 200;
Marâçid, I, p. 409; V, p. 489; Quatremère, Mém. sur l’Egypte, II, p. i 4 , 107;
Blochet, Hist. d’Egypte, p. 1 1 1, n. 1 ; Bædeker, p. 4o2).
jjàJbo — DAHCHOUR
Cité à propos de ses pyramides (II , p. 12 0). — Cf. Idrîsî , p. 1 46 ; Ibn Duqmâq ,
IV, p. i 32 ; Marâçid, V, p. 5 1 4 ; Ibn el-Jî'ân, p. i 44 (ap. Abd el-Latîf, p. 675);
Voyage de Norden, éd. Langlès, I, p. 1 32 - 1 33 ; II, p. 22 ( Dagjour) ; Alî Pâsâ
Mubârak, XI, p. 67 ; Recensement (part. ar. , p. 1 63 ; fr. , p. 93) ; Evetts , Churches,
p. i 58 , n. 3 ; Description de l’Egypte, IV, p. 43 o; R. P. Jullien, L Egypte, p. 61 :
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
95
Dacrour (sic); Boinet, p. i 5 9; l’article de Græfe, dans Encyclopédie, I, p. 918;
Atlas, 95 : 7-5.
Cité dans les listes de kûrah, toujours entre Akbmim et Absâyah (I, p. 307,
3 1 o ; cf. Ibn Khurdâdhbeh, p. 81; Qüdâmah, p- 247). Ya'qûbî est plus précis
(p. 332) et nous dit que ce couvent s’appelait du nom de son fondateur : ^
(L> ; 2>! loi (JmjOJîJS jii, dans Y Histoire des Patriarches, Patrol. or., V, p. 81
[ 335 ]; cf. Amélineau, p. 69-70; Evetts, Churches, p. 2 35 - 237 ). C’est celui que
l’on nomme aujourd’hui plus communément le Couvent Blanc (cf. Quatremère,
Mém. sur l’Égypte, I, p. i 3 et sqq.; Maqrîzî, 11 , p. 507; Wüstenfeld, G es. d.
Copten, p. 1 o 5 ; Evetts, Churches, p. 317). Yâqût le range en effet sous
(II, p. 6â 1 ). — Cf. Voyage de Norden, éd. Langlès, II, p. 89 (Deir ell Abbiat);
Wl. de Bock, Matériaux pour servir a l’archéol. de l’Egypte chrét., p. 39 et sqq.
(avec photographies); Butler, Ar. conquest, p. 189; Gauthier , Notes géographiques,
B. I. F., IV, p. 95; Nouvelles notes, ibid., X, p. 91; Bædeker, p. 227; Somers
Clarke, Christian anhquities m the Nile Valley, p. i45-i6i; Atlas, 1 3 7 : 7 -3.
C’était au temps de Maqrîzî le nom d u v***iîi >g> (voir l’article suivant). Le
Livre des Perles enfouies (n° q 5 ) l’appelle aussi Il y avait un au
Fayoum (ibid., n os 54 - 55 ).
J**
Voir sur ce couvent, situé dans le mont Mokattam dans les environs de Toura
(I, p. 3 o 5 ) : Yâqût, II, p. 685 ; Maqrîzî, II, p. 5 o 2 ; et surtout Marâçid, V,
p. 536-537, où l’on pourra trouver de nombreuses références.
~~ couvënt: de saint-jérémie
A l’ouest et près des pyramides de Guizeh (I, p. 82 ; cf. éd. Bûlaq, I, p. 1 35 ).
Yâqût le cite sous les. formes et (I, p. io 3 ; II, p. 7o5;
cf. Marâçid, I, p. 18; IV, p. 3 i). On songerait d’abord à traduire monacth-
piON NAnA 26 PMHC : mais Apa Hermès est inconnu. Abu Çâlih (Eietts,
Churches, p. 1 83 ) parle du district de dans la province de Guizeh :
ce nom fait songer à une forme grecque t 0 Épf iris qui serait toutefois singulièie,
96
J. MASPERO ET G. WIET.
sans être impossible chez les Coptes ^habitués à laisser les noms propres indé-
clinables. Mais, si le khalife el-Âmir, d’après l’écrivain arménien, a donné aux
moines de Nahia un terrain dans ce canton, il ne semble pas cependant que
ait jamais possédé un monastère, avant cette date au moins. Ce nest donc
pas là qu’il faut chercher le H vaut mieux vocaliser An a
VepHMiAC. 11 y a eu, dans le texte de Maqrîzî, confusion entre les pyramides
de Guizeh et celles de Sakkara, comme l’avait déjà supposé Langlès (ap. Voyage
de Norden, 111 , p. a 5 i, 262-26A) : i° l’auteur arabe note une fois (II, p. 1B6,
1. 8) l’existence d’une pyramide près du deir (_^>o); plus bas (1. iA) il parle de
«la grande pyramide qui est au nord du deïrv. Ainsi le couvent ne peut se tiouvei
à l’ouest, mais seulement au sud de ces pyramides de Guizeh; 2 0 Le héros Qarmâs
(1. 1 o) «fut enterré auDeïrHirimyas, et l’on bâtit sur lui la pyramide à degrés»,
qui était construite en brique et en pierre. Or l’unique pyramide a degres est celle
de Zoser, à Sakkara. Enfin une glose du ms. L J (II, p. 1 36 , n. 1 0) dit formelle-
ment : «Le deïr d’Abû Hirimyas étaitàGuizeh (= dans le canton), près de 1 endroit
appelé aujourd’hui Sakkara». C’est donc bien le « deir Anba Jeremie » récemment
fouillé par M. Quibell ( Ecccav . atSaqqara, A vol. , dans les Publications du Service
des Antiquités de l’Égypte). Dans la préface du troisième volume (1907-1908,
p. iii-iv) , M. Quibell a réuni tous les témoignages relatifs à ce couvent, depuis
celui du pèlerin Théodose (De Situ terrae sanctae ) jusqu’à ceux des écrivains
arabes, que lui a fournis M. Moritz. Il signale notamment celui d un nomme Çafi
el-Dîn c Abd el-Mûmin (t 7 3 g H), qui n’est en fait que l’un des auteurs supposés
de l’ouvrage jusqu’ici anonyme, Marâçid el-ItliW (Marâçid, IV, p. xli; le texte
suivant se trouve dans I, p. AA2; mais il eût mieux valu^citer Yâqut, que 1 au-
teur du Marâçid a copié : II, p. 7 o 5 ) : ^ y* ^ j**'
Le texte de Jean de Nikious (p. A88) se rapporte à un autre couvent de saint
Jérémie, situé près d’Onouphis (Menouf) : cf. Jean Maspero, dans Berne critique,
î II septembre 1912, p. 208. Maqnzi nous fournit la dermere mention de ce
monastère, déjà ruiné au ix e siècle de notre ere : il copie d ailleurs des sources
bien antérieures à son époque (Ibn Ahd el-Hakam, t2 5 7 H).
Dîçâ est citée seulement dans la liste d’el-Qudai, entre Neqeiza et el-Basarud
(I, p. 3 11). Qudâmah la place (p. 2A7) entre el-Ariche et ipül (?); Yâqût
(II, p. 711; cf. Marâçid, I, p. AA 3 ) est très vague : ,>;!*
— Tels sont les renseignements que nous avons pu
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE. 97
trouver sur cette ville difficile à identifier; la seule variante rencontrée est dans
Qudâmah : La*j, Wamçâ.
Juynboll (Marâçid, V, p. 583 ) dit au sujet de ce nom : «Ortum est fortasse
ex o 4 *, et hoc ex nomine AioarnoXis, quo inteiligatur Diospolis parva, Ægvptio-
rum Na-Amûn, Arabum ». Gf. Champollion, II, p. 129. Mais Diospolis
parva est identifiée par les scalæ à une ville de ( Amélineau , p. 364 ); Men-
zaleli est l’équivalent du copte niMANX.CDiAi (cf. l’article #5**?, p. 35 -
36 ) et du grec S svoSô)(pv; et enfin il ne serait guère vraisemblable qu’une
forme .a. ioc (hypothétique) se soit muée en
olà
Signalée comme ribât (I , p. 1 1 4 ).
Ce lieu se trouve sur la route de Fustât au Magrib, à 18 milles de
(église Saint Ménas près de Maréotis : cf. Quatremère, Observations, p. 5 1 -5 3 ;
Mém. sur l’Égypte, I, p. A88 et sqq.), et à 3 A de Hanîyat el-Rûm (Ibn Kkurdâdhbeh .
p. 8A). — Les chiffres sont les mêmes dans Qudâmah (p. 220-22 1), qui ajoute
que Dhât el-Humâm était également reliée à Tarnût par une route directe. —
Muqaddasî (p. 21 A) place cette localité à 1 marhalah à’Armasâ ; il la situe aussi
(p. 2^5) à 1 marhalah de Bûmînah et à 1 de Hanîyat el-Rûm. — Comme les
chiffres d’Idrîsî sont les mêmes que ceux d’Ibn Khurdâdhbeh. il faut remplacer
Tsounia (**v) par Bûmînah. comme l’avait voulu Sprenger (trad., p. 1 64 , n. 3 ).
— Dhât el-Humâm, appelée ainsi parce que l’eau de cet endroit donne la fièvre
à presque toutes les personnes qui en boivent (el-Bekri, Description de l’A.frique
septentrionale, J. A., 1 8 5 8 , II, p. Ai 8 ), est rangée par Ya'qûbî (p. 3A2) dans
la Itûrah d’Alexandrie, mais par Muqaddasî (p. 216) dans la province de Barqah.
— Cette ville fut bâtie au temps des premiers Fâtimites (el-Bekri, Ioc. cil.;
Muqaddasî, p. 22A; voir d’autres références dans Marâçid, V, p. 2^6-267).
Nom donné aux collines de décombres des environs de Tinnîs (I, p. 17 A;
Maqrîzî cite un texte deMas'ûdî dans lequel on lit ^!). Ibn Duqmâq (V, p. 79)
compte trois tells et les appelle aussi ^ (dans le texte : p 53 l). Içtakhrî
(p. 53 ) cite un seul tell qu’il nomme le même nom se trouve dans Ibn
Hauqal (p. 1 o 5 ); mais il y a deux tells. Quatremère a connu ces textes (Me'm. sur
Mémoires . Liste des villes d’Egypte. i3
98
J. MASPERO ET G. WIET.
(U, I,p. 3 oA- 3 o 6 , B 3 i- 33 a;cf. Marâeid, IV, p. 3 o; Reitemeïeb, Beschrei-
lung Agyptms, p. 2 3) : il propose de voir dans hûlûn (1 abréviateur persan d Ibn
Hauqal a mis terkou m) une transcription du copte BHOyr, pluriel de BH, qui
signifie tombeau (Champollion, II, p. 189 : des doutes sont émis sur ce sens).
Cette hypothèse paraît assez risquée.
Le Livre des Perles enfouies (n° i 56 ) place un j.^ 53 ! a Guizeh.
s
La Khittah Râsidah était située immédiatement au nord du Ribâl el-Athâr,
bornée à l’ouest et à l’est par le Nil et par la colline i’el-Raçad (Ouest, Fmtai
and ils khittah, I. R. A. S., 1907, p. 66; plan, C-12, reproduit dans Encyclo-
pédie, I, p. 8A0-8A1). H est possible que le nom de Rasidab ait ete applique à
un territoire plus étendu du côté de l’est : on lit en effet dans le Livre des Perles
enfouies (n° 5 ) : cdW.
Citée dans la liste de Qudai (I? p* 3i *)•
Cette ville était sur le bord de la mer de Qulzum à un peu plus d’un jour de
la montagne de Tor ( Tanbîh , p. 1 43 ; Avertissement, p. 1 98).
Le nom se retrouve dans les Annales d’Eutychius ou Çaîd ibn Batrîq (cf.
Marâçid, V, p. 556 ), à propos d’un couvent bâti en cet endroit par Justinien
(éd. Cheikho, I, p. 202-20A). M. Weill (La presqu'île du Sinaï, p. 10A) a
remarqué avec raison qu’il fallait corriger Ut ; en % dans Ç^Uh ( Evetts ’
Churches, p. 1 7 1); mais il a tort de conclure qu’Eutychius et Abu Çâhb semblent
«établir une relation de voisinage entre Rayeh et Kolzoum». Le dernier inter-
cale bien sa phrase sur Râyab dans le paragraphe relatif à Qulzum; mais c’est
parce qu’il a puisé dans Eutychius, qui raconte en même temps les travaux
accomplis à Qulzum, Râyab et au Tor Sînâ. Quant à Eutychius, il n’est pas
nécessaire de croire qu’il accouple les deux premières localités en tant que très
voisines. Pococke (Descr. of the East, I, p. îAa) a retrouvé encore en usage
le nom de Râyab, près de Tor. Il y a donc lieu de croire que c’est l’ancienne
Raïthu (PoüQov : Mansi, Goncil, VIII, 911; Bell, The Apkrodito Papijn, 1 433 ,
L 16, 92 et 276; Pralum spirituale, c. 116, dans Pair, lat., t. 7 4 , col. 178)-
L’orthographe arabe indique que dans les temps relativement modernes la finale
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
99
cessa de se prononcer. Le mot &b serait pour de meme que Alla était
autrefois Aïlat (voir article *M).
Nous connaissons la transcription copte de ce nom : zpAieoy ZH nTOü}
NrABAACDN (Akerblad, p. 35 o; Amélineau, p. 201).
U, — ATAR EL-NABI EL-CHÉRIF
Ce lieu se trouve au bord du Nil, sur la même rive que le Vieux-Caire et au
sud (Guest, Frntat and its khittahs, J, R. A. S., 1907, plan, C-12; reproduit
dans Encyclopédie, I, p. 8A0; Guest et Richmond, Misr, ibid., 1908, p. 796).
Maqrîzî nous dit (éd. de Bûlâq, II, p. 4a 9 ; notice reproduite dans c Alî Pàsâ
Mubârak, VI, p. 53 ; cf. Sakiûwî, p. 35 ) que ce ribat, construit par le çâhib
Tâj el-Dîn Muhammad ibn Fakhr el-Din Muhammad (6 A 0-7 07 H), a tire son
nom d’un morceau de bois et de fer, que l’on disait avoir appartenu au Prophète.
Norden parle de la mosquée d ' Atter-ennabi (éd. Langles, I, p. 8A, pi. XXVIII,
XXXV, XXXVI; III, p. 25 1, note) et raconte la légende suivante : «Omar, pre-
mier calife, en descendant dans l’endroit où elle a depuis été fondée en son
honneur, y laissa sur un marbre l’empreinte de son pied». (Cf. aussi Pococke,
Descr. of the East, I, p. 25 , note; 55 : Saroneby et Saranebi). Ce doit être
à cette légende que fait allusion Ahmed Bey Kamal (Dessins des pieds, R. L E. ,
1908, p. 9Ù); on retrouve encore ce nom dAtar el-Nabi au Favoum, dans la
montagne de Qalamûn (même article, p. 96). Les ruines de notre ribat ont été
rasées peu de temps après la publication de la notice qui lui est consacrée dans R.
C. A., XVII, p. 120-12Ù. — Cf. Boinet, p. 89.
On a lu plus haut (p. 69), à l’article ouûôJS 1 hypothèse curieuse de
Jomard sur l’origine de ce nom.
— ROSETTE
Signalée comme ribât (I, p. 11 A); la branche du Nil qui se jette à Rosette
s’appelle (p- 2B2), ou (p. 268); révolte des Coptes sous le
règne de Marvvân II (p. 33A; cf. Kindî, éd. Guest, p. 96).
Nommée pACl)lT par les scalæ coptes (Champollion, II, p. 2 Ai; Akerblad,
p. Ai 3; Amélineau, p. AoA). Mais avant les Arabes, on ne rencontre que le nom
de Bôlbouthiô. Cf. les listes d’évêchés (Amélineau, p. 571 et 5 7 A) : tbcda-
BOyeiCD = 'j’pAGOiT - . C’est la MoX§névyj , ttôXis Aiyvmov, d Etienne
de Byzance (s. v.; cf. Sourdille, Durée du voyage d'Hérodote, p. 59-60, 97)
100
J. MASPERO ET G. WIET.
Dans Georges de Chypre (75/1) une localité (?) de K oMvdtv est citée comme
donnant son nom à une bouche du Nil; une variante donne B oX€vdw qui est
sans doute la vraie leçon , malgré les objections de l’éditeur, H. Gelzer, et qui
prouve la persistance du nom jusqu’aux Arabes. Rosette dut être fondée près de
Bôlbouthiô, et non sur son emplacement exact. Au début du vm e siècle de notre
ère, Rosette n’existait pas encore : car les papyrus (Bell, The Aphrodilo Papyri,
1 Ai A, 1 . [59], 102, etc.) ne connaissent qu’une BoAév 0 «U 7 , qui sert d’entrepôt
aux denrées fournies par la Haute-Égypte en acquittement des impositions.
Du temps de Ya'qûbî (p. 388 ), cette ville était florissante et avait un port,
de même, à l’époque d’Idrîsî (p. 1 62). — Cf. Ibn Duqmâq, Y, p. 1 1 3 -i 1 A; Devise
des chemins de Babiloine, p. 2 A 5 , 2A8, 2A9 (Ressid)-, JeanThenaud, ap. Arch.de
VOr. lot., II, p. 97 (Rachet); Belon, p. 218 (Rosette, que les Mores appellent
Raschit ); Pococke, Descr. of the East , I, p. i 3 -i 6 ( Rosetto ); Savary, Lettres, I,
p. AA-62; Niebuhr, Voyage, I, p. A 5 , pl. VI; Du Camp, Le Nil, p. 19-25,
Blochet, Hisl. d’Egypte, p. 283, n. 3 ; ‘Alî Pàsâ Mubârak, XI, p. 76; Galtier,
ap. Futûh Rahnasâ, p. AA, n. 7; Boinet, p. A66; Bædeker, p. 27; Atlas, 1 :
1 o-A.
Nous avons précisé l’emplacement de cette colline, qui s’était appelée aupa-
ravant (voir ce mot). Le nom a complètement disparu aujourd’hui.
b
Cette ville, l’ancienne Raphia (PctpÇta dans Hier., 719, 8; Pz Ç>(a dans
Georg. Cyp., 1010), ne se trouvait pas en Égypte; mais elle a sa place dans
ce volume parce que plusieurs géographes la situent en Égypte, et surtout à
cause du rôle quelle a joué lors de la conquête arabe. L’histoire est bien
connue : le khalife 'Umar, voulant arrêter l’armée de 'Amr lui écrivit de re-
brousser chemin. L’envoyé de Umar le rejoignit a Rafah; mais Amr n ouvrit
la lettre qu’à el-Ariche, c’est-à-dire, lorsqu’il fut certain d’être en territoire
égyptien (voir les sources citées dans Jean Maspero, Organ. milit. de l Egypte
byzantine, p. 9; cf. Butler, Ar. conquest, p. 195-196; Arnold, Chrestomathia,
p. 12 A, Gloss., p. 72).
C’était donc bien la dernière ville de Syrie pour quiconque se rendait en
Égypte (Wâqidî, notes, p. i 5 ). Mais Maqrîzî la range dans la contrée d’el-Jifâr,
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
101
‘ )
♦
en compagnie de quatre villes réellement égyptiennes, el-Faramâ, el-Baqqârah,
el-Warrâdah et el-Ariche (éd. Bulâq, I, p. 189).
Elle est appelée Raphaph dans la Devise des chemins de Rabiloine (p. 2 A 1-2 A 2 ;
n 1 SrTTTJUUD
J /ha/i ///) P »» 1 rtf TT
Ancien nom d’Alexandrie (I, p. 7 A ; cf. éd. Bulâq, I, p. i 35 , 1AA; Abùl-
Mahâsin, I, p. 52 ; II, notes, p. 9; Vansleb, Relation, p. 18 : Racote; 'Alî Pàsâ
Mubârak, XI, p. 7 A : aj 5 ! ; ), transcription du copte pAKO^ (Quatre mère, Mém.
sur l’Egypte, I, p. 266; Champollion, II, p. 263; Akerblad, p. 385 - 388 ; Amé-
lineau, p. 2 A ; Amélineau, Histoire, p. i 63 -i 6 A), variante pAKOTG (Patr. Nie.,
p. 79 par exemple). Une transcription grecque Pclkwws, ou PoHcôms, est
donnée par Étienne de Byzance, s. v. PawwTr/s et kXeÇdvSpeiœ. A titre de
curiosité, rappelons le rrlocus, cui nomen Rhacotisw de Tacite (Hisl., IV, 8A).
jJ)
Voir
Quatremère (Mamlouks, II, b, p. 2o5-2io, n. 33 ) a consacre une longue
note à ce mot : nous ne saurions mieux faire que de la résumer en y ajoutant
quelques références.
Le mot uoj désigne une campagne, en Égypte comme ailleurs (el-Bakri, p. 5 ,
1 1 : ^l ub ; ); et, en Égypte, il s’applique tant à celles de Basse qu’à celles de
Haute-Égypte (Amélineau, p. Ao 3 ; D’Anville, p. 36 - 37 ; Floyer, Etudes sur leNord-
Etbaï, p. 29, Ao). On trouve dans Maqrîzî (éd. Bulâq, 1 , p. 196) l’expression
y*» Oyuto uu ; . Dans Jean de Nikious, le mot désigne la Thébaïde byzantine, de
Théodosiopotis (Taha) à Syène (cf. notamment p. 577, où on l’oppose à l'Arcadie
[Moyenne-Égypte] et au Delta). — Pourtant, ce nom s’applique plus communé-
ment au Delta (Içtakhrî, p. 5 1 ; des Patriarches, Patrol. or., I, p. A9A
[280]; Dozy, Dict., I, p. A9, s. v. u«L>; Evetts, Churches, p. 2A, n. 3 ; p. 7 9
et tout spécialement à la province autrement appelée (voir plus haut,
p. AA ; cf. Synaxaire , Patrol. or., I, p. 266 [ 52 ]). — Nousavons etudie(p. 75-
76) les textes de certains géographes concernant le et le et montré
comment ces auteurs, faisant couler le Nil de lest a 1 ouest, ont pu dire que la
102
J. MASPERO ET G. WIET.
province du Rîf se trouvait au sud' de ce fleuve (cf. encore Idrîsî, p. 162;
Qüatremère, Recherches sur l’Egypte, p. 180-182, 188; Akerblad, p. A 3 A).
Muqaddasî, qui divise l’Egypte en sept provinces, donne à l’une d’elles le
nom de Rîf, avec el-Abbâsîyah comme capitale (p. 1 9B-1 9^)-
U à) — ZIFTA
Le sultan Rarquq abolit dans cette ville un impôt, le jt*l! yL^ (II, p. 92).
Ce nom se trouve dans la liste des églises et des monastères de l’Egypte, pu-
bliée par M. Amélineau (p. 578, 58 o; cf. l’article p. 53 i) sous les formes <^>3
et ($■»)), avec le correspondant copte zeseee.
11 y a, semble-t-il, quelque confusion dans les textes fournis par Yâqût au
sujet de cette ville, qu’il a parfaitement connue. Pour lui, Ziftâ, aussi appelée
Munyah Ziftâ (II, p. 936), est «voisine de Fustât»; mais, à l’article (IV,
p. 6 y 5 ), ilia place très précisément en face de Munyah Gamr (actuellement Mit
Ghamr Y Ce texte, reproduit en partie dans son Mustarik (p. A07-A08), est dif-
ficilement conciliable avec un autre passage du même ouvrage, dans lequel une
l*»j iitju» est située dans la province de Jazîrah Quweïsinâ (dans le texte : Lu*-y>).
Dans Ibn Duqmâq (V, p. 109), c’est bien notre ville qui est appelée <£*3 ***»
(iu»j R*** d’Idrîsî, ap. Guest, Delta, p. 968), mais comme elle est rangée dans la
province de Réhéra, il est bon d’insister sur le désordre de ce chapitre. Les
p. 101-106 à ao^s) appartiennent à la province de Béhéra (=Ibn el-
Jî'ân, p. 116-127; 'Abd el-Latîf, p. 659-66A); la p. 1 07 (jà*I 1 ibL# à
à celle de Menoufieh ( = Ibn el-Jî'ân, p. 10A-106; 'Abd el-Latîf, p. 653 - 65 A);
les p. 107-108 Qâââs à &a») à celle de Menoufieh (=Ibn el-Jîan, p. 108-
110; 'Abd el-Latîf, p. 655 - 656 ); les p. 108-109 (^U^ âLo* à &*u) appar-
tiennent à celle de Gharbieh : c’est là que nous trouvons <£*3 (=Ibn el-Jî'ân,
p. 95-97; 'Abd el-Latîf, p. 6A8-6A9); les p. 109-1 13 (j<y-5 b+£ à nous
ramènent à la province de Béhéra (=Ibn el-Jî'ân, p. 129-136; 'Abd el-Latîf,
p. 665 - 668 ).
La Devise des chemins de Babiloine cite ensemble les villes de Ziftâ et de Mit
Ghamr, sous les formes respectives de Menyet Zefca et Menyet Gauïre ou Guaïre
(p. 2AA; cf. Schefer, ap. Arch. de l’Or, lat., Il, p. 96).
Ziftâ s’appelle *1**. <^**3 dans Ibn el-Jî'ân (p. 96 ; ap. 'Abd el-Latîf, p. 6 A9),
province d’el- Gharbieh; — ^3 = Zefli Gowad (sic) dans la Description de
l’Egypte (XVIII, p. 2 0 A). Maintenant Ziftâ (<£»)) dans Boinet (p. 5 A 5 ); **»3 dans
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
103
'Alî Pâsâ Mubârak (XI, p. 9 à). — Cf. Ge'ogr. économique, I, p. 23 1 (carte);
Atlas, 63 : 8 - 5 .
1
Il y avait en cet endroit un bureau de perception de taxes (II, p. 8A), sup-
primé par el-Malik el-Nâçir Muhammad ibn Qalâwûn (p. 2 A).
La mosquée qui portait ce nom s’était appelée auparavant Jâmi' el-'Askar
(Maqrîzî, I, p. 3 oA; II, p. 2 6 A; Qüatremère, Mém. sur l’Egypte, II, p. A 53 ;
Salmon, Topographie, p. A). M. Casanova n’admet pas cette identification ( Des-
cription de l’Egypte, p. 175, n. 3) et croit à une addition fautive de Maqrîzî,
pour cette seule raison que le texte d’Abû’l-Mahâsin (I, p. 362) ne porte pas
le nouveau nom.
En tout cas, nous avons affaire là à un point du rivage oriental du Nil entre
le Vieux-Caire et le Caire.
1 — SAKHA
Révolte des Coptes en i 5 o H (I, p. 33 A); el-Mâmûn y séjourne (p. 33 q- 3 Ao).
L’ancienne Xoïs (Hier., 72 A, 10; Georg. Gyp. , 7 A 3 ; carte de Mâdaba,
Proceedings, XIX, p. 3o8-3o9; R. A., 1897, I, pi. XIV), en copte C6J)(l>oy
ou cJ)CDOY (Qüatremère, Mém. sur l’Egypte, I, p. 2 7 5 ; Champollion, II, p. 2 1 1 ;
Amélineau, p. A 10; Maspero, Histoire, p. iA 5 ). Cf. Jean de Nikious (p. 56 1),
qui y relate un échec de 'Amr ibn el-'Âç (Butler, Ar, conquest, p. 297). Elle est
souvent citée dans l’Histoire des Patriarches , notamment à propos de l’exil du
célèbre Sévère d’Antioche ( Patrol . or., I, p. A 5 7 [193]). Le mot ( ibid .,
V, p. 19 [273]), que M. Evetts traduit par «Xoïte nomen, n’a très probablement
rien de commun avec la?. L’évêcbé existait encore aux environs de l’an 700 de
notre ère ( Patrol . or., Y, p. 20 [2 7 A], A6 [ 3 oo]).
Ibn Hauqal (p. 89) en parle comme d’une grande ville; il donne l’orthographe
t ⣮; de même Idrîsî (p. 1 5 8 ; cf. Guest, Delta, p. 960, 966). C’était, au temps de
Yâqût (III, p. 5 1 ) , la capitale de la province de Gharbieh, dans laquelle elle se
trouve toujours; mais déjà-à l’époque d’Ibn Duqmâq (V, p. 91; cf. Càlcàschandi,
p. 98) elle n’en était plus le chef-lieu; pourtant, c’était encore une ville assez
importante pour donner son nom à un district, que «bien des gens
prenaient pour une province particulière» (Zâhirî, p. 35 ; Sacy, Chr. ar., II,
p. 7). — Cf. Boinet, p. A 7 5 ; Atlas, 2 5 : 8-A.
104
J. MASPERO ET G. WIET.
Une des deux listes de kûrah (I, p. 3 o 8 ) situe el-Sadîr dans la kûrah de
Tarâbiyah. — Cf. Quatremère. Mém. sur l’Egypte, I, p. 6 i -63 ; Mamlouks, I, a,
p. 19-20, notes.
Abu Çâlih (Evetts, Churches, p. 173) donne ce lieu comme point terminus
du canal du Caire, et il le place dans la province de Charkieh. Pour Yâqût (III,
p. 61; Mustarik, p. 2A2; cf. Marâçid, II, p. 19; Gdest, Delta, p. 975), c’est
le premier lieu qu’on rencontre en Egypte quand on vient de la Syrie. Nous
savons d’autre part que cette localité se trouvait à l’entrée du Ouâdî Toûmîlât,
qu’on appelait d’ailleurs Ouâdî’l-Sadîr, et près d’une ville fondée par le sultan
Beïbars, la moderne Dahrieh (Boinet, p. 109, la 3 e ; Géogr. économique, p. 207,
carte, p. 199). Maqrîzî nous dit en effet (I, p. 232 ; cf. Quatremère, Mamlouks,
Aj P" ^9~5 o) . £0^0 ,j j»*
Le^OwwJI est mentionné dans Irn Duqmâq (V, p. 55 , 68) et dans Ibn el-
Jîan, où on lit à tort^^-JI ^*1} (p. 19, A6; ap. 'Ard el-Latîf, p. 606, 620).
«Saadias et Abu Sa'îd, auteurs de la version arabico-samaritaine du Penta-
teuque, s’accordent à rendre par ce mot l’expression terre de Gessenv (Quatremère;
cf. Naville, Phacusa, Goshen, Ramsès, p. 17; R. P. Jullien, L’Egypte, p. io 5 et
sqq.; Bædeker, p. 17 A).
Manque à l’index du premier volume : cité à cause du canal (voir^^ #^-)-
Les auteurs arabes qui parlent de cette ville, aujourd’hui disparue, la situent
dans la province de Gharbieh, mais sans donner de renseignement précis;
Maqrîzî nous dit (II, p. 299-300) que son canal faisait beaucoup de détours. (Cf.
Evetts, Churches, p. 81; Yâqût, III, p. 7A; Dimasqî, p. 109 : (sic)', trad.
Mehren,p. i 3 A; Ibn el-Jî'ân, p. 80; ap.'ABD el-Latîf, p. 6A0). Muqaddasî signale
qu’on allait de Damiette à Sardûs en une étape (üâ^), et de cette ville à Fustât
en une étape également (p. 21 A); ce qui la place approximativement sur une
ligne droite tracée de Damiette à Fustât.
On connaît en copte le nom de ^ApA^-OYC, qui est le même que le nôtre,
si l’on supprime l’article n. Champollion (II, p. 2 35 ) identifie cette ville copte
avec le Sardûs des auteurs arabes. Mais c’est impossible : Psaradous était dans le
nome de Pténéto (au sud de la partie occidentale du lac Borollos), par conséquent
*
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE. 105
au nord-est de la province de Gharbieh. D’ailleurs, celte ville existe toujours sous
le nom de ( Alî Pâsâ Mubârak, XV, p. 1 2 ; Daressy, Les grandes villes
d’Egypte à l’époque copte, R. A., 189 A, II, p. 200). Quatremère (Mém. sur l’É-
gyple, I, p. 358 ) au contraire assimile ce Psaradous à Mahaîlah-Çard , située
juste entre Menouf et Sakha; quoi qu’en dise M. Amélineau (p. 3 7 A), une ville
de ce nom a réellement existé (Ibn Hauqal, p. 89; Idrîsî, p. 1 58 : &yo ïLz ). La
' v pApA.A.OYC connue est donc certainement différente de Sardûs : mais il put
en exister une autre, qui aurait donné l’arabe
Nous avons réservé plus haut (p. 82 ) l’identification du canal qui porte le
nom de cette ville. Ibn Duqmâq (V, p. A6-A7), qui l’appelle ^ ou
nous dit qu’il arrosait la ville de Kalioub et qu’il approvisionnait
d’eau le canal d’Abou el Meneggueh. De son côté, Qalqasandî note que le Kh al îj
Sardûs avait disparu de son temps, remplacé par ce canal d’Abou el-Meneggueh
(Calcaschandi, p. 25-26). Quatremère ( op . cit., I, p. 3 oi-3o2), se fondant sur
un passage de Maqrîzî, où le canal de Sardûs est dit arroser une partie de la
province de Charkieh (ibid., I, p. 6 A; cf. Guest, Delta, p. 9AA-9A5), l’identifie
avec l’ancienne branche Tanitique (Champollion, II, p. iA).
C5 bkj* — SAFT RACHINE
Il y avait dans cette localité des bois soumis à l’impôt hirâj (II, p. 108).
On trouve dans Abu Çâlih (Evetts, Churches, p. 217) la première mention
de ce village, qui est dans les environs de Bahnassa (Mustarik, p. 2A9; Ibn
Duqmâq, V, p. 8; Ibn el-Jî'ân, p. 168; ap. 'Abd el-Latîf, p. 689; Description de
l’Egypte, XVIII, p. 119 : lai*,; 'Alî Pâsâ Mubârak, XII, p. 38 : kiu, (sic),
avec l’ethnique Recensement, part, ar., p. 196 : 0^ ouio; franç.,
p. 279; Boinet, p. A72 : (jvû^kjus; Atlas, 110 : 6-A).
[U$i] kiw — SAFT EL LABAN (GUIZEH)
Le même village qui est indiqué sous ce nom de kL* tout court (cf. Abul-
Mahâsin , II, p. 6A), avec Nahia et Aoussim, comme faisant partie du Habs el-
Juyuè i (II, p. 1 oA), est aussi appelé kiw dans Yâqût (Mustarik, p. 2A9) et
dans Ibn el-Jian (p. 1AA; ap. Abd el-Latîf, p. 6 y 5 ). Ibn Duqmâq (IV, p. i32)
nous donne un troisième nom de la localité, qui s’est conservé jusqu’à nos jours :
kL* fy Lp la**,. Mais il est évident que Saft et Nahia sont deux villes diffé-
rentes (Casanova, Description de l’Egypte, p. 221, n. 7). — Cf. Description de
Mémoires . Liste des villes d’Égypte .
1 h
106
J. MASPERO ET G. WIET.
rÉmvte (XVIII, p. .4» : Pisi M™1««, XI1 ' P- s 9>
/part, ar., p. 196 : de la province de Guizeli; franç., p. 279); Boinet,
p. ^72 (kio); Atlas, 91 : 10-k.
Sur le nom de ki~, fréquent dans la nomenclature géographique de 1 Egypte,
cf. Amélineau, p. /I09; Casanova, Quelques légendes astronomiques arabes, B. I. F.,
II, p. 34 .
tjLç» — SAM AN N OUI)
Son temple (I, p. t 33 , i 7 5 ; cf. Yâqût, III, p. i 45 ; Qazwînî, II, p. i 36 ;
Kawàkib, p. 1 1 ; Calcaschandi, p. 48 ; Reitemeyer, Beschreibung Agyplens, p. 124 );
révoltes des Coptes en i 3 2 H (p. 333 ; cf. KindÎ, éd. Guest, p. 9 4 ).
L’ancienne leëévvvros (Hier., 725, 2; Georg. Cyp., 7 34 ), en copte ^C6M-
NOY+ (Quatremère, Mém. sur l’Égypte, I, p. 5 o 3 ; Champoclion, D, p. 191;
Amélineau, p. 4 i 1). Son rôle lors de l’invasion arabe est indiqué par Jean de
Nildous (p. 5 60) qui lui donne aussi le surnom défiguré de Belphegor (p. 366 ).
Son évêché est mentionné dans Y Histoire des Patriarches, au milieu du vm e siée e
de notre ère (. Patrol. or., V, p. 106 [ 3 60]).
Idrîsî la cite comme ville bien peuplée (p. 1 55 ; cf. Ibn Battutah, I, p. ),
Ibn Duqmàq, qui signale aussi son temple, détruit depuis 35 oH, lui attn ue
comme fondateur l’éponyme »y-t «» (V, p. 9 *)- — Cf - V “ SLEB ’
I, p. ,,4 (Semmnut); Savaby, Lettres, I, p. 291-298 ; Niebuhr, Voyage, 1 , p. bd,
79; Boinet, p. 484 ; Atlas, 53 : 7-5.
Nom de la province dont Samannûd était la capitale; son revenu en 585 H
(II, p. iq) : 2 45 . 4 79 dinars (Evetts, Churches, p. 17: — 2 oo. 65 7 ). — - -Lors
du ' Bauk el-Nâcirî elle ne formait déjà plus un district indépendant, mais faisait
partie probablement, comme au temps d’ibn Duqmâq (V, p. 82) et maintenant,
de la province d’el-Gharbieh.
Voir WUjkMI n
Voir ôjil •
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
107
Sanhûr est cité dans une des deux listes de kurah (I, p. 3 o 8 ), comme fai-
sant partie de celle de San et Iblil.
M. Amélineau (p. 3 1 5 ) a noté le nom de cette ville sous la forme erronée
riGN2(Dp (cf. le Banhur (?) du Synaxaire éthiopien, Patrol or., I, p. 685
t 1 67]), qui se trouve parmi les souscriptions d’évêques égyptiens ayant assisté au
concile d’Éphèse (M. M. F., VIII, p.70); mais sur les deux leçons la seconde,
CYN2CDP, est évidemment préférable, comme l’a observé M. Casanova ( Quelques
légendes astronomiques, B. I. F., II, p. 2 3-2 4 ). Le nom donne par les Actes grecs
du concile d’Éphèse (Mansi, Concil, IV, 1 366 : Hephaesti) est ÈÇafczov, auquel
M. Amélineau a consacré un autre article (p. 20 4 ); il est connu par d assez
nombreux documents (B. Z., ÊÇatcrros; Jean d’Éphèse, Comment, de beatis orien-
talibus, c. 25 , éd. Land; Hier., 727,9; Georg. Cyp., 696 etc.). Le nom arabe
se trouve dans Jean de Nikious, p. 54 o (cf. Butler, Ar. conquesl, p. 21 4 ), et
aussi sous la forme p. 392. Cette ville était situee autrefois dans le nome
Héroopolite (cf. Brugsch, Die Géographie des allen Âgyptens, I, p. 266); elle
était voisine à’Arabia (voir <M>)-
Il existe plusieurs villes de ce nom en Egypte, et nous nous sommes assuiés
qu’il n’était question dans aucun géographe arabe de celle qui fait 1 objet de
cet article.
SUEZ
Maqrîzî nous indique que c’était de son temps le nom d’el-Qulzum ( 1 ,
p. 3 o 3 ; cf. Description de l’Egypte, XI, p. 17°’ Amelineau, Histoire, p. 201).
'Alî Pâsâ Mubârak (XII, p. 69) a suivi Maqrîzî et a identifié el-Quizum et
Suez. ..
Quatremère (Mém. sur l’Egypte, I, p. 182; cf. egalement Dillmann, Uber
Pithom, Hero , Klysma, dans les Sitzungsberichte der Akad. zu Berlin, 1 885 , p. 897 )
a critiqué cette affirmation de l’historien arabe, et a établi que les deux villes
étaient différentes l’une de l’autre, quoique très proches. D’ailleurs, Muqaddasî,
qui le premier nous parle "de Suez (p. 196 : sans article), la situe a 1 band
(U Dans l’étude intitulée Organisation militaire de l’Égypte byzantine (p. 3 i- 32, i35-i36), j ai
laissé le nom de Sanhûr tel quel, n’ayant pas connu cette identification. La ville était donc bien
une pagarchie (l’analogue de la ï^) à l’époque byzantine, et non une simple forteresse (J. M.).
108
J. MASPERO ET G. WIET.
d’el-Qulzum (voir aussi Calcaschandi, p. 170). Du temps de \âqût (III, p. 19 B),
c’était le port où l’on s’embarquait pour aller au Hijâz.
L’orthographe arabe est encore aujourd’hui la même ( Recensement , part. ar. ,
p. 66; franç. , p. 3oo; Boinet, p. 3 12; Bædeker, p. 181; Atlas, 83 : 6-2).
La mention de Suez par Muqaddasî nous prouve qu’il ne faut pas conclure,
comme l’a fait Langlès (ap. Voyage de Norden, III, p. 198-201), que cette ville
n’existait pas à la fin du xv e siècle, parce que le pèlerin Breïtenbach ne la signale
pas. — Cf. Belon, p. 276 (Sues); Volney, I, p. 195, 198.
Voir
Citée dans les listes de kûrah.
En copte .XAriACGN ou .xabacgn (Champollion, II, p. 222; Amélineau,
p. 619). Les listes d’évêchés donnent rABAceoc = ■j’BAKi .XAnAC6N =
(j-La. Une fois le nom est tronqué, et il reste ,j»l* (Amélineau, p. 571).
La forme grecque régulière est Kàéacra (Hier., 726,5; Georg. Cyp., 730 a).
Au temps de Yâqût ( Mustarik , p. 266) il y avait déjà trois Sabâs : jAiJi o-La;
— — et u-L-a, appelée aussi ytu. ^La. — Yâqût ajoute qu’un
de ces trois villages s’appelait aussi *Èx$aJI ^La. Nous avons tout lieu de croire
que le Sabâs des listes de villes est le Sabâs el-Madînah (= Sabâs Sunqur) de
Yâqût. Or, nous savons pas Ibn el-Jî'ân (p. 82; ap. Abd el-Latîf, p. 661) que
Sabâs Sunqur est le même bourg que âabâs el-Suhadâ, qui reçut ce dernier
nom du fait que l’on y trouva plusieurs corps de martyrs peu de temps après
l’occupation de Damiette par les croisés, en 1220 de notre ère (Amélineau). —
Cf. Livre des Perles enfouies, n° 1 62 ; Niebuhr, Voyage, I, p. 76; 'Alî Pâsâ Mubârak,
XII, p. 1 1 5 ; Boinet, p. 129 ; Atlas, 2 6 : 8 - 5 .
fLÜ — CHOUBRA EL KHEMA
Dans les environs du Caire : c’était là qu’avait lieu la fête dite du Martyr (I,
p. 292 et sqq.; cf. 'Alî Pâsâ Mubârak, I, p. 38 ).
M. Casanova a montré ( Les noms coptes du Caire , B. LF., I, p. 178) que c’est
ce village qui se trouve dans la liste des églises célèbres d Egypte publiée par
M. Amélineau (p. 578, 5 80), sous la forme *3-; M. Amélineau n’avait pas
U*
— CHABAS EL CHOHADA
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
109
fait l’identification (p. 657), mais avait conclu à la situation de ce village à
proximité du Caire. «■ Il n’est pas douteux, dit M. Casanova, qu’il s’agisse de
Choubra, localité bien connue de tous les habitants du Caire, dont elle était jadis
la promenade favorite, et qui dépend du gouvernorat du Caire. Elle était célè-
bre par les reliques de Jean de Sanhût. » La transcription en copte est CAn-
pozBCD , forme étrange où les lettres CAnpo représentent sans doute le nom
proprement dit; on trouve habituellement, comme prototype de I^+a, -XGBpcD
(Champollion, II, p. 2o5; Akerblad, p. 616).
Yâqût ( Mustarik , p. 267) relève en Egypte 53 villages de î^a (c’est également
le chiffre du Oâmûs, II, p. 56 ; cf. Quatremère, Recherches sur l’Egypte, p. 199).
11 appelle le nôtre I^a, et ajoute qu’il produit un vin appelé t\juJ
(corriger ainsi le dePrames, II, p. 366 ). C’est aussi le ïj + a d’Ibn Hauqal
(p. 106), qui nous parle de son hydromel célèbre (même détail et même ortho-
graphe dans Idrîsî, p. 168 [cf. Guest, Delta, p. 9 5 0] ; la traduction est mauvaise :
il faut comprendre [p. 178] : «c’est dans ce lieu qu’on dresse les tentes au
mois de Basansvi). — Il a dû se passer ici un fait analogue à celui qui a donné
naissance au groupe Abou Sir-Bena : Damanhour était un village proche de
Choubra, et tous deux auraient été réunis administrativement (Quatremère,
Mém. sur l’Egypte, I, p. 3 60 ; Champollion, II, p. 62 ; Amélineau, p. 1 1 6 ; Evetts,
Churches, p. 106, n. 5 ). Damanhour reçut même, en mémoire du martyr Jean
de Sanhût, l’épithète de (Yâqût, II, p. 60 1 ; cf. Marâçid, V, p. 691).
Muqaddasî écrit j^+a (p. 196); Ibn Duqmâq l’appelle I^j-a (V, p. 67); Ibn
Iyâs porte à l’Index (p. i 56 ) l’orthographe ^a, mais dans quelques passages
(I, p. 206, 228) le mot est écrit . Ibn el-Jî'ân (p. 7; ap. 'Abd el-Latîf, p. 598
[où le nom est écrit I^a]) et la Description de l’Egypte (XVIII, p. 166) écrivent
AfuH ts£*A et <<ÿ*A ; dans Ibn el-Jî'ân, nous lisons aussi a. Enfin,
'Alî PâsâMubârak (XII, p. 119) lui donne encore le nom de ^-a; main-
tenant I^+a (Recensement , part. ar. , p. 189; Boinet, p. i 55 ).
Deux des mss. d’el-Maqrîzî (voir t. I, p. 292, n. 1) nous citent à leur ma-
nière le nom du martyr, qui n’est pas Jean de Sanhût, mais autrement
appelé le premier (sfc) des martyrs chrétiens, tué à Malatiyah par
l’ordre de Dioclétien.
Pour compléter cette notice, signalons l’étymologie donnée par M. Casanova
(/oc. cit., I, p. 2 o 5 ) au nom de Choubra, qu’il identifie avec la K epKéaovpa
de Strabon (XVII, 806). Il est vrai que cette ville était située sur la rive gauche
du Nil, tandis que Choubra est sur la droite : mais le fleuve aurait changé son
cours. Le nom de Kspxécrovpa, se décompose en deux parties, les deux dernières
110
J. MASPERO ET G. WIET.
syllabes étant la transcription de 2o§ poc, par suite de «1 identité des sons ou
et o€d. Sans parler de cette «identité» tout à fait nouvelle, il faut se rappeler
l’orthographe K epKdcrœpov (Hérodote, II, 1 5 ) dont ne tient pas compte M. Casa-
nova, et qui indique la véritable prononciation de la troisième voyelle, hésitant,
comme le , arabe, entre les sons ou et 6 . Ajoutons que la forme Choubra date
de l’époque arabe, et que le mot égyptien dont elle sort ne lui ressemble pas
assez pour que les Grecs aient entendu des sons si curieusement voisins du nom
actuel. On a vu plus haut cpe Choubra était en copte CAnpo (?), et d’autres
villes homonymes offrent l’orthographe JKGBpcD ou ^C6Bpo, dont il est ma-
laisé de tirer croupa ou crœpov.
leUjLw — CHOUBRA EL YAMAN (?)
Cette localité fut, en î 5 o H, le lieu de concentration des Coptes révoltés. Ils
venaient de Sakha; et les habitants d’el-Basrud, d’el-Awîsîyah et d’el-Bujûm,
c’est-à-dire des hûrqh situées au nord-est de Sakha, s’étaient joints à eux (cf.
Kindî, éd. Guest, p. 116). ...
Quatremère ( Recherches sur l’Egypte, p. i 52 , 160, îqq-aoo), qui avait u
u....' dans Maqrîzî et L*-* dans Y Histoire des Patriarches d’Alexandrie (Patrol.
or., V, p. 1 57 [An]), avait signalé un rapprochement possible avec !>**•
Ce nom, graphiquement, se rapproche de celui qui nous occupe, et le site de
cette ville, un peu au nord de Kafr el Zayat, et au sud de Sakha, conviendrait
bien. Mentionnée parla Devise des chemins deBabiloine (p. 2A8 : Assoubraubesson
et El Sombraubession; cf. Schefer, ap. Arch. de l’Or, lat., II, p. 99), par Ibn
Duqmâq (V, p. 92) et Ibn el-Jî an (p. 82 ; ap. 'Abd el-Latîf, p. 6 Ai), elle ne porte
plus ce nom depuis ce temps; il existe pourtant une ville qui s’appelle Bassioun
tout court.
Mais, certains manuscrits donnent pour le second mot la lecture que
nous croyons devoir adopter (var. : LU»; LU>; LLu»; LU>j). Une ville de Sonbat
existe en effet : c’est l’ancienne TAC6Mno+ copte (Qdatremère, Mém. sur
l’Égypte, I, p. ioA-io 5 ; Champollion, H, p. 180; Amélineau, p. Aid; Evetts,
Churches, p. 82, n. 1), dont la première syllabe, représentant l’article, est
tombée. Ce village, situé «à peu près à égale distance de l’actuelle Zifta et de
l’ancienne Busiris, un peu à l’ouest de la branche de Damiette», conviendrait
également par sa situation. Il y avait d’ailleurs un Choubra près de Sonbat,
d’après Idrîsî (p. i 53 -i 5 A; cf. Goest, Delta, p. 96A), mais ce Choubra est
plutôt nommé d’après la ville en face de laquelle il se trouve : Choubra Damsis,
111
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
maintenant Choubra el-Yaman (Vansleb, Belation, p. A 6 , Boinet, p. 106, Atlas,
53 : io- 5 ) à quelques kilomètres au nord de Sonbat (Boinet, p. 5 10; Géogr.
économique, I, p. 23 1 [carte]). Nous ne rencontrons nulle part Choubra-Son-
bat dans les cartes actuelles, mais le surnom de ce Choubra a pu changer : nous
avons vu le fait pour Saft el-Laban, et plusieurs autres localités. — M. Evetts
a édité h (Patrol. or., loc. cit.) et traduit : Choubra près de Sonbat.
La variante S (lire Sonbut ), de Y Histoire des Patriarches, est toute naturelle
puisqu’elle est plus proche du copte; elle parait avoir eu une existence vivace,
car, en ce qui concerne Sonbat même, Yâqut (III, p. i 56 ) nous dit quil existait
également la prononciation . Cette ville s appelle dans Ibn Duqmaq
(Y, p. 91-92) et Ibn el-Jî'ân (p. 81; ap. 'Abd el-Latîf, p. 6A0) : ce n’est pas
une simple conjecture, attendu que d apres Ibn Duqmaq on y manufactuiait
des étoffes dont l’ethnique était Jæ-Ua*». On lit dans le Synaxaire (ap.
Amélineau, p. A 1 8 ); dans un autre passage du Synaxaire (Patrol. or., I, p. 2A0
[26]), on lit iULy» (sic), mais un ms. donne Lly» : il faut vraisemblablement
lire (cf. trad. Wüstenfeld, I, p. i 5 ; éd. du Caire, I, p. 16).
Juynboll a voulu trouver une autre transcription du nom copte dans une ville
que Yâqut appelle o»^:> (II, p. 5 7 3 ) et le Marâçid (I, p. A01) : en
lisant u».Ny»à = TÀC6Mno*|’ (Marâçid, Y, p. A66).
Cf. Niebuhr , Voyage, I, p. 58 , 6A, 76 (LL~» et LUiy); Description de l’ Egypte ,
XVIII, p. 2 o 5 .
Point extrême de l’Égypte, à côté d’el-Ariche (I, p. 82). — Ce nom des Deux
Arbres est oublié depuis longtemps, et Ibn el-Faqîh (p. 5 7 ) semble être le
dernier à le mentionner; Yâqût (IV, p. 5 A 6 ) en parle au passé. Ce lieu est ap-
pelé syAJî, au singulier, dans Abû'l-Mahâsin (I, p. 61).
A \. yJl — EL ACHRÂK (?)
Citée dans les listes dekûraA, une fois entre el-Badaqûn et Tarnût (I, p. 809;
cf. Ibn Khurdâdhbeh, p. 83); l’autre entre el-Kheïs et Kherbeta (p. 3 1 1 ).
Ya'qûbî place (p. 33 g) les kûrah de Sâ, Chabas, el-Badaqûn et el-Sirâk sur
un canal dérivé du Nil qu’on' appelle el-Nastarû ( } y^\ A Jt*; y- ^ <A*)-
Dimasqî cite Sirâk entre el-Baramûn et Tarnût (p. 23 1; trad. Mehren, p. 32 3 ).
Ibn Duqmâq la range dans la province d’el-Béhéra et ajoute qu’on l’appelle
aussi iül^S (Y, p. 1 o 3 ); ce dernier nom avait d’ailleurs disparu au moment
112
J. MASPERO ET G. WIET.
d’Ibn el-Jîân (p. 120: ap. 'Abd el-Latîf, p. 661). — Dans la Description de
l’Égypte (XVIII, p. 2 A 3 ) nous lisons = el-Achrâk (sic); peut-être est-ce la
même localité qui s’appelle ainsi aujourd’hui, et s’écrit (Boinet, p. Ai).
Elle est située près et à l’est de Damanhour (Atlas, 2 A : 9-2). Il est à noter qu’un
bourg du nom de existe à l’ouest de Damanhour (Atlas, 2 3 : 10- 3 )
— cf. Guest, Delta, p. 9 78-97 9 , et la carte.
XliyiJl — CHARKIEH
i° Province du Delta (I, p. 3 o 6 , 3 1 3 ) dont le nom s’est conservé jusqu’à
nos jours (Lassarquye et Lassarquie dans la Devise des chemins de Babiloine,
p. 2A2, 2 AA; — cf. Géogr. économique , I, p. 71).
2 0 Ce fut aussi, un instant, le nom de la kûrah dont la capitale était Itfîh, et
qui s’appelait encore el-Itfîhîyah : ce dernier nom ne se trouve pas dans la liste
d’el-Qudâ'î (I, p. 3 oy, 3 10). — Cf. Ibn Khürdâdhbeh. p. 81; Qudâmah, p. 2A7;
Kindî, éd. Guest, p. 6 A 3 ; Yâqût, III, p. 279. Yâqût ignore ici la province du
Delta, alors que dans son Mustarik (p. 273) il ne parle plus de la kûrah de l’E-
gypte du Sud, mais dit : «jyiJi g s j*a£. Dans sa traduction
de Dimasqî (p. 32 5 ; texte ar., p. 232), Mehren a complètement confondu,
puisqu’il renvoie au texte d’Ibn el-Jîan, traduit dans 'Abd el-Latîf, dans lequel
il s’agit de la province du Delta. Il est à noter que pour Dimasqî il y a deux
kûrah distinctes : l’une, appelée el-Sarqîyah . dans laquelle il range Helouan et
Toura (corriger Tharty, qui serait ainsi par conséquent tout entière sur la rive
orientale du Nil; l’autre, appelée kûrah d’Aoussim el-Khitat et d’Itfîh, sur le
bord occidental du Nil, vis-à-vis de Fustât. — La province d’el-Itfîhîyah existait
encore au temps d’Ibn el-Jî'ân (voir p. 22).
Ik-û — CHEIKH CHATA
Citée comme ribât (I, p. 1 1A).
Cette ville aurait reçu son nom d’un cousin germain du Muqauqis, àatâ ibn
el-Hâmûk. M. Krall, cité par J. Karabacek (Mittheil. aus der Sammlung der Pap.
Erzherzog Rainer, I, p. 3 , n. 2), pense retrouver dans Chata le nom d’homme
«neci^ATe» = ''Farrçs en grec. Mais a déjà donné Bsad, prénom fré-
quemment employé par les Coptes d’aujourd’hui; et il n’y a aucune raison de
lui supposer un doublet. D’ailleurs, c’est sans doute faire trop d’honneur à cette
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
113
f
légende, inventée bien plus tard, comme tant d’autres, pour forger un épo-
nyme à une ville déjà existante.
Pour Ya'qûbî (p. 338 ), Muqaddasî (p. 202), Yâqût (III, p. 288), Qazwînî
(II, p. 139), Satâ est un port sur le lac de Tinnîs (cf. Maqrîzî, I, p. 226;
Quatremère, Mém. sur l’Egypte, I, p. 338 - 339 ). Au temps d’Ibn Battûtah
(I, p. 65 ) c’était un lieu de pèlerinage vénéré. Maintenant les eaux se sont re-
tirées à cinq ou six cents mètres (Salmon, Une mission à Damiette, B. I. F., II,
p. 75, 87-89); ce hameau s’appelle aujourd’hui ILa gjJi (R. P. Jullien, L’Egypte,
p. 1 5 8 ; Recensement, p. 8A; Boinet, p. 1A2; Géogr. économique, I, carte, p. 283 ;
Atlas, 7 : io- 3 , Sîdi Shataj. Nous lisons dans Quatremère (loc. cit.'j que «Satâ
avait été une ville épiscopale, ainsi qu’on le voit par la notice de Nilus Doxopa-
trius [122, dans Parthey, Hieroclis Syn. et Notitiae graecae episcop., Berlin , 1866],
qui range l’évêché de Sata, Sara, au nombre de ceux qui dépendaient du
patriarche d’Alexandrie v. M. Gayet (Le Costume en Egypte, p. 62 et sqq.) croit
reconnaître en cet endroit l’emplacement des campements de Jean de Brienne :
Salmon a discuté cette question et conclu à la négative.
v-Ja-Û — CHOTB
Citée dans les listes de kûrah : dans la première, Ghotb est indépendante (I,
p. 307; cf. Dimasqî, p. 2 32 ; trad. Mehren, p. 32 5 , où on lit &A34, = Shothnay,
dans la liste de Qudâ'î (p. 3 10) la kûrah dont elle fait partie est appelée kûrah
d’Achmounein, d’Ançinâ septentrional et méridional (j^b JâJ), Chotb et Qûç-
Qâm (cf. Calcaschandi, p. 9 A).
L’ancienne Iiypsélis (Hier., 731,2 : Georg. Gyp., 766 : id.; Bell,
The Aphrodito Papyri, n° 1A60, 1 . 29 etc., où elle apparaît encore comme
Tsct,yccpy}a= [à peu près] au début du vm e siècle ap. J. -G.); en copte
CI) Œ> T n (Quatremère, Mém. sur l’Egypte, I, p. A99; Observations, p. 33 ;
Ghampollion, I, p. 275; Amélineau, p. A â 3 ; Evetts, Churches, p. 2A5, n. 5 ).
C’était encore un évêché dans la seconde moitié du vm e siècle de notre ère
(Hist. des Patriarches, dans Patrol. or., V, p. 20A [A 58 ]).
Ibn Duqmâq nous dit (V, p. 2 A) que de son temps la vieille ville n’était qu’un
kom rouge, mais qu’on en avait bâti à proximité une nouvelle qui portait le
même nom. 'Alî Pâsâ Mubârak déclare qu’on l’appelle oT- 4 -l (XII, p. i3o).
— Gf. Voyage de Norden, éd. Langlès, II, p. 56 , pi. LXXXIII, LXXXV ( Schiub );
Bædeker, p. 226; Boinet, p. 1 5 5 ; Atlas, 129 : 7*5.
Mémoires, Liste des villes d'Egypte.
i5
114
J. MASPERO ET G. WIET.
(JjJÜLû — CHATANOUF
C’est l’endroit où le Nil se divise en deux branches, celles de Damiette et de
Rosette (I, p. 268; cf. Ibn Hauqal, p. 87, 89, 90; Idrîsî, p. 1A9, 1 5 g ; Maqrîzî,
éd. Bûlâq, I, p. 21 5 ; Guest, Delta, p. 9A2).
En copte cpeTNOyMi (D’Anville, p. A 3 ; Qüatremère, Mém. sur l’Egypte,
I, p. A 3 i-AA 3 ; Champollion, II, p. 22 - 25 , 1A7; Amélineau, p. A2A). — Citée
dans l’ Histoire des Patriarches ( Patrol . or., V, p. 182-185 [A36-A39]) comme
un des lieux où passa Marwân dans sa fuite. M. Amélineau a noté dans le
Synaxaire l’orthographe ôÿlkû, qui est celle de la Description de l’Égypte (XVIII,
p. 2 1 7), du Recensement (part, ar., p. 192) et de Boinet (p. 1 36 ; Atlas, 87:1 0-2).
Il fait remarquer que, par suite des changements du Nil, cette ville ne se
trouve plus au sommet du Delta, mais un peu plus haut et dans l’intérieur
des terres. Yâqût fixe la prononciation ôj£Ls» (III, p. 291; cjy LaA, en deux mots
dans Mustarik, p. 2 3 A); et Idrîsî écrit toujours ôjku. (trad., p. 178, n. 2; cf.
Synaxaire, Patrol. or., III, p. Ai 1 [ 335 ]; trad. Wüstenfeld, II, p. 1 6 5 ; Améli-
neau, p. io 5 ; Amélineau, Actes des martyrs, p. g 5 ; Guest, Delta, p. 95o, 952,
960, 962). — Cf. 'Alî Pâsâ Mubârak, XII, p. 1 32 .
Citée dans la liste de Qudâ'î (I, p. 3 i 1), sur la frontière du Hijâz.
C’était une des stations sur la route du pèlerinage d’Egypte à la Mecque (Ibn
Khubdâdhbbh . p. 1A9; Ya'qûbî, p. 3 A 1 ; Qodâmah, p. 190; Kindî, éd. Guest,
p. 1 A 3 ; Ibn Rusteh, p. 1 8 3 ; Ictakhrî. p. 27; Ibn Hauqal, p. 3 A; Muqaddasî,
p. 110, 112; Marâçid, IV, p. 63 ; Calcasciiandi, p. 101 : Schu’eib ).
— CHEKELK1L
Grotte remplie de poissons momifiés (I, p. 16 A). On sait qu’il y a dans la
grotte de Chekelkil des momies de crocodiles (voir les sources citées p. 1 6 3 ,
n. 12).
Cf. Maqrîzî, II, p. 5 o 3 = G. d. Copten, p. 38 =Evetts, Churches, p. 809;
Qüatremère, Mém. sur l’Egypte, I, p. 38 ; ‘Alî Pâsâ Mubârak, XII, p. 1 3 2 ; Recen-
sement, part, ar., p. 192; franc., p. 79; Boinet, p. i 5 o; Atlas, 129 : 7-1.
• w _
Voir utfJt J+a..
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
115
Il y avait des mines dans ce canton de àanqîr, situé en Nubie, notamment
celle d’el-âankah (I, p. 282; cf. Maqrîzî, éd. Bûlâq, I, p. 191; Qüatremère,
Mém. sur l’Égypte, II, p. i 5 ; Floyer, Études sur le Nord-Etbaï, p. 161; Linant
de Bellefonds, L’Etbaye, p. 79).
Sur el-Sankab . voir l’article précédent.
SJj JÜM
V m
La kûrah de Sanûdah se trouve dans les deux listes de vilfes citées par Maq-
rîzî : dans l’une (I, p. 307; cf. Ibn Duqmâq, IV, p. 128), entre Taha et el-
Achmounein; dans l’autre (p. 3 10) entre Taha et Bawit.
Qudâmah la situe entre el-Achmounein et Ançinâ (p. 2A7). Ce nom est
presque toujours précédé du mot^**. «district» : cependant Yâqût, qui place ce
territoire dans l’Egypte du Sud sans plus de précision, le cite à ïsÿA, et donne
la variante siywû (III, p. 33 o); à l’endroit où il énumère les kûrah d’après el-
Quçlâ'î, il écrit (IV, p. 5 A9) (cf. Marâçid, III, p. 1 10 : Risÿv»). — Un
village (?) du nom de est cité dans Amélineau (p. i 3 o, A 55 ), où nous
lisons : «Et certes vinrent une foule de gens des environs de la ville de Kous et
du diocèse de Bahnassa : l’un d’eux se nommait Latsoua(b— d) du Deïr Danouheh
(üayà ^ m>) et l’autre [était] des gens de Sanuwâdah». Le personnage appelé
(il faut lire y*A = Latsû) est évidemment le même que le saint «Latson» de
Bahnassa, du Synaxaire éthiopien (17 Sané; Patrol. or., I, p. 617 [99] et sqq.),
et son couvent est le Deir Bardanûhah cité par Abû Çâlih (Evetts, Churches,
p. 212) dans le district de Bahnassa; Sanuwâdah serait donc plutôt dans la pro-
vince de Kous, et de toute façon, même si nous n’avons pas là une faute pour
isÿà car il y en avait un à Kous (Evetts, Churches, p. 23 o), le village ici
mentionné ne peut guère s’identifier avec la kûrah de Maqrîzî. Si le nom qui nous
occupe provient réellement de celui de cpeNOyTe, on peut songer au couvent
de saint Senouthios qui existait près d’Antinoé sur le «mont Andarînâ» (Qüatre-
mère, Mém. sur l’Egypte, I, p. A2); Evetts ( Churches , p. 2 AA) le confond à tort
avec le «couvent blanc». Mais comment le nom d’un couvent si obscur a-t-il pu
finir par désigner une kurah? Il est plus probable que le mot isyX, est altéré.
On pourrait songer à Sawada, qui se trouve près de Minia (#*!>**; cf. Boinet,
p. A8 7 ; Atlas, 119 : 9-1).
i5.
116
J. MASPERO ET G. WIET.
{fjjA — CHORI
Abolition d’impôt par Barqûq (II, p. 92).
Les textes sont peu nombreux et peu détaillés au sujet de cette bourgade des
environs d’el-Borollos : une simple mention dans une note marginale d’un ms.
de Yaqut (Y, p. 276); dans Ibn Düqmâq (V, p. ii 3 ) et dans la Description de
l’Égypte (XVIII, p. 216). — Cf. Ahmed bey Kamal, Borollos (Annales du Service
des Antiquités, IX, p. 1/1 3 ; Atlas, 3 : 6 - 5 ).
Us — SÂ EL HAGAR
Fondée par Çâ ibn Miçr (I, p. 76, 83 ; cf. Yâqût, III, p. 35 p; Maqrîzî, éd.
Bulaq, I, p. 129, 182; Calcaschandi, p. 98); carrière de pierre (p. 3oi).
L’ancienne (Hier., 726,6; Georg. Cyp., 716), en copte cai (Quatre-
mère, Mém. sur l’Egypte, I, p. 290 et sqq.; Champollion, II, p. 2 i 5 ; Amélineau,
p. 60 5 ). Un combat entre Arabes et Grecs y est signalé par Jean de Nikious
(p. 568 ; cf. Maqrizi, ed. Bulaq, I, p. 166). Elle était encore une pagarchie
et un évêché au début du vm e siècle ap. J.- G. ( Hist . des Patriarches, ap. Patrol.
or., Y, p. 63 [317], et Bell, The Aphrodito Papyri, n° 1662, l, 1 . 11).
Ibn Duqmâq (V, p. q 4 ) et Ibn el-Jî'ân (p. 85 ; ap. 'Abd el-Latîf, p. 662)
citent Sâ en compagnie d’un autre village, qui ne se trouve plus
dans la Description de l’Égypte (XVIII, p. 209). Dans ce dernier ouvrage, on
lit pour la première fois L>, et mieux dans 'Alî Pâsâ Mcbârak (XIII, p. 2) :
(Boinet, p. 671; Atlas, 52 : 6-1). Ibn Iyâs attribue sa fondation à Çâ ibn
Marqunus : de son temps elle était déjà presque complètement ruinée (I, p. 1 4 ).
— SAN EL HAGAR
Citée dans les listes de kûrah.
Lancienne Tdvis (Hier., 727,11 lldvvts par erreur; Georg. Cyp., 689);
en copte X.ANI (Quatremère, Mém. sur l’Egypte, I, p. 28A; Champollion, II,
p. 1 01; Amélineau, p. 4 i 3 ). Dans Jean de Nikious (p. 392, 5 4 o ; cf. Butler, Ar.
conquest, p. 21 4 ) elle apparaît comme déjà bien déchue au vn e siècle de notre
ere, puisquelle est réunie à quatre autres villes sous l’autorité d’un seul préfet.
Wüstenfeld a lu Dhâf (Calcaschandi, p. 97). — Maintenant ylo ('Alî Pâsâ
Mubarak, XIII, p. 4 ; Boinet, p. 485 ; Géogr. économique, I, p. 1 3 5 ; carte, p. 111;
Atlas, 56 : 6 - 3 ).
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
117
— HAUTE-ÉGYPTE
Le Ça'îd ou^ &-***> (Arnold, Chrestomathia , p. 102) se divise en et
(II, p. 68; cf. Nassiri Khosrau, p. 116, 173; Wâqidî, notes, p. 59);
ce dernier dans le second climat; l’autre, dans le troisième (I, p. 43, 5i); son
climat et ses productions (p. 106, 188); nourriture de ses habitants (p. 192);
révolte des Coptes en 121 H (p. 333 ). — Cf. Maqrîzî, éd. Bulaq, I, p. 189;
Devise des chemins de Babiloine, p. 266 (Le Sehid ).
L’expression de a son correspondant exact en copte : toute la Haute-Egypte
s’appelle pHC ou MAfHC, mot qui a survécu en arabe dans le nom d’un vent
soufflant du sud : le Dans le grec byzantin, on rencontre parfois une
dénomination analogue; l’Anonyme de Ravenne connaît une division de l’Egypte
en anocura et catocura (cette dernière non citée par lui) : ce sont les êivw et
xdToo ywpCL des papyrus d’époque arabe (Bell, The Aphrodito Papyri, n os ±379,
1 . 8; 1667, 1. 137, i .38 etc.; cf. Berne des Études grecques, XXV, p. 218),
c’est-à-dire le Delta et le Ça'îd.
Quant aux deux districts de <***0 et .n**o, ils coïncident presque
entièrement avec les deux duchés byzantins d’Arcadie et de Thébaïde. On a vu
en effet (article U>ajî) que le «second climat w, où est inclus en totalité le Haut-
Ça'îd, a pour limite septentrionale Ançinâ : or la première pagarchie de Thé-
baïde, vers le nord, était Théodosiopolis (Taha), suivie immédiatement d’Antinoé.
Nous étudierons l’administration de la Haute-Egypte à l’article
J-cJl Uo — TONAMEL
Mâmûny passe; aventure qui lui arrive(I, p. 34 o- 34 i). — 'Alî Pâsâ Mubârak
(XVII, p. 28-29) conte l’histoire et identifie la localité avec IL de la province
de Dakahiieh, qui est située à trois heures d’el-Mansourah (Boinet, p. 622;
Atlas, 54 : 10-1). — Quatremère ( Recherches sur l’Égypte, p. 33 ) avait lu lo.
Ue — TAHA EL A'MÉDA
Cité dans les listes de kûrah.
L’ancienne OsoSocrioûiToXis (Hier., 730,7; Georg. Cvp., 763); en copte
T0Y20 (Quatremère, Mém. sur l’Égypte , I, p. 367; Observations, p. 35 ; Cham-
pollion, I, p. 299, 372-373; Amélineau, p. 671; Maspero, Notes au jour le jour,
Proceedings, XIII, p. 522 , et fi g. 2; Evetts, Churches, p. 21 3 , n. 1). L’ortho-
graphe grécisée T oûw se lit dans des papyrus du vm e siècle (Bell, The Aphrodito
118
J. MASPERO ET G. WIET.
Papyri, n° 1 434 , 1 . 93, etc.). Dans un passage de V Histoire des Patriarches (Patrol.
or., V, p. 181 [ 435 ]), la ville est appelée l’auteur s’étant servi d’une
source grecque ou copte, et n’ayant pas reconnu Taha.
On trouve life dans Idrîsî (p. 46 ). Cette ville fut probablement appelée Tahâ
el-Madînah, parce que, seule des quatre Taha d’Égypte signalées par Yâqut
(Mustarïk, p. 298), elle était capitale de province (Evetts, Churches, p. 21 3 ;
Calcaschandi, p. 94). Du temps d’Ibn Duqmâq (V, p. 20), elle faisait encore
partie de la province d’el-Achmounein et d’el-Tahâwîyah; elle se trouvait dans la
province d’el-Bahnassa au temps d’Ibn el-Ji'ân (p. 1 69 ; ap. Abd el-Latîf, p. 690).
Depuis la Description de l’Egypte, elle est dans la province de Minia ( Ali Pâsa
MubArak, XIII, p. 29; Boinet, p. 5 i 3 ; Atlas, 118 : 6 - 4 ).
Vansleb ( Histoire de l’église d’Alexandrie, p. 2 5 ) 1 appelle Tahha il amudein,
nom que l’on retrouve dans la Description de l’Egypte (IV, p. 180, 35 o, 871;
XVIII, p. 1 1 1 : Ut, Ibiu vel Ibeum); dans le Voyage de Norden, éd. Langlès
(II, p. 42 ), Taghel et Amuden, attenants l’un à l’autre; on l’appelle plutôt Ut
&
XjjbkJJ
Ce nom ne semble pas exister encore au temps de Yaqut, qui donne laba
comme chef-lieu de la province d’el-Achmounein. — El-Tahâwîyah dépendait de
cette dernière au moment du Rauk el-Nâçirî (I, p. 3 1 2 ; cf. Calcaschandi, p. 1 o 5 -
1 06 ; et l’article précédent).
— TOURA
Ce village est appelé ^ dans Dimasqî (p. 2 32 ; Mehren ne l’a pas reconnu
dans sa traduction [p. 32 5 ], puisqu’il lit Thari; meme orthographe dans le Livre
des Perles enfouies, n os 37, 9 5 ); il est classé dans la province d’el-Sarqîyah (voir
«Xsj-aJI). C’est certainement le même qui est situé par lbn Duqmâq (IV, p. i 36 )
dans la province d’Atfih (Evetts, Churches, p. 1A1).
En copte TfCDA (Amélineau, p. 578, 5 80; Maspero, Etudes de mythologie et
d’ archéologie , III, p. 342 ; Casanova, Les noms coptes du Caire, B. 1 . F. , I, p. 17^)*
rcLes Grecs, dit M. Amélineau (p. 5 19-5 20), connaissaient très bien cette
ville dont ils avaient fait Troja-n; la Description de l’Egypte (IV, p. 42 4 ; XVIII,
p. 1 36 ) identifie cette ville grecque avec un ( Torrah et chaleau ) qui est viai-
semblablement notre Toura. — • Le nom de Troja se trouve dans Strabon (XVII,
809), Diodore de Sicile (I, 56 ); il est connu d Etienne de Byzance (s. il), ainsi
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
119
qu’un T pwïuov ôpos; cf. le «Trohen, supra Babyloniam, contra civitatem Mem-
phis» des Vitæ Patrum ( Patrol . lat., LXXI 1 I, col. 955).
Cf. Sonnini , III, p. 2 4 ; Voyage de Norden, éd. Langlès, II, p. 19 ( Turraag)\
c Alî Pàsà Mubârak, XIII, p. 3 i. On écrit maintenant #>, et ce village se trouve
dans la province de Guizeh (Boinet, p. 52 3 ; Atlas, 94 : 7-1).
Ajol fo
Citée dans les listes de kûrah( I, p. 3 o 8 et 3 10); — révolte des Coptes en
107 H (I, p. 333 ; cf. Kindî, éd. Guest, p. 73).
C’est évidemment le copte -j-ApABiA (Casanova, Les noms coptes du Caire,
B. I.F., I, p. 217); en grec Âpaéïa(Hier., 728,6; Parthey, p. 525 ), kpaCiovs
(Georg. Cyp., 707). La ville est citée déjà (Arabia civitas) dans le voyage de
sainte Ethérie, attribué autrefois à sainte Sylvie (P. Geyer, Itinera Hierosolymi-
tana saeculiir-rni, dans le Corpus scriptorum ecclesiasticorum latinorum, t. XXXVIII,
p. 48 ), comme dans la Cosmographie de Julius Honorius (éd. Riese, p. -hq : ylra-
bia oppidum ). Mommsen ( Silzungsberichte der Kôn. preuss. Akad. d. Wissensch. zu
Berlin, 1887, p. 362) veut y reconnaître le poste romain de Tohu, qui apparaît
dans la Notifia Dignitatum (Or. XXVIII, 4 i). Les scalæ coptes l’identifient avec
Balqâ : ApABiA = (Amélineau, p. 564 ), et sous ce nom elle est citée par
Jean de Nikious (p. 54 o). Il ne faut donc pas chercher Balqâ en Syrie, comme
l’ont fait Quatremère ( Mém . sur l’Égypte, I, p. 352 - 353 ; cf. aussi p. 62, sur ^(^)
et M. Amélineau (p. 483 ); mais l’erreur est imputable à certaines scalæ qui don-
nent pour l’arabe : ^ ^ 1*43 (Amélineau, p. 33 o, 565 , 569), et une
fois **4Jî Loi ; t ( ibid ., p. 56 1). Il ne faut pas non plus l’identifier avec une ville
du nom de Balqâs (Amélineau, p. 83 - 84 ). Enfin les listes coptes d’évêchés posent
l’égalité : AfABlKOY = AfABl ApABiA = (CllAMPOLLION, II, p. 74 - 77 ;
Amélineau, p. 483 , 572, C’est une erreur que nont pas commise les
scalæ. Fâqûs ou êfiobcouca est une autre ville qu’Ârabia. Mais nous avons déjà
constaté plus d’une fois (voir U^A, p. 5-6 ; J**a») que les listes d éveches assimilent
les unes aux autres dés villes distinctes, qui n’ont forme quun siégé épiscopal
ou qui l’ont possédé alternativement.
Dans la liste des évêques qui prirent part au concile dÉphèse, il ny a aucune
raison de voir dans kr^cuwv une corruption de Àpaéïas (Casanova, loc. cit.,
p. 216-217) : cf. plus haut, article
Ghampollion (II, p. 28-3 1) a su que les Arabes avaient ce nom de Tarâbiyah
parmi leurs districts, et l’a identifié avec l’ancien nome Arabique (II, p. 2 8 - 3 1);
J. MASPERO ET G. W1ET.
120
il est beaucoup plus probable (et en certains cas cela est même certain) que ce
nom désigne la ville d’Arabia, que Champollion n a pas connue. Mais il a pu
s’appliquer, par suite, au canton dont elle était le chef-lieu : ainsi dans les
listes citées par Maqrizî, où la « kûrah de Tarâbiyah» contient, entre autres vil-
lages, ceux d’el-Sadîr, el-Hâmah, Fâqûs.
Il n’est pas exact que le district de ce nom ait correspondu au Hauf (= Hauf
el-Sarqî ; cf. Naville, Goshen, p. 16-17); les listes de Maqrizî nous prouvent
que c’en était seulement une partie. Le district de Tarâbiyah devait être,
semble-t-il, le plus grand de la province. Limité au sud et à l’est par le
désert, il était borné au nord par les districts d’Iblîl et de Çân (l’ancienne Tanis );
à l’est, par ceux de Farbeït (Horbeit) et de Bastah (Tell Basta). Sadîr et Fâqûs,
dont les sites sont connus, semblent en avoir formé les angles sud-ouest et
nord-est, quoique, du côté est, il ait dû s’étendre jusqu’au parcours actuel du
canal de Suez sur lequel nous avons pu situer el-Hâmah (voir
Ce nom de Tarâbiyah se trouve dans Ibn Khurdâdhbeii (p. 82 : «*?bW); Ya'qûbî
(p. 327); Oudâmah (p. 2Û7 : iLot^U); Yâqût (I, p. Ù2o); Dimasqî (p ; 2 3 1 ; trad.
Mehren, p. 323 ); IbnDuqmâq (Y, p. A 2); Calcaschandi (p.- 96 : 1 e nom n’était plus
connu de son temps). — M. Guest (Delta, p. 975) a adopté la prononciation
Turâbiyah . d’après le Qâmûs ( 1 , p. 97), qui donne également 1 orthographe a*?]^ •
La ville devait se trouver sur le canal de Trajan (vallée du Ouâdî Toûmîlât).
On lit dans Yâqût (III, p. 845 - 846 ) : d] dfj-*** y*
.».e iuilf iusli âu?!^ LA*». La ville qui se trouve main-
tenant à peu près à égale distance en ligne droite entre Mastûl (= la moderne
Macbtoul el Souk : cf. Géogr. économique, I, p. 1 0 1 , et la carte, p. 7 1) et Fâqûs
est sans contredit Saft el Henna (Géogr. économique, I, p. 222). Mais il nen
faudrait pas conclure que cette ville représente l’ancien site de la ville de Tarâ-
biyah : il y avait et il y a encore en Egypte plusieurs localités du nom de Saft,
et celle-ci (=Saft el Henna) s’appelait alors Saft [du district de] Tarâbiyah.
Nous avons là un élément de plus pour fixer les limites de ce district.
— TARRANEH
On y trouve du natron (II, p. 1 o 3 ; cf. Niebuhr, Voyage, I, p. Ù6-Û7 ; Quatre-
mère, Mém. sur l’Egypte, I, p. 4 81).
C’est, depuis l’époque du sultan Beïbars environ (cf. Devise des chemins de
Babiloine, p. 2Û7-2Û8 : Al Tarrane et El Terrane; Schefer, ap. Arch. de l’Or,
lat. , II, p. 99), le nom de la ville de Tarnût (voir l’article L^y). Dimasqî
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE. 121
(p. 2 3 A; trad. Mehren, p. 328) considère el-Tarraneh comme une des merveilles
de l’Égvpte.
Il est probable que la ville de Hezênâ citée par Jean de Nikious (p. 488 ) est
en réalité Tarraneh (voir la discussion à l’article uü*).
— TAMMOÛ
Ce nom est la transcription du copte TAMMCDOy; une autre forme moins
fidèle est que Ton rencontre dans le Synaxaire (Patrol. or., I, p. 32 1
[107], 3 a 4 [no]), transcrit à tort Thmoui : confusion déjà faite dans {'Histoire
des Patriarches d’Alexandrie par Benaudot (cf. Quatremère, Mém. sur l'Egypte, I,
p. 1 3 5 ). Mais un des manuscrits du Synaxaire donne la leçon qui a été
adoptée dans l’édition du Caire (I, p. 79, 82). Ce village se trouvait dans la
province de Memphis (cf. Quatremère, op. cit., I, p. i34-i37; Amelineau,
p. Û77) : nous en avons déjà parlé à l’article (p. 91-92).
Abu Çâlih écrit (Evetts, Churches, texte ar., p. 7, 5 q, etc.; trad., p. 9,
n. 1, 197, n. 4 , 358 ), ainsi que Yâqût (II, p. 67^; Mustarik, p. 2 9 A; voir
notes, p. 33 ; cf. Marâçid, I, p. 433 ; II, p. 210; V, p. 555 ; Maqrizî, éd. Bûlâq,
II, p. 5 o 4 ; G. d. Copten, p. 4 o), Ibn el-Jîan (p. i 45 ; ap. ‘Abd el-Latif, p. 676),
'Alî Pâsâ Mubârak (XIII, p. 4 2 ; XVI, p. 5 a : l’ethnique L’orthographe
gjJa (prononcer Tammûh), qu’on lit dans Ibn Duqmâq (IV, p. i 3 a), dans le
Livre des Perles enfouies (n os 66, 97), est maintenant adoptée (Recensement, part,
ar., p. 199; franç., p. 3 o 3 ; Boinet, p. 517; Atlas, q 4 : 7-1).
^ Hk — TANÀH
Cette ville n’est pas citée expressément dans le texte de Maqrizî , mais elle sert
à distinguer une des^deux Usmûn du Delta, qu’on appelle Usmûn (Usmûm) de
Tanâh (voir p- 1 7 _1 9 ) -
Tanâh se trouve à une douzaine de kilomètres au sud-ouest d’Usmûn (Idrîsî,
p. 1 54 ; Ibn Duqmâq, V, p. qh; Ibn el-JTân, p. 55 ; ap. 'Abd el-LatÎf, p. 626;
Description de l'Égypte, XVIII, p. 1 82 ; Quatremère, Mém. sur l’Egypte, I, p. 295-
3o2; Recensement, part, ar., p. 199; franç., p. 3 o 3 ; Boinet, p. 517; Geogr. eco-
nomique, I, p. 3 oi [carte], 32 2 , pi. LXXV; Allas, 28 : 10-2).
On ne peut admettre avec M. Foucart (Notes prises dans le Delta, Recueil de
travaux, 1898, p. i 65 ) qu’une ville qui s’est appelée Usmûm Tannâh, cest-a-
dire- Usmûm de Tannâh, soit la moderne Tanâh; nous avons montré (article
C GL, ^l) que c’est bien la ville d’Achmoun el Bomman.
Mémoires . Liste des villes d’Egypte.
122
J. MASPERO ET G. WIET.
jjL M'— EL TOR
Cette ville est citée dans la liste de Qudaî (I, p. Bi 1) comme rentrant dans
les districts du Hijâz appartenant de son temps à l’Egypte (cf. Yâqût, III, p. 5 5 7 ;
Mustarik, p. 297; Dimasqî, p. a 3 1 ; trad. Mehren, p. 32 4 ; Géogr. d’Aboulféda,
II, a, p. 3 o, tk'j; Ibn Duqmâq, Y, p. 43 ; Calcaschandi, p. 100, 169-170;
Maqrîzî, éd. Bûlâq, II, p. 5 o 9 - 5 io; Quatremère, Mamlouks, I, a, p. 79, n. 1 12 ;
Arnold, Chrestomathia , Gloss., p. 112; Barron, The topography and geology of
the Peninsula of Sinai, Western portion , p. i 5 ; Hume, id., Eastern portion, p. i 3 -
1 4 , 43 [les habitants de la région s’appellent Towara\\ B. Weill, La presqu’île
du Sinaï, index, p. 377; Boinet, p. 198).
Le nom est la transcription des mots grecs to ôpos (2mâ) : cf. Mansi, Concil.,
VIII, 911 (anno 536 ); 994; 1019, etc... Mas'ûdi en aconnule sens : J 44
( Tanbîh , p. 1 44 ; Avertissement, p. 198); mais Yâqût a cru que c’était un mot
hébreu ( Mustarik ; Géogr. d’Aboulféda, II, a, p. 90).
La route terrestre du pèlerinage d’Égypte passait par cette localité (cf. plus
loin l’art, oIÂa®, p. 128-1 3 1; Prolégomènes, I, p. lxxxii).
C’est le nom du mont Sinaï (cf. Kawâkib, p. 12). Dans le Coran ce Tûr Sînâ
est appelé une fois ^ (xcv, 2), et il est curieux qu’en citant ce verset,
Ibn el-Faqîh (p. io 4 ) rétablisse l’expression — Les auteurs arabes le
nomment plus communément J.**., ou même : car ce dernier mot dé-
signait plus souvent la montagne que la ville d’el-Tor (voir les sources citées
dans l’article précédent). — • Sur le couvent du mont Sinaï, cf. Eutychius, An-
nales ( Corpus script, christ, orient., série III, t. VI, p. 2 02-20 4 ); Marâçid, I,
p. 434 ; Y, p. 555 .
Cette ville est citée dans les listes de kûrah en compagnie d’une des deux
Menouf (= ci*** *Asî); cf. Yâqût, III, p. 563 ; Guest, Delta , p. 976-977.
Les scalæ donnent comme l’équivalent de deux villes coptes, TAAANAy
et TAyBA (cf. notamment : Amélineau, p. 56 o), qui sont pourtant distinguées
dans les listes d’évêchés ( ibid ., p. 571, 575) :
T A CD IIAAA = TAAANAy = ylwk
TAyA = TAYA2 =
1
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE. 123
Le nom de est inconnu par ailleurs; mais il semble que l’on puisse
identifier cette localité avec la moderne Tala (Boinet, p. 5 i 4 ), étant donné son
nom copte TAAANAy (Amélineau, p. 473).
La ville de Tawwah, dont le nom copte est écrit TAyBA ou TAyBAZ
(Quatremère, Mém. sur l’Egypte, I, p. 3 5 o ; Champollion, II, p. 174, 272;
Amélineau, p. 52 1), est la Tava des listes grecques (Hier., 725,4; Georg. Cyp.,
723), qui la citent, elles aussi, en compagnie d’Onouphis ou Menouf.
On trouve ce nom dans le Synaxaire ( Patrol . or., I, p. 292 [78]); dans l’é-
dition du Caire (I, p. 52), une identification a été faite à tort avec la Tourna
de la Haute-Égypte, dans le district de Beba (Boinet, p. 52 4 ). On trouve dans
Kindî (éd. Guest, p. 11 5 ) l’expression ija ^ : il paraît certain qu’il s’agit
de notre Tawwah et non pas du village de Haute-Égypte comme le suppose
l’éditeur (p. 646 ). — Dimasqî place dans la kûrah de Tawwah la ville d’Ebiar
(p. a 3 1 ; trad. Mehren, p. 323 ; plus haut, p. 3 );. le nom n’était plus connu
du temps de Qalqasandî (Calcaschandi, p. 98). Pourtant, Quatremère dit
l’avoir vu sur une carte de la Commission d’Egypte (celle du général Reynier).
M. Daressy (il. A., 1894, II, p. 200-201, 208) avait songé d’abord à voir
le site de Tawwah dans la ville actuelle de Toukh (Boinet, p. 52 3 ) : mais le
nom de Toukh répond au copte T Cl) 2 G (Grum, Catal. of the copt. mss. in the
Rylands Libr., p. 46 et 173, n. 2). Plus récemment (A travers les Koms du
Delta, Annales du Service des Antiquités, XII, p. 205-209) il a situé Tawwah
à la place du village d’el-Bindarieh (Boinet, p. 127; Allas, 62 : 7~4). Nous
ferons à cette dernière identification une objection sérieuse, c’est qu’el-Bindarieh
existe depuis longtemps, et qu’on en trouve la mention à une époque où Taw-
wah devait exister encore (Ibn Hauqal, p. 92 ; Idrîsî, p. 1 6 1; Guest, Delta, p. 958 ).
(jjkiwJaJî
Ce nom « paraît être, dit M. Casanova ( Description de l’Égypte, p. 32 1), pour
ou peut-être primitivement en copte TOOy NAMOyN». Le
sens serait «la montagne d’Amoun». Une montagne de ce nom est connue par
un texte hagiographique (cf. Amélineau, p. 47), qui ne la situe pas (l) . Le rappro-
chement avait déjà été fait avec Teïlamun par Georgi (cité par Quatremère, ap.
Mém. sur l’Egypte, I, p. 29-34). Il sera impossible de se prononcer sur cette
hypothèse, tant que la position géographique des lieux n’aura pas été fixée.
W Vie de Mathieu le Pauvre , publiée par M. Amélineau dans M. M. F IV, p. 729.
16.
124
J. MASPERO ET G. WIET.
' }
Quatremère a résumé les textes 'de tous les auteurs arabes qui se sont occupes
de cette montagne, et n’a pu tirer aucune conclusion sur sa situation, étant
donné leur profond désaccord. Pour Idrîsî (p. à 7 -à8), le mont Teilamun est,
sur la rive occidentale du Nil, à une journée de navigation au nord dAssiout.
Avec Abu Çâlih (Evetts, Churches, p. 2Û7 : nous le trouvons dans la
région deChotb, c’est-à-dire, au sud d’Assiout. Certains auteurs le confondent
avec le Gébel el Teïr (voir plus haut, p. 65 ).
<>o U
Ibid est citée dans des vers de Nuçeïb et de Rutbayyir : ce serait le nom
d’une montagne proche du Mokattam (Bakrî, p. 6Ô2 , 81 5 ; Yâqût, III, p. 5 ).
Elle aurait été ainsi appelée parce quelle semblait être dans une posture d a 0-
ration (l^L» yÉ')-
— EL ABBASSA
Maqrîzî signale l’abolition par le sultan Barqûq d’un impôt quon percevait
dans cette ville (II, p. 9 a). Le texte d’Ibn Iyâs (I, p. 3 i 6 ) à ce sujet est légè-
rement différent de celui que cite notre auteur : o-i u-L>> y* u
^ 0^1, jTu- u-ult ,M fisa a- y* zjr* *** ^ ^ ^
< jU A / yjj ^ * *
Cette ville tire son nom de la fille d’Ahmad ibn Tûlûn, ‘Abbâsah : cette prin-
cesse la fonda à l’endroit où elle planta ses tentes, quand elle fit ses adieux a
sa nièce, Qatr el-Nadâ, fille de Kbumâraweïb ibn Ahmad ibn Tûlûn (Yâqût, 111 ,
p. 5 qq ; Mustarik, p. BoB ; Qazwînî, II, p. 1 Û6 ; Géogr. d’Aboulféda, II, a, p. 1 Û9 ,
Maqrîzî, éd. Bûlâq, I, p. ^Bâ ; Blochet, Hist. d’Egyple, p. n. 0 . Pour Abu
Çâlifi (Evetts, Churches, p. 70), c’est le point le plus oriental de 1 Egypte. Cette
ville qui s’appela y* lors de sa fondation, commença à décliner quand
fut construite la ville d’el Salhieh par el-Malik el-Kâmil, qui embellit pourtant
el-Abbassa (Ibn Ms, I, p. 78 : cf. S. de Sacy, Observations sur quelques
passages des Mémoires sur l’Égypte, Bibl. des Arabisants, I, p. 176-176). Il est pro-
bable également que la fondation d’el Dahrieh par le sultan el-Malik el-Zâhir
Beïbars, tout près d’elle, lui fit encore plus de tort : pourtant, ce fut alors un
lieu de campement (Quatremère, Mamlouks, I, a, p. 2Û, 28, 33 ). Qaitbay y
fit construire une mosquée, une fontaine et une citerne, en 882 H (Ibn Iyâs, ,
"VI 1
*1
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
125
p. 171). — Cf. Ibn Duqmâq, Y, p. 56 ; Ibn el-Jîan, p. 19 (ap. c Abd el-Latîf,
p. 606 : ^^Description de l’Egypte, XVIII, p. 169 (*«l£e); 'AlîPâsâ Mubârak,
XIV, p. 6; l’article de Becker dans Encyclopédie, I, p. i3-iû; Recensement, part,
ar., p. 80; franç., p. 3; Boinet, p. 2; Géogr. économique, I, p. 199 (carte), 200;
Atlas, 76 : 7-3.
Le dUludl anciennement appelé (voir plus haut, p. io3; Ibn
Iyâs, I, p. 112, 2 iû; III, p. 53) est l’actuel Ouâdî Toumîlât (Quatremère, Mém.
sur l’Égypte, I, p. 62), «étroit ruban de verdure, reliant à travers le désert
arabique le Delta aux lacs Amers, qui faisait partie du pays de Gessen de la
Bible». Nous avons déjà établi (p. 10Û) 1 identité de Gessen et d’el-Sadîr.
Signalons pour mémoire l’opinion de d’Anville(p. 126-128), qui voyait dans
Abbassa l’ancien Thaubasium de Y Itinéraire romain (p. 76 ; cf. Nolitia Dignitatum,
Or., XXVIII, 38 , Thaubasteos) : opinion combattue par Quatremère (op. cit., I,
p. 188, 189; voir aussi p. 1 63 ; identification avec Bubaste dans Champollion,II,
p. 7 1). Est-ce la même que vient de reprendre M. F. P. Garofalo ( Contribulo alla
geograjîa dell’Egitto Romano, Recueil de travaux, 1902, p. ù- 5 ) : « Magdolus... e
Thaubasio, corrispondenti agli odierni luoghi MesehtôLe Habasch»? Habasch
peut être le village (qu’on prononce plutôt el-Hebche : Boinet, p. 2Û9;
Géogr. économique, I, p. i 56 ), à moins que ce ne soit le nom de notre ville,
pris à d’Anville qui l’avait orthographié Habaseh. — Parthey (carte XIII : **~Çs)
l’avait identifiée avec Pithom.
UÎoytM — EL ARICHE
Première ville d’Égypte sur la frontière syrienne (I, p. 56; cf. Ibn Iyâs, I, p. 3);
citée comme ribât (p. 1 1 A).
L’ancienne Pivoxôpovpct, écrite en copte gpiNOKOfOYP^ (Champollion,
II, p. 3 oû); M. Améiineau (p. ûoû) ne croit pas trop à cette identification,
sans donner ses raisons. Dans un autre passage de sa Géographie (p. 59-60)
il propose, timidement il est vrai, de voir el Ariche dans un village cité parle
Synaxaire : yij;! . La ville de Pivoxôpovpoi, est la première ville d’Egypte vers
l’est(Hier. 726, û; Georg.Cvp. 691; cf. Akerbead, p. 348 ); or la ville d’el Ariche
joue le même rôle dans les récits de la conquête arabe (cf. l’histoire bien connue
de l’invasion de 'Amr dans Balâdhurî, p. 2 1 2 ; Kindî, éd Kœnig, p. 3 ; éd. Guest,
p. 8; Maqrîzî, éd. Bulàq, I, p. 1 8 3 ; Butler, op. cit., p. 197; Quatremère, Mém.
sur l’Egypte, I, p. 53 ; J. Maspero, Organ. milit. de l’Égypte byzantine, j>. 8-9,
28). Un peu plus tard, quand l’émir el-Âstar, nommé gouverneur d Egypte,
126 J. MASPERO ET G. W1ET.
r
vient prendre possession de son gouvernement, le premier point d’Egypte où il
touche en venant de Syrie est el-Ariche, d’après Mas'ûdî ( Prairies , IV, p. 4 a 3 );
d’après d’autres auteurs (Tabarî, I, p. 3393) c’est à Qulzum qu’il se rendit.
Les légendes arabes attribuent sa fondation au Pharaon el-Ravân ibn el-Walîd
(Ibn Iyâs, I, p. i 5 ) ou aux frères de Joseph (Yâqût, III, p. 66o; Qazwînî, II,
p. 1Ù7; Bakoui, Not. Ext., II, p. 444-44 5 ). Abu Çâlih (Evetts, op. cit., p. 167;
cf. J. Maspero, op. cit., p. 37, 3 q- 4 o, 1 35 ) vit, au début du xm e siècle, les rui-
nes de ses remparts. Ya'qûbi nous dit(p. 33o) que c’était le premier des postes
militaires de l’Égypte » : sur ce mot, cf. Maqrîzî, I, p. 166, n. 2).
Cette ville, qui était dans la province de Charkieh (Ibn Dcqmâq, V, p. Ù2),
forme maintenant un gouvernorat spécial ( c Alî Pâsâ Mubârak,XIV, p. 3 g ; Boinet,
p. 85 ). — Cf. encore : Devise des chemins de Babiloine, p. 2Ù2 (Le Hariss} ;
Schefer, ap. Arch. de l’Or, lat., II, p. 96; Vattier, L’Egypte de Murtadi, p. 1 16
(La Garise); Maqrîzî, éd. Bûlâq, I, p. 210; Calcaschandi, p. 97;Wâqidî, notes,
p. 1 5 ; l’art, de Buhl, dans Encyclopédie, I, p. 438 .
— KAMOULA
Cette localité faisait partie, au moment du Rauh el-Nâçirî, de la province de
Kous (I, p. 3i2).
Elle s’appelle dans les scalæ : *î>î, avec équivalent copte kamoai (Amélineau,
p. 391) : c’est d’ailleurs sous ce nom de Kamoula, tout court, qu’Idrîsi (p. A9)
nous en parle, ainsi qu’Abû Çâlih (Evetts, Churches, p. 282-283), Yâqût (IV,
p. 177), Dimasqî (p. 2 33 ; trad. Mehren, p. 328), Abûl-Fidâ ( Geogr ., II, a,
p. 1A0).
Ibn Duqmâq l’appelle (V, p. 32 ; dans le texte, se trouve a 1 index
à Sîji), nom qu’on lit encore dans Ibn el-Jî'ân (p. 1 9 4 . ; ap. Abd el-Latîf, p. 703 :
Garb-Kamoulèh; M. Amélineau ne l’avait pas retrouvé). Il faut donc corriger
A fi dans l’article du P. Mallon, Une école de savants égyptiens ( M . F. O.,
I, p. 11 5 -i 16), et traduire : «le monastère de Kûlab, aux environs (^l^) de
'Izab Kamoula».
Dans la Description de l’Egypte (XVIII, p. 55 ) : Alî Pâsâ Mijbârak (XIV,
p. 1 19) : dji’, Boinet (p. 3 o 8 ) : (p. io 4 ) : %£ (p. 3 1 5 ) : $jï
— Quoi qu’en dise M. Amélineau (p. 392 , n. 1), toutes ces formes se trouvent
dans le Recensement (part, ar., p. 39 : P* 89 : part, franç.,
p. 60, 182, 186). Allas (i 5 e : 6 - 5 ) <_Mh et — Cf. Voyage de
Norden, éd. Langlès, II, p. 1 1 1; III, p. i 3 o (Gamola); Sonnini, 111 , p. 246 , 281 .
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
127
Ce lieu d’el-'Askar devint la résidence des gouverneurs de l’Égypte (II, p. 2;
cf. Abû’l-Mahâsin, II, p. 1 3 ), dès la fondation du quartier de ce nom, en 1 B 3 H,
à l’endroit même où avaient campé (fi^) les généraux qui poursuivaient le
dernier Khalife umayyade, Marwân.
Il s’était appelé autrefois el-Hamrâ el-Quçwâ (voir p. 74; cf.
Yâqût, III, p. 675; Mustarik, p. 309; Ibn Düqmâq, IV, p. 34 ; Maqrîzî, éd. Bûlâq,
1 , p. 3 0 4 = Quatremere , Mém. sur l’Egypte, II, p. 452 ; Ravaisse, Essai, I, p. 4 ig;
Lane-Poole, Hist. of Egypt, p. 3 i, 63 ; Lane-Poole, Cairo, p. 32 - 33 ; Salmon,
Topographie, p. 2 ; Encyclopédie , I, p. 8 3 8-8 3 9 ; Reitemeyer, Die Stâdlegründungen
der Araber, p. 109). Beaucoup d’autres villes ou quartiers de villes s’appelèrent
aussi le camp (voir une liste dans Ribl. geogr. ar., IV, p. 96 ; cf. Marâçid, II, p. 5 ;
Reitemeyer, op. cit., p. 3 ). Peut-être dans le cas qui nous occupe, faut-il voir
une réplique au nom grec de <Po<7<7aTOi> (le camp fortifié} porté par le quartier,
si voisin, de Fustât. Certaines scalæ copto^arabes donnent en effet les traductions
<j>OCATON (sic) et 4 >OCATA cf. le fragment publié par A.
Mallon (M. F. O., IV, p. 75).
M. Casanova doute de cette étymologie et il en propose une autre, quon
peut juger hasardée : «comme la région immédiatement voisine est celle dune
nécropole (Qarâfab), je me demande si la vraie origine ne serait pas égyptienne
et ne se rattacherait pas au dieu des morts Sokar, dont on retrouve le nom à
Sakkara» (Les noms coptes du Caire, R. I. F., I, p. 190). L explication donnée
par les écrivains arabes est encore préférable.
Signalons pour mémoire que M._ Amélineau a voulu voir la traduction de ce
nom dans le copte NiCTfAM (xhmi N6M NiCTfAM), qui se trouve dans
l’histoire du martyre de Jean de Phanidjôit (J. A., 1887, I, p. 1 3 1 , 160; cf.
Amélineau, p. 543) : ce mot serait une corruption du grec crTpaT&ufia
La vraie leçon est MlCTpAM, comme déjà l’avait établi Quatremère (Mém. sur
l’Egypte, I, p. 5 o), qui voulut y voir le Vieux-Caire ( Miçr ); de son côté, M. Casa-
nova (loc. cit., p. 191-192) est convaincu de l’identité de MiCTpAM et du
Caire. De toute façon l’étymologie tirée de c 7 TpdT£vpa, est invraisemblable.
Les traditions arabes y signalent un nilomètre (I , p. 2 48 ); cette ville était située
au sud de Dongola et plus loin de cette ville qu’Assouan ne l’est au nord (p. 282).
Sur le royaume de Alwah avant les Arabes, cf. Jean dÉpHESE, Hist. eccles.
128
J. MASPERO ET G. WIET.
(trad. Schônfelder), IV, A9 : (das'Volk) «welches die Griechen Alodâer nen-
nen». L’adjectif ethnique se lit dans un papyrus grec du vi e siècle de notre ère,
publié par Fr. Preisigke ( Archiv fur Papyrusforschung , III, p. Ai 9, 1 . 28-27);
il s’agit de la vente d’une petite esclave noire nommée Atalous, et tr originaire
du pays d’Alôa» (A\wa,v tw yév(s)i, répété, 1 . 38 ). La forme copte du nom est
incertaine. Dans une encyclique publiée par Bonjour ( Monurn . coplica, Rome,
1699, p. 11), l’une des divisions de l’Ethiopie est appelée aamoaia : Qua-
tremère ( Mém . sur l’Egypte, II, p. 85 ) propose de corriger en AACDO.A.IA.
Quoi qu’il en soit, il s’agit là du pays de 'Alwah (cf. Krall, Beilrâge z. Gesch.
der Akad. Blemyer, dans Denkschr. Wien. , t. XLVI [1900]). Vansleb ( Hist . de
l’Eglise d’ Alexandrie , p. 3 o) écrit Albadia. Quelques renseignements sur l’his-
toire du royaume au moyen âge ont été réunis par Roeder ( Zeitschr.für Kirchen-
gesch., t. XXXIII, p. 393 seq.). — Cf. Avertissement, p. 85 ; Tanbîh, p. 57; Perle
des Merveilles, Not. Ext., II, p. 38 ; Maqrîzî, éd. Bûlâq, I, p. 191-192; Quatre-
mère, Mém. sur l’Egypte, II, p. 17; Floyer, Etudes sur le Nord-Etbaï , p. 1 5 8 .
Citée dans la liste de Qudâ'î (I, p. 3 i 1).
El-'Aunîd était un village situé sur la route du pèlerinage d’Egypte (Ya'qûbî,
p. 3 Ai; Qudàmah, p. 191 : Muqaddasî, p. 110; Yâqût, III, p. 7A8).
Ce serait, d’après Sprenger ( Diealte Geogr. Arabiens, p. 2 A, n° 2 1), l’ancienne
Pavvddov xwpy ( Ptole'mée , VI, 7,3). cfRhaunathu kann ans ‘Aunyd enstanden
sein. Nach der Verschiedenheit der Dialecte sprach man Zo'ar und Zoghar,'Azza
und Ghazza, 'Amorra und Gomorra. Wenn inan in einem Dialecte Ghaunyd
sagte, so konnte man rh statt gh schreiben, denn das Ghayn hat den Laut eines
schnarrenden r. »
Cette étymologie, sans être impossible, ne semble pas très vraisemblable :
le £ arabe correspond en général au y grec, plutôt qu’au p. Si l’on compare à
PavvdOov le nom de Paidov , qui est de formation analogue et qui correspond
à l’arabe &>!;, on pensera plutôt que le prototype sémitique de ce nom grécisé est
quelque chose comme (cf. le de Yâqût, qui ne donne malheureusement
aucun renseignement sur sa situation géographique).
Sa distance d’Assouan (I, p. 57); port des Bujab (p. 61). Au point de vue
financier, 'Aïdhâb avait un régime spécial (II, p. 19); citée parmi les villes-
frontières (II, p. 101 ).
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
129
Les géographes arabes qui n’ont pas vu la localité de 'Aïdhâb ont donné sur
son compte des renseignements très vagues : c’est ainsi qu’el-Içtakhrî (p. 5 A) et
Ibn Hauqal (p. 36 , Ao, 37) en font une forteresse d’Abyssinie. Ibn Duqmâq
émet des doutes sur sa situation exacte (V, p. 35 : qui est aussi l’ortho-
graphe du Synaxaire, Patrol. or., III, p. A99-501 [A 23 -A 25 ]). Ces doutes
proviennent de ce fait qu’il y avait dans cette ville un officier du roi des
Bujah et un de la part du sultan d’Egypte ( Perle des Merveilles, Not. Ext., II,
p. 39 : v'Ni*)-
Cependant Ibn Hauqal (p. Ao) note le premier qu’il y avait 1 0 étapes (i&i^*)
entre Assouan et 'Aïdhâb; plus tard, Yâqût en comptera i 5 (IV, p. 5 A 8 ; cf.
Marâçid, III, p. 109). Yâqût situe d’autre part 'Aïdhâb à huit journées (j.>>)
d’el-Kosseir (IV, p. 126; cf. Sprenger, Die alte Géographie Arabiens, p. 18). On
mettait 17 jours pour aller de Kous à 'Aïdhâb (Maqrîzî, éd. Bûlâq, I, p. 202;
Quatremère, Mém. sur l’Egypte, II, p. 1 63 ; Encyclopédie, I, p. 2 - 3 ). Ibn Battûtah
en mit i 5 pour se rendre d’Edfou à 'Aïdhâb (I, p. 108-109) : ^ signale aussi
un port, Râs Dawâir, situé entre Sawâkin et 'Aïdhâb, et ajoute qu’en 9 jours il
alla de ce port à notre ville (II, p. 160, 252). Mais Abu i-Fidâ compte 7 marches
seulement (*)^y>) pour le trajet total entre elle et Sawâkin ( Géogr ., II, b,
p. 128). Enfin, la plupart de ces auteurs nous disent qu’on s’embarque de là
pour Jiddah et pour le Yémen : elle devait donc être en face de Jiddah (Géogr.
d’AbouJféda, II, a, p. 1 2 A ; Calcaschandi, p. 1 69 ; Maqrîzî, éd. Rulâq, I, p. 1 g 5 ).
D’ailleurs, Abû’l-Fidâ la place à 21 0 de latitude (Géogr., II, a, p. 167), et
pour lui Assouan est à 22 0 3 o ; (p. 1 55 ), Jiddah à 2 1° A5' (p. 12 A). Il ajoute
que 'Aïdhâb a plutôt l’air d’une ferme que d’une ville : elle n’est plus mention-
née dans Ibn el-Jîan (cf. Blochet, Hist. d’Egypte, p. 1 5 A , n. 1; 'Alî Pàsâ
Mubârak , XIV, p. 5 A).
M. Amélineau pense que pour le nom ancien de cette ville «on peut sans
grande crainte penser à Myos hormos ou à Bérénice» (p. 160). M. Evetts met
Myos hormos hors de cause et propose Bérénice (Churches, p. 70, n. 5 ; cf. en-
core Reitemeyer, Beschreibung Agyplens, p. i 5 i). Sur le site de l’ancienne
Bérénice, dit M. Floyer (Etude sur le Nord-Etbaï, p. 1 2) «nous fîmes une intéres-
sante découverte, celle d’une chaîne de montagnes appelée Jebel Aidab» (voir
sa carte, p. 89). Or une scala copte, jusqu’ici négligée dans cette discussion,
confirme cette identification. En effet, nous y lisons (Paris, fonds copte, AA,
f° 80) :
B6P6N1KH
(en marge) nyAxepiKON
Mémoires. Liste des villes d’Egypte.
1 7
130
J. MASPERO ET G. WIET.
Ce dernier nom copte pourrait être une déformation du mot Bérénice.
Pourtant des doutes ont été émis, par M. Ployer tout le premier : «le nom
de Aidab est très commun sur cette côte, et peut même signifier montagne.
L’identification est donc incomplète. » Et plus loin (p. 60, note) il signale
qu’une «ville ancienne qui se trouve sur le rivage de la mer au 22 0 35 ' de
latitude nord, pourrait être Aidab, bien que les indigènes l’appellent Suakim
Gadim ( Vieux Suakim )».
En fait, le site de 'Aïdhâb devrait se trouver plus au sud, si l’on ajoutait
foi aux latitudes indiquées par les Arabes. M. Couyat a voyagé dans cette région
et a écrit sur elle deux articles (La roule de Myos-Hormos , B. I, F., VII, p. 1 5 ;
Les routes d’Aidhab, ibid., VIII, p. 1 3 5 , avec une carte); nous résumons ici ses
conclusions, tout en faisant remarquer que certains rapprochements philologi-
ques sont un peu risqués. La ville est actuellement perdue : le nom qui la dé-
signait est altéré ou oublié. Seuls les lettrés arabes appellent encore le désert
Arabique le désert A'Aizab, remplaçant le dhâl par un zâl, mais sans savoir
pour cela l’emplacement de la ville qu’il désignait. L’ancienne ville de 'Aïdhâb
serait à fixer approximativement au Ras Elba, c’est-à-dire au sud de l’ancienne
Bérénice et à environ 22 0 de latitude nord, non loin de la petite ville actuelle
A'Hélaïp. Le désert, à l’est du Nil, près de la route Kena— Kosseir, s’appelle
encore maintenant Edbaï. M. Couyat croit reconnaître dans le terme d ’Edbaî
(qui pour M. Floyer [ op . cit., p. 39, 76] est une dérivation d'Ethiopie) , ainsi
que dans celui A'Hélaïp, la déformation de 'Aïdhâb; mais, sans aller chercher
aussi loin, il existerait deux ouâdîs, appelés respectivement par les indigènes
Aédab et Aideb (nous avons vu tout à l’heure la forme Aizab; nous respectons
les transcriptions de M. Couyat).
M. Becker descend encore davantage en reconnaissant 'Aïdhâb dans la bour-
gade à'Aidip, placée sur les cartes un peu au sud de 21 0 de latitude ( Ency-
clopédie , I, p. 216). Au milieu de ces incertitudes, le renseignement donné par
la scala citée ci-dessus est un argument très fort en faveur de l’égalité Bérénice-
' Aïdhâb : sans être tout à fait sûr, à la vérité, il infirme singulièrement les
théories qui veulent reporter loin au sud cette localité. Citée encore, mais en
simple souvenir sans doute, par le Géographe de Ravenne (II, 7), Bérénice
n’est plus connue des écrivains d’époque byzantine et copte, la ville ayant cessé
alors d’appartenir effectivement à l’Egypte : le texte de cette scala est donc
seul à nous instruire de son nom arabe. Si l’on admet notre identification,
'Aïdhâb a enfin trouvé sa place sur la carte; car le site de Bérénice est connu,
au Râs Benas, par 2 h degrés de latitude nord. D’après W. Golénischeff (Lne
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
131
excursion à Bérénice, dans Rec. de travaux, 1890, t. XIII, planche annexée à la
page 96), les ruines porteraient aujourd’hui le nom de Berânis.
De A60 à 660 H, on suivit, pour le pèlerinage, la route de Kous à 'Aïdhâb;
après cette date, on reprit l’habitude de passer par terre, via Suez. Mais, jusqu’en
75o environ, la route Kous— 'Aïdhâb fut encore suivie par les marchands (Maqrîzî,
éd. Bûlâq, I, p. 202-2o3; QüatremÈre, Mém. sur l’Egypte, II, p.. 162-172).
Cette voie, nommée el-Wadah (Géogr. d’Aboulféda, II, a, p. 1 'Alî Pâsâ Mo-
bàrak, VIII, p. 6 4-6 5 ), est celle que prit Ibn el-Jubeïr, et le long de laquelle il
énumère une série de noms de lieux (p. 65-72; trad. Schiaparelli, p. 38 -Û 3 ,
355 ; ap. Nassiri Khosrau, p. 2 85 et seq.). — Il y avait aussi, d’après Maqrîzî
(éd. Bûlâq, I, p. 197; cf. QüatremÈre, op. cit., II, p. û), une route qui partait
d’Assouan. — Ibn Battûtah , qui passa à plusieurs reprises à 'Aïdhâb, avait pris
une fois une route partant d’Edfou. Le seul lieu important qu’il signale sur ce
chemin est l’endroit où fut enterré el-Sâdhilî : Humeïthirâ (lyu?- : I, p. 1 09; II,
p. 2 53 ). M. Massignon s’est occupé de cette dernière localité, dans Eludes ar-
chéologiques (L. I. F., VI, p. h ; Seconde note, ibid., IX, p. 8û); il signale,
d’après M. Couyat, la forme Omm Etra (Couyat, art. cité, ibid., VIII, p. 1Û0)
et l’écrit lui-même cependant l’orthographe d’ibn Battûtah est confirmée
par ailleurs (Haneberg, Ali Abulhasan Schadeli, Z. D. M. G., VII, p. 19, n. h;
J uynboll , ap. Marâçid, V, p. 262). Peut-être est-ce le même nom qui se cache
sous la forme Oyometerre dans Linant de Bellefonds, L’Etbaye, p. 121.
Dans la région qui s’étend d’Assouan à Aïdhâb. les noms de lieux ou de tribus
à terminaison âb sont très fréquents (cf. Floyer, op. cit., Linant de Bellefonds,
L’Etbaye ).
( (S**
Maqrîzî décrit les obélisques de 'Aïn &ams (I, p. 1 3 6 ) , qui est citée dans la
liste de Qudâ'î (p. 3 10; cf. Calcaschandi, p. 96).
C’est l’ancienne Héliopolis (HÀtou : Hier., 728,3; ÈÀ/ous : Georg. Cyp., 70Û)
en copte cdn ou n6T<j>pe (QüatremÈre, Mém. sur l’Egypte, I, p. Û20; Cham-
pollion , II, p. 36 ; Amélineau, p. 287). M. Casanova (Les noms coptes du Caire,
B. /. F., p. i 5 o-i 5 û) a longuement étudié le texte des scalæ au sujet de cette
ville.
Son rôle lors de la conquête arabe est relaté dans Jean de Nikious (p. 556 et
seq.; cf. Butler, Ar. conquest, p. 221-237; ® ÜTLEB 5 Treaty of Misr, p. 12, i 3 ,
19, 26).
Ce fut, postérieurement à el-Qudâ'î, le chef-lieu de la hirah d’Airîb; mais
132
J. MASPERO ET G. W1ET.
Yâqût (I, p. 111-112; III, p. 762), qui signale ce fait, nous en parle déjà com-
me d’une ville ruinée (elle l’était peut-être avant lui : cf. IgtakhrL p. 54 ; Ibn
Hauqal, p. 106). Effectivement, Matarieh existait déjà, bâtie à proximité (voir
l’art. *4-0»; cf. Idrîsî, p. i 64 ; Calcasciiandi, p. i 3 ; Abû’l-Mahâsin, I, p. 117;
Arnold, Chrestomathia , p. 56 ), et non sur le site lui-même de l’ancienne ville,
comme le disent Ibn Duqmâq (V, p. 43 ) et Ibn Iyâs (I, p. 39; cf. Ravaisse,
Essai , I, p. 4 1 5 , n. 1). — El-Bakrî (II, p. 81 5 ) croit que 'Aïn Sams est une
source : g . .. X> . — Abu Gâlih ( loc . cit. , p. 86)
l’appelle la Ville du Soleil &l?<x<>).
La description du temple et des obélisques d’Héliopolis se trouve dans Ibn
Khurdâdhbeh (p. 161); Ya'qübî (p. 337); Ibn el-Faqîh (p. 72); Ibn Rusteh (p. 80);
Muqaddasî (p. 2 1 o); Nassiri Khosrau (p. 1 42 - 1 43 ); 'Abd el-Latîf(p. 180-181,
226-229 [texte de MaqrîzîJ, 5 o 3 \Viede Denysde Telmahre, par Bar-Hebræus],
569-570); Qazwjnî (II, p. 149 : cjv®); Bakoui (JVbf. Ext., II, p. 445 );
Dimasqî (p. 42 ;trad. Mehren, p. 44 ); Géogr. d’Aboulféda (II, a, p. 166); Ka-
wâkib, p. 11, 20; Ibn Duqmâq (Y, p. 43 - 45 ); Maqrîzî (éd. Bûlâq, I, p. 228);
Quatremère, Mamlouks (I, a, p. 78); Calgaschandi (p. 5 0 ) ; Abd’l^Mahâsin (I,
p. 45 ); Wâqidî, notes (p. 21-22); Vansleb, Relation (p. 235 ); Savary, Lettres ( I,
p. 1 17); Niebuhr, Voyage (I, p. 80); Voyage de Norden, éd. Langlès (I, p. 172);
Fourmont, Description des plaines d’ Héliopolis et de Memphis; Sacy, Origine du nom
des Pyramides ( Bibl . des Arabisants, I, p. 2 58 , 263 ); 'Alî Pâsâ Mubârak (XVI,
p. 2 4 ); Reitemeyer, Beschreibung Àgyptens (p. 102, 1 5 a ) ; l’article de Becker,
dans Encyclopédie (I, p. 216).
— GHARBIEH
Son revenu en 585 H (II, p. 19) : 674.605 dinars; 43o.955 dans Evetts,
Churches (p. 17); elle bénéficie de réductions d’impôts (p. 92, 107).
Au moment du Raukel-Nâçirî, cette province comprenait la presqu’île située,
dans le Delta, entre les deux grandes branches du Nil, et correspondait à l’an-
cienne province d’el-Jazîrah (voir plus haut, p. 67). Cette délimitation est
pourtant un peu trop précise, car si on lit le texte de Maqrîzî (I, p. 3 i 2 - 3 i 3 ),
on s’aperçoit que d’autres provinces empiétaient sur la partie de terrain comprise
entre les deux branches du fleuve : la province de Gharbieh avait, somme toute,
la même étendue qu’actuellement (Amélineau, p. 186; Boinet, p. 206).
Voir ïSj>.
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
133
XJUc — GHÉTA
Ce mot manque à l’index du tome 1 , pour la page 337, où l’on trouve d’ailleurs
: le gouverneur d’Egypte el-Leïth ibn el-Fadl y poursuit des révoltés en
186 H. .
On lit cette forme &uâ partout, sauf en un passage qui a servi à notre. correc-
tion, dans un manuscrit de Muqaddasî (p. 21 4 , n. c : Luc). Maqrîzî l’a pris à un
texte d’el-Kindî (éd. Guest, p. i 4 o). D’après Ya'qûbi (p. 33 o), ce bourg se
trouvait sur la route de Facous à el-Fustât; Muqaddasî (p. 193 : Uas) le place
dans la province d’el-Hauf (= el-Hauf el-Sarqî); pour Yâqût (III, p. 829), il
est proche de Belbeis et se trouve sur la route du pèlerinage. Enfin, Maqrîzî
(éd. Bûlâq, I, p. i 83 , 3 5 9 ; cf. Quatremère, Mém. sur l'Egypte, I, p. ( 5 7 ) le
situe à deux étapes d’el-Fustât (cf. Ibn Duqmâq, V, p. 65 : Uxâ; Ibn el-Jîan,
p. 37; ap. 'Abd el-Latîf, p. 616). 'Alî Pâsâ Mubârak n’en parle qu’au passé
(XIV, p. 64 ), en citant Maqrîzî. 11 ne subsiste aujourd'hui, dans ces parages,
nulle trace d’un bourg appelé Geïfah.
Mais précisément, au sud de Belbeis, la Description de l’Egypte (XVIII, p. 1 55 )
mentionne une ville de qui correspond bien par sa situation à cette in-
trouvable indiquée par les documents que nous venons de citer, et la
correction semble s’imposer (cf. Boinet, p. 208; Géogr. économique, I, p. 93,
carte, p. 87; Atlas, 89 : 6-1).
âXkâ
Voir
— - OUÂDÎ FEIRÂN
Rangée par Qudâ'î dans les kûrah du Hijâz rattachées administrativement à
l’Égvpte (I, p. 3 i 1).
La ville de Fârân fut célèbre au temps de la domination chrétienne (citée
dans Antonin de Plaisance, Corpus script, eccl. lat., t. XXXVIII, p. 186; dans
le Pratum spiriluale de Jean Moskbos, c. 120; dans Cosmas Indicopleustès [To-
pogr. V = Patrol gr., t. 88, col. 20]; dans Mansi, Concil., VIII, 91 1 : Oapotn,
etc.). — Cf. Akerblad , p. 3 5 o ; Tucu , Bemerkungen zu Genesis C. là , Z. D. M. G. ,
I, p. 177; Tuch, Sinaitische Inschriften, ibid., III, p. 147.
C’est sans aucun doute du même territoire qu’il s’agit dans un passage du
Synaxaire, cité par M. Amélineau (p. 177)- A l’époque byzantine Fârân est
134
J. MASPERO ET G. WIET.
rattachée à l'Égypte (cf. Eutïchius, I, p. 202-20A; et le passage d’Antonin de
Plaisance cité plus haut, où il est dit que la garnison reçoit d’Egypte sa subsis-
tance). Parmi les Arabes, Qudâmah (p. 2A7) semble être le premier à situer
Fârân parmi les districts de l’Egypte; et, malgré le silence d’Ibn Duqmâq, nous
croyons qu’il en fut ainsi jusqu’à l’époque d’Ibn el-Jî'ân (p. 38 ; ap. 'Abd el-Latîf,
p. 616; cf. Maqrîzî, éd. Bûlâq, I, p. 188; Calcaschandi, p. 100; Arnold,
Chrestomatliia, Gloss., p. 1A1).
Les ruines sont encore visibles dans la vallée qui garde le nom à'Ouâdî Feirân
(Bénédite, La péninsule sinaïtique, Guide Joanne, p. 728; R. Weill, La presqu’île
du Sinaï, index, p. 370; R. Weill, Le séjour des Israélites au désert, p. 5-6;
Barron, The topography and geology of the Peninsula of Sinaï, Western portion,
index, p. 22A).
— FARESKOUR
L’eau de la mer remontait parfois dans le Nil (branche de Damiette) jusqu’à
cette ville, quand les eaux étaient basses (I, p. 2 AA).
Nous en trouvons la première mention dans Idrîsî (p. 167). Yàqût l’écrit
(III , p- 838 ). — Cf. Niebuhr, Voyage, I, p. 61; 'Alî Pâsâ Mubârak, XIV,
p. 6 à; Recensement (part. ar.,p. 236 ; franç., p. 111); Boinet, p. 1 g 3 ; Géogr.
économique, I, p. 283 (carte), 290, pl. LXII-LXIII, Atlas, 16 : 7-5.
U-jili — FACOÜS
L’ancienne ®dxovcr(x (B. Z.; Étienne de Byzance, s. v.; l’Anonyme de Ra-
venne écrit Phaguse ). Champollion (II, p. 7 A seq.) y soupçonne une ville appelée
kcdc en copte, la première syllabe représentant l’article. Il fait de cette ville
la capitale de la contrée appelée 'j’ApABiA; et M. Amélineau le suit dans cette
théorie (p. A 83 ). On a vu plus haut (art. p. 119) cpiArabia, depuis le
Bas-Empire du moins, est le nom d’une ville, et non celui d’un pays. Dans la
liste anonyme publiée par Maqrîzî (I, p. 3 o 8 ), la seule qui cite Facous, on doit
donc distinguer une ville de Tarâbiyah, qui donne son nom à la kérah, et les
localités secondaires du canton : el-Sadîr, el-Hâmah et Facous. Cette interpré-
tation est confirmée par ce fait qu’à l’époque byzantine, Arabia était chef-lieu
d’un canton, tandis que Facous n’était déjà qu’un bourg de second ordre (la
liste de Hiéroclès ne contient pas Qdxovcra). Si, d’autre part, les listes coptes
d’évêchés affirment qu 'Arabia est Facous, cela tient évidemment à ce que ces
deux cités voisines ne formaient qu’un seul évêché, dont le siège passa de l’une
à l’autre.
;
t
1
1
.
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
135
M. Naville ( Goshen and the shrine of Saft el Henneh, p. i 5 , 19-20; cf. Sour-
dille , Durée du voyage d’Hérodote, p. 77) a assimilé (Vaxovcra au village actuel
de Saft el Henna , situé un peu à l’est de Zagazig. Il lui faut pour cela admettre im-
plicitement que la ville , à l’époque pharaonique , aurait eu deux noms : (Vdxovcroc
s’identifie successivement à Pa-Sopt (p. 20) et à Pa-Kes (p. 16); ce dernier res-
semble en effet à l’appellation grecque. Mais puisque les Grecs ont écrit (Vdxovcra,
c’est donc qu’à l’époque gréco-romaine, le nom usité était ce Pa-Kes ou quelque
chose d’analogue. Comment expliquer, en ce cas, que les Arabes aient repris
la forme hiéroglyphique Pa-Sopt pour en faire leur nom actuel de Saft ? Cette
transmission intacte de l’égyptien antique à l’arabe prouve que les Coptes n’ont
jamais donné le nom de Pa-Kes au site actuel de Saft. Si l’on ajoute qu’un village
de Facous existe encore à quelque distance vers le nord-est, on pensera que
c’est lui l’héritier de <Vdxovcr<x, comme l’avait admis Champollion (1) . — M. de
Rougé (Géographie, p. 1 37) et, d’après lui, M. Casanova (Les noms coptes du Caire,
B. I. F., I, p. 220) ont d’ailleurs fait des réserves sur cette théorie de M. Naville.
Cette ville porte dans Qudâmah (p. 220) le surnômde SjpôUR, ce qui pourrait
nous permettre de croire que nous avons affaire à la même ville dans Ibn Khur-
dâdhbeh (p. 80). De Goeje nous dit à ce sujet : «Fâqûs probabiliter a tribu
occupata erat, et dicebatur S^ôUR aut simpliciter i^aUR». Notons
qu’en citant l’itinéraire où se trouve cette ville, Maqrîzî écrit à deux reprises
s^eUÎI (éd. Bûlâq, I, p. 18A, 227). Mais la série Içtakhrî— Ibn Hauqal (cf. Bibl.
geogr. ar., IV, p. 100) ne donne pas de surnom à Facous, et Muqaddasî (p. 2 1 A)
distingue nettement ^.0 UR et (j-yiU, qu’il place à une étape («Xi^*) de distance
l’une de l’autre. Il faudrait donc supposer quelques mots sautés dans Qudâmah
et dans Ibn Khurdâdhbeh, à moins d’admettre aussi que l’itinéraire de ce
dernier auteur ne passait pas par Facous.
Cf. WâqidÎ, notes, p. A9; 'Alî Pâsâ Mubârak, XIV, p. 67; Robioo, L’Egypte au
temps des Lagides, p. 126-127; Boinet, p. 189; Géogr. économique, I, p. 111
(carte), 1 16, pl. XXIII-XXIV; Atlas, 66 : 7-1.
Ce nom semble être une forme artificielle désignant les environs de Facous,
plutôt que le nom officiel de la province dont faisait partie cette ville. On y
trouve du natron (II, p. io 3 ; cf. Quatremère, Mém. sur l’Egypte, I, p. A81).
W Le passage de Strabon rapporté par M. Naville, et qui fait de <ï>db£otfo-a la tête du canal du
Nil à la mer Rouge, reste à expliquer. Mais il semble plus simple d’admettre une erreur du géo-
graphe ancien.
136
J. MASPERO ET G. WIET.
É* — FAW B'àHARI et faw kebli
Citée dans les listes de kurah.
Faw est la forme habituelle du nom arabe de l’ancienne Bopos, en copte
<j>BO>OY (Quatremère, Mém. sur l’Egypte, I, p. iâ 5 ; Champollion, I, p. 243 ;
Amélineau, p. 33 1; Evetts, Churches, p. 281, n. 3 ; Massignon, Seconde note sur
les etudes archéologiques arabes en Egypte, B. I. F., IX, p. 88); mais on rencontre
dans la Vie de Pakhome la forme _>îL> (cf. R. P. Jullien, A la recherche de Tabenne,
Etudes, 1901, tome 89, p. 2 43 et seq.), et même la faute (évidemment
pour que nous retrouvons dans les scalæ (Amélineau, p. 509, 56 i).
Yâqût est le premier à citer pour cette ville un surnom, rendu nécessaire
par la présence d’une autre Faw en Haute-Égypte : il l’appelle jido _>U, Faw Ba's
( Mustarik , p. 33 o : forme qui apparaît aussi dans Ibn Duqmâq (V, p. 32 :
d***) et Ibn el-Jian (p. 19 A; ap. 'Abd el-Latîf, p. 703 ). Ce surnom était tou-
jours usité à la fin du xviii 6 siècle (Sonnini, III, p. 2A6, 281; D’Anville, p. 19A).
Il a disparu aujourd’hui et l’on ne connaît plus d’autre Faw dans la région
quun groupement décomposé en deux agglomérations, Faw Bahari et Faw
Kebli, distants de quatre à cinq kilomètres. D’Anville, sur sa carte (cf. Parthey,
carte XIV), place Faw Ba's à l’endroit approximatif où sont actuellement ces deux
localités. Sonnini dit qu’elle se trouve en face de Hou, ce qui n’est pas exact.
Champollion et Quatremère se sont servis de ce renseignement vague pour
rejeter Faw Bas plus au nord que ne l’avait marquée d’Anville; mais ils igno-
raient les deux Faw actuelles.
M. Gauthier ( Notes géographiques et Nouvelles Notes, B. 1 . F., IV, p. 84-85 ;
X, p. 12 1-1 22) semble admettre 1 existence simultanée de ces dernières et de
Faw Bas, puisquil rejette l’identité de Faw Ba's = Bopos. Il est possible que
M. Gauthier ait été induit en erreur par la carte de la Description de l’Égypte
(pl. IX, 25 ; XI, 21), qui place Faw Ba's à l’endroit de Fawgueli, et distingue
ainsi Faw Ba's de notre groupe des deux Faw. Pourtant, M. Gauthier ne confond
pas comme la Description de l’Egypte Fawgueli et Faw Ba's , à juste titre d’ailleurs ;
il est donc rigoureusement amené à faire de cette dernière une troisième loca-
lité, malaisée à situer.
Faw Ba s étant situee par les voyageurs près de Hou, il est bien invraisembla-
ble de trouver aujourdhui, à si peu de distance, deux autres localités du même
nom, qui n existeraient que depuis un siècle, tandis que la première aurait
disparu à la même époque. Car les voyageurs qui citent Faw Bas ne connaissent
que celle-là, tandis que son souvenir est perdu sur les cartes modernes. Il est
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE. 137
beaucoup plus probable que le surnom de ^ a fini par disparaître, pour faire
place à ceux de Bahari et de Kebli : sans doute parce que la distinction plus
accusée entre les deux agglomérations rendait inutile le nom unique. — Dans
la Description de l’Égypte (XVIII, p. 64 ) :y; cf. 'Ali Pâsà Mubârak, XIV, p. 68;
Allas, 1 hh : 8 - ( 3 - 4 ).
-ks — HORBEIT
Comme nous le signalerons au cours de cet article, le nom actuel de cette
ville est mais cette dernière leçon ne se trouve qu’une fois dans les ma-
nuscrits de Maqrîzî, où presque toujours nous lisons Lxua. Par suite il a dû
exister une transcription du nom ancien qui tenait compte de l’article copte : il
faut en tout cas corriger la forme vicieuse la *^ 5 .
Cette localité est citée dans les listes de kûrah (I, p. 3o8, 3io); les Copies
s’y révoltent en 107 H (p. 333 ; cf. Kindî , éd. Guest, p. 73).
Le nom copte est <|>ÀpBAlT (= n - 2ApBArr) : cf. Quatremère, Mém. sur
l’Egypte, I, p. 59; Champollion, II, p. 93; Amélineau, p. 33 o. C’est le <&dp§atdos
des Grecs (Hier., 728,5 : A>dpÇidos; Georg. Cyp., 706 : K dp€ev 6 os; Pair. Nie.,
p. 6-7 : de Pharbeto, Farbeti ). Les scalæ coptes ont complètement méconnu cette
ville, quelles confondent tantôt avec Belbeis, tantôt avec Balqâ. De ces deux
erreurs, la première s’explique par la ressemblance des deux noms, la seconde
n a d excuse que le voisinage des lieux. Les listes d’évêchés écrivent babait (Bar-
bait plus correctement dans celle qu’a copiée Vansleb, Hist. de l’Église d’ Alex-
andrie, p. 1 7 et seq.) = -)~baki <|>aprait (ou <|>apbàt) =. Il est évident
que dans ces deux sortes de documents il s’agit de la même localité, malgré la
distinction que M. Amélineau établit catégoriquement entre ces deux <j>2vpBAiT.
Les listes coptes d évêchés l’ont, à vrai dire, mal placée dans leur série : mais
1 ordre qu elles donnent n’a pas grande valeur, comme nous l’avons indiqué
dans la Préface, et ce n est pas là un argument suffisant pour supposer l’existence
dune seconde <|>apbait, inconnue par ailleurs, dans les environs du lac Bo-
rollos. La seule ville dont le nom soit analogue est la dont il a été ques-
tion plus haut (1) (en égyptien sapbat), et nous avons vu que Jean de NiMous
les a une fois confondues : car la ville de Kharbetâ, qu’il cite (p. 54 o) avec
ffSan, Bastah, Balqâ et Sanhour», est en réalité Horbeit.
On lit dans Ibn Khurdâdhbeh (p. 82), Ya'qûbî (p. 337), Yâqût (IV, p. 52 ;
M Dans sa note sur le mot K&pësuOos (Georg. Cyp., 706), H. Gelzer parle de cinq villes de
wHorbètn enumérees par Ibn eI-Jî c ân : cest une erreur. Le nom de ces localités s’écrit (ap.
c Abd el-Latîf, p. 611), et il est sans rapport avec ce^ui de Horbeit.
Mémoires. Liste des villes d'Égypte.
18
J. MASPERO ET G. WIET.
138
cf. Marâçid, V, p. i83); — daqs Dimasqî (p. 23 1; trad. Mehren, p. 3â3 .
Farsath); — Wy dans Ibn Ddqmâq (V, p. 4û); — Karlîl dans Calcaschandi
(p. 97).
Ce dernier auteur la déclare inconnue : elle existait pourtant et est signalée
par Ibn Duqmâq (V, p. 68 : txoy*, sic) et par Ibn el-Jîân (p. 45 ; ap. Abd el-
Latîf, p. 620).
La ville de Herbit ou Horbeit est une nahieh de la province de Gbarkieh (Des-
cription de l’Egypte, XVIII, p. 1 6 5 : Alî Pâsâ Mübarak, XVII, p. 20;
Recensement, part, ar., p. 325 ; franç., p. i 45 ; Boinet, p. 2 5 A, 2 56 ; Géogr. éco-
nomique, I, p. 1 5 6 , pl. XXXIII-XXXIV ; Atlas, 65 : 7-3).
Uyüi — TELL FARAMA
Dans le troisième climat (I, p. 45 , 5 1); distance d’el-Qulzum (p. 58 , 116);
citée comme ribât (p. 11 4 ); signalée comme merveille de 1 Égypte (p. 1 3 7 ;
cf. Kawâkib , p. 11).
L’ancienne Péluse (Hier., 727,7; Georg. Cyp., 687; carte de Mâdaba, Procee-
dings, XIX, p. 3o8-3og; R. A., 1897, I, pl. XIV; R. I. E., 1907, pl. I); en
copte nepeMOyN (Quatremère, Me'm. sur l’Egypte, I, p. 259; Champollion, I,
p. 7, 33; II, p. 82 ; Amélineau, p. 317).
Abu Çàlih (Evetts, op. cit., i68- y i) donne encore une transcription du
nom copte : mais il la présente comme étant le nom du fondateur. Il
fournit aussi une étymologie du nom arabe, analogue à celle de Fayoum :
U ; uü! à» ( loc . cit., p. 1 70-vt"). Dans Maqrîzî (I, p. 2 1 1),
on lit l’histoire d’el-Faramâ, fondateur de la ville, en même temps qu’Alexandre
fondait Alexandrie (cf. Suyütî, I, p. 45 : ï ; lu). Le même auteur donne
ailleurs comme éponyme de cette ville une fille de Miçr ibn Beïçar (I, p. 129).
Cette ville, naturellement, a vu passer toutes les invasions venant de Syrie
en Egypte (Maspero, Contes, p. 157; cf. Jean de Nikious, p. 392 : arrivée de
Gambyse; p. 545 : armée de Phocas contre la rébellion d’Héraclius, en 609;
Evetts, Churches, p. 168 : passage des Perses vers 618; Kindî, ed. Kœnig,
p. 3; éd. Guest, p. 8, 2o3, 23 1, a 85 ; Ya'qûbî, p. 33 o, 337 ; Balâmubî, p- 2 12 :
»Uyül; Ibn Khallikàn. I, p. 42 ; Hist. des Patriarches , Patrol. or.,V, p. 173 [427];
Kawâkib, p. 8; Abû’l Mahâsin,- I, p. 8; Suyütî, I, p. 52 p. 62 :
(jo; Arnold, Chreslomathia, p. 125 ). En effet, el-Faramâ était sur la route
des caravanes (Kindî, éd. Guest, p. 64 , 1 o5 , 23 1), et il était très rare que Ion
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
139
passât par el-Qulzum (ibid., p. 17, 23 ), ou par Aïlah en traversant la mer
Rouge (ibid., p. 42 ; Abû’l-Mahâsin, I, p. i 83 -i 84 ).
Ibn el-Mudabbir voulut détruire les portes d’el-Faramâ, mais ses habitants
l’en empêchèrent (Yâqût, III, p. 883 ). Dimasqi n’en parle plus, et Abul-Fidâ
nous dit quelle était ruinée de son temps (Géogr., II, a, p. 1 46 ) , donc un
siècle avant Maqrîzî; elle semble ne s’être pas relevée des ravages des Francs,
en 545 H (Ibn Ddqmâq, V, p. 53 ; Savary, Lettres, I, p. 334 - 335 ). Maqrîzî et
Qalqasandî (Calcaschandi, p. 97; cf. Wâqidî, notes, p. 16; Arnold, Chrestoma-
thia, Gloss., p. 62) lui consacrent une notice, mais ils en parlent au passé.
On trouve dans Idrîsî (p. 1 5 4 , i64) l’orthographe dans Ibn Sa'd (I, a,
p. 2 3 ) : dyJî.
La Description de l’ Egypte ( XVIII, p. 17 b) signale les ruines de Péluse ( Tyneh) ;
et on trouve dans le guide Bædeker (p. 179) mention de Tell Farama. Gf.
'Alî Pâsâ Mubârak, XIV, p. 73.
(yn* Uk*i) UkuJU! — LE VIEUX-CAIRE
Dans le troisième climat (I, p. 45 ); sa situation exacte (p. 5 1 ) ; sa distance
de Damas (p. 52 ); vents qui soufflent dans cette ville (p. 187); elle était re-
liée à Fîle de Roda par un pont de bateaux (p. 2 65 ); talisman contre les
crocodiles près des montagnes de Fustât (p. 287; cf. Bakoui, Not. Ext., II,
p. 44 g); reliée à el-Qulzum par le canal du Caire (p. 3 o 3 ); le khalife Hisâm
autorise l’établissement en Égypte de membres de la tribu de Qeïs, a la con-
dition qu’ils ne s’installent pas à Fustât (p. 335 ; cf. Kindî, ed. Guest, p. 7^)?
révoltes et combats en 2i4 H; el-Mâmûn y séjourne (p. 33 g).
On connaît l’étymologie que donnent les Arabes de ce nom de Fustât, une
ville fut bâtie autour de l’endroit où 'Amr avait planté sa tente, Llk-i; et le nom
de «la tente» en demeura à la nouvelle capitale de l’Égypte (Ibn Khurdâdhbeh,
p. 80-81; Ya'qûbî, p. 33 o; B.LÂdhürî, p. 2 1 3 ; Ibnel-Faqîh, p. 59-60; Tanbîh,
p. 3 5 8 - 3 5 9 ; Avertissement, p. 45 g- 46 o; Kindî, éd. Kœnig, p. 4 ; éd. Guest,
p. 9; Perle des Merveilles, Not. Ext., Il, p. 28-29; Evetts, Churches, p. 71-72;
Idrîsî, p. i4i;Yâqût, III, p. 893 et seq.; Qazwînî, II, p. 167; Dimasqî, p. 23 o;
trad. Mehren, p. 32 1; Géogr. d’Aboulféda, II, a, p. 1 6 3 ; Ibn Duqmâq, IV, p. 2;
Galcaschandi, p. 5o; Maqrîzî, éd. Bûlâq, I, p. 296; Suyütî, I, p. 64 :
Ibn Iyâs, I, p. 23 ; Maillet, Description de l’Egypte, I, p. i 33 , 1 9 4 ;
Niebuhr, Voyage, I, p. 86; Corbett, The masque of Amr ai Cairo, J. R. A. S.,
iao
J. MASPERO ET G. W1ET.
1891, p. 76/1-765; Casanova, Citadelle , p. 525 ; Lane-Poole, Cairo, p. 32;
Migeon, Art musulman, p. xv). Abu Çâlih (Evetts, Ckurches, p. 7 4), après avoir
rapporté la même tradition, en ajoute une seconde, assez bizarre : El-Fustât
signifierait al endroit ou se réunissent les gens; les Arabes ne dressent pas de
tentes, car ils ne les connaissent pas».
En réalité, ce mot, dont nous avons les orthographes Ukli, Ukli,
\obJLi, LCa et L&i (Yâqüt, 111 , p. 896; Qalqasandî, I, p. 98), est la transcrip-
tion du grec byzantin (poavàTOv, qui signifie «la forteresse» (Dozy, Dict., II,
p. 266; Vollers, Beitràge z. Kenntniss d. leb. arab. Sprache in Àgypten, Z.D.M.
G., L, p. 621; Encyclopédie, I, p. 836 et seq.; J. Maspero, Organ. milit. de l’É-
gypte byzantine, p. 20, 3 o, 34 , 1 3 6 , n. 4 ); le nom de OoccràTon, en grec,
est donné par d’assez nombreux papyrus d’époque arabe ( Pap . Scholt-Reinhardt ,
n° IX, 1 . 1 1; Bell, The Aphrodito Papyri, n° 1 335 , 1 . 5 , etc.; cf. index). L’exis-
tence de ce prototype grec écarte définitivement les autres étymologies propo-
sées, comme celles que signale encore M. Casanova, niCTA.A.iON, le stade, ou
le byzantin encmov, latin statio lire (ttcctimw, mais ce mot féminin n’aurait
pu etre piecede de ni, article masculin). — Cf. Casanova, Les noms coptes du
Caire, B. I. F., I, p. 189; Casanova, Description de l’Egypte, p. 1A2, n. h.
Notons le texte curieux de Vansleb ( Relation , p. 128) : «Postât est un nom
grec, qui signifie une tente faite de poil de chameau » .
Dans les listes coptes d’évêchés, le nom de Fustât est écrit <}>octat<x>n
ou <j>ycT ATU)N (Amélineau, p. 572, 575; Casanova, op. cil., B. I. F., I,
p. 1A6-1A9). Les memes listes lui donnent aussi pour équivalent Baby-
lone. Les papyrus identifient également Babvlone et Fustât : ainsi, comme le
remarque l’éditeur, les papyrus de Londres 1 378 (1. 7) et 1 433 (1. 33) prou-
vent qu’on employait indifféremment l’un ou l’autre de ces noms, au i er siècle
de 1 hégire (Bell, The Aphrodito Papyri = Pap. Lond., t. IV). Yâqût (I, p. 45 o)
écrit : «On dit que (Babylone) était le nom de l’emplacement de Fustât» (cf.
Hist. des Patriarches, dans Patrol. or., I, p. A9A [ 23 o]; Michel le Syrien, II,
p. 425 ). Toutefois les textes cités parMaqrîzî(éd. Bûlâq, I, p. 287; trad. Casa-
nova, p. 107-109) établissent une différence entre Fustât et «Bâb Liyûn».
Cette contradiction n’est qu’apparente : Babylone est, au sens strict, l’ancienne
forteresse romaine; Fustât est le nom commun de l’ancienne bourgade préisla-
mique et du nouveau quartier arabe (cf. Bell, op. cit., p. xviii) (1) .
O) L’importance que les Arabes donnèrent dès le début de l’Islam à el-Fustât semble due à des
considérations d ordre administratif et politique. Les conclusions du P. Lammens paraissent donc
ne pas devoir s’appliquer à l’Égypte (La Bâdia, M. F. O., IV, p. 91, io5).
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
141
Après la fondation du Caire, el-Fustât devint une ville militaire (Nassiri
Khosrau, p. 1 2 4).
Le nom de Fustât disparut d’assez bonne heure et il n’était déjà presque plus
employé au temps de Maqrîzî : on disait plus communément y** (I, p. 3 59).
— L’équivalent copte de y*», s’appliquant au Vieux-Caire, avait été xhmi
(Amélineau, p. 75 et seq.; Casanova, art. cité, p. 161-1 63 ).
Cf. Troisième voyage de Paul Lucas, II, p. 5 o ( Tessad est peut-être une faute
d’impression pour Fessad ?); Savary, Lettres, II, p. 86; Voyage de Norden, éd. -
Langlès, I, p. 78; Reitemeyer, Beschreibung Agyptens, p. 162, 2 36 ; Guest,
Fustât and its khittahs, J. R. A. S., 1907; Migeon, Le Caire, p. 2 4.
ïy> — FOUAH
Citée comme donnant son nom à une province, en compagnie d’el-Muzâhamî-
yateïn (I, p. 3 06); son revenu en 585 H (II, p. 18) : 10.1 25 dinars.
En copte BOyA (Champollion, II, p. 239; Amélineau, p. 2 45 ). — Voir l’ar-
ticle
La première mention de la ville arabe se trouve dans Abu Çâlih (Evetts,
Churches, p. 17). Fouah dut sa prospérité à ce fait que Rosette était souvent
envahie par les sables (Dimasqî, p. 23 1; trad. Mehren, p. 324 ). «C’estoit
anciennement, dit Belon (p. 223 - 224 ), une ville grande comme le Caire, et
encor pour le iourd’huy il n’y a aucune ville en terre ferme d Egypte après le
Caire, qui soit plus grande que Foua.» Elle fut pillée par les Francs en 600 H
(Blochet, Hist. d’Egypte, p. 283; Hist. d’Alep, p. i 4 o, n. 1; Hüart, Histoire, II,
p. 28). .
Dans Calcaschandi (p. 111) la province s’appelle seulement el-Muzâhamîya-
teïn, et Fouah en est le chef-lieu; mais Ibn el-Jîan (p. 137; ap. 'Abd el-Latîf,
p. 669) est revenu à l’ancienne terminologie du texte de Maqrîzî. C’est, à l’heure
actuelle, un chef-lieu de district de la province de Gharbieh ( Recensement , part,
ar., p. 2 4o; franç. , p. n 4 : c’était alors Dessouk; Boinet, p. 197). Depuis
longtemps déjà Rosette a pris sa revanche, (Niebuhr, Voyage, I, p. 45 - 46 ).
Cf. Michaelis, Descriptio Ægypti, p. 7, 47, 48 ; Devise des chemins de Babiloine,
p. 245 , 248 , 249 (Foe); Arch. de l’Or, latin, II, p. 97; Pococke, Descr. of the
East, I , p. 1 6 ; Maillet, Description de l’Egypte, I, p. 120, 123 , 1 3 1 ; Sonnini , II ,
p. 247-248 : l’auteur a connu l’identification Fouah-Métélis, mais propose de
voir dans le site de Fouah l’emplacement de Naueratis; Description de l’Egypte,
142
J. MASPERO ET G. WIET.
XV, p. 225 ; Ali Pasa Mubarak, XIV, p. 77; Massignon, Etudes archéologiques
arabes, B. I. F., VI, p. 20.
— FAYOUM
Dans le troisième climat (I, p. 45 , 5 1); citée parmi les merveilles de l’É-
gypte (p. 137); ses productions (p. 188); seule province qui reçoive des pluies
suffisantes et possède de nombreux canaux d’irrigation (p. 270; cf. Ibn Hauqal,
p. 97; Müqaddasî, p. 208; Idrîsî , p. i 43 ); on y trouve, presque à l’exclusion
des autres parties de l’Egypte, l’animal appelé suqunqûr (p. 282); la liste ano-
nyme publiée par Maqrîzî (p. 307) attribue à la kûrah 1 56 villages, ou, suivant
une autre version, 3 6 0 ; il y avait dans le Fayoum des carrières de pierre (II,
p. 1 36 ). — Voir : ïSfi;
Le mot désigne souvent une ville ( Perle des Merveilles, Not. Ext., II,
p. 3o) et non une province : à savoir l’ancienne Arsinoé (Hier., 729,5; Georg.
Cyp., 7^8), dont le nom copte, effectivement, était déjà -J^baki <]>iom, l a
ville de Phiom, d’après les listes d’évêchés (Amèlineau, p. 5 y 3 et 576). Jean de
Nikious appelle toujours Arsinoé «la ville de Fayoûm (1) », et le nom grec, comme
c’est le cas le plus souvent, n’eut pas de transcription arabe (2) . Cet évêché est
encore connu en 1 1 87 après J.-G. par un passage d’Abû Çâlih (Evetts, Churches,
p. 92).
Comme nous venons de le voir, le mot est la transcription arabe du
copte <j>lOM , la mer (QuatremÈre, Mém. sur l'Égypte, I, p. £09 et seq.; Ciiam-
pollion, I, p. 323 ; Du Camp, Le Nil, p. 10 4 ; Amèlineau, p. 3 3 7); on connaît
la legende musulmane qui veut l’expliquer par un calembour sur les «mille
jours » ( alfyaum ) employés à creuser son lac artificiel ( Prairies, II , p. 370, 455 -
456 ; Idrîsî, p. 1 47 ; Yâqût, III, p. 935; Qazwînî, II, p. 1 5 8 ; Vattier, L’Égypte
de Mutardi, p. 2 1 1 ; Ibn Iyâs, I, p. 16; Fuléh Balmasâ, p. 6, n. 1). Abu Çâlih
(Evetts, Churches, p. 49) donne à cette province un éponyme.
Le chiffre de 36 o ou 366 bourgs, mis en rapport avec le nombre des jours
(1) Page 559, où il faut lire la ville et non «le canton du Fayoum»; p. 563.
(2) Evetts, dans son édition de Y Histoire des Patriarches ( Patrol . or., V, p. g3 [34 7 ]), a cru trouver
une transcription savante d'Arsmoïles : { j U X 3 y^ s ^\. Mais tous les manuscrits portent i , ce
qui est assez différent. En outre , la traduction donne bien «du Fayoum ou Arsinoïtes » ; mais le texte
contient «du Fayoum et de 1 Atu(n?)ur(i?)s»; il est donc certain, quelle que soit la vraie forme de ce
dernier mot, qu’il n’est pas l’équivalent de «Fayoum». Une seule hypothèse peut être envisagée :
celle de lire Theodosia, ville toujours jointe à Arsinoé dans les papyrus byzantins. Mais la correction
sera *t arbitraire et peu satisfaisante. Cf. plus haut, p. 55, note.
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
143
de l’année (Evetts, Churches, p. 5 i et 202; Bakoui, Not. Ext., II, p. 44 g ;
Yâqût, III, p. 935-936; Mustarik, p. 336 ; Qazwînî; Calcaschandi, p. io 4 -io 5 ;
Ibn Iyâs), est évidemment suspect, comme l’a fait remarquer M. Amèlineau.
Vansleb a connu cette légende (Relation, p. 267; cf. p. 2 45 et seq.): «La Province
de Fium estoit autrefois de trois cens soixante-cinq Bourgs et Villages; mais au-
jourd’huy, il n’y en a que soixante-deux : tous les autres ont été submergez dans
le lac Kern; ou ruinez par la tyrannie des Gouverneurs v. Dimasqî (p. 2 3 1 ; trad.
Mehren, p. 32 4 ) compte i 4 o ou i 44 villages dans les districts du Bas-Ça'îd
et du Fayoum. — Cf. Nabulsî; Salmon, Répertoire géographique de la province du
Fayyoûm, B.I.F., I, p. 29-77; Ibn el-Jîan, p. i 5 o-i 58 (ap. 'Abd el-Latîf,
p. 6 8 0-6 8 4 ); Savary, Lettres, II, p. 20, 5 o; Description de l’Egypte, IV, p. 43 y
et seq.; XVIII, p. ia 5 -i 3 o; 'Alî Pâsâ Mubarak, XIV, p. 84 -q 5 ; Boinet, p. 616-
617; Wessely, Topographie des Faijûni; Blochet, Hist. d’Egypte, p. 1A2, n. 1.
syaliU! — LE CAIRE
Historiens et topographes du Caire; résumé de quelques événements impor-
tants, pestes, disettes (I, p. 1 1-1 4 ); après de nombreux troubles, la vie reprend
au Caire sous l’influence de Badr el-Jamâlî, qui arrive en Égypte, en 466 H
(p. i3); cette ville est située dans le troisième climat (p. 5 i); description de la
Fête du Martyr (p. 292 et seq.). — Voir ïj&\iÏÏ gyU..
On connaît suffisamment l’histoire de la fondation du Caire par Jauhar et
l’origine de son nom, la Victorieuse (Ibn Hauqal, p. 97; Müqaddasî, p. 200; Nas-
siri Khosrau, p. 124-126; Yâqût, IV, p. 22; Qazwînî, II, p. 169; Dimasqî,
p. 23 o; trad. Mehren, p. 322 ; Géogr. d’Aboulféda, II, a, p. 1 48 ; Ibn Duqmâq,
V, p. 35 ; Calcaschandi, p. 66; Ibn Iyâs, I, p. 45 ; Suyûtî, I, p. 11 (y** fAsj);
Vansleb, Relation, p. 117 seq.; Savary, Lettres, I, p. 76 seq.; Reinaud, Obser-
vations générales sur les médailles musulmanes à figures, J. A., 1823, II, p. 3 47-
348 ; Ravaisse, Essai, I, p. 4 i 2 ; I$énédite, Le Caire, p. 27; Reitemkyer, Beschrei-
bung Àgyptens. p. i 85 et seq.). Surnommée à cause du premier khalife fâti-
mite d’Égypte (Arnold, Chrestomathia,. Gloss., p. i 55 ), elle est appelée, par
allusion à son fondateur, Ootiüi dans Idrîsî (Guest, Delta, p. 9^°)- Beau-
coup d’auteurs arabes se sont souvent extasiés sur la beauté du Caire (Mustatraf ,
II, p. A7 ; Prolégomènes, I, p. lxxii-lxxiii). — Cf. Maillet, Description de l Egypte,
I, p. 192; Lucas, Troisième voyage, II, p. io 3 et seq.; Savary, Lettres, I, p. 97 ’
Volney, I, p. 21 1; Encyclopédie, I, p. 835 .
J. MASPERO ET G. ÂVIET.
1 hh
La ville d’»y*l*N ne paraît pas avoir eu de nom copte (1) . Le mot XHMl est
spécialement l’équivalent de ya», le Vieux-Caire. Quatremère (Mémoires, I, p. 48 -
5o) admettait que xhmi avait pu désigner le Caire proprement dit, par opposi-
tion à M1CTPAM ou y*». Mais on verra plus loin (art.^***) que cette conclusion
n’est pas nécessaire, XHMl et MiCTpAM pouvant désigner Babylone et Fustât,
et non pas forcément Miçr et el-Qâhirah. M. Amélineau (p. 2 25 ; cf. p. 538 -
5 Urj) suit partiellement i’opinion de Quatremère, mais sans citer d’exemple.
Rien ne prouve que XHMl ait jamais été employé dans ce sens élargi (cf. Casa-
nova, Les noms coptes du Caire, B.I.F., I, p. 1 6 1-1 62).
Voici des noms de gouverneurs du Caire (<Jb ou dy*), rencontres au basai d
de lectures :
DhakhiRAI el-Mulk Ja'far, nommé en 5 16 H (Maqrîzî, éd. Bûlàq, II, p. 4 i 1).
Khutlubâ ibn Musa, en fonctions en 572 (Evetts, Churches, p. 92; Blochet,
Hist. d’Egypte, p. 129, 1^9, note).
'Izz el-Dîn Ibrâhîm ibn Muhammad ibn el-Juweïnî, mort en 601 (Blochet, op.
cit., p. 284; Maqrîzî, éd. Bùlâq, II, p. 84 ).
Jalâl el-Daulah. ibn Razîn, mort en 6 o 5 (Blochet, p. 292).
Humâm el-Dîn ibn Jalâl el-Daulah, selon toute vraisemblance fils du précé-
dent, destitué en 608 ou 609 (ibid. , p. 3 oo- 3 oi).
Fakhr el-Dîn Altunbugâ, son successeur (ibid.).
Sahm el-Dîn 'Îsâ, nommé en 611 (ibid. , p. 3 o 6 ).
'Al am el-Dîn Samâyil, nommé en 6 1 5 (ibid., p. 32 4 ; Maqrîzî, ed. Bulaq, I,
p. 217; II, p. 188; Ibn Iïâs, I, p. 79; Ravaisse, Essai, I, p. 44 o, n. 1).
Sahm el-Dîn ‘Isa peut avoir occupé une seconde fois ce poste, puisque Maqrîzî
lui donne ce titre dans le passage où il signale son suicide, en 620 (Blochet,
p. 346).
Baha el-Dîn ibn Malkîsû, en fonctions avant 63 1 (ibid., p. 4o3, 43q, note
de la page précédente).
Badr el-Dîn Yùnus, en 637 (ibid., p. 46 0).
U) M. Casanova ( Les noms coptes du Caire, B. I. F., I, p. t54-i55) a montré que x.oyi n’était
en fait qu’une corruption de ixioy (Héliopolis) et que q-i<ecyrcDMi n’était pas le correspondant
d’ el-Qâhirah, mais bien plutôt une transcription de ^ji\yaii 1. Hans le même article (p. 191 ),
l’auteur indique comme possible une étymologie kxs. px «la terre de Râ», d’après M. de Vaujany
(Le Caire et ses environs, p. 102). Le rapprochement est amusant, mais pourrait difficilement etre
autre chose : d’où sort ce nom copte inconnu de tous nos documents, et si répandu que cest lui
qui aurait donné son nom à la ville arabe? L’expression de kxu px ne pourrait d’ailleurs s’appli-
quer qu’à une campagne, et l’on ne voit pas comment on aurait eu l’idée d’appeler ainsi une ville.
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE. Iô5
Sihâb el-Dîn ibn Yagmûr, en 644-648 (Ibn Iyâs, I, p. 84 , 86).
Çârim el-Dîn Qeïmâz el-Mas udî, en 662 , mort en fonctions, en 664 (Quatre-
mère , Mamlouks, I, a, p. 233 ; b, p. 33 ; Maqrîzî , ed. Bulaq , II, p. 63 , 81, 106;
Sauvaire , Description de Damas, J. A., 1894, II, p. 317).
'Alam el-Dîn Sanjar el-Surûrî el-Khayyât, en 665-698 (Maqrîzî, éd. Bulaq,
II, p. 83 , 89 , 3 oo).
Nâçir el-Dîn ibn el-Seïkh , en 700 (Ibn Iyâs, I, p. i 43 ).
'Alam el-Dîn Sanjar el-Khâzin, en 718-721 (Maqrîzî, ed. Bulâq, II, p. 47,
428, 5 1 1 , 5 1 4 ; Comité, XXVII, p. 1 5 6 ).
Badr el-Dîn Bîlbak el-Muhsinî, mort en fonctions, en 787 (Maqrîzî, éd. Bulâq,
H, p. 9 1 ).
Najm el-Dîn Ayyûb, en 741 (ibid., Il, p. 3 o 4 , 3 o 5 ).
Nâçir el-Dîn Muhammad ibn Bîlbak, fils de Badr el-Dîn, nommé le 17 çafar
742, révoqué le 3o rajab de la même année (ibid., II, p. 91).
Najm el-Dîn Ayyûb, son successeur, pour la seconde fois, en fonctions un jour
seulement (ibid.).
Jamâl el-Dîn Yûsuf, son successeur, en fonctions pendant quatre jours (ibid.).
Najm el-Dîn Ayyûb , son successeur, pour la troisième fois (ibid.).
'Alâ el-Dîn ibn el-Kurânî, en fonctions, en 755-769 (Maqrîzî, I, p. 296; Ibn
Iyâs, I, p. 206).
'Alâ el-Dîn ibn Kabak, en 771 (Ibn Iyâs, I, p. 226).
Baktimur el-Seïfî , destitué en 771, donc en fonctions quelques mois seule-
ment (ibid.).
Huseïn ibn el-Kûrânî, son successeur (ibid.).
Nâçir el-Dîn el-I5eïkhî , en fonctions, en 798 (Maqrîzî, éd. Bulâq, II, p. 84 ).
Zeïn el-Dîn 'Abd el-Bâsit ibn Khalîl el-Dimasqî, en 81 5 (Ibn Iyâs, II, p. 3 ;
C. I. A., Égypte, I, p. 345 ).
Tâj el-Dîn el-Saubakî, en 817 (Maqrîzî, éd. Bulâq, II, p. 81).
XiUiJJ
El-Qarâfah est le nom du cimetière des musulmans, qui s étend al est du Caire,
en bas du versant occidental du Mokattam (Maqrîzî, éd. Bulâq, II, p. 443 ;
Calgaschandi , p. 91; Blochet, Hist. d’Egypte, p. 1 5 5 , n. 2; Maraçid, II, p. 394;
V, p. 53 1; Abû’l-Mahâsin, I, p. 38 ;Vansleb, Relation, p. i 32 ). On distingue la
grande et la petite Qarâfab (Mustarik, p. 3 4 1^ Encyclopédie, I, p. 84 o). — La
Mémoires . Liste des villes d’Egypte.
m J. MASPERO ET G. WIET.
meilleure monographie de la Qarâfah est l’ouvrage d’Ibn el-Zayyât : el-Kawâkib
el-sayyârahfî tartîb el-ziyârahfî ’l-Qarâfateïn el-Kubrâ wa’l-Çugrâ.
Signalons le curieux texte d’Abû Çâlih (Evetts, Churches, p. 1 33 ), qui nous
dit que ce mot signifie copiste de livres ; il lui donnerait ainsi comme étymologie
le grec ypocftevs.
Faute pour
LJçy» — KARTASSA
Citée dans les listes de villes.
Yâqût (IV, p. 61), qui n’a pas connu l’orthographe précise du mot, classant
cette ville à (III, p. 877) et à U^s, la nomme avec Balhîb et signale que
les habitants de ces deux localités furent faits prisonniers par 'Amr. Le Synaxaire
éthiopien ( Patrol . or., I, p. 609 [91]) parle de Qartesâ comme d’une ville voisine
de Damanhour et de Sâ : un martyr est traîné, attaché à la queue d’un cheval,
de là jusqu’à Damanhour. Des gens de Sâ et de Damanhour emportent les corps
des martyrs de Kartassa. Le même récit est répété dans le Synaxaire arabe
(1 lx Baunah), mais la ville est appelée par erreur (manque dans l’édition
du Caire, II, p. 190), et M. Amélineau, qui la cite une fois sous la forme Kerta
(p. 1 1 5 ), ne l’a pas identifiée (p. 1 1 3 , 892). Cette ville n’aurait d’ailleurs pas
de chance dans le Synaxaire, et c’est probablement encore elle qui se cache
sous l’orthographe ( Patrol . or., III, p. 4 i 8 [3Û2]; manque dans 1 édition du
Caire, I, p. 2 1 2-2 i 3 ).
Aucune tentative n’a encore été faite pour déterminer le nom ancien. Nous
avons retrouvé dans les papiers d’E. Galtier, ancien membre de l’Institut français
du Caire, deux références qui nous ont semblé utiles à signaler : i° Le lexique
d’Etienne de Byzance renferme un article Xopracrw, nàXts Alyumov, sans
autre indication topographique; 2 0 la carte sur mosaïque trouvée à Mâdaba, en
Palestine (cf. la reproduction publiée dans R. A., 1897, II, pl. XIV), fournit
également le nom de cette ville : elle se place à côté, et un peu au nord, dep-
MOynoxiC (Damanhour), c’est-à-dire en un lieu qui conviendrait fort bien
à Kartassa. On peut faire, il est vrai, quelques objections à ce rapprochement.
Le nom de Xopxaerw est expliqué par Etienne de Byzance au moyen d’un calem-
bour sur yopTOs, le fourrage. Il serait donc possible que le nom égyptien eût été
quelque peu différent, quoique évidemment voisin, et que son nom grec eut ete
influencé précisément par le même calembour. Or la transcription des noms de
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
147
lieux en arabe s’est faite, en règle générale, sur la forme copte. Puis l’équiva-
lence x = ô est rare, quoique connue par quelques exemples (x/sÊpTïjs —
yjipiaxiwv = ' cf- Vollers, Beiîràge z. Kenntniss d. leb. ar. Sprache in
Àgypten, Z.D.M.G., L, p. 6 1 7). XopTtxad) est complètement ignoré des textes
coptes comme des auteurs grecs, classiques ou byzantins, sauf Etienne de By-
zance. Ce n’était ni un chef-lieu de canton, ni même une ville quelque peu im-
portante. Il est donc curieux de la voir, dès la conquête arabe, faire figure de
bourgade notable. Cependant la similitude des noms et 1 analogie de situation
géographique donnent une grande probabilité à cette hypothèse.
Ibn Khurdàdhbeh (p. 8û; cf. Kindî, ed. Guest, p. 191; Yaqûbî, p. 3 3 9 ;
Qudâmah, P- 220) la place sur la route de Fustât à Alexandrie, à 3 o milles
d’el-Râfiqah , dont le site nous est connu (voir plus haut, p. 80), et à aâ milles
d’el-Karioun. Pour Ibn Hauqal (p. 91), elle est à 16 de Denchal. Yâqût
nous dit que les villes de Maçîl et d’el-Mallîdis (dans le texte : et de
Kartassa formaient administrativement une seule kûrah. Cette ville dans
le Qâmûs, II, p. 287; cf. Arnold, Chrestomathia , p. 1Û7, et Gloss., p. 1 à <j ) ,
déchue à l’époque où écrivait Qalqasandî (Calgaschandi, p. 99)’ encore indé-
pendante au temps d’Ibn el-Jî'ân (p. 1 3 2 ; ap. Abd el-Latîf, p. 666 : l^s), ne
se trouve pas dans la Description de l’Egypte.
Le Synaxaire nous la donne comme voisine de Damanhour; les itinéraires des
géographes arabes, qui donnent la meme distance entre Kanoun Alexandrie
(voir article ü>? /!t) et Karioun -Kartassa, nous font aussi penser à la même
région. Aujourd’hui, Damanhour a englobe une sérié de petites villes; et Ion
retrouve en effet notre Kartassa comme l’un des faubourgs de cette localité (Guest,
Delta, p. 962; Boinet, p. 3i2, 562;'Alî Pasâ Mubârak, XI, p. 23 :
— EL-KOSSEIR
i° — Port de Kous au moyen âge arabe (I, p- 61; cf. Yâqût, IV, p. 169;
Géogr. d’Aboulféda, II, a, p. 28, 1 52 ; Prolégomènes, I, p. lxxxii) : on sait
que maintenant cette petite ville sert de port a Kena (Encyclopédie , I, p. 2 ,
U) Le P. Lammens (Le califat de Yazîd I ", M.F. O., V, b, p. 677 [ 358 ], n. 6; p. 697 [372],
n. 7) fait dériver du même mot grec l’arabe s’appuyant philologiquement sur cs^T* = X A Ÿ n > s -
Vu la rareté de l’égalité * = nous serions tentés d’y voir une transcription scientifique, et le J?
pourrait indiquer une transcription orale (voir plus loin, àl article^>a< : xhmi = £■«»). L e X aurait
eu une prononciation tenant le milieu entre le et le £ (cf. yjâ.;!, dont le doublet scientifique
serait
* 9 -
148
J. MASPERO ET G. WIET.
E. Cortese, Traversata del Deserto arabico da Chena a Cosseir, Boll. délia Soc.
Geogr. liai, 1912, p. iâ 3 -i 65 ). x
Cette ville portait chez les Grecs le nom de Leukos-Limen (Geogr . d’Aboulféda,
II, a, p. 1 5 2 , n. 1), et Sprenger a eu tort de 1 identifier avec Myos-Hormos (Die
alte Geogr. Arabiens, p. 17-19; identification déjà signalée par Maillet, Descrip-
tion de l’Egypte, II, p. 79, et par Quatremère, Mém. sur TEgypte, I, p. 1 85 -
1 86).
Kosseir est depuis longtemps déjà en complète décadence (Description de
l Egypte, XVIII , p. 68 ij*** et Vieux Qoseyr; Du Camp, Le Nil, p. 280 et seq. ;
Alî Pâsâ Mubârak, XIV, p. io 3 ; Recensement, part, ar., p. 90; franc., p. 199;
Bædeker, p. 36 â; Boinet, p. 3 âo).
2 ° C est un point de la montagne du Mokattam, à proximité de Helouan,
rendu célèbre par un couvent, le Deïr el-Quçeïr (voir plus haut, p. 9 5 ); on le
désigne aussi, naturellement, sous le nom de (II, p. 1 65 -i 66). Abu
Çâlih (Evetts, Churches, p. iâ 5 ) relate la tradition qui attribue la fondation
du couvent à l’empereur Arcadius, en mémoire de saint Arsène, parrain de ce
prince. Arsène, entraîné par son zèle ascétique, se serait enfui de la cour et retiré
en Egypte, d’abord au désert de Scété, puis en ce lieu, où il fut enterré. En
elle-même, 1 histoire d’Arsène, parrain des princes Honorius et Arcadius, puis
moine à Scété, est authentique (cf. Apophthegmata Palrum, dans Patrol. gr.,
t. 65 , col. 108). Son séjour à Toura (T pwy; voir plus haut, p. 118), près de
Helouan, est attesté par les mêmes documents ( ibid ., Patrol. gr., t. 65 , col. 101
et 1 08). Le couvent fonde sous son nom n est connu que par les sources arabes.
M. Casanova (Les noms coptes du Caire, B. I. F., I, p. 207-209) a étudié ce
nom de lieu, dans lequel il verrait volontiers quelque composé du nom d’Osiris.
El-Quçeïr, que l’on peut situer à peu près au-dessus de Toura, semble être
complètement oublié.
Yâqût est très confus dans sa notice d’el-Quçeïr (IV, p. 1 26-1 27) : après avoir
parle du port de Kous, il passe au Quçeïr de la montagne, sans avoir noté qu’il
ne s’agissait plus du même endroit.
■k-kS — KEFT
Cette ville a pour éponyme Qift ibn Miçr (I, p. 83 ; cf. Yâqût, IV, p. i 52 ;
Ibn DuqmÂq, V, p. 32-33 : manque à l’index; Maqrîzî, éd. Bûlâq, I, p. i 36 ).
En copte K6HT (Quatremère, Mém. sur l’Egypte, I, p. 1Ù9; Champollion, I,
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
149
p. 223 ; Amélineau, p. 2 1 3 ) ; en grec Kout os (Hier., 732,1) ou Kotitco (lire
ainsi dans Georg. Cyp., 772). Ce dernier nous apprend que la ville reçut au milieu
du vi e siècle le nom officiel de Iqvcttiviolvovttgais. Vers 618-619 de notre ère,
elle fut prise par les Perses, événement auquel fait allusion la Vie de Pisentios,
évêque de Keft, publiée par M. Amélineau (M.I. E., II, p. 397). Elle était encore
capitale de pagarchie (»)jK) vers l’an 700 (Bell, The Aphrodito Papyri, n° 1 Ù60 ,
I. 2 li et 172).
Dans l’antiquité, Koptos était le point de départ des routes du Nil à la mer
Rouge; Abu Çâlih (Evetts, Churches, p. 280) mentionne encore la route de Keft
à ‘Aïdhâb. Plus tard, ce fut Kous (Prairies, III, p. 5 o ; Ibn Jubeïr, p. 6 à); et,
depuis quelque temps déjà, Kous a été supplantée par Kena (A. J. Reinach, Rap-
ports sur les fouilles de Koptos, p. 36 - 37 ). — Cf. Voyage de Norden, éd. Langlès,
II, p. 106; Savary, Lettres, II, p. 10Ù; Alî Pâsâ Mubârak, XIV, p. 10 à; Boinet,
p. 3 1 5 ; Nallino, 7 Im el-Falak, p. 52, n. 3.
— ROM EL-KOLZOUM
Dans le troisième climat (I, p. à 5 ). Abu Çâlih (Evetts, Churches, p. 88) dé-
rive son nom du « cordon qui sert à attacher les vêtements v et qui s’appelle
Il a sans doute, comme 1 indique la note de M. Margoliouth, confondu K\vap.c&
(lieu battu des flots ) avec k\w<j(jux (fil). D’autres auteurs arabes expliquent le
mot -yÂs par et disent que ce mot fut appliqué à la mer Rouge,
parce qu’elle est resserrée entre deux chaînes de montagnes (p. 58 ; voir aussi
Yâqût, IV, p. 1 58 ); d’autres enfin disent que cette mer fut ainsi nommée à cause
de la ville de Qulzum (1) ; cette ville n’existait plus au temps de Maqrîzî (p. 59);
un texte d’Ibn Zûlâq nous montre que ce fut un port commercial important
(p. 1 13 ; voir aussi p. 336 ) (2) ; c’était le point terminus du canal du Caire, mais
la ville de Suez n’a pas été bâtie sur son emplacement, comme le dit Maqrîzî
(p. 3 o 3 ; voir plus haut, p. 107).
pJüÜÎ, OU ya» pjts (KlNDÎ, éd. Guest, p. 23 ), OU (ibid., p. 17, 2 h),
U) Celte transcription littérale a été utilisée jusqu ici au cours de cet ouvrage, par exception;
nous la maintenons pour éviter les confusions.
( 2 ) Cf. Kindî, éd. Guest, p. 77, 176; Huart, Hist. des Arabes , II, p. 109. — C’était de Qulzum
que les blés d’Égypte étaient envoyés vers la Mecque (Tabarî, éd. du Caire, XI, p. 137); la base de
ravitaillement d’une expédition effectuée contre les Bujah révoltés, en 2Ù1 H, fut la ville de Qulzum
(ibid., éd. du Caire, XI, p. 53 ).
150 J. MASPERO ET G. WIET.
est l’ancienne KAü<7fza (,) (Quatremère, Mém. sur l’Egypte, I, p. 151-189; Amé-
lineau, p. 227; Evetts, Churches, p. 61, n. 1; p. 88, n. 3 ). Le Synaxaire, d’après
M. Amélineau, donnerait l’orthographe niais on lit pjUR, sans variantes,
dans la Patrol. or., I, p. 354 [i 4 o]; le nom manque dans l’édition du Caire,
à la même date, le 20 Bâbah. — Hiéroclès (728,7) la connaît encore; Georges
de Chypre (vers l’an 600) l’oublie, mais son importance est encore attestée vers
l’an 700 par les papyrus d’époque arabe (Bell, The Aphrodito Papyri, voir Index).
Elle était munie, à l’époque byzantine, d’un xacrrpov ou forteresse, qui existait
encore au temps d’Abû Çâlih (Evetts, op. cit., p. 88).
Nous avons déjà signalé que Qulzum fut un port très fréquenté (cf. Ibn
Khurdâdhbeh , p. 1 53 -i 55 , passage traduit par Beinaud, dans Géogr. d’Aboul-
féda, I, p. lviii; Ya'qûbî, p. 34 o; Ibn Hauqal, p. 38 - 3 q). Muqaddasî (p. 1 9 5 -
196) ne semble pas lui attribuer tant d’importance, et signale la fondation de
Suez. Yâqût est le premier (IV, p. 1 60) qui nous parle expressément de sa déca-
dence; la notice d’Abû’l-Fidâ (Ge'ogr., Il, a, p. 28, 1^7, 161) est très vague,
ainsi que celle d’Ibn Duqmâq (V, p. 53 - 54 ; cf. Perle des Merveilles, Not. Ext.,
II, p. 3 i). Cette ville n’est plus mentionnée par Ibn el-Jî'ân (cf. encore Nassiri
Khosrau, p. 124 ; Maqrîzî, éd. Bûlâq, I, p. 2 12 ; Blochet, Hist. d’Egypte, p. 1 53 ,
n. 5 ; Maillet, Description de l’Egypte, II, p. 80; Volney, I, p. 182; 'Alî Pâsâ
Mubârak, XIV, p. 10 5 ).
Le guide Bædeker (p. 181) donne à une colline de décombres proche de Suez
le nom de Kôm el-Kolzoum.
Ajtiï — CITADELLE DU CAIRE
C’est Qarâqûs qui bâtit la citadelle du Caire, et il se servit de matériaux pris
aux petites pyramides de Guizeh, démolies dans ce but (II, p. 111-112, i 46 ;
voir les sources citées p. 111, n. 6; cf. Ibn Jubeïr, p. 5 1 ; Galcaschandi, p. 85 ;
Abu l-Mahâsin , II, p. i 4 ; Ibn Iyâs, I, p. 170; 'Abd el-Latîf, p. 208 et seq.; Troi-
sième voyage de Paul Lucas, II, p. 122 et seq.; Maillet, Description de l’Egypte,
I, p. 238 ; C. I. A., Égypte, I, p. 80 et seq., j 58 ; Casanova, Hist. et description
de la Citadelle, M. M. F., VI; Lane-Poole, Cairo, p. 2 9; Encyclopédie, I, p. 844 ;
Bénédite, Le Caire, p. 4 i et seq.).
On se servit rapidement de l’abréviation au lieu de QaTat el-Jabal : elle
Sur le rapprochement j^yceecoc = KASo-pa, proposé par M. Casanova, cf. plus haut, p. 'jh.
— LVîle de Klysman est citée dans les écrits palrisliques ( Apophthegmata Palrtim = Patrol. gr.,
t. 65, col. 372 : si» r<£> KAét7f*an, variante si» rÿ mjtra) rot» KAva-fxaros).
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
151
est rendue en copte par TXAAA (Quatremère, Mémoires, I, p. 49 ; Amélineau,
p. 545-546; Casanova, Les noms coptes du Caire, B. L F., I, p. i58).
Un voyageur y voit des fruits pétrifiés (I, p. i84; cf. Arnold, Chrestomaihia,
p. 56) : cette légende est rappelée dans le Livre des Perles enfouies (p. m), et
dans un article de Th. Smolenski (Le couvent copte de Saint-Samuel à Galamoun,
Annales du Service des Antiquités, IX, p. 2 0 4-2 0 7 ; cf. aussi Ahmed Bey Kamal,
Dessins des pieds, B. I.E., 1908 , p. 96 ). Ce nom est donné à un monastère et
à une montagne : le mot ôpos a d’ailleurs les deux sens en grec.
En copte kaaàMCDN (Quatremère, Mém. sur l’Egypte, I, p. kqz-kq'é; Améli-
neau, p. 388-389 ; corriger deux fautes d’impression dans ce dernier article :
cette montagne se trouve au sud-est du Favoum, et non au sud-ouest; lire :
Bultî, au lieu de Coltys [sic]). Au reste, le nom est évidemment grec (cf. la
citation de ce couvent dans Apophthegmata Patrum = Patrol. gr., t. 65 , col. 4 o 1 :
sis xov KctXixfXMVcc t ou kpcrsvohov ; col. 4 o 5 ) : il signifie «lieu où poussent
des roseaux t>, ce qui fait sans doute allusion à ses marais (salés), dont Abu Çalib
signale l’existence. On le trouve fréquemment cité dans les auteurs chrétiens
(Les miracles de saint Ptolémée , Patrol. or. , V, p. 784 [376]; Calendrier dAbou’l-
Barakat, ibid., X, p. 260 [16]). C’est là qu’avait vécu , au commencement du
vii e siècle, le célèbre moine Samuel de Qalamoun, adversaire de Muqauqis (cf.
Amélineau, dans Revue de l’ Hist. des Religions, XXX, p. 1 et seq.). Il ne faut pas
confondre ce couvent avec un homonyme plus célèbre, situé à i 5 milles d’Ale-
xandrie (Pratum spirituale, c. 162, dans Patrol. lat., t. LXXIV, col. 2 o 1 ; t. LXVI,
col. 61). — Cf. Evetts, Churches, p. 206; Yâqût, II, p. 687; Nâbulsî, p. 22;
Voyage deNorden, III, p. 274 (où Langlès cite un passage d’el-Qudaî); Salmon,
Répertoire géographique de la provinct du Fayyoûm, B. I. F., 1 , p. 72 ; Beadnell,
The topography and geology of the Fayum, p. 2 1 .
Vj-iAi — KALIOUB
Chef-lieu d’une province à laquelle cette ville donnait son nom (ij>*Ls Js), au
moment du Rauk el-Nâçirî (I, p. 2 i3).
On trouve le nom de cette ville dans les scalœ s^us la forme KAAiCDne (Amé-
lineau, p. 3qo; Evetts, Churches, p. 25, note) et ^ans la Chronique de Jean de
152
J. MASPERO ET G. WIET.
Nikious (p. 559) qui parle du canal de cette ville à propos de la conquête arabe.
Un prototype grec KaAXid 7 nj est probable, mais n’a pas été retrouvé jusqu’ici.
Dimasqî note encore fictivement les districts, qui déjà ne correspondaient
probablement plus à la division administrative de son temps, et il range Kalioub
dans celui de 'Aïn Sams (p. 23 1; trad. Mehren, p. 322). A l’époque d’IbnDuq-
mâq, la ville avait donné son nom à la province d’el-Qalyûbîyah (V, p. A 7).
— Cf. Perle des Merveilles, Not. Ext., II, p. 29 ; 'Alî Pâsâ Mubârak, XIV, p. 1 1 A;
Bouvet, p. 3 07; Géogr. économique, I, p. 23 ; carte, p. 1 3 ; pl. 1 I 1 -IV.
ér* — KEMAN EL AROUSS (?)
Cité seulement dans la liste anonyme comme faisant partie des environs d’Ah-
nâs ou Heracleopolis magna (I, p. 3 07).
M. Amélineau (p. 2 16) a consacré un article à une localité copte de kgmhn,
qui paraît être voisine de Hnès-Héracléopolis : il l’identifie à Keman el Arouss,
village actuellement existant près d’El-Wasta. La position de K6MHN répond
fort bien à notre (Jt, mais il faut noter que, si l’on excepte l’unique citation
donnée par Champollion (I, p. 3 18), Quatremère (Mém. sur l’Egypte, I, p. A 17)
et M. Amélineau, ce nom est entièrement inconnu : on se demande dès lors
pour quel motif il se rencontre dans une liste des principales villes d’Egypte.
Or on trouve dans la Géographie de M. Amélineau un autre village de yi, or-
thographié cette fois Qiman (p. 3 9 A) et identifié lui aussi à Keman el Arouss :
le Synaxaire (22 tûbab ) y place le lieu de naissance de saint Antoine. Ce lieu
est parfaitement connu, quoi qu’en dise l’auteur, par d’autres sources. Les
Grecs le nommaient Kdfza (Sôzomène, Hist. ecclés., I, 1 3 ), et le plaçaient dans le
nome Héracléopolite. La :iwp.rj de Koma, dans ce nome, est aussi connue par plu-
sieurs papyrus ( Oxyrhynchus Papyri, éd. Grenfell etHunt, I, i 5 o (vi e siècle);
Berliner Griech. Urkunden, IV, n° 1188, 1 . 2, etc.). Elle était relativement
importante, comme en témoignent les papyrus, surtout le premier cité, qui sem-
ble l’associer à Héracléopolis. Si réellement, en arabe, elle s’est appelée , elle
se prête, beaucoup mieux que K6MHN, à une identification avec la bourgade
inscrite par Maqrîzî. Mais on ne voit guère comment Kdfza aurait pu devenir
Qeman en arabe, et la correction de ^ en (J, dans le Synaxaire, est tentante.
Il est possible qu’il faille identifier kgmhn et Kofza, ce qui concilierait tout,
mais ne laisse pas d’être incertain. Aucune conclusion ferme ne s’impose; pour-
tant la dernière hypothèse serait à certains égards la plus satisfaisante : yi =
K6MHN = Kopa.
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
153
Yâqut consacre un article à cette ville au mot yi (IV, p. 177), et il parle
d’un village appelé ^ g*? dans la province d’el-Bûçîrîvah (I, p. A87 ; Mustarik,
p. 36 ). En dehors de lui, Ibn Duqmâq (V, p. 6, 10) parle aussi de <jï g# et
de qÏ, qu’il situe dans la même province; il est curieux, d’autre part, que ces
deux villages soient cités par Ibn el-Jî'ân, l’un, dans la province de Bah-
nassa, l’autre, dans celle de Guizeh (p. 1 A 5 , 1 63 ; ap. 'Abd el-Latîf, p. 676,
687). Pourtant, nous devons supposer une erreur dans Ibn el-Jî'ân, car les
deux villages sont rapprochés l’un de l’autre et le nom de Keman s’est conservé
dans le Keman el Arous de la Description de l’Egypte (XVIII, p. 12 A) et jusqu’à
nos jours (Boinet, p. 3 16). Le P. Jullien (p. 62) l’appelle Kom el-Arous frautre-
fois Coma, la patrie de saint Antoine:?. — y* est devenu ^s??SjA 5 ~(Salmon,
Le nom de lieu Babîdj, B. I. F., I, p. 236-237).
— KENA
Citée dans les listes de kûrah, sous cette forme et sous celle de Us] (cf. Ma-
râçid, I, p. 8 A; IV, p. i 5 o).
En copte KCDNH (Champollion, II, p. 362; Amélineau, p. 3 9 3 ). La forme
grecque Kauo'j iroAts, la nouvelle ville (Floyer, Identification de la moderne Kéneh
avec l’ancienne KAiNHnOAlC , suivie d’une note de M. Daressv, B. I. E., 189A,
p. 207-2 1 A ; Gauthier, Notes géographiques, et Nouvelles notes, B. /. F., IV, p. 87;
X, p. 127-128), est un jeu de mots sur le nom égyptien; elle ne dura pas long-
temps, et n’apparaît jamais à l’époque byzantine. H. Gelzer, dans son édition de
Georges de Chypre (notes 772-776), a conjecturé avec beaucoup de vraisem-
blance qu’elle reçut à la fin du 111 e siècle le nom de Ma^tuiavovTcoXts (Hier.,
731,11; Georg. Cyp., 776).
Le copte a donné en arabe %s, orthographe des scalæ (Amélineau, p. 563 , etc.).
Ya'qûbî écrit Us et signale que la ville n’ost pas prospère à cause de son insécurité
(p. 332 - 333 ); Abu Çâlih écrit #Us (Evetts, Churches, p. 281; texte ar. , p. i 3 o);
Yâqût note les formes Us] et Us (I, p. 3 Ao); Dimasqî écrit Us et ^.s (p. 282 , 2 33 ;
trad. Mehren, p. 3 e 5 , 327). Au temps d’Ibn Duqmâq, Us est une grande ville,
dans la province de Kous (V, p. 33 ; cf. Ibn Jubeïr, p. 6 A; Calcaschandi, p. 95;
Ibn el-Jî'ân, p. 195; ap. 'Abd el-Latîf, p. 70A : corriger Kani, qui a donné lieu
au Qoui de M. Amélineau). Dans la Description de l’Egypte (XVIII, p. 62) : «as;
'Alî Pâsâ Mubârak (XIV, p. 120) et Boinet (p. 317) : Ui\.
Depuis longtemps déjà, cette ville a supplanté Kous comme point de départ
des caravanes vers la mer Rouge ( Troisième voyage de PautLucas , II , p. 382 seq . ;
Mémoires. Liste des villes d’Egypte. 20
154
J. MASPERO ET G. WIET.
}
Port de Cane; Savary, Lettres, II, p.xioB; Sonnini, III, p. 3 oa; Du Camp, Le Nil,
p. 260 seq.; Bædeker, p. 287).
— ROM ESFAHT
C’est ainsi qu’il faut lire ce nom, dans les listes de villes, au lieu de iÿ (cf.
Yâqût, IV, p. 2 1 o).
Ce mot se retrouve dans l 'Histoire des Conciles de Sévère d’Achmounein ( Pa -
trol. or., VI, p. 26 [A90] : uüu<î) : on y voit que la localité avait encore
un évêché au x e siècle de notre ère.
Qahqûh n’est autre chose que la transcription du copte KA2 KCDOy, qui
signifie «la terre de Kôou». Cette Kôou est YAntaiopolis grecque, la moderne
Kaou, qui était en effet très voisine. Le nom isolé de KA2 KCDOy a été lu par
M. Crum sur un papyrus du vn e pu vm e siècle de notre ère ( Coptic Papyri,
n° i 6 o 3 , publiés à la suite des Greek Papyri in the British Muséum, IV). Mais
la ville, en réalité, s’appelait CBG2T, et KA2 KCDOy n’est qu’un surnom.
Les listes d’évêchés (Amélineau, p. 5 7 3 et 576) écrivent AnoxACDNO kat-
CDMl = CB62T KA2 KCDOy = OU <_üusî (cf. aussi J. DE RoUGÉ,
p. 160 : ca**^u«); il faut corriger le dernier mot en ÿJ. comme le remar-
que M. Crum ( loc . cit .).
En grec, la ville se nommait Apollônopolis parva, d’après les listes ci-dessus
citées. En effet, dans les papyrus grecs d’époque arabe (Bell, The Aphrodito
Papyri = Greek Papyri in the British Muséum, IV, p. xin), nous voyons qu’An-
taiopolis [Kaou) et Apollônopolis sont réunies en une seule pagarchie : ce qui
explique bien le surnom copte de cette dernière localité. Pour se distinguer des
autres Apolldnopolis , celle-ci s’appelait aussi Heptakômias (cf. Wilcken, dans
Archiv für Papyrusforschung, IV, p. i 63 ). Le nom actuel est tiré de la forme
CBG2T : Kôm Esfaht (voir Bell, op. cit., p. xxii; H. Gauthier, Le X e nome de la
Haute-Egypte , dans Becueil de travaux, XXXV, p. 186).
M. Amélineau (p. 463 ), ne tenant pas compte de (== ÿ^), identifie Safaht
avec la Sedfa moderne (Boinet, p. A97 ) : cette identification, déjà faite dans
la Description de l’Égypte (XVIII, p. 84 ), doit être désormais abandonnée. Ibn
Khurdâdhbeh écrit : J.#» (p. 81); Ya'qûbî (p. 33 1) écrit S}U$* et dit que dans
son district se trouve la ville de Bûtîj (le chef-lieu du district actuel); bien que
l’ordre des villes ne permette pas cette correction, c’est peut-être de la nôtre
que parle Ibn el-Faqîh (p. 73): U$s on lit : ( Béhwa )
dans Dimasqî (p. 282; trad. Mehren, p. 32 5 ); bonne lecture dans Irn Duqmâq
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
155
(IV, p. 1 28 : manque à l’index). C’est la même ville qui se cache sous le Pamnûh
[sic) de Calcaschandi (p. 94) : cet auteur ajoute que le nom n’existait plus de
son temps. Vansleb [Histoire de l’Église d’Alexandrie, p. 1 8) cite Asbaht Kah-Kau
dans sa liste d’évêchés. — Ensuite le nom de Qahqub disparaît , et c’est seule-
ment dans le Recensement (part, ar., p. 2 65 ; franc., p. 195) que nous trouvons
pour la première fois [^(Bojnet, p. 337).
(jcÿ — KOUS
Dans le deuxième climat (I, p. 43 , 5 i); son port est el-Kosseir (p. 61); citée
comme ribât (p. 1 1 4 ) ; chef-lieu de la province la plus importante du Ça'îd, au
moment du Rauk el-Nâçiri (p. 3 12; cf. SuYÙTi, I, p. 12 : y&* pis]).
Le nom copte était kcdc, ou kcdc BepBip (en arabe o^) comme l’é-
crivent le plus souvent les scalæ (Amélineau, p. 556 , etc.). Il correspond
à l’une des Apollônopolis grecques. Trois villes de ce nom existeront en Egypte :
Apollônopolis la Grande (Edfou), Ap. la Petite (Kôm Esfaht, voir l’article #>*#),
et une troisième dans le nome de Koptos (citée par Strabon, XVII, 81 5 ; Ptolé-
mée, IV, 5 , 73), désignée comme Viens Apollonos par Y Itinéraire d’Anlonin (éd.
Pinder et Parthey, p. 74). Cette troisième a été depuis longtemps reconnue pour
être la moderne Kous (Champollion, I,p. 2 19; Quatremère, Mémoires, I, p. 192).
Les listes coptes d’évêchés ont d’ailleurs bien su que cette Apollonos était une
ville de Kous : mais elles ont commis une erreur partielle en écrivant : AnOA-
ACDNOC = AKCGNKGyCON OU iLotü! (AMELINEAU,
p. 573 et 576). Le nom copte est incompréhensible; quant au nom arabe,
■Qûsqâm Misârah ou Qûsqâm la seconde, il révèle l’embarras du scribe, qui avait
déjà assimilé Kous à une autre ville, Diocletianopolis , et, pour distinguer ce
qu’il croyait être une autre Kous, lui a donné le surnom de (Qûs-)qâm. Comme
d’autre part il existait ailleurs une Qûsqâm, il a ajouté ici «la seconde».
La cause initiale de toutes ces erreurs est donc 1 introduction, dans la liste
des évêchés, d’une Diocletianopolis qui a ete méconnue. On y lit effectivement cette
indication : a.iokahtianoy = ^BAKi KOC BAPBIP comme
s’il avait existé deux évêchés distincts, l’un à Kous, l’autre à «Qûsqâm la se-
conde». Or Diocletianopolis est connue par quelques autres textes : par Hiéroclès
( 7 3 2 , 3 ) , par Georges de Chypre ( 7 7 3 ) , et par deux papyrus (L. Mitteis , Griech.
Urkunden der Papyrussammlung zu Leipzig, n° 55 , 1 . 3 ; Paul M. Meyer, Griech.
Pap. zu Giessen, n° 54 , 1 . 10). Déjà, dans une note à son édition de Georges
de Chypre (p. 1 3 7 4 , H. Gelzer avait soupçonné que cette ville au nom récent
20 .
156
J. MASPERO ET' G. WIET.
devait être l’ancienne Apollônos du nome Goptite, localité dont il n’est plus
jamais question à l’époque byzantine (cf. aussi U. Wilcken, Archiv fur Papy-
rusforschung , IV, A77). Les listes d’évêchés lui donnent entièrement raison, en
l’identifiant à Kous.
Les fautes des scalœ s’expliquent normalement. Leurs rédacteurs ne se sont
pas reconnus dans ces noms d’Apollônos et de Diocletianopolis : ils ont donc
cherché à les distinguer, et à distinguer par là deux villes de Kous : Kous-Wâr-
wîr et Kous-Qàm ( V N’ayant pas connu la Diocletianopolis des documents grecs
et sa véritable identité, M. Amélineau (p. à 00) admet aussi deux villes de Kous
et Kous Wârwîr, qu’il est d’ailleurs forcé de faire très voisines, et qui seraient
toutes deux épiscopales. Rien ne justifie cette division (2) . Les scalœ sont unani-
mes (sauf une, p. 555 , où il y a eu erreur manifeste dans l’ordre des noms) à
écrire kcdc BipBip = L’une d’elles mentionne séparément (p. 567) kcdc
= Bepsip — ijzjS. Plutôt que de voir là, avec M. Amélineau, l’intention
d’opposer les deux noms, il est bien plus normal de conclure que c’est une ma-
nière de les identifier. Ainsi, une autre scala (p. 555 ) donne aatcdn — U»l;
Cnh = U—t, et personne n’en déduira que le scribe a voulu distinguer Latopolis
et Snê, noms grec et copte de la même cité.
La ville de Kous a donc le privilège d’une polyonymie fâcheuse : Apollônos
en grec, devenue Diocletianopolis à la fin du 111 e siècle; kcdc ou kcdc BepBip,
et AKC6NK6YCO (?) dans les textes coptes; Kous, Qûsqâm la seconde, et Qûs-
qâm Mîsârah (3) pour la partie arabe. On comprend qu’un Copte du moyen âge
se soit perdu dans ce chaos. Nous verrons dans les articles suivants que la fré-
quence du nom de kcdc dans l’onomastique copte a causé encore d’autres con-
fusions.
En ce qui concerne l’époque arabe, nous lisons dans Ibn Duqmâq (V, p. 28)
et dans Maqrîzî (éd. Bûlâq, I, p. 286-287) que Kous commença à supplanter
W Le grammairien copte Athanase de Kous, évêque de cette ville au xi e siècle, la nomme une
fois LLJ1 Kous la supérieure (Màllon, Une école de savants égyptiens , M. F, 0 . ? I, p. 11 5 ,
note) : est-ce pour la distinguer de Kous-Qam, située plus au nord?
^ Notons, à titre de curiosité, que la Description de l’Egypte (XVIII, p. 67) nomme, indépendam-
ment de Kous, un village de Qûs ( ce qui est l'orthographe de Kous dans Ibn Rusteh, p. 96,
sans article). Mais ce village, situé au bord du désert, loin du Nil, na jamais pu être une ville
importante et épiscopale. Le nom de Wârwîr n'a laissé aucune trace dans la nomenclature moderne.
Cf. le Misaré de Vansleb, Histoire de l’Église d’ Alexandrie , p. 23 . L'expression püuo
= xnoxxcDNoc, s'appliquant à Kous, est encore très vraisemblablement une erreur. En effet, Mî-
sârah est toujours citée, en compagnie de Mîr, Sanabû, avec Koussieh, que nous identifions avec
Qûsqâm (Evetts, Charches , p. 229 : Mansara Ibn Duqmâq, V, p. 22).
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
157
Keft vers l’an Aoo H, et ce fait est confirmé par la présence de Keft dans les
listes de kûrah des premiers géographes arabes (notamment dans celles que cite
notre auteur), alors que Kous ne s’y trouve pas. Mais cette ville avait probable-
ment hérité tout d’abord de l’importance de Louksor; ce doit être ainsi qu’il faut
comprendre le texte de Ya'qubî (p. 333-33 A) : g s Jj kü ^
^jS xâjX* t^iK'j» Ibn Jubeïr (p. 6 A- 65 ), en 579 H, alla de
Kous à ‘Aïdhâb/(trad. ap. Nassiri Khosrau, p. 285-287); auparavant le gouver-
nement percevait dans cette ville une taxe sur les pèlerins, qui fut abolie en
577 H (cf. pour 'Aïdhâb : Maqrîzî, II, p. 81, n. 8; pour Kous : Blochet, Hist.
d’Egypte, p. iAA-iA 5 ).
Yâqût (IV, p. 201; Mustarik, p. 362) nous dit que cette ville était la princi-
pale du Ça'îd, la troisième d’Égypte, et la résidence d’un gouverneur (cf. Ibn
Battütah, 1, P- 106; Calcaschandi, p. 107). Ce fonctionnaire était d’ailleurs
un militaire (Quatremère, Mamlouks, I, à, p. 32 , 1 1 3 ) : il y avait à Kous une
garnison (sa révolte en 638 H : Blochet, op. cit., p. A72 , n. A); à côté du
***.5 (Ibn Iyâs, I, p. 177), il y avait aussi un résidant en
la ville, d’après le témoignage d’Ibn Duqmâq. Ce poste important du gouverne-
ment de la province de Kous (Maqrîzî, éd. Bûlâq, I, p. 2o5; Quatremère, Mém.
sur l’Egypte, I, p. 1 97) était donné à un homme de confiance, car les souverains
d’Égypte exilaient à Kous les personnages dangereux qu’il fallait surveiller (Ibn
Iyâs, I, p. i 5 o, 169, 177, 197, 198; III, p. 228; Suyûtî, II, p. 57 : .tiXâ
iUwloôl; 86 (jvksU; Sakhâwî, p. AA; 'Alî Pâsâ Mubârak, I, p. 36 ; Salmon,
Topographie, p. 83 ) : ce personnage avait un rang considérable et sortait en
cortège (Quatremère, Mamlouks, I, a, p. 1 3 6 , note).
Gouverneurs de Kous :
El-Mâsik, en fonctions en 629 H, tué en 53 1 (Maqrîzî, éd. Bûlâq, I, p. 20 5 ;
Quatremère, Mém. sur l’Egypte, I, p. 1^7).
El-Mukarram ibn el-Lamatî, nommé en 606 H (Blochet, Hist. d’Egypte,
p. 2 9 5).
'Izz el-Dîn Hawas, mis à mort en 660 H (Quatremère, Mamlouks , 1 , a, p. 1 77).
En 570 H, Kous avait été un instant occupée par les troupes du rebelle Kanz
el-Daulah (Blochet, op. cit., p. 119). En 721 H, les musulmans détruisirent
des églises à Kous (Maqrîzî, I, p. 208, n. i 5 ). S’il est exact que cette ville
commença à péricliter en 776, elle était encore assez prospère pour qu’en 806
la peste y fît mourir 17.000 habitants (Langues, ap. Voyage de Norden, III,
p. 228). — Au temps de la Description de l’Egypte, elle était peu importante,
158
J. MASPERO ET G. WIET.
et située dans la province de Thèbes (XVIII, p. 5 7). — Cf. Troisième voyage de
Paul Lucas , III, p. 1 et seq.; Savary, Lettres, II, p. 106; Sonnini, III, p. 216-
218; ‘Alî Pâsâ Mubàrak, XIV, p. 128; Bouvet, p. 34 1.
J.U yeji — - KOUSSIEH
Quçqâm est citée seulement dans la liste d’el-Qudâ'î, près de Chotb et d’As-
siout (1, p. 3 1 o).
De même que la ville méridionale de Kous a été désignée dans les textes
sous de multiples noms plus ou moins voisins les uns des autres, de même nous
trouvons plus au nord un second groupe de noms dérivés de la racine kcdc,
et qui semblent se rapporter à la même localité : kcdc kam , — kcdc kocd ,
— • et la moderne Koussieh; enfin le grec K ovms. Champollion (I, p. 274) a
fait de Qûçqâm l’ancienne Apollonopolis parva, voisine d’Antaiopolis ou Qâw :
mais de récentes découvertes ont démontré qu’en réalité, à cette Apollonopolis
correspondait le bourg actuel de Kôm Esfaht (voir l’article s^ï). Quatremère
(Mém. sur l’Égypte, I, p. 189) identifia d’abord Quçqâm à Koussieh; plus tard
il fit quelques réserves ( Observations , p. i 4 -i 6 ), indiquant que ces deux noms
pouvaient bien avoir désigné deux localités différentes, encore que très voisines.
C’est l’opinion que semble avoir adoptée M. Amélineau ( Géographie , p. 397).
Les scalæ ne font d’ordinaire que transcrire le nom copte en lettres arabes.
Deux d’entre elles, cependant (Amélineau, p. 555 et 557), identifient nettement
Quçqâm et Koussieh, écrivant, l’une koctam = iu^y, l’autre kcdckam
= A*oytJI . Enfin la forme kcdckocd n’apparaît qu’une seule fois (Champollion,
II, p. 267), et c’est avec le même équivalent Les indications topogra-
phiques contenues dans le Synaxaire confirment au moins en partie ces asser-
tions. Par elles nous savons que Quçqâm et le fameux couvent appelé Deir
el-Moharraq étaient deux lieux extrêmement voisins, puisqu’on peut dire «Qûç-
qâm, c’est-à-dire El-Moharraq, ptws » ( Synaxaire ar., 6 halûr — Patrol.
or., III, p. [179] 255 ). Abu Çâlih se sert de la même expression (Evetts,
Ckurches, p. 2 2 4 ). Or Koussieh aussi est aux alentours immédiats du même
couvent, comme le prouve le récit relatif à Anbâ Hâlyâs, évêque d’El-Moharraq
et de Koussieh», honoré dans cette dernière ville (20 kîhak : ibid., p. [ 4 i 5 ]
491). De tous ces textes, l’identité des deux noms paraît bien résulter. Contre
cette identité on ne peut guère invoquer que le témoignage de Vansleb (Hist. de
l’Eglise d’Alexandrie, p. 2.2), qui séjourna à Koussieh, et déclare que Quçqâm
est une ville disparue, dont il ne reste que le Deir el-Moharraq. Cette phrase
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
159
peut prouver tout simplement qu’au xvif siècle les indigènes ne savaient plus
très bien ce qu’était Quçqâm. Pour la différencier de Koussieh, il faudrait donc
d’abord admettre une erreur des scalæ ; ensuite supposer que dans un rayon
extrêmement restreint ont existé deux villes portant, sous une forme légèrement
différente, le nom de kcdc. Enfin il resterait à expliquer comment Koussieh,
qui était de beaucoup la plus importante, aurait perdu son nom copte : car
aucun document copte ne donne à l’arabe un équivalent autre que kcdc-
kam, et pourtant le nom est évidemment d’origine copte. Toutes ces difficultés
sont résolues si l’on reconnaît que le nom copte de Koussieh, cest kcdckam.
La difficulté réside dans la différence des trois noms : kcdckam, kcdc-
kocd, Koussieh. Mais Champollion avait déjà observé qu’il faut couper les
deux mots coptes, kam et kocd n étant que des surnoms. Des témoignages
qu’il n’a pas invoqués lui donnent entièrement raison. Pour lui, kcdc kam
signifiait «la kcdc des roseaux». Abu Çâlih (Evetts, Churches, p. 2 2 5) donne
une autre traduction, d’où il résulte cependant qu’il décomposait le mot lui
aussi. D’ailleurs il écrit pis comme Maqrîzî; et Dimasqi (p. 232 ; trad.
Mehren, p. 32 5) écrit tout court, ce qui a causé à l’index une confusion
avec la ville de Kous (,) . Le nom proprement dit de la ville était donc kcdc tout
court : ainsi s’expliquent les formes grecques knovcccra, (Hier. , 730 , 9 ), Kovcos
(Georg. Cyp., 764 ), Koucis (B. Z .), peut-être même Kos (Bell, The Aphrodiio
Papyri, n° i46o, 1. 87 ) et Kws dans Etienne de Byzance (s. u.) {2) . — Ainsi
encore s’explique l’arabe Oûcîyah. Les terminaisons kam et kocd ne seraient
que des surnoms. Notons, pour en finir avec kcdckocd, que cette forme uni-
que ne saurait représenter une ville distincte , puisqu’elle est placée en regard
d ’juoyül dans le texte qui la donne.
En résumé, l’identification kcdc kam |»ls upjS = Kovcrts = A**o>*R parait très
probable. On ne voit pas bien pour quelles raisons on distinguerait deux loca-
lités. Les deux noms arabes correspondraient l’un au nom copte, l’autre au nom
suivi du surnom (cf. ce qui s’est passé pour la ville de Kous, appelée une fois
«Quçqâm la seconde»). M. Amélineau se contente de dire, pour justifier son
opinion contraire : «les textes que j’ai cités en tête de cet article montrent claire-
ment quelle (= Koussieh) était indépendante de Moharraq, eyt, par conséquent,
de Qosqâm». Comme, à propos de Quçqâm, le même auteu'f observe qu’elle est
0) On trouve aussi cette orthographe en deux mots:^lï (peut-être l’équivalent de kcdckocd)
et ,joyS dans Yâqût (IV, p. 549) et dans Marâçid (III, p. 110).
M Cf. sur l'identification Cusœ-Koussiek : Champollion, I, p. 285; QuatremeXe, Mem. sur l Égypte,
I, p. 1 44, qui exprime des doutes non justifiés; Amélineau, p. 4o2.
160
J. MASPERO ET G. WIET.
elle-même indépendante de Moharraq, ce raisonnement n’est pas très démon-
stratif (cf. ibid., p. 26 4 ).
Yâqut (IV, p. 201 ; Mustank, p. 892) parle de cette ville qu’il place
Ibn Duqmâq (V, p. 21) et Ibn el-Jfân (p. i 84 ) la citent sous la forme ^ylî.
Aucune trace de la localité dans la Description de l’Egypte, qui connaît pourtant
le Deir el-Moharraq (XVIII, p. 92) : (sic) ‘Alî Pâsâ Mubârak consacre
une notice à Koussieh, qu’il identifie à Qûçqâm et à Cusœ (XIV, p. i 4 o-i 4 i).
— Cf. Boinet, p. 3 U 2.
Nous avons les orthographes : r \> y » (Amélineau, p. 555 ); — (Mustank);
— r li^ (Amélineau, p. 5 5 9 , 5 6 1 , etc.; Paris, 263, jï; Galtier, Littérature
arabe-copte, B. I. F., IV, p. 2 1 4 ; Galtier, Mém. et fragments, M. I. F., vol. XXVII,
p- 5 9 ); — r b u**y (Evetts, Churches, texte ar., p. 99); — püûy (Amélineau,
p. 567); f lï (Mustank, Qudâ'î); — piuy (Yâqut); — et r U~s ('Alî
Pâsâ Mubârak).
X£eyL)|
Nom de la province, dont Kous était le chef-lieu (I, p. 307).
Elle disparut en meme temps que s’accentua la décadence de la ville : sa
deinieie mention est dans Ibn el-Jîan (p. 190? ap. 'Abd el-Latîf, p. 702).
— EL KEIS
Citée dans les listes de kiirah.
L ancienne Kynopohs de Thebaïde^ (Hier., 729,2; Georg. Cyp., 7/16 a), en
copte kaic ou KOGIC (Quatremere, Mém. sur l’Egypte, I, p. i 4 i, 5 1 5 ; Cham-
pollion , I, p. 3 oi ; Quatremere, Observations , p. 3 9—^ 0 ; Amélineau, p. 395-897 :
les réferences de M. Amélineau renvoient, pour Quatremere et Champollion, à
leurs articles sur Térôt). Les historiens musulmans sont donc mal venus à nous
affirmer que la fondation de cette ville date de la conquête arabe, et qu’un cer-
tain émir Qeis lui donna son nom (Futûh Bahnasâ, p. 9; Evetts, Churches,
p. 2 55 ; Qüatremère, Mém. sur l’Égypte, I, p. 4 o 8 ). Elle apparaît comme pagar-
chie dans les papyrus d’époque arabe (Bell, The Aphrodito Papyri, n° i 46 i,
1 . 12); son évêché est cité jusqu’au x e siècle au moins ( Patrol. or. , V, p. 9 [ 2 6 3 ] ,
2° [27^], 22 [276], h 2 [296]; £9 [ 3 o 3 ], aux vi e -vn c siècles; VI, p. à 89 [ 25 ],
au x e ).
(1) H y en avait une autre dans te Delta, aujourd’hui Bena (cf. p. 4 9).
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
161
Muqaddasî (p. 195) écrit le mot sans article; Evetts (Churches, p. 253 )
donne à cette ville un deuxième nom iyà, mais le texte d’Abû Çâlih porte
(p. 1 1 5 ) : ... ***? l«y îy*} ***>*•, ce qui semble indiquer que Dafû est une
localité voisine, réunie administrativement à El Keis. Très prospère au temps
d’Idrîsî (p. 45 ), elle était ruinée à l’époque de Yâqut (IV, p. 21 5 ; Mustarik,
p. 365 : sans article dans ce dernier ouvrage), et Qalqasandî note aussi sa déca-
dence (Calcaschandi, p. 93). — Cf. 'Ali Pâsâ Mubârak, XIV, p. i 42 ; Boinet,
p. 3 1 5 ; Bædeker, p. 20 5 .
ui-îiî
Maqrîzî nous donne en deux lignes la situation du Kabs (II, p. 167-168),
qui faisait partie, avant les Tûlûnides, de la Hamrâ el-Quçwà (voir plus haut,
p. 75), ou tout au moins en était très proche, car nous sommes loin d’avoir à
ce sujet des précisions certaines. Sur le nom lui-même, nous avons signalé
(Maqrîzî, I, p. 168, n. 7) la légende qui se trouve dans Murtadi et qui le fait
remonter à une reine de l’ancienne Egypte. Salmon (Topographie, p. 78), qui
l’a connue, verrait dans Kabs, épithète qui désigne le chef d’une tribu, un sou-
venir des tribus arabes qui habitèrent le mont Yaskur au premier siècle de
l’hégire. On sait que le nom de Kabs s’applique à la corne nord-ouest du mont
Yaskur.
oU j j£\
Ce lieu est cité par el-Qudâ'î dans les environs d’Alexandrie (I, p. 809).
El-Kurumât signifie les vignes. Or on sait que la vigne était cultivée dans les
cantons qui s’étendent vers la Libye à l’ouest d’Alexandrie : les vins de Maréotis
sont cités dans un passage de Strabon (éd. Meineke, p. in 4 et iii 5 ), mal
copié par Etienne de Byzance (s. v.). Les districts de Maréa et d’Apis ont été
considérés, depuis les premières dynasties jusqu’à l’époque romaine, comme
fournissant les vins les plus renommés (Athénée, I, 60; cf. Wiedemann, Herodot’s
zweitesBuch, p. 97). Les traditions arabes avaient retenu ces faits (Ibn 'Abd el-
Hakam, p. 6; Maqrîzî, éd. Bûlâq, I, p. 169; Quatremere, Mém,. sur l’Egypte, I,
p. 378) : on trouve même pour le vn e siècle de notre ère un texte précis, dans
lequel le vin de Mariout est mentionné (Hist. des Patriarches, Patrol. or., V,
p. 10 [264]; le vin de Karioun : Quatremere, op. cit., I, p. A19). Le district
était peut-être une fraction du nome Maréotique (cf. encore au sujet
de la vigne : Savary, Lettres, II, p. 279).
Mémoires. Liste des villes d’Egypte. ai
162
J. MASPERO ET G. WIET.
— EL KARIOUN
Citée à propos du canal d’Alexandrie, pour situer la ville suivante (L5 - ).
En grec Xaipéov (Procope, de Ædificus, VI, 1; Théophane, éd. de Boor,
p. 1 1 5 , 6 ), en copte xepey (Quatremère, Mém. sur l’Egypte, I, p. Ai 8; Améli-
neau, p. 217). C’était la première station en partant d’Alexandrie : irjv zspwr^v
povrjv À),eÇdvSpei'as tt]v Xeyopévrjv Xaipéov (Vie de saint Antoine = Patrol.
gr., XXVI, col. 9 6 A). Elle est peut-être marquée sur la carte de Mâdaba (i?. A.,
1897, II, pl. XIV) : H XAl[peov]. Une pierre milliaire publiée par M. Griffith
(Proceedings , XVIII, p. 5 A) la donne comme distante de 2 A milles d’Hermopolis
(Damanhour) : cest aussi le chiffre de 1 Itinéraire d’Antonin. La distance que
cet Itinéraire (éd. Parthey et Pinder, p. 70) met entre Alexandrie et Karioun,
2 A milles (mais 20 un peu plus bas), est celle que notent Ibn Khurdâdhbeh
(p. 8 A : u^S - , sans article) et Qudâmah (p. 220). Ibn Hauqal (p. 91) évalue
cette distance à 1 6 j»**» (voir plus haut, p. 5 , note; Guest, Delta, p. 962). Yâqût
(IV, p. 27 1), après avoir parlé du village de Karioun, près d’Alexandrie, donne,
d apres Ibn el-Sikkît, le nom de Karioun à un canal dérivé du Nil, selon toute
vraisemblance le canal d Alexandrie. — Cf. Ibn Duqmâq, V, p. 10 A; Ibn el-Jî'àn,
p. 121 (ap. 'Abd el-Latîf, p. 661); Description de l’Egypte, XVIII, p. 2A9; 'Alî
Pâsâ Mubârak, XV, p. 5 ; Boinet, p. 3n.
L*r
Indiqué comme l’endroit, en face de Karioun, où aboutissait le canal d’Alex-
andrie, avant les travaux attribués par les Arabes à Cléopâtre, qui le fît arriver
jusqu’à Alexandrie (I, p. 3 01).
On lit encore ce nom dans Ibn Duqmâq (V, p. 12 t), qui rapporte le même
fait : on ne trouve pas d’autre référence.
jfa i
Comme dans le texte de Maqrîzî (II, p. 28) cette ville est citée en compagnie
de Hoû dans Ibn Duqmâq (V, p. 33 ), Ibn el-Jî an (p. 1 95 ; ap. 'Abd el-Lattf, p. 70 A;
Description de l’Egypte, XVIII, p. 67).
Apres avoir ete range un instant dans le district de Farcbout, province de
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE. 163
Kena ( Recensement , part, ar., p. 9A; franc., p. 196), ce village fait maintenant
partie du district de Ndig Hamadi (Boinet, p. 335 ).
aouJ — LIBYE
Au temps d’el-Qudâ'î , la Libye était rangée administrativement dans le ter-
ritoire égyptien (I, p. 56 , 309, 3 11; cf. Ibn Duqmâq, V, p. A 3 ; Maraçid, IV,
p. 1A7), comme au moment de la domination byzantine (cf. Michel le Syrien,
1 , p. 1 95 ; II , p. 73 ; J. Maspero, Organ. milit. de l’Egypte byzantine, p. 7 et seq.).
Ses productions (p. 106).
Pour Ya'qûbî (p. 3 3 9 , 3A2), pour Ibn Duqmâq (V, p. 119)5 Libye fait
partie de l’Égypte, et Qalqasandî est le premier qui nous donne un texte en
sens contraire (Calcaschandi, p. 99-100).
Les auteurs arabes ont su que les Anciens donnaient ce nom a toute 1 Afrique
( Marâçid, I, p. 6) b dit Ibn Khurdâdhbeh (p. 1 55 ;
cf. Tanbîh, p. 83 ; Avertissement, p. 120; un texte d’el-Bîrûnî ap. Yâqût, IV,
p. 368 ).
Certains auteurs ont peut-être donné ce nom à une ville (tojJ : Maraçid, I,
p. 83 ).
Nous avons signalé (p. 27) le de 1 Histoire des Patriarches .* sans
rien proposer de certain pour le premier mot, nous faisons des réserves sur la
traduction w Pentapole » .
A**J — LIBYE
Transcription du mot Libye (A i€vv) chez le traducteur arabe d’Orose (I,
p. 52).
La transcription moderne est plutôt t***) (Alî Pâsâ Mubârak, XV, p. Ai; Sy-
naxaire, éd. du Caire, I, p. 11 3 ).
Ai U
Ancien nom , d’après Ibn Abd el-Hakam , de la ville de^ Manf : ce mot veut
dire en copte trente (I, p. 7 A ; cf. Calcaschandi, p. Ai; Ibp! Iyâs, I, p. i 3 ), ce
qui est à peu près exact (maab, Mâb). Il semble qu’il y ait la lecho dune
légende copte, destinée à expliquer l’origine de Memphis (Maspero, ap. J. S.,
1 899 , p- 85 ).
£2 1 .
164
J. MASPERO ET G. W1ET.
Dans Abu Çalih (Evetts, Churches, texte ar. , p. 96; trad., p. 199) on lit
dans Kawâkib (p. 7) : ciU. — Cf. Yâqût, IV, p. 667.
M#
— MEHALLA EL-KOBRA
Citée dans un texte d’Ibn Mammâti (I, p. 3 oi).
En copte 'j’CjpAipi (Champollion, II, p. 210; Amélineau, p. 262) : ces deux
auteurs ont hésité sur le sens du mot copte; or il est rendu précisément par
1 arabe XLAî (et^yt), c’est-à-dire «la place», dans la scala publiée par Kircher
(p. 259). Jean de Nikious (p. 436 ) rapporte que son nom était «autrefois»
Dîdouseyâ, et M. Daressy (i?. A., 1894, II, p. 2o3) s’appuie sur ce texte pour
identifier Mehalla-Didoûseyâ avec la Theodôsiou des listes d’évêchés (Amélineaü,
p. 572 et 575). Mais le mot éthiopien Dîdoûseyâ n’est pas forcément une défor-
mation de Théodosia, et les listes d’évêchés donnent comme équivalent
arabe de ©eoj^cDcioy.
w Cette ville s’appelle déjà dans Muqaddasî (p. 1 94, 1 96; mais p. 55 :
AXjàl tout court); le texte de la page 200 est incompréhensible : J-c ‘ÀA\
Nous lisons dans Yâqût (IV, p. 428) : ^ I &A\ & ^
l&xJi La lecture est rendue certaine par
un autre texte de Yâqût (III, p. 279; ap. Muslarik, p. 386 : u ^>). Sandafâ
est citée près d’el-Mehalla dans Muqaddasî : voir encore Idrîsî (p. 1 58 -i 5 q;
cf. Guest, Delta, p. 965). Mais Yâqût nous dit aussi que la plus grande ville
de ce nom est le chef-lieu de la province de Gharbieh et s’appelle Mahallah
Daqalâ (a** : est-ce une corruption de %Si?) : notre Mehalla fut la capitale du
district de Dakahla (Dimasqî, p. 23 1; trad. Mehren, p. 32 3). C’est certainement
a cette Mahallah Daqala quil faut identifier la moderne Mehalla el-Kobra.
Abu 1 -Fida (G eogr., II, a, p. 160) et Ibn Duqmâq (V, p. 82 : manque à l’in-
dex) citent Yâqût pour cette ville, dont le gouvernement était si important
qu’on l’appelait le petit vizirat (cf. Ibn el-Jîan, p. 63 ; ap. 'Abd el-Latîf, p. 63 1;
Troisième voyage de Paul Lucas , II, p. 3 et seq. : Mahalen; Description de l’Égypte,
XVIII, p. 206 : ^**£1 SX^î, identifiée à tort à lois; 'Alî Pâsâ Mubârak, XV, p. 18;
Boinet, p. 369).
^ 11 ne ««us échappe pas que peut être ramené facilement à Uy* qui rappelle un peu
Théodosia; mais il existe une ville de Ly dont nous proposons l’identification avec le Lya de la
liste d’évêchés (voir L«y).
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
165
^ Q ^
r
Cette ville du troisième climat (I, p. 45 ) faisait partie de l’Egypte au temps de
Qudai (p. 3 1 1). — Ya'qûbî (p. 33 o) la situe hors d'Égypte; OudâmMi la range
parmi les dépendances de Médine (p. 248 ); Içtakhrî la donne comme limite
de l’Arabie (p. 12, 20); et à sa suite, Ibn Hauqal (p. 17, 28) et Muqaddasî
(p. 54, 67, 178-179) font de même, mais ce dernier la compte parmi les
villes de la Syrie. Dans sa notice, Yâqût signale l’opinion de Qudaî (IV, p. 45 1);
en tout cas, à partir de Dimasqî (voir l’index), aucun auteur ne rattache Madyân
à l’Egypte (cf. notamment Galcaschandi, p. 100-101), et Ibn Duqmâq ne fait
que copier la liste d’el-Qudâ'î sans la commenter (V, p. 43 ). — Cf. Maqrîzî,
éd. Bûlâq, I, p. 186; Quatremere, Recherches sur l’Égyple, p. 272; Alî Pâsâ
Mubârak, XV, p. 35 ; R. Weill, Le séjour des Israélites au désert, p. 48 et seq.
X Aily
r
Le district de Marâqiyah est rangé par les deux listes, en Egypte, au même
titre que celui de Lûbiyah (I, p. 56 , 3 oq, 3 1 1 ; cf. Yaqûbî, p. 3 39); ses pro-
ductions (p. 106).
Ibn Duqmâq le cite dans sa liste (V, p. 43 ); mais Qalqasandî le met hors
d’Égypte (Calcasciiandi, p. 99-100). Masudi écrit avec l’article ( Tanhîh ,
p. 21). Un passage intéressant se lit «dans Y Histoire des Patriarches ( Patrol . or.,
V, p. 12 [266]) : «il leur confia l’autorité sur toute la contrée de Miçr, sur
Mariout, Marâqiyah et ^ (?; voir p. 27, 1 63 ) qui est la Libve». Ainsi, de tous
ces renseignements il résulte que es ^ situee entre 1 Egypte et la Libye
proprement dite et qu’on la rattache tantôt a 1 un tantôt a 1 autre de ces pays.
L’hypothèse qui ferait dériver ce nom de M appoepexfis (S. de Sacy, Le livre
de l’indication, Not. Ext.,\ III, p. 1 45 - 1 46 ; Avertissement, p. 35 , n. 2; Prairies,
IX, p. 3 1 3 ; de Slane, Lettre à M. Hase, J. A., i 844 , II, p. 355 ), combattue
par Quatremère sans raisons suffisantes (Mém. sur l’Égypte, I, p. est
donc très vraisemblable. Dans Georges de Chypre, MtxppacnKrjs (787 *) es ^ une
ville de la province de Libye (la première, celle qui précède la Pentapole),
mais fait partie du rrdiocèse d’Egypte». Il est à noter que pour Ptolémée (IV,
5, 1) la contrée est un nome, MuppapiKrjs vopov, c’esLà-dire, fait partie de
l’Égypte. Palladius (Hist. Lausiaque, c. 2 4 ) joint Marmarica et Maréotis, de la
même façon que les textes arabes : «£K zzAccyéov xrjs Mappccptxijs xal t ov
166
J. MASPERO ET G. WIET.
Mapswrou èxadéadn, il passa (soixante ans) dans la région de Marmarique et
de Maréotis». Pour lui, d’ailleurs, les deux sites sont en Libye (voir l’article
Mariout') .
Au point de vue philologique, cette hypothèse est parfaitement acceptable;
la syllabe redoublée a ete ramenee au simple, comme ce fut aussi le cas pour
Botî&HTTOs, nOYBACTi (voir plus haut, p. 4a); et l’on peut citer
d’autres exemples de ce phénomène (cf. J. Maspero, Grœco- Arabica , B. I.F., XI,
p. 157; la forme yy pour y^ui ou yy*i, du persan : Vullers, Lex. Pers.
Lat., s.v.; Salmon, Note sur la flore duFayyoûm, B. I.F., 1 , p. 28). Le nom de
Marmarique a aussi trouvé une transcription plus scientifique en (Hist.
des Conciles, Patrol. or., VI, p. 497 [ 33 ]), pour Marmârîqî.
Nom d une province du Delta, qui apparaît pour la première fois, en dehors
des textes cites par Maqrîzî (I, p. 3 06, 3 1 3), dans Abu Çâlih (Evetts, Churches,
p. 17). Au moment du Bank el-Nâçirî, les provinces s’appelèrent J$, suivi du
nom du chef-lieu; et le p^«wî comprit les anciennes provinces d’el-Dakah-
lieh et d el-Murtâhîyah, encore réunies au temps d’Ibn Duqmâq (V, p. 43, 68)
et dlbn el-Jîân (p. 46 ; ap. Abd el-Latîf, p. 620), où nous trouvons la der-
nière mention de ce nom.
jr ^ — EL-MARG
Gitee parmi les fiefs des Mamlûks Burjites (II, p. 28).
Nous nous sommes suffisamment étendus sur l’identification de cette localité
dans l’article u-yoAI (p. 78-79); nous avons conclu, mais non sans réserves,
qu’il s’agissait d’el-Marg située dans la province deKalioubieh (Boinet, p. 362).
kfir* — MARIOUT
Citée dans les listes.
r Gette localité s’appelait anciennement en grec Mareia (nom cité encore par
Etienne de Byzance, qui ajoute d’ailleurs «on l’appelle aussi Maréotis» : s. v.
Mapelct; mais il a pris cette indication dans Strabon, XVII, 79 B); le nom de
Mariout est une transcription de la forme postérieure MapecoTîjsr (Georg. Cyp.,
72 5 ; Edit XIII de Justinien, éd. Zach. v Lingenthal, chap. 11, § 4; Jean de
Nikious , p. 54 9 ), transcrite en copte par MxpicDTHC (Qeatremère, Mém. sur
167
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
l'Égypte, I, p. 370-380; Champollion, II, p. 265; Amélineaü, p. 24 i, 55 g;
cf. Wiedemann , HerodofÈ zweites Buch, p. 62,97). Un curieux passage d’Abû Çâlih
(Evetts, Churches, p. 2g4) semble indiquer cependant que le nom ancien, Ma-
reia, avait subsisté et donné lieu à une transcription arabe : Cependant il
pourrait y avoir là une erreur, causée parla présence en ce lieu d’une église dé-
diée à la Vierge. Nilus Doxopatrius (éd. Parthey, p. 276) écrit Maptar, ce
qui n’est probablement qu’une transcription fautive de 1 arabe Ljay , orthographe
constante non seulement chez les écrivains musulmans, mais encore chez les
auteurs chrétiens ( Hist . des Patriarches, Patrol. or., I, p. 490 [226], 5o2
[ 238 ]; V, p. 12 [266], 37 [291], 84 [ 338 ], 119 [373], 122 [376], i 5 g
[ 4 1 3 ] ; Synaxaire, ibid., I, p. 266 [ 52 ]; trad. Wüstenleld, I, p. 26 [ Tarant] ;
éd. du Caire, I, p. 32 , 99, 1 5 5 ; Abu l-Barakât, Patrol. or., X, p. 258 [i 4 ];
voir aussi le Synaxaire éthiopien, ibid., I, p. 611-612 [ 9 ^" 9 ^])*
Quelques scalæ donnent l’égalité suivante : = <]>A1AT ou Ni<j>AiAT;
mais Quatremère a fait remarquer que le mot <|>AiAT signifie exactement la
Libye, et même les Libyens : c’est donc parce que la ville de Manout se trou-
vait dans le canton libyque de la Basse-Égypte quelle reçut ce nom de <|>A1AT.
A l’époque byzantine, au reste, la région, quoique théoriquement rattachée a
l’Egypte, était administrée par le duc de Libye (Edit XIII de Justinien, ed. Zach.
von Lingenthal, chap. 1, § 1, p. 1 3 ; chap. 11, p. 5 1-61); et on a vu al article
Marâqiyah, que Palladius place Maréotis en Libye.
Les Arabes ont connu la ville de Mariout au moment de la conquête et ils
eurent à en faire le siège (voir les textes de Maqrîzî cités par Quatremère et
par 'Alî Pâsâ Mubârak, XV, p. 4 i- 44 ) : Maqrîzî ajoute d’ailleurs que la ville
existait encore de son temps, en 821 H. Mais, avant lui, ce nom s appliquait a
tout un district, de même qu’à l’époque byzantine, la ywp a (Socrate, Hist.
ecclés., I, 27) et la ville portaient le même nom; ce district était très florissant,
comme Maqrîzî le signale, après el-Ya'qubî (p. 3 3 9). Socrate, dans le passage
précité, notait déjà la prospérité et la fertilité du canton.
Nous avons vu comment la petite province de Mariout, pourvue dun gou-
verneur spécial (0“*^) ou p'kiCo (Hist. des Patriarches, Patrol. cr. , V. p. 18 [27 2 j ,
52 [ 3 06]; cf. Becker, Hist. Studienüber das Londoner Aphrodiloiverk, Der Islam,
II, p. 365 ), avait été, au début de l’islâm, liée au gouvernement d’Alexandrie
(plus haut, p. 12; cf. Hist. des Patriarches, loc. cit., V, p. 5 [20g], où il faut
lire Théodose, et non Théodore).
Yâqût n’a pas connu exactement le nom , puisqu’il donne deux notices :
et ( 1V > p- Ù 85 , 5 1 7 ; cf. Tâj, 1 43 , 1 46 ); mais Qazwînî ne parle plus
168
J. MASPERO ET G. WIET.
que de Mariout (II, p. 17 4 ). Les deux dernières mentions sont dans Ibn Dlqmâq
(V, p. 126-127) et Galcascuandi (p. 99); car 'Ali Pâsâ Mubârak ne fait que citer
des sources antérieures. Ce nom manque dans Ibn el-Jî an et dans la Description
de l’Egypte; mais Boinet (p. 36 a) signale un tout petit hameau de bédouins qui
s appelle encore Mariout (Bædeker, p. 25 ). — Le nom est plus connu comme
s’appliquant au lac qui est au sud d’Alexandrie.
Nom donné à une province du Delta, appelée »> (I, p. 3 06); ainsi
dénommée (Evetts, Churches, p. 17; cf. Amélineau, p. 167), cette province exista
encore apres la division adoptée lors du Rauh el-Nâçirî (dans lequel elle n’est pas
mentionnée), puisque nous la retrouvons dans Ibn el-Jî an (p. 187; ap. 'Abd el-
Latîf, p. 669). On ne rencontre dans Ibn Duqmâq ni »> ni ^4^1, et un certain
nombre des villages cites dans Ibn el-Jî ân pour cette province sont également
passés sous silence : les autres sont placés dans la province de Béhéra, sauf
un seul, •Xiùjjo aux» (= «Xwj* &u*), qui figure dans celle d’el-Nastarâwîyah
(V, p. 1 13 ). Qalqasandi connaissait pourtant le nom, mais il ajoute (trad. Wü-
stenfeld) : «Es ist dort keine eigene Verwaltung, sondern ein Vorsteher besorgt
für die Begierung die meisten Verwaltungsgeschâfte, in demselben Verhâltnisse
wie zwischen Ichmîm und Kûç» (Calcaschandi, p. 111-112). Au moment de la
Description de l’Egypte, cette province fut appelée Province de Rosette (XVIII,
p. 280-288). A l’heure actuelle, une partie s’en trouve dans le district de Ra-
chid (prov. Béhéra), une autre, dans celui de Fouah (prov. Gharbieh : Boinet,
p. 565 , 58 9 ).
jJÏLA
1° LE VIEUX-CAIRE
(VOIR
2° L’ÉGYPTE
Pestes et disettes diverses (I, p. 12 - 1 4); son climat (p. 24 , 26, 1 85-2 1 5 );
1 njhm Miçr est sous 1 influence de la planète Mercure (p. 4i); situation de l’E-
gypte parmi les sept climats (p. 5o-52); bornes et étendue de l’Égypte (p. 52-
58) {1) ; étymologie et sens du mot miçr (p. 67-89; cf. Calcaschandi, p. 38etseq.;
Cf. Ibn Duqmâq, V, p. 42; Calcaschandi, p. 36. — La Cyrénaïque fut comprise dans tes
limites de l’Égypte, de même qu’à l’époque byzantine (voir plus haut, p, 38).
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
169
Futiîh Bahnasâ, p. 26, n. 1); citations de Miçr dans le Coran et les Hadîth;
qualités supérieures (jjCaa.») de l’Égypte (p. 89-181; cf. Calcaschandi, p. 8 et
seq.; Ibn Iyâs, I, p. 2); climat et productions (p. io 5 , 106, 117); superficie
des terres cultivées au temps d’Ibn el-Mudabbir (p. 110, 3 16; cf. D’Anville,
p. 2 3 ; Description de l’Égypte, IX, p. 189 et seq.); prophètes qui sont nés en
Égypte, ou y ont séjourné (p. 110-11 3 ); flore et laune, mines (p. 114-117;
cf. Calcaschandi, p. 33 - 36 ; Reitemeyer, Beschreibung Âgyptens, p. 22 et seq.;
62 et seq., 78 et seq.); merveilles de l’Égypte (p. 1 3 1-1 84 ); caractère et
tempérament des Égyptiens, maladies, productions diverses (p. i 85 -ai 5 ); des-
truction d’églises en 721 H (p. 208); organisation de limpot (p. 320 - 322 );
révoltes diverses des Coptes (p. 332 - 335 ); établissement des tribus arabes en
Égypte (p. 3 3 5 - 3 4 1).
Le nom de Miçr n’est pas d’origine égyptienne. Mais il trouve dans la langue
copte un équivalent exact, possédant lui aussi les deux sens de l’arabe^- :
xhmi (khmg en dialecte saïdique) :
i° xhmi est le nom de l’Egypte entière (Champollion , I, p. 101 seq. - , Ame-
lineau , p. 2 2 5 ). Parfois même cette dénomination est réservée à la Basse-Egypte,
la Thébaïde étant appelée proprement pHC ou MApHC (Quatremère, Recherches,
p. 177; Amélineau, p. 223 ; cf. Champollion, I, p. io 4 , qui n’admettait pas
l’existence de ce sens restreint).
2 0 XHMI = le Vieux-Caire, Miçr ou Fustât-Babylone. Quatremère ( Mémoires ,
I,p. 49-5o) etM. Amélineau (p. 2 2 4-2 2 5 ) traduisaient simplement trie Caire»;
récemment, M. Casanova ( Les noms copies du Caire, p. 16 1) a montre que, plus
précisément, xhmi n’avait désigné que l’ancienne ville.
Il est aujourd’hui reconnu que le rpot £*&, qui a survécu dans le «Qaçr el-
Sam' n , est dérivé du copte XHMI, bien que les Arabes aient naturellement in-
venté une légende pour l’expliquer dans leur langue (voir Evetts, Churches,
p. 72, n. 4 [note de Butler]; Casanova, op. cit., p. 182).
L’arabe y** a été, semble-t-il, transcrit en copte sous la forme MiCTpAM,
qui se rencontre dans une Vie de saint en opposition avec xhmi. C était du
moins l’opinion de Quatremère ( Mémoires , I, p. 5 o) qui voyait, dans MiCTpAM
le Vieux-Caire, FustâÇ 1J . Mais le texte hagiographique parle «des deux villes de
xhmi et de MiCTpAM » : il semble donc impossible de voir, dans la seconde
(6 Sur l’étymologie orpotTeufia proposée par M. Amelineau, voir p. i 2 ^ x a 1 article .
Mémoires . Liste des villes d’Egypte.
22
170
J. MASPERO ET G. WIET.
aussi, le Vieux-Caire. Pour cette raison M. Casanova (op. cit., p. 192) rapproche
ce groupe copte du groupe arabe et il fait de MiCTpAM lequivalent
d’« el-Qâhirah ». Il reste alors à expliquer la forme MiCTpAM, qui n’a rien de
commun avec son prototype supposé. En fait, la ressemblance si complète avec
Micr ne saurait être due au hasard. On pourrait, à notre avis, reconnaître ya»
ou Fustat dans MiCTpAM, et plus spécialement Babylone dans xhmi. On
sait en effet que le « Vieux-Caire ^ est composé de deux agglomérations d’ori-
gine différente : la ville romaine de Babylone et le quartier arabe de Fustât
(voir plus haut, p. i 4 o). Au reste, cette distinction est sans valeur pratique,
le nom de MiCTpAM n’ayant jamais été, semble-t-il, employé dans l’usage
courant.
Sur la conquête de l’Egypte par les Musulmans, une grosse bibliographie a
été réunie par M. Caetani (Chronographia , I, p. 2 19-220, 227-228, 2/10-2/12,
2 53 - 254 ; ajouter aujourd’hui : Kindî, éd. Kœnig, p. 2-4; éd. Guest, p. 7-10).
LES K II RAM.
Il nous a paru intéressant de réunir ici, avec les deux listes, données par
Maqrîzî , des circonscriptions de l’Egypte, les nombreuses listes analogues conser-
vées par d’autres géographes et historiens arabes. Cette comparaison permettra
à première vue bien des rectifications sur les noms, souvent fort défigurés, qui
composent de telles énumérations.
Immédiatement après la conquête, nous trouvons le pays divisé en deux gou-
vernements principaux, la Haute et la Basse-Égypte (cf. les articles JâJ;
t^==s!l **->!!) : vastes territoires qui provenaient de la fusion, par
groupes de deux, des quatre duchés byzantins. Ces deux provinces se morcellent
elles-mêmes en cercles appelés kûrah. Ce nom est la transcription du grec ^copa,
qui, effectivement, se rencontre dans quelques papyrus des vii-vm e siècles (Bell,
The Aplirodito Papyri, voir 1 index) avec cette signification. Mais il est pourtant
singulier que jusqu’ici, dans les documents grecs antérieurs à l’islam, le mot
p^eopa ne se soit jamais présenté dans ce sens^h Ce qui paraît certain, en tout
cas, c’est que la kûrah n’est autre chose que la pagarchie de l’ancienne époque
grecque : les Arabes n’ont fait que conserver la géographie administrative des
(1) M. Wilcken ( Grundzüge ... der Papyruskunde , I, p. 78) dit que le XIII e édit de Justinien se
sert du mot %(bpa dans le sens de vopôs : nous ne croyons pourtant pas qu'on puisse citer de pas-
sage confirmant cette assertion.
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
171
Byzantins. M. Becker Zeitschr.für Assyr., XX, p. 70) avait dès le début indiqué
cette identité (]) . Les papyrus de Londres (Bell, op. cit.) ont donné depuis la
solution certaine de la question : au n° 1 356 , par exemple, le même canton
d’Isqauh (Aphroditô) est appelé à la fois yépa ( 1 . 5 ), irayapyja ( 1 . 6), et
( 1 . 1); dans un bilingue publié par M. Becker ( Z . A., XX, p. 88),
correspond à èx r rjs bpterépas irayap^fas.
L’origine grecque de la kûrah se révèle encore dans son administration. Elle
a à sa tête un çâhib el-kûrah (cf. Becker, dans Der Islam, II, p. 36 i- 363 ); on
reconnaît là la traduction exacte du grec ndy-apyps «chef du canton » (2) . Les
fonctionnaires subalternes portent des noms grecs : le JUa«.a. ou aûyova'Td'Xios 1 '^,
le ^ s y> ou dans lequel M. Becker pense reconnaître le (lei&T epos w ; les
(lire ,_j qui représentent les ypa (psïs ou scribes, et bien d autres
sans nul doute. Les listes fournies par Maqrîzî et les autres écrivains arabes suf-
firaient d’ailleurs à elles seules à montrer ce qu’était originairement la kûrah-
Le nombre de ces circonscriptions était ordinairement fixe a 85 (cf. Maqrîzî,
I, p. io 5 , n. 19; Merveilles, p. 1 5 1-162; une autre tradition, évidemment
fantaisiste ( Merveilles , p. 112-1 1 3 ), allait jusqu’à 1 9 5 ). Or la liste des pagar-
chies, dressée vers le premier tiers du vi e siècle par Hiéroclès, et dont nous
nous sommes souvent servis au cours de cet ouvrage, comprend 72 numéros,
sans compter Alexandrie ni les villes libyennes. De ces 72 villes, 47 se retrou-
vent dans la première liste de Maqrîzî; d’autres sont remplacées par des villes
très voisines : Philai par Assouan, Paralos par Neqeiza; d autres, comme les
villes situées à l’est du Delta, Pentaskhoinou, Gerras, Kasios, Klysma,^ etc.,
sont simplement omises, et non remplacées. La géographie de la Basse-Egypte
a quelque peu changé : mais l’ancienne Arcadie byzantine est encore intacte
avec ses huit pagarchies^ restées les mêmes; en Thebaïde egalement les
U) Mais son hypothèse, que le mot kûrah désigne seulement un canton en général , nome , pagar-
chie ou hioîxtjvis, n’est pas exacte. Car la hotxnais est un autre nom de la pagarchie, et quant au
nome, aucun texte ny fait allusion à cette époque.
L'expression semble la plus fréquente (cf. Maqrîzî, ed. Bûlàq,I, p* 3o2 ; la tra-
duction du premier mot par officiers, et du second par campagnes, n est donc pas assez précise, dans
Casanova, Descr . de r Égypte, p. 166-167), On trouve aussi (K/ndi, ed. Guest, p. 9^)*
( ? ) Cf. B. LF. A., t. XI,p. 1 58-
t 4 ) Ce mot se lit dans plusieurs papyrus (Becker, dans Z . A., XX, p. 76-76, et Der Islam, 11 ,
p. 362 - 364 ); dans Ibn c Abd el-Hakam (Maqrîzî, I, p. 323 - 324 , 313 ); M. Becker a retrouve
le pluriel dans un texte de Kindî (éd. Guest, p. 69, et additions, p. 70; Maqrîzî, ed.
Biilâq, I, p. 3o2 : les manuscrits donnent
( & ) Hiéroclès en compte une 9 e , Théodosiopolis : mais en fait, les papyrus nous apprennent
quelle était unie administrativement à Àrsinoé du Fayoum.
172
J. MASPERO ET G. W1ET.
modifications sont insignifiantes, comme le montrera le tableau dressé plus
bas. Le nombre des districts est à ‘peu de chose près resté le même; au cours
des temps, seulement, certaines villes sont tombées en décadence et ont cédé la
place à de plus jeunes.
Il est difficile de dire combien de temps dura le système des MraA-pagarehies.
Aux environs de fan 700, les papyrus de Londres W nous le montrent en pleine
vigueur (l’index en cite 1 9). Au début du 11 e siècle de l’Hégire, elle est toujours
prospère : les des kûrah sont des personnages assez importants pour
qu on songe a interdire aux Coptes l’accès de cette fonction (Ja LaxXJI , L -f J
p&lg. ; ^£J|) (2) : décision qui fut d’ailleurs inapplicable, car un pa-
pyrus de l’an 171 donne encore le nom d’un mâzût chrétien. Un autre fonction-
naire de la kûrah, 1 augustal (jlLu**. ou apparaît encore fréquemment aux
111 e et iv e siècles; dans tous les cas il porte un nom chrétien, Constant (90 H);
Isaac fils de Siméon ( 223 ); Jean ( 2 3 7 ); Corneille (a 48 ), etc.' 3 ). Un papyrus
inédit du Musée du Caire ( 2 6 7 H) cite la « ville d’Edfou dans la kûrah d’Assouan » :
uW Sans doute la théorie de la kûrah se conserva-t-elle en
vigueur tant que le pays fut en majorité chrétien, et l’administration subalterne
laissée aux mains des Coptes' 4 ). L’organisation des provinces à l’époque d’el-Mus-
tançir dut porter le dernier coup aux kûrah. Les listes de ces kûrah contenues
dans Ibn Duqmâq ou Qalqasandî, par exemple, sont postérieures à cette époque :
mais elles sont la reproduction de celle d’el-Quda î. Les noms défigurés prouvent
que c étaient là de vieux souvenirs périmés, et Qalqasandî avoue que certains
noms étaient pour lui une énigme. Seule, la liste de Dimasqî présente des
caractères assez personnels. Il est possible que les kûrah aient donc survécu
(cf. Güest, Delta, p. 9 46 et seq.). Mais on peut croire qu’elles n’avaient plus de
caractère officiel.
Nous publions ici, par ordre chronologique d’auteurs, les listes de kûrah que
(I) En ajoutant kogic et -q-oi, El Keis et El Minchah.
t2 > Abu I-Mahâsm n’a plus compris le texte qu’il copiait; et dans la version qu’il donne la cor-
rection oojlj» n’est plus possible (I, p. 264) : c*eyj, ^
U,.»! '
(3) Cf. J. Karabacek , dans Mittheïl. Pap. Erzherzog Rainer, I, p. 7.
<4) Au cours de ses é,udes sur Mu'âwiyah et sur Yazîd I", le P. Lammens a montré à différentes
reprises que les Arabes laissèrent aux pays conquis l’organisation financière et administrative qn’ils
y avaient trouvée. Naturellement, les fonctionnaires furent des autochtones, dont le concours éclairé
était un élément indispensable à l’ordre public et à la bonne rentrée des impôts (cf. Lammens Le
cai/atde Yazîd I , M.F.O., V, b, p. 712-724 f 3 93-4o5 ] ; Evetts, Churches, p. 3 o- 3 i ; voir plus
haut, p. 10-1 1). v
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
173
nous avons pu trouver. Seules, les listes de Maqrîzî seront données avec le ma-
ximum de correction; les autres seront copiées telles quelles dans les éditions
qui ont été faites : des numéros permettront de retrouver alors dans celles de
Maqrîzî les bonnes leçons.
La première liste que cite Maqrîzî est anonyme : nous la mettons en tête,
étant dans l’impossibilité de la dater certainement; nous la ferons suivre immé-
diatement de celle d’el-Qudâ'î, bien quelle ne soit pas la plus ancienne, parce
quelle doit servir, avec la première, de repère pour les corrections.
LISTE ANONYME DANS MAQRÎZÎ (I, P. 307-309).
2 .
3.
h.
5 .
6 .
7*
8 .
9*
10.
11.
i3.
i4.
i5.
I. — (30 KURAH; 1.043 VILLAGES).
[ARCADIE ET THÉBAÏDE.]
1 56 ou 36o villages [Arsinoé]
: 55 villages [Memphis]
[Letopolis]
àuiwiJ l ou ! [ Aphroditopolis ] v
1 7 villages + 8 villages dépendant de la
kûrah d’Ahnâs, dont :
128. 04
: 6 villages [Nilopolis]
1 95 —
[ Hérakléopolis ]
LmJs£aJ! : 120 —
[ Oxyrhynchos ]
: 37 —
[Kynopolis]
LJ? : 37 —
[ Théodosiopolis ]
: 8 —
: 1 33 —
[Hermopoîis]
p fi
ï 1 1 —
[Antinoé]
p
l 37
[Lycopolis]
16
J 7
*9
22
23
2 h
25
26
27
28
2 9
30
31
<_aL ou : 8 villages
[Hypsélis]
fi fi
Luiail : 12 —
[ Antinoé ]
S^jigï : 37 —
[Apoitônopolis mikra]
j ^ 1:63 -
[ Panopolis ]
JP
[ : 63 —
[Ptolémaïs]
[ Oasis ]
: 20 —
[Diospolis]
l
GO
«N
J*: 7 —
[Maximianopoiis?]
: 1 0 —
[Tentyra]
L2À3 : 22 —
[Koptos]
: 5 —
*
: 5 r -
[ Latopolis ]
fi
: 7 — \
[ Hermonthis ]
fi
: 7 —
[= Philai]
32
174
J. MASPERO ET G. WIET.
II. — JsàaJ.
A. W iJj ( 5 â 9 villages).
[augdstamnique.]
33.
: 65 villages
4o.
lojüji : 18 villages
[ Pharbaithos ]
34.
: 108 —
[ Atkribis ]
4i.
( U 1 * 3
[Tanis]
36.
yü: 87 —
[Léontopolis]
42.
| JjJjj : 46 villages, dont :
3 7 .
^ü:i5o -
[Thmouis]
i 3 a. ;>$■*«**
[Hépbaistos]
38.
aLxaaaj : 89 —
[Boubastos]
43.
uyüî
[Péluse]
3 9 .
: 28 villages,
, dont : [Arabia]
44.
u*.*y*M
[ Rhinocolure]
i3o.
1 3 1 .
B. 'wÂ^Ji ÿb).
[province
D’EGYPTE.]
46. |
: io4 villages
56.
J La : 88 villages
[Kynopolis]
4 7 . |
[ Onouphis ]
5 7 .
(
[Bousiris]
48. |
j »>: 72 —
[Taua]
58.
w
m : 108 —
[Sebennytos]
4g. i
5 9 .
L*»y : 21 —
5o.
Uâ? : n5 —
[Xoïs]
60 .
: 4o —
5i. |
1 SvXaS : 23 —
61 .
p^J! : 4o —
52. |
[ Pbragônis ]
63 .
i .* 1 3 —
[Tennèsos]
53.
! 2 4
[Helearcbia]
64.
( L>Lu©à
[Tamiatbis]
54 .
ftjjüü : 12 —
[— Paralos]
65.
[Alexandrie]
D. —
- (^79 villages).
[province
D’EGYPTE.]
66 .
lo : 73 villages
[ Saïs ]
68 .
: 43 villages
67 .
(J'mIajm l 2 2
[Kabasa]
69 .
: 29 —
(1) M. Guest a publié les listes du Delta d’après l’édition de Bùlâq etle texte d’ibn Duqmâq (Delta, p. 97/1-979).
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
175
71 .
: 9 villages
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[Bolboutbiô] 86 .
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[Marmarique]
LISTE
D’EL-QUDÂ'Î (I,
P. 309
-311).
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96. [ CAJt Mt
Quatremère ( Recherches , p. 1 83 ) a traduit une partie de ia première liste : nous donnons
ici ses transcriptions, dont les fautes pourront être facilement rectifiées.
34 . Athrib.
36 . Tenou.
37. Nema.
38 . Bastah.
39. Tarabiah.
4 0. Farbaïth.
4 i. Sa.
4 a. Atblil.
66 . Sa.
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
177
67. Saba.
68. Al-Bidakoun.
69. le rivage d’ Al-Bidakoun.
72. Mariouth.
73. Kharbetha.
74. Kartbasa.
76. Mesil.
76. Al-Mekidasch.
78. Adjnou.
79. Bescbid.
65 . Alexandrie
85 . Loubiah.
86. Marakiah.
IBN KHURDADHBEH (P. 81-83).
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68 .
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66 .
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(P. 331-339).
Cette liste a été traduite par Reitemeyer
(. Beschreibung Agyptens, p.
1 ^ 7 - 1 54) et Guest en
a publié
ce qui concerne
le Delta (Delta, p
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dont :
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32.
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26 .
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VILLES
DE LA CÔTE MÉDITERRANÉENNE.
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W Le texte indique 7 hûrah : il manque ^ (37) dans rénumération.
(2 > Le texte indique 7 kûrah : il manque j***m*o ( 46 ) et (47).
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180
J. MASPERO ET G. WIET.
RIVE DROITE DU CANAL* D’ALEXANDRIE ET RIVE GAUCHE
DE LA BRANCHE DE ROSETTE.
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RIVE GAUCHE
DU CANAL D’ALEXANDRIE ET DE LA
BRANCHE DE
ROSETTE.
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73.
RIVE DROITE DE
LA BRANCHE DE ROSETTE.
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85.
86.
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(IV, P. 549).
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322 - 326 ).
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dont :
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LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
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53 .
: 22 —
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66.
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67.
: 17 —
78.
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68.
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79 -
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: ^ —
1 25
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: 17 —
80.
i^A-s?Jî, capitale :
72.
by : 7 —
126 [Hermopolis]
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65 .
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7 4 .
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89.
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9 4 -
IBN DUQMAQ (IV, P. 128; V, P. 42-43).
Les noms du Delta ont été publiés dans Guest, loc. cit.
1 . —
8.
12.
20.
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2.
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CALCASCHANDI (P. 93-104).
I. — EL-ÇA c iD.
1.
El-Fajjûm.
10. | Tahâ.
24. |
Hù.
2.
Memphis.
il. ( Schanbûda.
25. |
Pendera.
3.
Wasîm.
1 2 . Btiweit.
27. (
1 Eûi
4.
El-Scharkia.
i3. / El-Uschmûnein.
28. 1
; Kift.
5.
Dalâç.
i4. 17J Ançinâ.
29- 1
El-Akçor.
6.
Bûçir.
16. F Schutb.
111.
Kûç.
7-
Àhnâs.
i5. Osjût.
3o. 1
j Asnâ.
9-
El-Keis.
19. Pamnuh.
Bi.j
[ Armant.
8.
El-Bahnesâ.
20. f Ichmîm.
32.
Uswân.
ai. | El-Deir.
22. ( Abschâja.
Mémoires. Liste des villes d’Egypte .
186
J. MASPERO ET G. WIET.
II. — DAS UNTERLAND.
A. DAS ÔSTL1CHE HAUF.
35.
'Ain Schams.
38.
Basta.
4i.
j Dhâf.
34.
Atrîb.
3 9 .
Tarâbia.
42.
j Eilîl.
36.
j Banâ.
4o.
Kartit.
43.
( El-Faramâ.
3 7 .
[ Tumey.
B.
- BATN EL-RÎF.
44.
j El-'Arîsch.
56.
| Banâ.
5 9 .
Nausâ.
62 .
Dakabla.
57 .
Buçîr.
60 .
Ei-Auseh.
63. 1
j Tinnîs.
58.
Samannud.
61 .
El-Bagûm.
64. i
j Dimijât,
C. -
— DIE INSEL.
46. j
[ Damsîs.
5o. /
Sachâ.
54.
Bakîra.
4 7 . j
| Manûf.
5i.
Teïda.
55.
Deiçiâ.
48.
Tuwweh.
52. (
El-Farrâgun.
56.
Absarûi 1 .
D. DAS WESTLICHE HAUF.
66 .
Çâ.
?4. (
Kartasâ.
65.
Alexandria.
67 .
Scliabâs.
?5. |
Maçîl.
84.
Mariiit.
68 .
El-Badkûn.
76 .
Ei-Malides.
85. I
| Lybia.
70 . 1
j El-Cheis.
78 . j
Ichnâ.
86 . |
Marâkia.
71 . j
j El-Schirâk.
79-
Bascbîd.
?3.
Cliirbitâ.
80 . (
El-Buheira.
E. —
- DIE KIBLA.
87 . ]
[ Ei Tûr.
9 1 - [
Eila.
95 .
; Badâ Ya'cûb,
88. j
| Fârân.
9 2 - )
Midian.
96 .
Scbu'eib.
»9-
1 Râj a -
93.
El 'Oweinid.
90-1
| El-Kulzum.
9M
El-Haura.
El-Wâh. Barka.
DIVISION DE L’ÉGYPTE EN PROVINCES.
Muqaddasî (p. 198-194) a une manière très personnelle de diviser l’Égypte, et qui
cadre pas avec les provinces administratives usuelles. Il y reconnaît sept districts :
i° — Capitale : el-Faramâ. — La partie asiatique de l’Egypte.
2 0 cjÿil — Capitale : Bilbeïs. — La province du Hauf el-Sarqî.
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
187
3» — Capitale : El-'Abbâsîyah. — Comme ce district comprend les provinces de Batn el-
Rîf, el-Jazîrah, la partie méridionale du Hauf el-Garbi, il ne s’agit pas ici de la ville d’el-'Abbâ-
sab, située à l’entrée du Ouàdî Toûmilât, comme le croit de Goeje.
U° — Capitale : Alexandrie. — Grande banlieue de cette ville.
5 ° sGjjésJL* — Capitale : el-Fustât. — Grande banlieue de cette ville.
6° ( X.y r*iR — Capitale : Uswân. — La Haute-Egypte.
7 0 caL-lp! — Les oasis.
Nous allons voir dans les tableaux suivants que les divisions administratives proprement
dites ont quelque peu varié suivant les époques.
RÈGNE D’EL-MUSTANÇIR
(427
H -487
H = 1 035
- 1094 ).
(EVETTS, CHURCHES, P.
17 - 19 ;
TEXTE
AR., P. 10 -
12.)
PROVINCES.
DISTRICTS.
VILLAGES.
TOTAL.
REVENUS (DINARS).
Basse-Égypte
9 J 7
681
l5 9 8
2 . o 4 o . o 4 o
El-Sarqîyah
• 294
1 58
452
694 .121
El-Murtâhîyah
. . 48
4 i
89
70 . 358
El-Daqahlîyah
• • 3 9
3 i
70
53.761
El-Abwânîyah
6
0
6
4 . 700
Jazîrah Quweïsinâ
. . 68
6
7 4
1 5 g . 664
El-Garbîyah
1 65
3 i 4
43 o .955
El-Samannudîyab
■ • 97
32
129
200 . 667
El-Manûfivateïn
• • 69
32
101
1 4 o . 933
Fuwwah et el-Muzâhamîyateïn . . .
10
3
i 3
6 . 080
El-Nastarâwîyab
6
0
6
14.910
Rasîd, el-Jadîdîyah et Adkû
3
0
[ 3 ]
3 .000
Jazîrah Banî Naçr
.. Ai
23
64
62 . 5 o 8
El-Buheïrah
. . 87
89
176
1 3 g . 3 1 3
Hauf Ramsîs
101
[101]
[ 5 g. 080]
Haute-Égypte
• • 3 79
209
588
1 . 020 . g 53
El-Jizîyah
. . 70
27
97
I 29 . 64 l
El-Itfîhîyah
. . i 3
4
‘7
39.449
El-Bûçîrîyah
. . i 3
1
i 4
39.390
El-Fayyûmîyah
. . 55
1 1
66
i 45 .i 62 G)
El-Babnasâîyah
. . 84
21
io 5
234.801
El-U§mûneïn
. . 54
5 7
111
I27.676
El-Siyûtîyah
[ El- Ikhmîmîyah ]
[El-Qûçîyah
. . 22
32
54
^ Pour l’année 355 H, Abû Çâlih ( loc . cit., p. 5a) donne le cliiffre de 620.000 dinars. Cf. Maqkîzî, éd. Bûlâq,
1, p. a4g.
^ Ces deux provinces existaient déjà, quoique manquant dans cette liste : d’ailleurs, elles ont dû être sautées par
les copistes, puisqu’on n’arrive nulle part au nombre de villages de toute la Haute-Egypte.
188
J. MASPERO ET G. WIET.
Une liste, publiée par Maqrîzî (I, p. 3o6-3c>7), doit être contemporaine de celle d’Abû
Çâlih, malgré certaines différences, ou tbut au plus légèrement postérieure : nous verrons,
en effet, qu’à partir de la suivante, des provinces, qui y sont encore mentionnées, auront
complètement disparu.
El-Sarqîyah.
El-Murtâhîyah.
El-Daqahlîy ah .
EI-Abwânîyah.
Damiette.
Jazîrah Quweïsinâ.
El-Jîzîyah.
El-Itfihiyah.
Ei-Bûçîrîyah.
BASSE-ÉGYPTE.
El-Garbîyah.
El-Samannûdiyah.
El-Danjâwîyah.
El-Manûfiyah.
Ei-N astarâwiyah .
HAUTE-ÉGYPTE.
[ El-Fayyûmîyah.]
El-Bahnasâwîyah.
El-Usmûneïn.
El-Manfalûtî y ah .
Fuwwah.
E ll-Mu z âham îy ateïn .
Jazîrah Banî Naçr.
El-Buheïrah.
Alexandrie.
Hauf Ramsîs.
El-Usyûtiyah.
Ei-Ikhmîmîyah.
El-Qûçîyah.
LISTE DE 585 H - 1189 (MAQRÎZÎ, II, P. 17-19).
BASSE-ÉGYPTE (REVENU : 1.151.653 DINARS).
El-Sarqîyah \ Fuwwah et el-Muzâhamîyateïn
El-Murtâhîyah / El-Nastarâwîyah
El-Daqahlîyah I 1,1 9° • 9 2 Jazîrah Banî Naçr
Bus . . ] Jazîrah Quweïsinâ
Alexandrie 8 oo.i 38 El-Garbîyah
Rosette 2.000 El-Samannûdiyah
El-Buheïrah 115.576 El-Danjawîyah
Hauf Ramsîs 7 2 . 4 o 3 El-Manûfivah
10 . 125
i5 . 3o5
112 .646
i3o . 672
674 . 6o5
245 . 479
46 . 274
i48.34 7
HAUTE-ÉGYPTE (REVENU : 2.610.441 DÎNARS).
El-Jîzah i53.2o4
El-Itfîhîyah * 69.728
El-Bûçîrîyah 60 . 466
El-Fayyûmîyah 162.703
El-Bahnasâwîyah 352.634
El-Wahât el-Dâkhilah )
El-W âheïn el-Khârij ateïn > 25 . 000
Wâh el-Bahnasâ )
El-Siyûlîyah (moins Manfalût et Man-
qabât) 72.604
El-Ikh mîmîyah 108.812
El-Qûçîyah 362.600
Uswân 25.000
'Aïdhâb (non compris).
EN 715 H - 1315 (MAQRÎZÎ, I, P. 312-313; ÉD. BÛLÂQ, I, P. 129).
Qûç (comprenant Uswân et 'Izab
Qamulah).
Mimîm.
Usyût.
HAUTE-ÉGYPTE.
Manfalût. El-Bahnasâ.
El-Usmûneïn (comprenant el-Ta- El-Fayyûm.
hâwîyah). Itfih.
El-Jîzah.
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
189
BASSE-ÉGYPTE.
El-Buheïrah.
El-Garbîyah.
El-Manûfîyah (comprenant Jazîrah Banî Naçr).
Qalyûb.
El-Sarqîyah.
Usmûm Tannâh (comprenant el-Daqahlîyah et el-
Murtâhîyah, el-Burullus, Rosette, el-Mancûrah).
El-Wahât \
Alexandrie > forment des gouvernements à part.
Damiette j
IBN DUQMAQ (IV, P. 128; Y, P. 43).
El-Jîzah.
El-Itfîhîyah.
El-Fayyûm.
Environs du Caire.
El-Qalvûbîyah.
El-Sarqîyah.
El-Daqahlîyah.
HAUTE-ÉGYPTE.
El-Bahnasâîyah.
El-Usmûneïn.
Manfalût.
Ikhmîm.
BASSE-ÉGYPTE.
El-Murtâhîyah.
| Tinnîs.
J Damiette.
Qûç.
Uswân.
'Aïdhâb.
El-Garbîyah.
El-Manûfiyah ,
El-Buheïrab.
Alexandrie.
CALCASCHANDI (P. 104-115).
Ei-Jizîyah.
El-Itfîhîyah.
El-Bahnasâîyah.
Environs du Caire.
El-Qalyûbîyah.
El-Sarqîyah.
HAUTE-ÉGYPTE.
El-Favyûmîyah.
( El-Usiiiûraïn.
| El-Tahâwîyah.
El-Manfalûtiy ah.
BASSE-ÉGYPTE.
( El-Daqahlîyah.
j El-Murtâhîyah.
El-Buheïrah.
El-Muzâhamîyateïn .
El-Usyutîyah.
El-Ikhmîmiyah.
El-Qûçîyah.
El-Manûfîyâh.
El-Garbîyah.
Je^rah Banî Naçr.
ZAHIRÎ (P. 32-36; SACY, CHR. AR II, P. 3-8).
El-Jîzîyah.
El-Itfîhîyah.
El-Fayyûmîyah.
HAUTE-ÉGYPTE.
El-BahnasâAviyah .
El-Usmûneïn.
El-Usyûtîyah.
Manfalût.
El-Wahât.
El-Qûçîyah.
190
J. MASPERO ET G. W1ET.
BASSE-ÉGYPTE.
El-Qalyûbîyah.
El-Sarqîyah.
( El-Daqahlîyah.
( El-Murtâhîyali.
Damiette.
El-Garbîyah (dont :
j El-Sakhâwîyah,
1 El-Muzâhamîyateïn).
El-Manûfîyah (dont
Jazîrah Banî Naçr).
El-Bubeïrah.
IBN EL-JÎ'ÂN, P. 3-5
(ap. 'Abd el-Latîf, p. 595 - 596 ; Description de l’Egypte, IX, p. i8i-i83).
BASSE-ÉGYPTE : 6.228.445 DÎNÂRS (1.651 VILLAGES).
Banlieue du Caire
20
El-Qalyûbîyah
419. o 54
5 9
El-Sarqîyah
i-O
00
-Cf
38 o
El-Daqahlîyah
696.071
217
Banlieue de Damiette
111. 000
1 2
El-Garbîyah
i.i 44 .o 8 o
471
El-Manûfîyah
674.629 i /3
1 32
Abyâr et Jazîrah Banî Naçr
46
El-Buheïrah
741 . 294 2/3
222
Fuwwah et el-Muzâhamîyateïn
5 o .846 1/2
1 6
Nastarâwah
43 . 5 oo
6
Banlieue d'Alexandrie
8
El-Jîzîyah
62.000
[*58]
HAUTE-ÉGYPTE : 3 . 355.808 5/6 (512 VILLAGES).
El-Itfïhîyah
5 o
El-Fayyûmîyah
i 64 .o 5 o
97
El-Bahnasâwîyah
i. 3 o 2.642 1/2
1 5 6
El-Uàmûneïn
762.040
1 o3
El-Usyûtîyah
323.920
32
El-Ikhmîmîyah
143.925 i/3
26
El-Qûçiyah
[ 43 ]
LES KÀSIFLIK, AU TEMPS DE
VANSLEB ( RELATION , P.
26-27),
(Les transcriptions de Boinet sont entre parenthèses.)
HAUTE-ÉGYPTE.
Sist (probablement une faute pour Siut = Assiout).
Gezîre (Guéziret Chandawil?).
Abutîg (Abou Tig).
Sobaiig (Sobag).
Témeb (Tema).
Minscie (el Minchah).
Tahta (Tabta).
Tuh il essirat (Toukh).
W Sauf pour ce chiffre, j’ai suivi la traduction de S. de Sacy.
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
191
Girgé (Guerga).
Berdîs (Bardis).
Fersciût (Farchont).
Hû et Bahgiura (Heou et Bahgoura).
Jarbuksâs (?).
Armént (Armant).
Isne (Esna).
Scierkabuét (?).
Momfaiiôt (Manfalout).
Ischmnnein (Àchmounein).
Behnese (Bahnassa).
Menu! (Menouf).
Garbie (Gharbieb).
Beheire (Béhéra).
Acbmin (Akhmîm).
Scbierkmérg (?).
Limbîr ve ii cbeiiâm (?).
Schierkfau. (Fawt).
Cous (Kous).
Kenne (Kena).
Luxorein (Louksor).
ïbrîm (Ebrim).
MOYENNE-ÉGYPTE.
Fiûm (Fayoum).
Gize (Guizeh).
Atfieh (Atfih).
BASSE-ÉGYPTE.
Kel, Iûb (sic : Kaiioub).
Mansoura (Mansourah).
Biibeis (Belbeis).
DESCRIPTION DE L’ÉGYPTE (XVIII).
Thèbes.
Fayoum.
Damiette.
Girgeli.
Atfyeh.
Gharbyeh.
Syout.
Gyzeh.
Menouf.
Minyeb.
Qelyoub.
Rosette.
Beny-Soueyf.
Charqyeh.
Bahyreh.
Mansourah.
BOINET (P. 559-649).
Béhéra.
Fayoum.
Le Caire.
Charkieh.
Guizeh.
Alexandrie.
Dakahlieh.
Minia.
Damiette.
Gharbieh.
Assiout.
Port-Saïd.
Kalioubieh.
Guerga.
Suez.
Menoufieh.
Kena.
El Ariche.
Béni Souef.
Nubie.
Oasis Siwa.
NOMBRE DES VILLES ET VILLAGES.
Les chiffres donnés par les listes arabes sont faux en ce sens qu ils ne concordent pas en
total avec la somme des chiffres de chaque district ou de chaque province : d ailleurs, par-
fois, le résultat manque pour certaines provinces. Ils ont néanmoins de la valeur les uns par
rapport aux autres, et il est intéressant de les grouper.
Liste anonyme de Maqrîzî (I, p. 307-809) : 2.721.
En 345 H (Maqrîzî, I, p. 3 i 2 ) : 2.395 (Ibn Iyâs donne ce chiffre pour le gouvernement de c Amr
ibn el c Aç : I, p. 2 5 ).
192
J. MASPERO ET G. WIET.
Règne cTel-Mustançir (Evetts, Churches, p. 17-19) : 2.186.
Dimasqî (p. 23 i- 232 ; trad. Mekren, p. 322 - 326 ) : 2.0/19.
Ibn el-Jî c ân ( p. 3 - 5 ; ap. c Abd el-Latîf, p. 5 9 5 - 5 9 6 ; Description de l’Égypte, XVIII, p. 181) :
2 .i 63 , ou 2 . 2 5 9 5 ou 2.29/1.
Description de V Égypte (XVIII, p. 1 i 5 -i 16) :
Registre copte ayant servi à Tadministration française : 2.967.
Liste des agents des provinces : 3.4/17.
Atlas de la Description : 3 . 554 .
D’Anville (p. 29) : 2.696 et 2 . 4 g 5 (d’après des sources arabes).
Avec Boinet (p. XV) nous arrivons au chiffre de 3.692 villages. — Il faut ajouter 1/1.016
hameaux et 433 campements de bédouins.
REVENUS DE L’ÉGYPTE.
En l’an 21 H (Evetts, Churches, p. 82 ; l’an 20 , mais dans le texte, p. 3 o , il y a 2 1) : 1 .000.000
de dinars. (Nous allons voir quune tradition de Balâdhurî supprime les dizaines dans deux cas sui-
vants; peut-etre voyons-nous ici le meme phénomène, et ce chiffre serait le même que le suivant.)
Premier revenu sous ‘Amr ibn el-'Âç (Maqrîzî, éd. de l’Inst. franç., I, p. 332) : 10 .000.000.
En 22 H (Evetts, loc. cit.; Maqrîzî, I, p. 110, 33 o, 332; II, p. 60; Ibn Ms, I, p. 25 ; Des-
cription de l’Égypte, IX, p. 179) : 12.000.000 (Balâdhurî dit : 2 millions; cf. Maqrîzî, II, p. 60,
n * 3 ). Ya'qubi (p. 33 g) donne des chiffres différents : 4 . 000. 000, la première année; puis,
la suivante : 10.000.000.
Sous le gouvernement de 'Abd Allah ibn Sa ç d, entre 23 H et 35 (Maqrîzî, I, p. 33 i ; II, p. 61 ;
Ibn Iyas, I, p. 26; Description ) : i 4 . 000. 000 (Balâdhurî : 4 millions); Ya c qûbî (ibid.) : 12.000.000,
et, plus tard, sous Mu'âwiyah : 1 5 . 000. 000. — Cf. Amélineau, Histoire, p. 243 .
Sous Usâmah ibn Zeïd, pendant le règne de Suleïmân ibn c Abd el-Malik, entre 96 H et 99
(Maqrîzî, II, p. 62) : 12.000.000.
Pour le gouvernement de c Ubeïd Allah ibn el-Habhâb, nous avons trois chiffres :
4.000.000 (Maqrîzî, II, p. 62);
En lan 107 H ( id. ; Ibn Rusteh, p. 1 18) : 2.700.837 (2 millions dans Ibn Rusteh).
Ibn Khurdâdhbeh (p. 84 ; cf. Maqrîzî, II, p. 64 ) donne un chiffre qui est un doublet du précé-
dent : 2.723.837.
En 1 43 H (Maqrîzî, II, p. 64 , n. 3 ) : 2 . 834 . 5 oo.
En 162 H (ibid.): 1.828.500.
Sous Musa ibn 'Isa, en 176 H (Ibn Khurdâdhbeh, p. 84 ; Ibn Rusteh, p. 118; Maqrîzî, II,
p. 64 ) : 2.180.000. — Notons 4 .ooo.ooo, dans Ya'qûbî (p. 33q), sous le règne de Hârûn el-
Raàîd; le revenu tombe ensuite à 3 . 000. 000.
Sous le règne d’el-Mâmûn, soit, entre 198H et 218 (Maqrîzî, II, p. 65 , 124 ; Description de
l’Égypte, IX, p. 178) : 4.257.000.
Sous Ibn Tûlun, après le départ dTbn el-Mudabbir, donc quelques années après 260 H (ibid. ,
p. 63 ) : 4 . 3 oo.ooo (5 millions, dans Evetts, loc. cil.).
Sous Khumâraweïh, entre 270 H et 282 (Maqrîzî, II, p. 63 ) : 4 .ooo.ooo.
Sous Muhammad ibn Tugj el-Ikhsîd, entre 323 H et 334 (ibid., p. 65 ) : 2.000.000.
Sous Kafur el-Ikhsîdî, entre 355 Het 357 (Evetts, loc. cit.) : 3.270.000.
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
193
De 358 H à 36 o (Maqrîzî, II, p. 4 , 67) : 3.200.000 et 3 . 600.000. — En signalant que le
revenu de l’Égypte au temps du qâid Jauhar était de 2.200.000, Ibn Iyàs (I, p. 46 ) le donne
comme supérieur à celui des gouvernements qui précédèrent immédiatement la dynastie fatimite.
Sous Ya'qûb ibn Yûsuf [ibn Killis], soit après 363 H (Evetts, loc. cit.) : 4.000.000, puis
3.000.000.
Sous el-Yâzûrî, entre 662 H et 45 o (Maqrîzî, II, p. 4 , 67; Description de l’Egypte, IX, p. 179):
1 . 000 . 000 .
A la mort d’el-Yâzûrî, soit en 45 o H (ibid., p. 5 ) : 600.000.
Avant 467 H (Evetts, op . cit., p. 17-19) : 3.060.993.
Avant Badr ei-Jamâlî (Description) : 2.800.000. Vers 482 H (ibid. , p. 179-180) : 3 . 100. 000.
Sous el-Afdal (Maqrîzî, II, p. 5 , 68; Description, p. 180) : 5 . 000. 000 et 1.000.000 ardabb
de grains.
En 585 H (ibid., p. 17) : 4.653.017.
Citée dans les listes cle villes. — On note l'orthographe dans le Syna-
xaire (éd. du Caire, I, p. 22), et ^y dans une des listes d’évêchés (Amélineau,
p. 574 ). Cette dernière forme est intéressante, parce quelle permet d’identifier
un nouveau nom propre dans Jean de Nikious, et lun des plus corrompus (cf.
J. Maspero, Organisation militaire de T Egypte byzantine, p. 4i) : celui de la ville
d 'Aykelâh (p. 529 ; variantes : Baykalâh, Waykalâ). On tire de ce nom un pro-
totype arabe >*>, qui, mal écrit, pouvait déjà faire songer à pour (les
deux premières lettres prenant l’apparence d’un mîm non bouclé). Cette hypo-
thèse se change en certitude si l’on consulte la table des matières (p. 355,
chap. xcvi), où la ville est plus correctement appelée Maûsal (= Jyy)- Tout ce
que l’auteur raconte de cette cité convient très bien à ce que nous savons de
Maeîl; il faut donc admettre qu’il a existé, outre les formes citées plus haut,
les deux orthographes et Jyy ■ Le texte actuel de la Chronique éthiopienne
ajoute au nom cette glose : « Aykelâh, qui est Zâwiya»; on peut se demander
si ce n’est pas là une interpolation du traducteur arabe, qui a intercalé la note
bien connue des scalee : iy A**»-* «Maçîl qui est kouah» (voir plus bas), la-
quelle aura été défigurée par les copistes'.
Le nom copte est mhxhx (sur les différentes appellations de la localité,
cf. Champollion, II, p. 2 38-2 4 1 ; Amélineau, p. 2 43-2 46); de la est sortie la iorme
grecque M éTylts (Steph. Byz., s. v., qui ajoute : cr elle se nomme aujourd’hui
B et l’arabe : cf. le cas de ,XANi = Tanis = Les signatures du
9 ) Nous voyons que mbxhx = et que Mexex = ^L». Il est curieux de retrouver en arabe
ia permutation du ^ et du ^ et dans Ibn KhallikÂn, texte ar. I, p. 12; et qpjjJ,
dans J. A., i 846 , II, p. i 5 i).
Mémoires. Liste des villes d’Égypte.
25
194
J. MASPERO ET G. WIET.
concile d’Éphèse (M. M. F., t. VIII, p. 69) remplacent le Metelis grec par
M6XHA. Il existe une autre forme, MGA6X, grec M eXérys (Hier., 72/1,3) et
M iXXsws (génitif probable de M/AAts : Georg. Cyp., 712), arabe Une va-
riante curieuse, signalée par Ghampollion, est^Jio, dans Ibn Duqmâq (V, p. 100),
Ibn el-H'ân (p. 187; ap. 'Abd el-Latîf, p. 669) et dans des manuscrits de Y His-
toire des Patriarches ( Patrol . or., V, p. 1 06 [ 3 60], note 3 : gjA**); elle correspond
à 'J’Mexex, avec l’article. 11 est vrai que le nom de Maçîl se trouve lui aussi
dans Ibn Duqmâq et Qalqasandî, mais dans une liste purement théorique, et le
dernier auteur ajoute que le nom n’était plus usité de son temps.
Enfin, les scalæ prétendent que Maçîl est la même chose que Fouah :
ày ê:, et Vansleb ( Relation , p. 171) les a crues sur parole. Ghampollion a le
premier émis des doutes, suivi en cela par M. Amélineau. Les listes d’évêchés,
plus exactes , donnent ^JS' g 3 (variante dans J. de Rouge , p. 1 5 2 ; la
note 3 est à supprimer). Les deux villes étaient proches, et Fouah a pu prendre
la succession de Maçîl dans la possession d’un évêché : d’ailleurs Fouah repré-
sente, on l’a vu, le copte BoyA. La décadence de mhXha dut commencer dès
les environs de l’an 600 de notre ère, quand la ville fut brûlée, dans les circon-
stances rapportées par Jean de Nikious (p. 532 ).
Le nom de se trouve dans Ibn Khubdâdhbeh (p. 81); Ya'qûbî (p. 33 g);
Ibn el-Faqîh (p. 7A); Oudâmau (p. 2A8); Yâqût (IV, p. 558 ) ; Dimasqî (p. s 3 1 ;
trad. Mehren, p. 32 A); Ibn Duqmâq (V, p. 63 ); Galcaschandi (p. 99). Nous lisons
dans le Synaxaire ( Patrol . or., I, p. 2A0 [26]) : «Dieu envoya son ange vers
un chef (<^1) des gens de Niqriha w , de la dépendance de Béhéra, du diocèse
de Maçîl ». D’autres passages du Synaxaire ( Patrol . or., I, p. 25 1 [37]; III,
p. Ao5 [329]) nous parlent d’un évêque de cette ville, citée enfin dans les listes
d’évêchés. Li Histoire des Patriarches (Patrol. or., I, p. 182 [8 A]; V, p. io 6 [ 36 o])
mentionne parfois un évêque de Malîj; il s’agit probablement de la même ville
que Maçîl; autre citation de Malîj dans le même ouvrage (ibid., I, p. 4 5 9 [195]).
Il importe de ne pas confondre ce Malîj avec un autre Me'lig (copte -J-aai-
KIA, cf. Amélineau, p. 5 o 3 ) marqué par Vansleb (Hist. de l’Eglise d’Alexandrie,
p. 21) comme siège d’un évêché : mais aucune autre liste ne le porte. Cette
dernière ville existe d’ailleurs encore dans la province de Menoufieh.
Récemment, M. Daressy (Les grandes villes d’Egypte à l’époque copte, R. A.,
(1) M. Amélineau lit Taqrahâ, p. 90, et fait un article sur cette ville qu’il identifie avec la moderne
Aboukir (p. Z182) : or, Niqriha, connu par d’autres textes ( Synaxaire , Patrol. or., I, p. 289 [ 25 ];
éd. du Caire, I, p. i 5 ; une inscription inédite de Damanhour) est actuellement un faubourg de
Damanhour (Boinet, p. 562), que M. Amélineau a connu sous la forme fautive Maherha (p. 11 5 ).
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
195
189 A, II, p. 2 1 1) a situé, sous réserves, les ruines de Métélis dans un village,
près d’el-Atf, nommé Kôm el-Neguil ( ^S - ). — Les conjectures de M. Guest
(Delta, p. 979) sur Maçîl et Mallîdis sont erronées : le nom de cette dernière
ville n’a, comme nous le verrons, aucun rapport avec celui de Métélis. 11 semble
que M. Guest ait situé Maçîl trop au sud dans sa carte; il faudrait la rapprocher
de Fouah.
M. Casanova a réuni à ce sujet une grosse bibliographie (Les noms coptes du
Caire, B. 1 . F., 1 , p. 193-197; cf. encore J. A., p. A81). Pour lui,
MaqadûniyaJi serait le territoire compris entre «Memphis et Guizeh sur la rive
gauche, Fustât et 'Aïn Sams sur la rive droite», et ce nom dériverait peut-être
de l’un des noms de Memphis : Ma-kha-to-ui «la balance des deux pays»
(cf. Sourdille, Durée du voyage d’Hérodote, p. 3 o).
En fait, les Arabes ne sont pas les inventeurs du mot : et il est à peu près
certain que nous avons là, simplement, la transcription du grec
qui était l’un des noms de la ville d’Alexandrie. Déjà, au 11 e siècle de notre ere,
Denvs le Périégète appelle la capitale de l’Égypte Maxyàôviov utt oXieÔpov (Geogr.
graeci minores, éd. G. Müller, p. 116, vers 2 5 A). Le commentaire dEustathe
(xn e siècle) ajoute (ibid., p. 261) : «Vers l’ouest de 1 Égypte, non loin de la
bouche Canopique du Nil, se trouve la cité macédonienne (M cixyiSoviov uït.); c est
la ville qui. porte le nom d’Alexandre le Macédonien (ô ëaltv y t ov MctxsSôvos
ÀXstidvSpov ôpojvvfjios xs 6 Xis)v. Plus précis encore est le passage de la Vie de
saint Spyridon (vn c siècle) publié par H. Usener (Kleine Schriflen, III, p. 80), le
patriarche d’Alexandrie écrit au saint : «Ataéas sis MaxsSovîow poÿdyaov ypïv,
viens à Macedonia pour nous aider». Et l’auteur du récit commente la phrase en
disant : «M axeSovlav Sè t yv kXeÇdvàpov 'zspoaoiyopetiov'n axoXiv, on appelle
Macedonia la ville d’Alexandrie (1) ». Un texte, cité par Maqrîzî (I, p. 86), indique
bien que, contrairement à l’opinion de M. Casanova, Maqadûniyah est en rapport
de connexion avec Alexandrie. Il montre en meme temps que les Arabes, et pro-
bablement les Coptes avant eux, avaient fini par élargir la signification du mot.
«Les Grecs, déclare ce texte, prétendent que le pays de Maqadûniyah tout
entier est un maqf de 1 Église cathédrale qui est à Constantinople, et ils appel-
lent le pays de Maqadûniyah : al-Auçufiyah. C’est, d’après eux, Alexandrie et. . .
l’Égypte tout entière moins la Haute-Égypte.» En d’autres termes, Maqadûniyah
9) Comparer encore la légende (rappelée par M. Casanova, loc.cit., p. 222) de Macedo, fils dO
siris, qui donna son nom à la Macédoine grecque.
196
J. MASPERO ET G. WIET.
r
est la Basse-Egypte, et son centre est Alexandrie. Cette phrase obscure parait
contenir un fonds, dénaturé, de vente historique. Les Coptes appartenaient en
majorité a la secte monophysite : mais le patriarche catholique ou melkite, pro-
tégé par les Grecs, avait seul le droit de résider à Alexandrie. Il était, depuis le
milieu du vi e siècle, nommé et sacré à Constantinople, et cette dernière église,
usurpant ainsi, malgré les canons anciens, la primauté sur l'Orient, semblait
réduire celle d Alexandrie au rang d église subordonnée. Par ailleurs, l’autorité
de ce pontife melkite ne s’exerçait effectivement que sur Alexandrie et ses envi-
rons; son influence pouvait cependant s’étendre sur la Basse-Égypte, plus ou
moins loin selon les circonstances. Ainsi nous lisons dans V Histoire des Patriarches
que le pape Kyros, au vn e siècle, réduisit à la soumission la plupart des évêques
du Delta (1) . I! est donc probable que les Coptes, qui déjà affectaient de tenir
Alexandrie pour une ville étrangère, ont étendu ce nom hostile de ffMacedonia»
a toute la partie de l’Égypte où ils ne se sentaient pas vraiment chez eux, où
rayonnait l’influence byzantine : c’est-à-dire à la capitale et à une portion mal
définie de la Basse-Egypte autour d’elle, voire même à la Basse-Égypte entière.
Ibn Khurdâdhbeh écrit (p. 80) : de même Ibn el-Faqîh (p. 57) et
Yâqût (IV, p. 606).
Ce lieu s appelait autrefois Umm Duneïn, et nous en avons fixé la position
dans cet article (p. 2 A).
Nous y avons laissé une erreur : le nom de Maqs ne date pas seulement de
la fondation du Caire; on le trouve déjà dans des papyrus gréco-arabes du i er siècle
de l’hégire (Van Berchem, ap. J. A., 1907, I, p. 1 64 -i 65 ; Encyclopédie, I,
p. 843 ). Les auteurs arabes nous disent que l’ortbographe primitive du mot
était et 1 expliquent par ce fait qu’il y avait en cet endroit un bureau de
perception de taxes. • Dimasqi écrit (p. 2 3 o; trad. Mehren, p. 822). —
Cf. Yâqût, IV, p. 606; Maqrîzî, éd. Bûlâq, II, p. 121.
£■£=■■#■<*
Cet endroit répondrait cr à un point placé au nord du côté de Fostât, au pied
de la Mosquée de Toûloûn dans la région dite d’el-Karâfat » (Casanova, Les
noms coptes du Caire, B. I. F., I, p. 188-190, 207).
"[ Il poussa même une pointe jusqu’au Fayoum (fragment copte de la Vie de Samuel de Qalamoun ,
publié par M. Amélineau dans Journ. asiat., novembre-décembre 1888 , p. 365).
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
197
fJaJÜÎ — EL MOKATTAM
La légende veut que Jésus y ait séjourné (I, p. 110; II, p. i 65 ); sa notice
(II, p. i 6 o-i 65 ). — Sur ce mont, outre les sources citées en note, voir : Irn
Rusteh, p. 1 16-1 17; Ibn Hauqal, p. 99; Vattier, L'Egypte de Murtadi, p. 118;
Evetts, Churches, p. 117, 1 AA; 'Abd el-Latîf, p. 5 ; Dimasqî, p. 23 , 282 (trad.
Mehren, p. 20, 32 A). — M. Casanova a voulu chercher une étymologie égyp-
tienne à ce nom : il propose le Makhatoui qui a déjà servi pour Maqadûnivah .
ou bien encore (Hor^em akhu Tum, qui est le nom du dieu d’Héliopolis (Les
noms coptes du Caire, B. I. F., I, p. 196, n. A; p. 206-210).
En dehors des listes de kûrah, ce nom se retrouve dans YHistoire des Patriar-
ches (Vie d’Agathon, Patrol. or., V, p. 20 [2 7 A]) : ,j*XaL» oüud yX** 1*1 (où M.
Evetts traduit par Meteliles); et dans les Annales d’Eutychius (éd. Cheikho, p. 1 99
= Corpus script, christ, orient., Arah., III, t. VI) : *1 Jtib pôy A.
Cette forme el-Lamîdis est certainement fautive. Quant à l’identification proposée
avec Metelites, elle est impossible.
i° Il n’existe pas de forme grecque -w Metelites», mais seulement Metelis. Il
est vrai qu’on rencontre une forme mais elle donnerait plutôt ^xL*.
2 0 Metelis est fort connu comme étant ou il n’y a aucune raison de
supposer un troisième nom arabe sur le même thème. Les deux localités de
et de apparaissent d’ailleurs simultanément dans les listes de kûrah de
Maqrîzî.
Le nom de Malltdis, n’est autre, sans doute, que la transcription de
Met’sÀatTï; s (1) (Georg. Cyp., 726; Edit XIII de Justinien, I, 1; II, A). Il suffit
d’écrire u-XaL, avec un saddah. Une transformation analogue du groupe ma se
trouve dans le nom de la ville de Mellawi, que M. Amélineau (p. 289; cf.
Amélineau, On some names, tirage à part, p. 2-A) dérive, avec grande vraisem-
blance, de MANAAY ’• de fait, l’on connaît une orthographe pour cette
même localité de Mellawi (Ibn Battûtah, I, p. 100; II, p. 2 53 ; cf. Galtier,
Futâh Bahnasâ, p. 6, n. A).
0) Cf. la isàfos MevéXaos de Strabon (XVII, 8o3), et Steph. Byz., s. v.
198
J. MASPERO ET G. WIET.
Les listes devêchés (Amélineau, p. 571, 57A) identifient Menelaïlès à j£\, la
moderne Edkou, près du lac de même nom. D’autre part, Mallîdis, dans les
auteurs arabes, est presque toujours associe à Maçîl, qui est très proche de ce
lac. Ainsi, les données géographiques concourent aussi à identifier Mallîdis et
MzvsXxÏ'tyis.
Les listes épiscopales des Coptes se sont d’ailleurs légèrement trompées en
écrivant mgngaiat’OY = OBACijop =jé 5 l. Les scalæ, plus exactes, attribuent
le nom arabe J 3 ) à l’ancienne ville de TKCDOy. Mais la décadence rapide de
Mallîdis a fait transférer son siège épiscopal à la cité voisine d’Edkou.
Dans les listes arabes, le nom s’est conservé peu de temps : J***»
forment une seule kiirah, dans celles que cite Maqrîzî, et dans Ibn KhordAdh-
beh, p. 81 (cf. Ya'qûbî , p. 33 g; Ibn el-Faqîh, p. 7 A; Qudâmah, ,p. 7 A 8 ). La
ville était inconnue au temps de Qalqasandî (Galcaschandi, p. gg). Yâqût ne
lui a d ailleurs pas consacré de notice; il en parle à propos de Kartassa et l’ap-
pelle (IV, p. 61).
_ AMBUBA
Ce nom se trouve dans un texte du Qâdî el-Fâdil (II, p. 85 ), et des doutes
ont été élevés à tort sur sa lecture.
On lit, en effet, ce nom dans Yâqût (IV, p. 656 ), Ibn Dcqmâq (IV, p. i3s),
Ibnel-Jîân (p. 1A6; ap. 'Abd el-Latîf, p. 676).
M. Guest a eu tort d’assimiler ce village (Kindî, p. 2 A 3 ) à celui d’Embabeh
(voir plus haut, p. 2 5 ), cite concurremment avec le nôtre (deux lignes au-des-
sus), dans le même passage du Qâdî el-Fâdil. D’ailleurs, encore de nos jours,
Manbûbah (aujourd’hui Ambuba) est à peu de distance, mais différent d’Emba-
beh (voir YAtlas au 1 : 5 o.ooo).
Sj^aoâJ.1 — EL MANSOURAH
Arrive a cette ville, Je Nil se divisait en deux branches, celle de Damiette et
celle d’Achmoun (u^Qr*? = c f. I, p. 268; Géogr. d’Aboulféda,
II, a, p. 57, 1A6-1A7; Calcaschandi, p. 17). Au moment du Rauk el-Nâçirî elle
faisait partie du annal Usmûm Tannait (p. 3 1 3 ).
Elle fut fondée par el-Malik el-Kâmil en 61 5 - 6 16 H, en vue de la défense
de Damiette (YAqût, IV, p. 664 ; Mustarik, p. A06; Hist. d’Alep, p. 162; Ibn
Duqmaq, V, p. 71; Ibn IyAs, I, p. 7g). — Cf. Ibn el-Jîan, p. 5 o (ap. 'Abd el-La-
tif, p. 623); Vansleb , Relation, p. 1 1 1 (résidence du «Cascief de DekahlieT).
Paul Lucas ( Troisième voyage, II, p. 17 : La Massoure) nie que saint Louis
LISTE DES AILLES D’ÉGYPTE.
199
y ait été retenu prisonnier, mais bien le Comte d’Artois son frère; ailleurs (III,
p. a 85 : la Mansoure) il décrit cette localité comme un grand village sans mu-
railles ni remparts. Pourtant, les Mémoires de Maillet (Description de l’Égypte, I,
p. 26) affirment le contraire (voir aussi p. i 32 -i 33 ). — Cf. Devise des chemins
de Rabiloine, p. 22 A; Savary, Lettres, I, p. 2 g8 et seq. ; Description de l’Egypte,
XVIII, p. 1 83 : donne son nom à une province; 'Ali Pâsâ Mubârak, XV,
p. 88; Recensement, part, ar., p. 100; franç., p. 2og;BoiNET, p. 36 1 ; Géogr.
économique, I, p. 3 oi (carte), 3 1 3 ; pl. LXVIII-LXXÏ; Bædeker, p. 167.
Cette ville fut bâtie par Miçrâim ibn Beïçar (I, p. 73); son nom ancien était
Mâfah (p. 7 A; voir plus haut cet article, p. 1 63 ); ce fut la première ville con-
struite après le déluge (p. 81; cf. Yâqût, IV, p. 667; QazwInî, II, p. 182; Di-
MASQÎ , p. 2 2 g ; trad. Mehren , p. 3 2 o ; Kawâkib, p. 7 ; Ibn IyAs , I , p. 1 3 ) ; signalée
parmi les merveilles de l’Égypte (p. 137; cf. Kawâkib, p. 11); citée dans les
listes de villes comme formant une kûrah avec Àoussim (p. 3o7,3io;la ai*
est citée dans des papyrus de l’an 1 33 H : cf. Rogers Bey, Notice sur les papyrus
postérieurs à l’ère chrétienne, B. I. É. , 1880, p. 10-1 1).
Le nom copte est mgnbg ou hgmi^Quatremère, Mém. sur l’Égypte, I, p. 2 1 g);
en grec Mépris (Hier., q 3 o, 3 ; Georg. Cyp., 761). Jean de Nikious (p. A 36 )
déclare qu’on l’appelait autrefois «Arcadia». Nous avons déjà note, a propos
d’Athribis (c^ys!, p- A), appelée Augustamnique , et d’Antinoé (U^!, p. 26), ap-
pelée Thébaïde, la confusion fréquente entre le nom d’une province et celui d’une
de ses villes : il y a là un fait analogue à celui qui fit donner deux sens à khmg,
plus tard à L’erreur de Jean de Nikious paraît très ancienne, car on lit
déjà dans Étienne de Byzance (s. v. Âp xds) : «il y a aussi une ville d ’Arcadia en
Égypte», ce qui doit s’entendre sans doute de Memphis. — Les scalæ donnent
pour la partie arabe iUoaît y** ou»; et ce fait ne signifie pas quelles confondent
ainsi Memphis et Babylone; car, si l’expression Miçr el-Qadïmah s’applique offi-
ciellement à Fustât-Babylone , elle pouvait aussi qualifier Mempîd^ : nous en
avons d’ailleurs la preuve formelle dans Calcaschandi (p. Ai; cf. Hist. des Pa-
triarches, Patrol. or., V, p. gg [ 353 ]). Nous rencontrons aussi quelquefois l’éga-
lité suivante : KyriTON = M6NB6 =^m; et, comme nous avons d autre part:
khmg M. Amélineau (p. 223-22A, 2A7-250) en a conclu à 1 identifi-
cation de Memphis et de Kimé, théorie contre laquelle s’est élevé avec raison
M. Casanova ( Les noms copies du Caire, R. I. F., I, p. 1 5 A, n. 2).
200
J. MASPERO ET G. WIET.
En arabe, l’orthographe régulière est uU»; on trouve pourtant uLu * (= Muneïfj
dansEvETTs, Churches, p. 200 [ar.'86]. M. Amélineau admet une forme
qui aurait désigné trois villes, dont Memphis; en réalité Menouf n’a pu être le
nom de Memphis que par suite de confusions ou d’erreurs de copistes. Du reste,,
l’exemple allégué, dans le Synaxaire, ne s’applique certainement pas à Memphis
(23 Bâbah = Patrol. or., I, p. 36 o [1Ù6]; éd. du Caire, I, p. 11Ù) : car
au ix e siècle de notre ère cette ville était fort déchue, et ne devait guère compter
parmi ses habitants de « grands personnages qui avaient une fortune considé-
rable». Comme rien, dans le passage, ne précise la situation de dy*, il n’y a
aucune raison pour supposer une forme vicieuse en lisant « Memphis » (1) . Quant
à Jean de Nikious, il peut encore moins servir d’exemple. Les villes de Menouf
et de Manf y sont confondues, et leurs noms écrits de la même manière :
= t_*X« , par conséquent dans l’original arabe. La ville de Manf n’y est donc
pas appelée Menouf : tout au contraire c’est Menouf qui prend le nom de
Manf (2) . Notons en passant que le monastère de Saint Jérémie, à Menouf, où
Anastase aurait appris qu’il deviendrait empereur de Byzance (Jean de Nikious,
p. Ù88), n’est pas celui que nous avons rencontré à l’article y*, et dont
les ruines existent encore près du site de Memphis (3) . La scène se passe «dans
la province d’Egypte», et Memphis est en Arcadie. Menouf, dans ce passage, est
plutôt l’ancienne Onouphis, aujourd’hui encore Menouf (voir plus bas, p. 2o3).
La mystérieuse «Hezênâ (Aftç)» du texte éthiopien serait Tarraneh (mH.Ç,
copié sur un manuscrit arabe où le; était pointé en 3). Cf. J. Maspero, Revue
critique, 1912.
D’après Sévère d’Achmouneïn (Hist. des Conciles = Palrol. or., VI, p. Ù90
[26]), l’évêché de Memphis existait encore au x e siècle. Ibn Khurdâdhbeh (p. 81),
Ya qûbî (p. 3 3 1) , lbn el-Faqîh (p. 58 , 73), Oudâmah (p. 2Ù7), Dimasqi
(p. 232 ; trad. Mehren, p. 32 Ù; ville principale Guizeh), Ibn Duqmâq (IV,
p. 128) et Qalqasandî (Calcaschandi, p. q 3 ) citent également Manf dans leurs
listes, ce qui nous prouve que le nom subsista longtemps (cf. Evetts, Churches,
^ En revanche, le Synaxaire fournit ia forme <jU* (5 Tût = Patrol . or., I, p. 232 [18] :
( \Jlka oüüJ, dans une variante citée à la note 6 et qui est adoptée par l’édition du Caire, I, p. 9).
De même ï Histoire des Patriarches écrit toujours < jU* ( Patrol . or., V, p. 99 [ 353 ], 102 [ 356 ], 181
[ 435 ], 194 [ 448 ], etc. Cf. encore Patrol . or., VI, p. 490 [26]).
(2) Qalqaâandî fournit une preuve formelle que, de son temps déjà, on prenait parfois Menouf
pour l’ancienne Memphis (Calcaschandi, p. 1 14 ).
(3) A ce sujet, on ne comprend pas bien les longs reproches que M. Amélineau adresse au tra-
ducteur de Jean de Nikious, Zotenberg, qui avait déjà, dans une note, indiqué l'attribution erro-
née à Memphis, que M. Amélineau a reprise à son compte.
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
201
p. 199, n. 1), malgré la destruction de la ville, signalée par Ya'qûbî, Içtakhrî
(p. 5ù), Ibn Hauqal(p. 106), Idrîsî (p. iù 5 ), ‘Abd el-Latîf (p. i8ùet seq.) :
elle avait été démolie par 'Amr ibn el-'Âç ( Géogr . d’Aboulféda, II, a, p. 160;
Calcaschandi). — Sur les ruines de Memphis, cf. Maillet, Description de l’Égypte,
II, p. 1 et seq.; Savary, Lettres, I, p. 266-270; II, p*. 10 et seq.; Bædeker,
p. i 3 q; Migeon, L( Caire, p. 100.
lejte X* — MANFALOUT
Donne son nom au ' amal Manfalout du Rauk el-]Sâçirî (I, p. 3 i 2).
En copte manbaaot (Quatremère, Mém. sur l’Égypte, I, p. 217; Champol-
lion, I, p. 10, 281; Amélineau, p. 287), mot qui signifierait d’après ces auteurs
retraite des ânes sauvages, mais qui semble plutôt se traduire par «lieu (où l’on
'fait) des sacs de peau». Cette ville est très ancienne, on en voit la preuve dans
un texte de Léon l’Africain, signalé par ces trois auteurs, qui nous donne la
description d’un temple ( Manfloth , liv. VIII, p. 383 ).
A l’endroit ou Ibn Duqmâq cite cette ville, elle rompt l’ordre alphabétique,
et ne semble pas devoir être rattachée à la province d’el-Achmounein, dont cet
auteur vient de nous énumérer les villes; d’ailleurs, il ajoute : iu><Xo g, et
semble donc faire de son territoire une région indépendante, assez importante,
puisque le <x***J! Vjr =ü jy* y résida (V,' p. 22). Indépendante encore au temps
de Qalqasandî (Calcaschandi, p. 1 06) et plus tard , avec un territoire très restreint
(Ibn el-Jîan, p. 18Ù; ap. 'Abd el-Latîf, p. 697-698), cette ville fut la rési-
dence d’un kâsif (Ibn Iyàs, II, p. 2 Uh, 319, 321 , 332); mais à partir de la
conquête turque, le kâsif habitait Assiout : Jk.* CA*
U y i;. £* |.0 oîak. (Ibn Iyas , III, p. 1 Ù6). — Cf. Description de l’É-
gypte, XVIII, p. 91; 'Alî Pâsâ Mubârak, XV, p. 9 ù; Boinet, p. 358 ; Bædeker,
p. 201.
Nom de la province de Manfalout : nous en avons déjà parle dans 1 article
précédent. Il semble d’ailleurs que son territoire, à l’époque des Mamluks, fut
très peu important. Ibn Duqmâq n’y range que les hameaux voisins, et
Ibn el-Jî'ân ajoute aux villes qu’il y place : « Distrait du gouvernement del-Ach-
mouneinv. A l’heure actuelle, c’est un district de la province d Assiout (Boinet,
p. 635 ).
Mémoires. Liste des villes d’Egypte.
202
J. MASPERO ET G. WIET.
' bL*JLGo
Cette localité semble avoir eu une situation spéciale au point de vue adminis-
tratif dans la province d’Assiout (II, p. 17, 19), et semble en cela suivre le sort
de Manfalout (voir cet article).
Son nom copte est mankabcdt, qui, dans un vocabulaire cité par Quatre-
mère ( Mém . sur l’Egypte , I, p. 219), Champollion (I, p. 281) et M. Amélineau
(p. 2 89), est expliqué par «LlsÜI çAy», le lieu des vases.
Ce vocabulaire donne pour l’arabe l’orthographe suivie par lbr^Duq-
mâq (V, p. 22). La Description de l’Egypte (XVIII, p. 89), le Recensement (part,
ar. , p. 309) et Boinet (p. 359) ont adopté la forme :>Lïa*.
Le P. Sicard transcrit Monquabat (ap. Quatremère, loc. cit .), et Vansleb (Rela-
tion, p. 362) a connu Mongabat le Neuf et Mongabat le Vieux, ce dernier plus
près de la chaîne de montagnes.
Voir pliR •
[UUJ1] — MENOUF
— MAHALLET MENOUF
Les listes de villes citent d’une part les kûrah de Damsîs et Menouf, et, d’autre
part, immédiatement à la suite, celles de Tawwah et Menouf (I, p. 3 o 8 - 3 i 1).
Dans la liste anonyme, elles appartiennent à la province de Ratn el-Rîf, et dans
celle d’el-Qudâ'î, à la province d ’el-Jazîrah.
Si nous prenons comme exemple cette dernière, plus réduite que Ratn el-Rîf,
nous voyons que les villes sont citées en allant du sud au nord : Damsîs-Me-
nouf; — Tawwah-Menouf ; — Sakha ; — Tida; — el-Afrâjun; — Neqeiza-Dîçâ ;
— el-Basarûd. De plus, le district de Damsîs-Menouf est plus vaste (io 4 vil-
lages) que celui de Tawwah-Menouf (72 villages). Nous avons vu que la pro-
vince d ’el-Jazîrah (p. 67) est limitée au sud-est par la branche de Damiette
jusqu’à un point situé un peu au-dessus de la moderne Zifta, peut-être précisé-
ment jusqu’à Mit-Damsis (=la Damsîs de nos listes); le district Damsîs-Menouf
comprenait donc la moitié méridionale de la province actuelle de Menoufîeh.
Il était borné au nord par celui de Tawwah-Menouf. dont nous pouvons appro-
ximativement connaître la limite septentrionale, car nous retrouvons dans cette
région le nom de Menouf dans la ville moderne de Mahaliet Menouf.
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
203
On trouve ces deux villes de Menouf dans les scalæ et dans les listes d’évê-
chés. M. Amélineau (p. 25 o- 252 ), constatant que dans ce dernier document,
les évêchés sont cités du sud au nord, a aussi conclu à l’identité de Menouf
la Haute (= Menouf de Damsîs) et de Menouf; et à celle de Menouf la Basse
(= Menouf de Tawwah) avec la ville moderne de Mahaliet Menouf.
i° UX*îl est la traduction du copte riANOyH pHC, Panouf du Midi
(Champollion, II, p. 1 5 5 ). Les scalæ fournissent cette identification. Les listes
d’évêchés (Amélineau, p. 571, 575) donnent : nANOy<j>6 (ou nANOy^ecD)
GYANOyMi (ou 6 NOYH 1 ) pnc = l>A*JS (ou ôjâ* sans la conjonction V).
M. Amélineau (p. 252) corrige ces leçons fautives en NOy<|>6 ANG) — nA-
uoyM ipnc (?) et conclut à l’identité de cette Panouf du Sud avec la ville «que
les Grecs appelaient Onouphis la Supérieure ». Aucun document grec, à notre
connaissance, ne mentionne une «Onouphis supérieure». Les écrivains de l’é-
poque classique, Hérodote, Pline, Strabon, ne connaissent qu’une seule ville
de ce nom; de même les Byzantins (Étienne de Byzance, s. v.; Hier., 725, 3 ;
Georg. Cyp. , 722 (2) ; R. Z., etc.); de même les signatures de conciles (M. M. F.,
VIII, p. 69, où on lit d’ailleurs oyNoyqe et ANoyne et non nANoyq).
Si deux villes épiscopales homonymes ont existé, aussi proches l’une de l’autre,
il est singulier que leurs évêques ne spécifient pas laquelle des deux est leur
résidence. D’autre part, puisque les listes d évêchés connaissent une Ùvovpisrj
Ktxxæ (voir plus bas), il semblerait logique en effet que l’autre Ôvovfiis se soit
appelée 17 arw. — La ville de Menouf la Haute est citée dans Jean de Nikious
(p. 48 8 ) sans son surnom (cf. article p. 199)5 et peut-être aussi à propos
delà guerre entre Nicétas et Bonose (en 610). Observons toutefois que dans
ce dernier passage (p. 5 Zi 9 ) , la traduction «Menoul-la-Haute» est sujette a
caution : car le texte éthiopien donne un mot qui ne rappelle que de fort loin
LUtH, et qui n’est peut-être pas une épithète de Menouf; le sens, lui non plus,
ne s’accorde pas très bien avec cette conjecture, comme l’observe l’éditeur en
note (p. 55 o). — Son évêque (fin du vn e siècle après J.-C.)est cité dans V His-
toire des Patriarches ( Patrol . or., V, p. 46 [ 3 00]).
La ville de jointe à cjyu, demeure inconnue (cf. la note de M. Amé-
lineau, p. 586 ).
D) dans une scala (Amélineau, p. 567 ); A.*!l dans le Livre des Perles enfouies ( n os 35, 36,
lOl).
Dans ces listes, Ùvovpis est citée immédiatement après Taüa et KXeéTrar pis; c’est la situation
que les listes coptes d’évêcbés assignent à nxNoyq pnc. Il semble donc bien que cette dernière
ville est celle qu’ont connue les Grecs.
36.
204
J. MASPERO ET G. WIET.
LX*R ôy* se trouve dans Ibn Kiiurdâdhbeh (p. 82), Ibn el-Faqîh (p. 7 A). Ibn
Hauqal (p. 89, 92) l’appelle ciy» tout court; Idrîsî a interverti les surnoms de
jju, et Ut* (p. i 58 ; cf. Guest, Délia, p. 958-961). Les deux Menouf formaient
ensemble une seule k tir ah , au temps de Dimasqî (p. 281; trad. Mehren, p. 328);
ôy« seulement dans Yâqût (IY, p. 672; cf. Marâçid, III, p. i 65 ).
Volney (I, p. 208) parle de toiles grossières de coton fabriquées à Menouf.
2 0 JjuJI ôy* est la traduction du copte nANOyM <J)HT (Amélineau, p. 2 5 o,
567 : JJuJ! ôy*). Les listes d’évêcliés l’appellent en grec cdncd<|>ACD
katcd. Les documents grecs n’en font pas mention. On peut presque se de-
mander si les auteurs de listes d’évêchés n’ont pas forgé cette forme grecque,
sur le modèle que leur fournissait tout naturellement la présence de deux
riANOyM coptes et de deux ôy» arabes.
Nous avons dit tout à l’heure qu’il était naturel d’identifier cette Menouf avec
la moderne Mehallet Menouf, dont on trouve le nom sous cette forme dans le
Marâçid (III, p. 5 i), dans le Livre des Perles enfouies (n° 59).
Cette province comprenait, au moment du Rauk el-Nâçirî, le district de Jazî-
r ah Banî Naçr(I, p. 3 1 3 ; cf. Calcasciiandi, p. 1 1A), qui avait été indépendant
auparavant (p. 3 06).
C’est évidemment à cause des deux Menouf (voir les articles précédents), que
dans Abu Çâlih cette province est appelée el-Manufiyateïn (Evetts, Churches,
p. 17). En fait, c’est Manûf el-'Ulyâ (Manûf-Damsîs = Menouf actuelle) qui lui
a seule donné son véritable nom (Yâqût, IY, p. 672). Ibn Duqmâq (V, p- A 3 )
se contente de citer la province, sans lui consacrer de notice; il place dans
d’autres provinces certaines des villes qu’énumère Ibn el-Ji'ân (p. 100; ap. 'Abd
el-Latîf, p. 65 1). — Cf. Description de l’Egypte, XVIII, p. 217; Boinet, p. 372 ,
60A-61 1 .
XjOLU
Il y a en Égypte beaucoup de villes de ce nom, et Yâqût en compte qua-
rante-trois ( Mustarik , p. A07-A09). Nous savons, par un autre passage de
Maqrizî, que la ville qui est citée ainsi, sans surnom (II, p. 10A), est «y»
(voir cet article).
L’étymologie de «y* pourrait être le grec p ovtj, anciennement adopté par la
langue copte. Deux scalæ donnent en effet la forme thcdnh comme équivalent
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
205
de Munyah (cf. Amélineau, p. 287). Le mot a d’ailleurs des sens multiples :
station; — port de navigation; — monastère. Ces trois sens ont dû concourir
à tour de rôle à nommer les nombreuses localités de *y>, et il n’est nullement
nécessaire de supposer que toutes ces villes étaient des ports situés sur le Nil
(cf. sur ce sens Quatremèbe, Recherches sur l’Egypte, 1 , p. 190, n. 3 ; Mém . sur
l’Égypte, I, p. 2A3; Casanova, Les noms coptes du Caire , R. I. F., I, p. 198, n. 2).
Au reste, aucun document ne prouve l’existence de l’une quelconque de ces
localités avant l’époque arabe, et peut-être mcdhn est-il au contraire l’imitation
de (voir l’article J* *y).
Comme nous le verrons, la ville de Munyah Banî Khacîb s’appelle maintenant
el-Minia tout court.
AaJw — DEMERDACHE
Munyah el-Açbag, appelée ainsi d’el-Açbag, fils de 'Abd el-'Azîz ibn Marwân,
avait été donnée en fief par 'Umar ibn el-Khattâb à Ibn Sandar, dont les héri-
tiers la vendirent à el-Açbag (II, p. 5-2).
Cette localité, située au nord-est du Yieux-Caire (Yâqût, IV, p. 6 7 A ) , était le
lieu de réunion des caravanes qui partaient pour la Syrie. Elle prit le nom de
Khandaq el-Abîd (fosse des esclaves noirs ) ou simplement d el-Kkandaq , au moment
où Jauhar, fondant le Caire, fit creuser un fossé en cet endroit pour protéger
la nouvelle ville (Yâqût, II, p. A76; Mustarik, p. 160, A07; MaqrIzî, I, p. 35 g;
II, p. 1 3 6 ; Quatremèbe, Observations, p. Ai ; Amélineau, p. 220; Nassiri Khosrau,
p. 127, note; Ravaisse, Essai, I, p. A 1 6 , n. 1, pi. I; Casanova, Les noms coptes
du Caire, R. I.F., I,p. 166; Encyclopédie , 1 , p. 8A2). Le nom copte d’el-Khan-
daq, cpATC, signifie aussi fossé et n’est, par conséquent, qu une traduction de
l’arabe (cf. article ;U?', p. 3 ).
Il ne faut pas confondre ce heu avec le Khandaq situe a proximité du tom-
beau d’el-Sâfi'î (voir üouâ, p. 86).
Cité sous ce dernier nom dans Ibn Duqmâq (V, p. A 3 ), Ibn el-Jîân (p. 5 ;
ap. 'Abd el-Latîf, p. 597), Vansleb ( Relation , p. 123 : Chandakf ce village de
la banlieue du Caire s’appelle maintenant Demerdache, ( Alî Pâsâ Mu-
bârak , I, p. A; Boinet, p. 168).
g** — DAHRIEH
Munyah Babîj est citée à propos du canal d Alexandrie, dans un texte dlbn
Mammâti (I, p. 3 01).
206
J. MASPERO ET G. WIET.
Elle est appelée As: par lbn Hauqal et Idrisî (voir plus haut, p. A 7). lbn
Duqmâq (V, p. 112) et lbn el-Jî'ân (p. 1 3 5 ; ap. 'Abd el-Latîf, p. 668; cf. Ma-
râçid, IV, p. 2 53 ) l’identifient à el-Dahrieh, qui seule a subsisté ( Description
de r Egypte, XVIII, p. 2 Ai : a^ûLôîI; 'Alî Pâsâ Mubârak, XIII, p- 90; Recensement,
part, ar., p. 79 : ibyûlLàll; franç., p. 93).
Salmon s’est trompé en disant que ^u? àu* était devenue (Le mm de lieu
Babîdj, B. I. F., I, p. 237); nous avons vu que c’était le nom moderne de
l’ancienne g# (voir cet article).
wyyoii. XaA* — MINIA
Le nom copte de cette ville est tmcdnh ou thoong (Quatremère, Mém.
sur l’Egypte, I, p. 2 A 3 ; Champollion, I, p. 298). « 11 ne paraît pas nécessaire, dit
Gaston Maspero (Notes au jour le jour, Proceedings, XIII, p. 507), que ce mot ait
une origine ancienne : c’est peut-être la transcription en copte de l’arabe ** 41 ,
y compris l’article arabe, » Signalons que l’identification, faite par Ghampollion,
de cette ville avec l’antique Monâit-Khoufouï, admise encore parfois (Amélineau,
p. 257; Bénédite, Guide Joanne, p. 3 9 5 - 3 9 6), a été contestée par Maspero
( 1 loc . cit., p. 5 o 3 et seq.), qui fait de Minia l’ancienne Hibonou.
Cette ville doit son surnom à el-Khaçîb ibn 'Abd el-Hamîd, gouverneur
financier de l’Egypte sous Hârûn el-Rasîd (1) . Nous pouvons noter les formes
suivantes de son nom :
i_***îi. g.? (Evetts, Churches, p. 223 , 2 2 A , 228; Hist. des Patriarches,
ap. Blochet, Hist. d’Egypte, p. A72, n. A; Ge'ogr. d’Aboulféda, II, a, p. 1 5 8 ; Ibn
Duqmâq, V, p. 121; Ibn el-Jîan, p. 1 8 3 ; ap. 'Abd el-Latîf, p. 697; Suyûtî, I,
p. 12 : ya* joiïj; 'Alî Pâsâ Mubârak, XVI, p. 52 );
‘r***=â. (jd ( Futûli Bahnasâ, p. 6 ; Idrîsî, p. A 5 ; Ibn Jubeïr, p. 57,
62; Dimasqî, p. 232 ; trad. Mehren, p. 325 ; Abû Sâmah? I, p- 168; ap. Hist. or.
des Croisades, IV, p. 1 3 2 ; Ibn Düqmâq, V, p. 22; Ibn Battûtah, I, p. 96-100;
Maqrîzî, éd. Bûlâq, II, p. 5 i 8 ; Ges. d. Copten, p. 60; Ibn Iyâs, I, p. 66; 'Alî
Pâsâ Mubârak, XVI, p. 5 i);
îGul» (Yâqüt, IV, p. 675; Mustarik, p. A07; Marâçid, III, p. 167;
Ge'ogr. d’Aboulféda; Ibn Düqmâq; 'Alî Pâsâ Mubârak);
M Abu Çâlih (Evetts, Churches, p. 223 ) raconte au contraire qu’un chrétien du nom de Ibn
Kbaçîb, ayant vécu ià avec sa famille, l’endroit, devenu très florissant, prit le nom de Banû Khaçîb.
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
207
(Maqrîzî, I, p. ao5; II, p. S17 : mais c’est peut-être une faute
de l’édition de Bûlâq, car, pour le dernier passage, on lit ytl dans Ges.
d. Copten, p. 59);
r
( Livre des Perles enfouies, n° 9 A; Description de l’Egypte, XVIII,
p. 109; 'Alî Pâsâ Mubârak, VI, p. 82; Maspero, loc. cit.).
Depuis longtemps déjà cette ville a dû perdre son surnom, car on lit dans
Vansleb ( Relation , p. A01) : «Minie, dans les Livres arabes appellée Miniet ibn
chassit (sic) rj. L’orthographe du nom (cf. Troisième voyage de Paul Lucas, II,
II , p. 3 1 2 : Menie ou Minio; Savary, Lettres, II, p. 6 A) est maintenant Lui!
(BoiNET, p. 377).
A noter le curieux texte d’Abû Çâlih (Evetts, Churches , p. 2 2 A), d apres
lequel Munyah se serait appelée «Munyah Bîr Qeïs [d’après] le Saint, qui était
fils de Qift, fils de Miçrâim», avant de prendre son surnom de Banû Khaçih
(p. 2 23).
XjüU — MINIET EL SIREG
La liste des églises célèbres (Amélineau, p. 578, 58 o) écrit : r6(Dpnoc
'j’MONAXA MniClCMexCDN =
11 est possible, comme le suppose M. Amélineau (p. 355 ), quil faille inter-
préter par le grec son nom copte, et traduire niCiCM6ACDN par «huile de
sésame», puisque telle est la signification du nom arabe (cf. Maqrîzî, II, p. 85 ,
n. 1; Marâçid, V, p. 621). Quant à MON AXA, le sens en est douteux, soit
qu’il faille comprendre «le monastère de femmes» avec M. Amelineau, soit
qu’on préfère l’hypothèse de M. Casanova (Les noms coptes du Caire, B. I. F.,
I, p. 1 79), qui en fait une corruption de monh =
Yâqût (IV, p. 675; Mustarik, p. A08-A09 : ***-*) situe cette localité a
1 parasange au moins, ou bien à deux milles du Caire, au boid du Nil, sur
la route de Kalioub; et il ajoute qu’on l’appelait aussi *4* et »Ç. 3 î Le
nom de Munyat el-Umarâ doit être plus ancien, puisque cest le seul quon lise
dans Abû Çâlih (Evetts, Churches, p. 11 5). Il parait d ailleurs etre le plus
connu : Ibn Duqmâq (V, p. A7) le cite ainsi, puis ajoute : ***» e f ces f
sous ce nom que le village est désigné dans une inscription de la madrasah de
Barsbây, en 827 (Van Berchem, C. I. A., Égypte, I, p. 35A, 358). Maqrîzî
consacre aussi un chapitre à » : il nous dit que ce village faisait
partie du Hubus el-Juyâsi, ce qui nous permet d identifier le tout court qu il
208
J. MASPERO ET G. WIET.
cite à ce propos (I, p. io 4 ). Ibn el-Jî'ân (p. 7; ap. 'Abd el-Latîf, p. 599) fait
de même. C’est pourtant le nom de Miniet el Sireg qui a survécu (Niebühr,
Voyage, I, p. 7A; Description de l’Égypte, XVIII, p. 1 A 6 : 'Alî Pâsâ Mu-
bârak , XVI, p. 67 : Boinet, p. 678).
Yâqût est le seul à donner à cette localité le nom de iux*; Maqrîzî et
'Alî Pâsâ Mubârak le citent d’après lui. Il est difficile pourtant d’admettre que
Yâqût l’ait confondue avec le Munyat el-Amîr, également situé dans les environs
du Caire, mais au sud, dans la province de Guizeh, puisqu’il a connu aussi ce
dernier village (cf. l’article cité de M. Casanova, p. 180).
jLa ÎUU — EL-MATARIEH
Le gouverneur de l’Egypte, 'Isa el-Jalûdî, y fut battu, en 21 4 H, par les
révoltés du Hauf (I, p. 3 3 9 ; cf. Kindî, éd. Guest, p. 187; Casanova, Description
de l’Égypte, p. 196; Quatremère, Recherches sur l’Egypte, p. 208; Weil, Cha-
lifen, II, p. 2 45 ).
Cette localité portait plus communément le nom de «allait quelle a gardé
jusqu’à nos jours (Yâqût, IV, p. 564 ; Qazwînî, II, p. 180; Géogr. d’Aboulféda,
II, a, p. 166; Ibn Duqmâq, V, p. 43 ; Maqrîzî, éd. Bûlâq, II, p. 110; Abû’l-
Mahâsin, I, p. 62 5 ; Ibn el-Jî'ân, p. 6; ap. 'Abd el-Latîf, p. 598; Description de
l’Egypte, XVIII, p. i 46 ; 'Alî Pâsâ Mubârak, XV, p. 47; Boinet, p. 366 ).
Quatremère a réfuté, au moyen du texte de Maqrîzî et d’Abû’l-Mahâsin, une
opinion de S. de Sacy, qui doutait que le village d’el-Matarieh eût porté le nom
de Munyah Matar ( Recherches sur l’Égypte, p. 190-191). M. Àmélineau, qui n’a
pas connu le texte de Quatremère, a établi (p. 2 46 ), contre Champollion (II,
p. 4 o), que l’on ne pouvait identifier el-Matarieh et Héiiopolis. M. Casanova (Les
noms coptes du Caire, R. I. F., I, p. 1 92-1 93) rapproche du «grec prjTrjp,
et y voit un souvenir du culte rendu à la Mère, c’est-à-dire l’Isis des païens et
plus tard la Vierge des chrétiens (1) ».
Le prototype grec serait «pjT peïov ou pjTpeja». Mais un tel mot n’a jamais
existé, ni pu exister : le dérivé de prjTtjp, en ce sens, est naturellement ptj t-
pœov , mot bien connu qui servait, à Athènes et ailleurs, à désigner des temples
de Cybèle, la Déesse-Mère. Mrjrpüiov ne peut plus donner Matarieh. D’ailleurs,
au point de vue théologique, le nom de «Mère» tout court, donné à la Vierge,
(1) L'arbre de la Vierge, de Matarieh, a pu en effet succéder à un ancien arbre sacré d’Héîiopolis
(cf. G. Maspero, Etudes de mythologie et d’archéologie , II, p. 227, n. 1 ; Hist. des peuples de l’Orient, I,
p. 122 , n. 1).
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
209
serait une sorte de monstruosité; et il va sans dire que jamais on na appelé
ainsi une église chrétienne
Sur cette ville, citée à cause de ses pyramides (II, p. i 3 o), nous avons peu
de renseignements.
Ibn Duqmâq (V, p. 1 1) la nomme en compagnie d’une autre localité :
0*4}, et on lit dans Ibn el-Jî'ân (p. 173; ap. 'Abd el-Latîf, p. 692) : p***
formant un seul groupe. La Description de l’Egypte a connu d une
part(XVlII, p. 1 2 4-1 2 5 ) puis d’autre part (la variante dans les
manuscrits des Khitat ); 2Q5.X*» ^ ( Pyramide de Méïdoûn) et üc. Le
de l’édition de Bûlâq était une faute qu’a signalée 'Alî Pâsâ Mubârak (XVI,
p. 85 ). — Cf. Recensement, part, ar., p. 217; franc., p. 206; Boinet, p. 354 .
Natii est citée dans les listes de kurah, entre Atrîb et Tumayy (on lit une fois
1*3, 1, p. 3io, qu’il faut corriger et supprimer de l’index, I, p. 363 ); sa révolte
en 107 H (p. 333 ).
En copte nA9(D (Champollion, II, p. 2 2 9 Quatremere, Observations , p. 47 ,
Amélineau, p. 269), en grec Leontopolis (Hier., 728, 1; Georg. Cyp-> 702 : A eov-
t«o). On lit dans les listes d’évêchés (Amélineau, p. 572, : xecDNTioy
AXUDNTCDN = -J-kaki NX0CD = 5 J H f &u G comme le propose
l’éditeur (p. 270), corriger en <*ü, ce qui nous ramène à l’une des leçons de
Maqrîzî. Il existe, dans la liste des évêchés, une seconde ville de Leontôn (Georg.
Cyp., 717), avec laquelle le scribe paraît avoir en partie confondu la première,
car il l’assimile à Bouto et à >3. Ce dernier mot est une faute pour >? (cf.
Amélineau, p. 1 10). La première Léontô, celle dont il est ici question, est situee
à l’est de la branche de Damiette, et il est remarquable que Hiéroclès la place
U) La seconde étymologie proposée par M. Casanova ne nous semble pas plus acceptable : le
Pseudo-Plutarque (de Iside et Osiride, c. 56) rapporte que l’un des noms d’Isis était Medésp. Mais
ce nom ne rappelle pas ibJa* d’une manière bien convaincante, et en outre il faudrait toujours
prouver, comme pour « fttfrpeîov r> : i° que ce nom peu répandu dlsis a été usité dans la oea île,
2 0 qu’il y a eu là un culte particulièrement important, quoique inconnu, de celte deesse sous ce
nom; 3 ° que ce nom a fini par s’appliquer à la ville. . ,
( 2 ) Champollion la confond par erreur avec nreNercD ; mais Na0w est déjà mentionnée par e-
rodote (II, 1 65), qui, par ailleurs, connaît aussi Bouto, capitale du nome de Ptenelo.
r g n
Mémoires. Liste des villes d'Egypte.
210
J. MASPERO ET G. WIET.
entre Athribis et Thmouis, exactement comme dans la liste de Maqrîzî. Pour
préciser la position de cette ville, il suffit d’indiquer qu’elle était voisine de
Sahragt, au témoignage de la liste d’évêchés : or ce village existe encore dans
le district de Mit Ghamr, province de Dakahlieh (Boinet, p. 678). Le nom de
Natu a au contraire disparu.
Le dernier auteur arabe qui en fasse mention est Qalqasandi; le nom était
tellement oublié de son temps, qu’il le lit Banâ et dit (Calcaschandi, trad. Wüs-
tenfeld, p. 96) : «In el-Hauf ist kein Ort des Namens Banâ bekannt wohl aber
in der Provinz el-Garbia, s. u. bei Bûçîr». Avant lui., la ville avait été citée par
Ibn Khurdâdhbeh (p. 82 : Us), Ya'qûbî (p. 337), Ou dam ah (p. 2/17), Abu
Çâlib (Evetts, Churches, p. 270, 276 : il y est parlé d’un évêque de Natû, au
xi e siècle après J. -G.; dans Y Histoire des Patriarches, Patrol. or., V, p. 106
[ 3 60], l’évêché porte au contraire le nom de ov^^o), Yâqut (I, p. 826 : Us; ce
géographe a été troublé de la fréquence de la forme L> [= L? — L> — Ui
— Us] en Egypte), Dimasqî (p. 23 1 ; trad. Mehren, p. 323 : U>, Benâ ) et Ibn
Duqmâq (V, p. A 2 : U?). — Banâ est le nom d’une autre localité (voir U?,
p. A9), et Tatâ existe également (Ibn Duqmâq, Y, p. 107).
M. Daressy ( Becueil de travaux, 1908, p. 206) propose de reconnaître les
ruines de Léontopolis dans le village appelé aujourd’hui sur la carte au
1 : 5 0.0 00 (n° 6 A); noter que la carte de la Description de l’Egypte écrit jAxàit Js.
La situation de ce kom ruiné conviendrait bien, en effet, à Léontô.
— EL NAHHÀRIEH
Le sultan Barqûq y abolit la taxe sur les fours à poulets (II, p. 92 ; cf. Ibn
Iyâs, I, p. 3 1 6).
Cette localité fut fondée en 726 par l’émir Sams el-Dîn Sunqur el-Sa'di et
atteignit rapidement un grand degré de prospérité, (Ibn Duqmâq,
Y, p. 86 ; Maqrîzî, éd. Bûiâq, I, p. 226, 25 o; Ibn Iyâs, I, p. 1 6 4 ; 'Alî Pâsâ
Mubârak, I, p. 35 ). La forme (Ibn el-Jî'ân, p. 70; ap. 'Abd el-Latîf,
p. 635 ), en passant par une forme signalée par Ibn Battûtab (I, p. 53 )
et 'Alî Pâsâ Mubârak (XVII, p. 229; Recensement, part. ar. , p. 102; franç. ,
p. 5 ), est devenue depuis longtemps ( Description de l’Egypte, XVIII,
p. 2 58 ; Boinet, p. A 3 6).
Il est faux que le Nil sépare cette ville d’Ebiar, comme le veut Ibn Battûtah
(I, p. 5 A).
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
211
5j\jj — KÔM MASTAROÜ
Les listes d’évêchés assimilent Nastarâwah à nicpiNiHOy (Champollion, II,
p. 236 ; J. de Rouge, Géographie, p. A2; Amélineau,, p. 276). Mais nous avons
déjà montré, à l’article (p. A-6), que le renseignement donné par ces listes
(ArNOY = nici>iNiHOY= est faux en ce qui concerne ArNoy - Il pa-
raît l’être tout autant quant au nom arabe. Un nom d’homme Nici)Tepei>Y ou
NicipTpcDOY^ e st connu par deux inscriptions du couvent de Saint Jérémie,
publiées par Sir H. Thompson (dans Quibell, Excav. al Saqqara, III et IV, textes
n os 10 et 190). Il signifie «Horus est plus grand qu’eux» (que ses ennemis;
cf. ibid., 1907-1908, p. 3 1, n. 3 ), et pourrait aussi bien convenir à une localité.
C’est d’ailleurs ainsi que 0 . von Lemm l’a interprété dans une inscription du
Musée du Caire ( Koptische Miscellen, LXXVI, p. 17/1-175), en proposant même
l’identification avec Il semble bien, en effet, que ce soit lui le prototype
copte de Nastarâwah.
Ya'qûbî (p. 339 : ( el-Nastarû ), orthographe d’Ibn Battûtah aussi, I,
p. 57) semble donner ce nom à un canal dérivé du Nil, voire même à un bras
du Nil : (?) ( Djapasen ) (Saïs) L o
A JUb y* Jæ ^j 53 S sAjôj (?) Ibn Hauqal (p. go) est le premie
des géographes arabes qui nous parle de la ville, placée sur son itinéraire de
Fustât à Alexandrie (reproduit par Maqrîzî, éd. Bûiâq, I, p. 1 6 3 ) : «D’el-
Bujûm (?) à Nastarâwah (s^y^), belle ville, sur le lac d’el-Basmûr^, ville envi-
ronnée d’eau où la pêche est très abondante ... On s’y rend avec des bacs, quand
les eaux sont fortes; quand elles sont basses, on y arrive par des chaussées.
D’el-Bujûm à Nastarâwah, 20 j*** (voir l’article U*.î). De Nastarâwah à el-Bo-
rollos, également sur le lac, 10 » Pour Yâqût aussi (IV, p. 780 :
Nastarâwah est une île entre Damiette et Alexandrie dans un lac (ihyLu s ,j).
Abû’l-Fidâ a peut-être confondu le lac de Nastarâwah avec le lac d’Edkou, car il
le place au nord-ouest de Rosette ( Géogr ., II, a, p. A7) : Nastarâwah est pour
lui encore une île. Dans un autre passage, nous lisons (II, a, p. 161) : «De
Damiette, en se dirigeant vers l’occident et en suivant les bords de la mer, on
arrive successivement à Borollos, à Nastarâwah . à Rosette». Qalqasandi a copié
Abû’l-Fidâ : il se borne à signaler en plus un village du nom de Sinjâr (Galca-
schandi , p. 29-30), qu’on retrouve dans le Mustarik (p. 25 A). Au temps d’Ibn
Forme grecque NtGTsp&os ( Patrol . grecque, t. 65, col. 3o5).
W Actuellement le lac Borollos : voir (p* 36).
212
J. MASPERO ET G. WIET.
Duqmâq (V, p. 1 1 3 : à l’Index), la ville de Nastarâwah était sur la terre
ferme, sur la langue de terre entre le lac et la mer : le sable la recouvrait pres-
que entière. Il n’v a aucune indication topographique dans Ibn el-Jî'ân (p. 187;
ap. 'Abd el-Latîf, p. 669). — Quatremère (Recherches sur T Egypte , p. 166-170)
et S. de Sacv ('Abd el-Latîf, p. 707-708) ont réuni les textes arabes relatifs à
cette ville. — Il semble que du temps d’Ibn Hauqal, la route de Fustât emprun-
tait naturellement le cours du Nil, puis à un certain endroit, peu facile à déter-
miner, suivait un canal reliant le Nil au lac, passait à Nastarâwah, el-Borollos,
et de là, par mer, à Rosette. Abû’l-Fidâ n’est pas en contradiction avec Ibn
Hauqal si, de son temps, Nastarâwah était déjà sur la côte. Il est vrai que dans
un passage il affirme que c’est une île : mais justement dans ce texte il confond
le lac avec un autre; il n’en a donc entendu parler que très vaguement, ou peut-
être, dans les deux endroits, a-t-il utilisé deux sources différentes.
La ville existait encore au xvn e siècle (note de 0 . von Lemm dans l’article cité
plus haut). — Nous ne serions pas éloignés de voir l’emplacement de cette ville
dans lea^^Aa» de la Description de T Egypte (XVIII, p. 287 : voir la carte), signalé
encore sur la carte des guides Joanne et Bædeker sous le nom de Kom Mastarou.
Ce fut l’avis de M. Becker (Encyclopédie , I, p. 82 1), de M. Hogarth (Threenorth
Delta nomes, Journal of IJellenic Sludies, XXIV, p. 1 à) et de M. Guest (Delta,
p. 960-961). — Cf. encore 'Alî Pâsâ Mubârak, XVII, p. 7; Ahmed Bey Kamal,
Borollos, Annales du Service des Antiquités, IX, p. 1 A A (#jJa***); Atlas, 2 : S-h;
Guest, Delta, carte.
Cette petite province (Evetts, Churches, p. 17), citée par Maqrîzî dans une
ancienne division de l’Egypte en provinces (I, p. 3 06), n’est pas mentionnée
dans la répartition du Rauh el-Nâçirî (p. 3 12); pourtant elle lui survécut (Ibn
Duqmâq, V, p. 1 1 3 ; Ibn el-Jî'ân, p. 187; ap. Abd el-Latîf, p. 669). — Nous
avons vu, dans l’article précédent, que le nom n’est resté que déformé : à 1 heure
actuelle, le territoire de l’ancienne province de Nastarâwah se trouve être le
district de Borollos, dans la province de Gharbieh (Boinet, p. 588 ).
sljaAA
J-
KOM NEQEIZA
Citée dans les listes de hûrah. Cette localité existe encore sous le nom de
Kôm Neqeiza que lui donne la carte de la Description de l’Egypte (pl, Ai; dans
/
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
213
le texte, t. XVIII , p. 2 1 h , appelée à tort : cf. aussi la carte de Y Alla» (5 :
9-1) et Ahmed Bey Kamal, Borollos, Annales du Service des Antiquités, IX, p. 1 AA.
Elle est située dans la presqu’île de Borollos, qui sépare le lac de même nom
et la Méditerranée. Ce nom est très probablement une transcription du copte
N1K6XCDOY M. Amélineau (préface, p. xx) déclare, à propos d’autres ques-
tions, que le .X copte ne s’est jamais prononcé z. Cependant le texte qu’il cite
lui-même à ce sujet montre que les Grecs donnaient au x le groupe pour
équivalent, ce qui indique au moins une certaine analogie de prononciation.
Bien plus, M. Daressy (R. A., 189 A, II, p. 20A) a fort justement observé que
le 56 N 6 AOXOY = niMANXCDixi des listes d’évêchés était la ville actuelle
de Menzaleh, qui correspond au copte à la fois comme sens et comme forme :
le X est donc bien devenu un zâ. Ainsi est un décalque régulier de
NiKGXCDOy. Il est vrai que les scahs (Amélineau, p. 059, etc.) assimilent
cette dernière localité à et l’on a accepté jusqu’ici leur témoignage; mais
nous avons vu, à propos de Borollos, quil existe déjà une lorme coptisee nAp-
2AAOC. Les deux localités voisines se sont fondues en un seul district (ce qui
explique pourquoi les listes de Maqrîzî ne contiennent pas le nom de
Neqeiza déclina la première, et son ancien nom passa a el-Borollos, qui préci-
sément n’avait pas de nom copte à proprement parler.
De même que Nastarâwah , autrefois sur le bord de la mer, et se trouve main-
tenant ensablé, de même Neqeiza est citee par Yaqubi (p. 338 ) comme une
forteresse maritime. Cette ville est appelée y(Basçrah') dans Dimasqî (p. 2 3 i;
trad. Mehren, p. 323 ); 19**? dans Ibn Duqmâq (V, p. A 3 ); Bakira dans Calca-
schandi (p. 98).
— NAHIA
Cette ville, située dans les environs de Guizeh, apparaît dans 1 Histoire des
Patriarches (Patrol. or. , V, p. 1 09 [ 363 ]), qui situe très exactement son monas-
tère : < 5 ?^* àjfA ji d d saXwJS ***? d* C est probable-
ment qu’il faut lire, au lieu de dans Mallon, Une ecole de savants égyptiens
(M. F. 0 ., I, p. 12 A). Elle fut connue d’Abû Çâlih (Evetts, Churches, p. 180;
cf. Quatremère, Mém. sur l’Egypte, I, p. 116 et seq.), de Yaqut (IV, p. 852),
d’Ibn Duqmâq (IV, p. 1 3 3 ) , d’Ibn el-Jî'ân (p. 1A7; ap. Abd el-Latîf, p- 677).
Cf. Livre des Perles enfouies (n os 80, 1 5 A , îü'], 198, 201, 2o5, 206 : 1*^1*,
iuàl» et l *$>); Description de l’Egypte, XVIII, p. 1A2; Alî Pâsâ Mubârak, XVII,
p. 9 (**gi); Recensement (part. ar. , p. 3 i 8 : franc., p. 2 58 ); Boinet, p. A 36
214
J. MASPERO ET G. WIET.
Il importe de ne pas confondre Nahia et Saft (de) Nahia (cf. Casanova, Des-
cription de l’Egypte, p. 221, n. 7? voir plus haut, p. io5).
— LA NUBIE
Dans le premier climat (I, p. 4 2).
Le nom de Nubie vient, comme on sait, de celui des Nobades, peuplade bar-
bare qui envahit la vallée du Nil, au-dessus du Philai, vers la fin du 111 e siècle
de notre ère, et enleva le pays aux Blemmyes (Procope, Bell. Pers., I, 21;
cf. Etienne de Byzance, Novéat et NovéafoQ.
Ce pays fut, depuis sa conquête par les Arabes, toujours soumis nominale-
ment à l’Egypte et rentrait même dans ses divisions administratives (cf. notam-
ment à l’époque du sultan Beïbars : Qüatremère, Mamlouks, I , b, p. 1 5 1 ; Hüart,
Hist. des Arabes, II, p. 45 ).
Pv^lc des Merveilles, Not. Ext., II, p. 38 ; Bakoüi, ibid., p. 696; Quatre-
mere, Mém. sur l’Egypte, II, p. i et seq.; Blochet, Hist. d’Égypte, p. 110, n. 3 .
— NAWASSA
Citée dans les listes de kûrah.
Ce nom fait songer à celui de Lys que l’on rencontre dans les listes coptes
d’évêchés :
0eo.A.<DciOY = nisic = Ly*
B6CIA = iLya (lire peut-être
Nous avons signale al article **«*jjV! (p. 29) le curieux rapport qui existe entre
ces deux villes et celles de et Ly , qui se suivent également dans les listes
copiées par Maqnzi. M. Amelineau avait déjà songé (p. 285) à rapprocher Ly*
du nom actuel de Nawassa : la première lettre peut en effet être l’article copte t
(cf. les doublets gL» et article Ja**», p. 194). Le scrupule qui l’a arrêté
est exagere : car cette identification ne dérange pas notablement l’ordre suivi
par les listes d’évêchés, qui citent en effet Lys après Samannoud (cf. une des
listes de Maqnzi, et Yâqüt, IV, p. 823); au reste, cet ordre n’a rien de bien
respectable. Quant a ce qui! dit du nom de nixic, qui aurait «une tournure
grecque assez accentuée», il est difficile d’être de son avis. Non seulement ce
vocable est malaisé à interpréter par le grec, mais encore la place qui lui est
assignée prouve au contraire qu’il représente la forme copte, dont QsoSocu'ov est
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
215
la variante hellénique. Cette Théodosiopolis, qui serait la troisième d’Égvpte (1) ,
est d’ailleurs parfaitement inconnue, et pourrait bien devoir son existence à
une erreur de copiste. M. Daressy ( Les grandes villes d’Egypte à l’époque copte,
R. A., 189/1, II, p. 2 0 3 ) en a fait la Didoûseyâ de Jean de Nikious (p. 436 )
et la Mehalla el Kobra actuelle (cf. l’article «Asil, p. 1 64 ). Nous préférons, pour
notre part, le rapprochement du Ly* des listes coptes avec le Ly de Maqrîzî,
d’autant plus qu’il se renforce de l’analogie entre les villes qui suivent, dans
chacune de ces deux séries de documents. Mais il est manifeste que les listes
d’évêchés présentent ici un texte corrompu, ce qui oblige à ne conclure qu’avec
réserves.
Si nous adoptons la conjecture vraisemblable de J. de Goeje, il faut lire Ly ,
à la place de LyJ entre el-Afrâjûn et el-Awîsîyah, dans Ibn Khubdâdhbeh (p. 82)
et Ibn el-Faqîh(p. 74). Qudâmah (p. 2 47) la cite entre el-Faramâ et Damiette;
dans Dimasqî (p. 2 3 1 ; trad. Mehren, p. 32 3 ) elle est entre le district de Dakahla
et celui de Tinnîs et Damiette. Qalqasandî ajoute que cette localité appartenait,
de son temps, à la province d’el-Murtâhîyah (Câlcaschandi, p. 97; cf. Ibn Duq-
mâq, V, p. 78; Ibn el-Jî'ân , p. 62; ap. 'Abd el-Latîf, p. 63 o). Au moment du
Voyage de Niebuhr (I, p. 63 ), il y avait deux localités du même nom, situées
très près l’une de l’autre, et qui devaient à elles deux correspondre à l’ancienne
agglomération : <yyîi ^ly et^Ji <gJy. Dans la Description de l’Egypte (XVIII,
p. 181-182) : La**Jî Ly et tsysvR Ly oju> . — Ces deui villages s’appellent main-
tenant !a**JI Ly et Ly ('Alî Pâsâ Mubârak, XVII, p. 1 5 ; Recensement, part,
ar. , p. 324 ; franc., p. 2 64 ; Boinet, p. 43 9; Géogr. économique, I, p. 355
(carte), 3 7 3 - 3 7 4 , pl. LXXXVIII-LXXXIX; Atlas, 54 : 6-(i- 2 ).
Jyy-H — LE NIL
Maqrîzî nous a décrit longuement les sources et le cours du Nil (I, p. 65 ,
2 1 9-236), résumant les idées qui avaient cours de son temps. On trouvera cités
en note dans l’édition les passages les plus importants de ses devanciers (cf.
encore 'Abd el-Latîf, p. 2; Géogr. d’Aboulféda, II, a, p. 45 , 56 ; Calcaschandi,
p. i 5 -i 8 ; Savary, Lettres, II, p. 176-179). Les géographes arabes ne sont pas
d’accord pour orthographier le nom de la montagne yjJi, d’où sort le Nil (I,
p. 219), et le même désaccord règne parmi les orientalistes : il faut se rallier
à la lecture la plus communément adoptée par les Arabes, el-Jabal el-Qumr
D) La première est l’actuelle Taha (voir l’article LJ?); la seconde est située dans le Fayoum, tout
près de l’ancienne Arsinoé (Hier., 729, 6; Georg. Cyp., 749).
216
J. MASPERO ET G. WIET.
(cf. Yâqût, ï, p. 20; Géogr. d’Aboulféda, II, a, p. 81-82; Marâçid, V, p. 28).
— Maqrîzî nous expose ensuite les mérites du Nil, un des quatre fleuves du
Paradis (1) , et à cette occasion cite le nom du Nil dans la Genèse, (voir
cet article) : ce chapitre est analogue à ceux de la littérature musulmane des
Fadail (I, p. ai 5 - 2 i 8 ). Au Paradis, le Nil prend sa source au pied de la
Sidral el-Muntahâ {Création, I, p. 171; Galtier, Les mystères des lettres grecques ,
B. I.F., II , p. 1 5 3 ). — Le Nil coule du sud au nord (I, p. 278-27/1), et les
auteurs se plaisent à nommer les fleuves qui sont dans ce cas, le fait contraire
leur paraissant une règle : ce sont le Mihrân (l’Indus), 1 Oronte (qui doit à cela
son surnom de rebelle, el-'Âçî (2) = en réalité Axios ), l’Àlis (le Halys), le Jour-
dain. L Indus ressemble encore au Nil par ses crues et ses abaissements,
ses animaux et la quantité de canaux qui en dérivent (Géogr. d’Aboulféda, II, a,
p. 79) : c’est pourquoi de nombreux auteurs arabes, qualifiés d 'ignorants par
Dimasqî (p. 98 : J***s=’ (J»*) trad. Mehren, p. 120), affirment que leur
source est commune; soit qu’ils la mettent en Nubie (cf. Maqrîzî, éd. de l lnst.
franc., I, p. 273, n. 1 6), soit «qu’ils supposent, en mettant à profit une idée
propre à l’antiquité classique sur le cours souterrain des fleuves, que le Nil cou-
lait d’abord sous l’océan Indien avant d’arriver en Ethiopie » (Galtier, loc. cit.,
p. 1 52 -i 53 ). — Les crues du Nil ont été un objet d’admiration pour les Ara-
bes, et ils se sont étendus sur ses causes et sur son époque (I, p. 2 36-2 46 , 266).
Apres avoir énuméré diverses fables de ses prédécesseurs (cf. Sourdille, Durée
du voyage d’Hérodote, p. 111), Maqrîzî note pourtant (p. s ht) que la croissance
du fleuve était due aux pluies qui tombaient en Abyssinie (cf. 'Abd el-Latîf,
p. 2; Tanbîh, p. 2 23-2 2 4 ; Avertissement, p. 297; Niebdhr, Voyage, I, p. 102;
Troisième voyage de Paul Lucas, II, p. 65 ; Savary, Lettres, II, p. 61, 178). —
(jette crue ne se produisait pas dans l’antiquité sans certaines cérémonies; une
d entre elles (?) nous a été transmise par les auteurs arabes : on jetait dans le
Nil une jeune vierge soigneusement parée, qu’on appelait la fiancée du Nil
W On sait que cette légende des quatre fleuves du Paradis tire son origine d’un passage de la
Genese (ti, 8), et que les Arabes n’ont eu qu’à l’emprunter, avec tous ses développements, aux
écrivains chrétiens qui avaient déjà commenté le texte biblique. A ceux-ci remonte également l’iden-
tification du Géhon avec le Nil (cf. l’article Paradis de F. Vigouroux, dans le Dictionnaire de la Bible,
t. IV, p. 2120 et seq.).
l2) Abu 1 -Fidâ (Géogr., II, a, p. 61) explique ce surnom par ce fait que l’Oronte ne sert à l’irriga-
tion des terres qu’il traverse qu’à l’aide de machines hydrauliques. Mais, pour le motif dont nous
nous occupons, Abû’l-Fidâ surnomme ce fleuve el-nahr el-maqlûb (le fleuve renversé; cf. Michel le
Syuien, 111 , b, p. 1 82) : c’est de la même expression que se sert el-Mas'ûdî pour le Halys ( Tanbîh ,
p. 178; Avertissement, p. 24 s).
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
217
(Amélineau, Histoire, p. 38 ; Amélineau, Actes des Martyrs, p. 80, n. 4 ). Les
musulmans attribuent à 'Umar l’abolition de cette coutume, qui pourtant, si
jamais elle a existé, avait déjà disparu avant l’époque grecque.
'Umar écrivit donc au Nil lui-même une lettre, dont les termes nous ont été
conservés par de nombreux auteurs (I, p. 260, et la note 8; cf. encore : Ibn 'Abd
el-Salâm [Marseille, 1689, f° 58 r 0 ]; Savary, Lettres, I, p. 1 1 3 ; Reitemeyer,
Beschreibung Agyptens, p. 53 ). Pourtant la tradition s’en est conservée, mais la
fiancée du Nil consista en une colonne de terre ( Troisième voyage de Paul Lucas,
II, p. 58 - 59 ; III, p. 2 56 : on dresse un «autel qu’on apelle la Boussev = jJi,
lafiancée; Niebuhr, Voyage, I, p. 91, io 4 ; Savary, Lettres, I, p. 1 1 4 ; II, p. 182;
Langles, ap. Voyage de Norden, III, p. 345 - 346 ). — Au moyen âge, les chré-
tiens lavaient dans le Nil le doigt d’un martyr, dont les reliques se trouvaient à
Ghoubra (voir l’article pUü p. 108) ; ils croyaient que le Nil ne pouvait
croître sans cela (I, p. 292-296). Ce doigt fut brûlé dans la seconde moitié
du vin e siècle de l’hégire (voir, outre p. 292, n. 1, les sources citées dans
Casanova, Les noms coptes du Caire, B.I.F., I, p. 176). — La crue se produit
au moment du solstice d’été, alors que les autres fleuves sont en décroissance
(I, p. 287; cf. Troisième voyage de Paul Lucas, III, p. 247-248); Abû’l-Fidâ
(Géogr., II, a, p. 85 ) signale pourtant une exception, le Salîf, qui prend sa
source au mont Wansarîs. — Les habitants de l’Egypte prétendaient avoir de
nombreux moyens pour prédire à l’avance le chiffre de coudées de la crue du
fleuve : Maqrîzî lui-même affirme en avoir expérimenté un (ï, p. 288-292; cf.
Synaxaire éthiopien, Patrol. or., I, p. 675-676 [157-1 58 ]; Maqrîzî, éd. Bûlâq,
I, p. 2o3; Niebuiir, Voyage, I, p. io 4 -io 6 ; Troisième voyage de Paul Lucas,
II, p. 72 et seq.; Maillet, Description de l’Egypte, II, p. i 4 o). — Pour mesurer
les crues du Nil, les anciens avaient édifié des niiomètres en différents points
de son parcours : les Arabes en conservèrent quelques-uns et en élevèrent d’au-
tres; nous les signalons en étudiant les villes où ils se trouvaient (I, p. ük r j-
264; cf. Calcaschandi, p. 20-22; Langles, ap. Voyage de Norden, III, p. 218-
24i; Reitemeyer, Beschreibung Agyptens, p. 4 5 - 5 1 ). — La crue ne devait être
ni au-dessus, ni au-dessous d’un chiffre de coudées, sans quoi le pays souffrait
de disette. On trouvera une étude relative à ce nombre de coudées, tel qu’il est
fixé par les auteurs anciens et les écrivains arabes, dans la Description de l’Egypte
(II, p. 176-178; cf. Hist. des Patriarches, Patrol. or.,V , p. 198-194 [447-
448 ]; Abu l-Mahâsin, I, p. 58 ). — Maqrîzî étudie dans un chapitre spécial
(I, p. 297-3 o 4 ), les canaux dérivés du Nil : nous renvoyons aux articles
(p. 79 et seq.). — Nous avons signalé également (p. 68, 71 ) le pont de bateaux
A
Mémoires. Liste des villes d* Égypte.
28
218
J. MASPERO ET G. WIET.
qui reliait Roda et Guizeh. — Le chapitre intitulé : Merveilles du Nil ^ contient
la description des animaux du fleuve, notamment du suqunqur (2) , de l’hippopo-
tame, du crocodile, àe\sLra'âdah(l, p. 278-287; cf. Savary, Lettres, II, p. 1A7-
1A8; Reitemeïer, Beschreibung Agyptens, p. 7A-79). Dans certains endroits du
Nil, des talismans rendaient les crocodiles inoffensifs, voire même les forçaient
à rebrousser chemin vers le sud (I, p. 287; cf. encore Ibn Hauqal, p. 106;
Maqrîzî, éd. Bûlâq, I, p. 206; Troisième voyage de Paul Lucas, II, p. 55 ). —
Les opinions sur la valeur de l’eau du Nil ont été également réunies par notre
auteur (I, p. 265-278), et dans ce chapitre, il cite les louanges que lui ont
prodiguées les poètes (p. 2 7 0-2 7 B).
On a beaucoup étudié les noms que portait le Nil dans l’antiquité (cf. Aker-
blad, p. 358-369; ^acy, Chr. ar., II, p. ih et seq.; Champollion, p. 80, 112-
i 3 q; Mallet, Les premiers établissements des Grecs en Egypte, p. 10, 1 5 , n. 1;
Wiedemann, Herodots zweites Buch , p. 93 ; Galtier, art. cité, B. I.F., II, p. 1 5 1 ,
n. 2. — Voir encore : Amélineau, p. 533-537; Maspero, Histoire, p. 6-1 5 ;
Maspero, Hymne au Nil, Bibl. d’étude, t. V).
Village cité dans la kûrah de Tarâbiyah (I, p. 3 o 8 ).
D’après un passage de Mas'ûdî ( Prairies , IV, p. 97-98), traduit par Quatre-
mère (Aié/n. sur l’Egypte, I, p. 178), el-Hâmah devait se trouver sur le parcours
actuel du canal de Suez, un peu au nord du lac Timsah. Les autres auteurs
qui en parlent (Kindî, éd. Guest, p. 99-100; Yâqût, I, p. 346 ; IV, p. 9A7;
Zamakhsarî, p. 161; Marâçid, I, p. 87; III, p. 3 oA; cf. Guest, Delta, p. 975),
situent cette localité dans la région du Tih, et y signalent un mont Ulâq (yî),
dont le nom ne semble pas avoir plus subsisté que celui d’el-Hâmah.
y* — hoù
Citée dans les listes de kûraJi.
En copte 2oy (variante 2(i>), en grec kiôcrno'kiç (Hier., 731, 9; Georg.
Cyp., 774), surnommée parfois yuxpd (B. Z.) ou civw (listes coptes d’évêchés),
pour la distinguer de son homonyme du Delta (Quatremère, Mém. sur l’Egypte, I,
Une littérature de ce genre existait déjà avant tes Arabes : cf. par exempte l’histoire des
deux animaux merveilleux aperçus dans le Nil vers l’an 600 (Théophyl. Simocatta, VII, 16; Jean
de Nikious, p. 533 ; Michel le Syrien, t. II, p. 375).
Cf. Vollers, Beitrage z. Kenntniss d. leb. arab. Sprache in Aegypten, Z. D. M. G. , L, p. 655 .
m
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
219
1
p. 5 02; Champollion , I , p. 3 0 , 238 ; Amélineau, p. 198). — Citée encore comme
pagarchie dans les papyrus d’époque arabe (Bell, TheAphroditoPapyri, n° 1A60,
1 . 1 58 ).
Avant Yaqûbî (p. 332 - 333 ), la ville de Hoû était le chef-lieu de quatre
districts, ceux de Hoû, Dandara, Fawet Kena (dans la liste citée par Calcaschanbi,
[ P . 9 5 ],Hû, Dandara et Kena forment un seul district), mais cet auteur nous
signale leur décadence (cf. Yâqût, IV, p. 996 : *^5 Dimasqî* p. 2 32 ; trad.
Mehren, p. 325 : ü/our). Ibn Duqmaq (V, p. 33 ) et Ibn el-Jîan (p. 196;
ap. 'A bd el-Latîf, p. 70 4 ) la citent avec el-Kôm el-Ahmar. Cette ville avait été
bien éprouvée en 806 H : la peste y aurait fait mourir i 5 .ooo personnes (Maq-
rîzî, I, p. 190). Elle fut un instant la capitale de la Haute-Egypte (Vansleb,
Belalion, p. 21-22; Troisième voyage de Paul Lucas, III, p. i 5 o).
La partie ancienne de Hoû, dont Sonnini ( 111 , p. 1 65 ; cf. Voyage de Norden,
éd. Langlès, II, p. 83 ; III, p. i3A : Hau ) trouvait le nom barbare, a beaucoup
souffert des inondations du Nil (Massignon, Etudes archéologiques, B. I. F., IX,
p. 90; cf. ‘Alî Pâsâ Mubârak, XVII, p. 1 5 : prononciation d’Ibn Duqmâq [IV,
p. 128], suivie par M. Massignon; Boinet, p. 257; Allas, ihh : 10-1).
ouyi
Dans les divers textes que cite Maqrîzî, on trouve la mention de trois oasis
(V p. 5 17), qui sont : l 'intérieure (&=J^üî); — le groupe des deux extérieures
(^jo^UI); — Voasis de Bahnasâ; avec un revenu global de 2 5 .ooo dinars, pour
l’année 585 (II, p. 19). Signalées comme ribât (I, p. 1 iû), elles sont citées avec
Absâvah dans une des listes de kûrah (p. 307). Au moment du Bauk el-JSaçin,
elles ne comptaient pas parmi les provinces de l’Égypte : le sultan n’y nommait
pas de gouverneur, et elles étaient administrées par ceux qui les possédaient en
fief (p. 3 1 3 ).
Le mot c t, est une transcription du copte oyA2 (Quatremère, Becherches
sur l’Egypte , p. 217-228, 3 oi- 3 o 3 ; Champollion, II, p. 282-296; Amélineau,
p. 289-292), comme l’avait déjà cru Yâqût (IV, p. 873). M. Amélineau a éprouvé
beaucoup de difficultés pour identifier les noms coptes des oasis avec les noms
modernes : les textes arabes sont aussi ambigus.
i° XLiJoJî. — Sous cette dénomination, Maqrîzî, dans sa notice sur les oasis
(I, p. 23 A- 235 ), paraît comprendre l’oasis de Siwa, puisque avant de quitter
les Wâhât el-Dâkbilah pour passer aux Wâhât el-Khârijah, il parle de la ville
de Santarîvah. Toutefois, on peut se demander si cet auteur a compris le sens
28 .
220
J. MASPERO ET G. WIET.
des expressions dont il se servait : il répète à peu près, mais d’après des sources
differentes, les memes généralités pour les Oasis intérieures et pour les Oasis
extérieures. Il avait aussi entendu parler de l’oasis de Sîwab , dont il connaissait
approximativement la situation par rapport à Alexandrie et au Vieux -Caire,
mais non par rapport aux autres Oasis, et, de peur de se tromper, il a inséré
sa notice sur Santarîyah entre les deux articles. D’ailleurs, de nombreux géo-
graphes arabes n’ont eu à ce sujet que des notions très vagues (Içtàkhrî, p. 52 ;
Prairies, III, p. 5 o- 52 ; Ibn Hauqal, p. 102; Muqaddasî, p. 20i;Zâhirî, p. 33,
et ap. Sacy, Chr. ar., II, p. 4 ; Perle des Merveilles, Not. Ext., II, p. 27), et,
comme nous allons le voir, ceux qui ont voulu préciser ont été souvent malheu-
reux. C est le cas de Yaqut, qui appelle les Oasis : première, seconde et troisième
(cf. Blochet, Hist. d’Égypte, p. i 3 y, n. 1); plus tard Ibn Duqmâq (V, p. 1 1)
expliquera la terminologie de Yâqût. Dimasqî (p. 232; trad. Mehren, p. 326)
et Abu 1 -Fidâ ( Géogr ., II, a, p. i 43 ) ne sont pas plus clairs quand ils nous
parlent d’une Oasis du milieu .
Si le texte de Maqrîzî est douteux, par contre, celui d’Ibn Khaldun est très
net : crie territoire de Santarîyah, autrement nommé les Oasis intérieures » (Pro-
légomènes, I, p. 122). Dans une note, de Slane a relevé cette erreur, et il
nous renvoie au texte d’el-Bakrî (= le géographe anonyme de Quatremère) :
«Plusieurs routes conduisent de Santarîyah aux vallées des Oasis» (/.A., 1 858,
II, p. 44 q). Il faut donc mettre hors de cause l’oasis de Siwa, l’ancienne oasis
dAmmon, qui na jamais dépendu, étant donné sa situation, de la province
d’Assiout, comme le croit M. Amélineau, mais de celle de Béhéra (Boinet,
p. 5 o 4 ).
Pour Yaqûbî (p. 332 ), l’oasis intérieure contient la ville de u 3 j 3jii\; et il
semble que ce géographe fasse ainsi allusion à l’oasis qui s’appelle maintenant
el-Farafra (Boinet, p. 191); est en effet le pluriel de El-Bakrî
distingue d ailleurs nettement el-Furfarûn des Oasis intérieures, qu’il place à
quatre jours au sud ( loc . cit., p. 45o).
Ce dernier auteur est donc notre meilleur guide, et Qalqasandî l’a suivi
(Calcaschandi, p. 1 02), ce qui nous permet d’affirmer, malgré les erreurs d’autres
géographes, que l’expression « Oasis intérieures » devait bien s’appliquer à V Oasis
el-Dakhla actuelle.
Les textes de Yaqùt, Dimasqî, Abul-fida et Ibn Duqmâq ne sont pas assez
précis pour que l’on sache exactement quelles oasis ils ont connues. Si nous en
croyons Beinaud (Géogr. d’Aboulféda, II, a, p. 1 43 , n. 2), leur deuxième oasis
(ou bien oasis du milieu) serait l’Ocms intérieure : en effet, Dimasqî et Ibn
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
221
Duqmâq y mettent la ville d’el-Qaçr, qui est mentionnée par el-Bakrî (voir
aussi Sa vary, Lettres, II, p. i 64 -iy 3 ;'Au Pâsà Mubârak, XVII, p. 29-31; Boinet,
p. 44 7 ).
2 0 — Ce groupe de deux oasis s’appelle en copte oy^^oi. El-
Bakrî est encore le seul géographe qui, avec Maqrîzî, nous donne le duel :
(loc. cit., p. 45 1) : en effet, l’oasis de Kharga peut bien être dé-
composée en deux agglomérations distinctes. Abû’l-Fidâ (^>*3*)! : on v °it que
ce mot est des deux genres), Ibn Duqmâq et Qalqasandî l’ont bien située; elle
est au sud de la précédente.
Mais Idrîsî a tort de l’identifier avec Santarîyah (p. 4 i). Yâqût fait aller sa
première oasis du Fayoum à Assouan : il y comprend donc en réalité toutes les
oasis, et peut-être ne commet-il pas la même confusion en identifiant sa troisième
Oasis avec Santarîyah.
3 ° IwJkgxJt z lj. — Le nom de cette oasis se trouve dans la liste des évêchés
sous la forme suivante : cdcaccd katcd = ba. 2 nenxe = cb-
Cette oasis n’est citée sous ce nom que dans Abu Çâlih (Evetts, Churches,
p. 258-260) et dans el-Bakrî (loc. cil., p. 449-45o). C’est la première oasis
d’Abû’l-Fidâ; Y Oasis intérieure de Dimasqî et d’Ibn Duqmâq : ces deux auteurs
lui donnent comme ville principale ou qui semble être la même que
le d’el-Bakrî. Elle s’appelle maintenant Oasis el-Baharieh .
Champollion a su que les auteurs arabes plaçaient dans cette oasis une ville
de Bahnasâ, différente de son homonyme du Bahr Yoùsouf (cf. Muslarik, p. 7 3 ;
Géogr. d’Aboulféda, II, a, p. 1 5 3 ). El-Bakrî nous la décrit ainsi : «La ville de
Bahnasâ-de-l’oasis est entourée d’une muraille et renferme des bazars et des
mosquées . . . , on y trouve une population composée d’Arabes musulmans et de
Coptes chrétiens». Comme cette ville a disparu maintenant, il est difficile de
contrôler ce renseignement donné par trois auteurs arabes, ce qui ne fait peut-
être qu’une seule source : Quatremère avait cru à l’existence de Bahnasâ des Oasis
(Mém. sur l’Egypte, I, p. 2 56 ).
Nous n'avons pas l’intention d’entreprendre ici le classement de tous les
témoignages grecs relatifs aux oasis. Ce travail a été fait, en partie, par Lep-
sius, dans la Zeitschrift für agyptische Sprachc, i8 7 4, p. 82. Dans les textes
d’époque chrétienne, les mentions des Odasis sont fréquentes, mais généra-
lement peu utiles à nos connaissances géographiques. Une grande quantité de
ces renseignements sont trop vagues (ainsi ceux du Pralurn spirituals, c. 112,
dans Pair, lat., t. 7 4 , col. i 7 6). Nous nous contenterons de rechercher s’il y
222
J. MASPERO ET G. WIET.
a eu une tradition égyptienne sur les oasis, que l’on puisse retrouver dans les
documents locaux.
Le meilleur témoignage est sans contredit celui d’Olympiodore (PatroL grecque,
t. io 3 , col. 272), qui était né en Thébaïde, et qui avait traité en détail de
cette question, dans son ouvrage malheureusement perdu. Le résumé que fait
Photius (ms. 80) du passage relatif aux Oasis, mérite d’être traduit in extenso :
«Lui aussi, il déclare qu’il existe trois oasis : deux grandes, ïunç à V extérieur,
l’autre à l’intérieur, situées en face l’une de l’autre, à une distance d’environ cent
milles ((Tirera, bornes milliaires); — et une troisième, petite, séparée des deux
autres par une distance considérable». Les mots «lui aussi», par où commence
cet extrait, font allusion à Strabon, qui adopte lui aussi une division tripartite,
différente d’ailleurs : la «première» oasis au sud (Kharga et Dakhla)^, celle
de Bahnasâ, et celle de Sîwah . La contradiction n’est qu’apparente : il est fort
naturel qu’un indigène comme Olympiodore fasse abstraction de Sîwah, qu’on
devait considérer, à cette époque, comme non-égyptienne.
II reste certain qu’au v e siècle de notre ère, on reconnaissait, dans les ouvra-
ges scientifiques, l’existence de trois oasis : une peydXtj 17 £%oot épœ, une (ie-
yd'kt] 7) ètjMTépœ, et une [wcpo c.
Un second document égyptien existe dans les listes coptes d ’évêcbés. On y lit
successivement (Amélineau, p. 5 7 3 ) :
cdcaccd katcd = BA2 n6MX6 2.ypirxoy =
AN (D ACANKA = BA2 ^Ol = *A=JoJI Iw^JI &
Le passage est corrompu; il faut lire Ôaats KaT« = oyA2 neMXE oxy-
pyrxoy, et à la ligne suivante ancd OACIC. Le texte arabe est plus étrange
encore, et M. Amélineau a raison d’y voir une erreur du scribe (p. 291). Mais
il est important de constater que là encore il y a trace d'une division tripartite :
il est probable, on peut même dire certain,
qu’un nom copte a sauté, et que les trois arabes ont été répartis tant bien que
mal entre les deux coptes restants. Or ces listes d’évêchés représentent un état de
choses très antérieur à celui de l’époque où elles furent écrites. Ce sont certai-
nement des copies de listes plus anciennes, rédigées avant l’invasion arabe : car
il est clair qu’au xm e ou xiv e siècle, la majeure partie des sièges épiscopaux qui
y sont catalogués n’existaient plus.
III Sur cette association, cf. U. Wilcken ( Archiv fur Papyrusforschung , IV, p. A79), qui montre,
par une correction très vraisemblable apportée au texte de Georges de Chypre (782-786), que
celui-ci comprend dans l’AiWis fie ydXrj (cod. kviaarj) des localités appartenant à Kharga et à Dakhla.
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
223
11 v a concordance parfaite entre les affirmations d’Olympiodore et ces cata-
logues ecclésiastiques. On y releve en effet :
i° <W ts v è&arépa, appelée fteydXy par l’écrivain du v e siècle. Le sens de
ce mot, «celle qui est à l’extérieur », indique déjà que c’est la même que la Kharga
actuelle. D ailleurs on sait que la capitale de ce district était 21 B; de nombreux
graffiti, dans la nécropole chrétienne d el-Bagawat (près de là station moderne
Nadûrah) contiennent le nom de cette noxic 2IB. C’est l’I&s (ou mieux Uts)
grecque, où fut exilé Nestonus (Evagrius, Hist. eccles., I, 7)- La Noiitia Digni-
tatum place une garnison à Hibeos — Oaseos majoris (Or. XXXI, Ai). Or, un nom
arabe de Hibeh est mentionné près de l’emplacement d’el-Bagawât, un peu au
nord de Kharga, sur la carte de la Description de l’Égypte. L’identification est
donc absolument certaine. La Grande Oasis, 17 èçwTepco, 1 « oasis de Ptolémaïs
(Psoï) » des Coptes, c’est l’actuelle Kharga.
a 0 Ôaats ù èawxépw, également qualifiée àepeydXv par Olympiodore, mais
connue comme Oasis minor de Thébaïde par la JSotitia Dignitatum (Oi. XXXI,
56 ). Le nom de 7) [iaœ] Ôa aïs se trouve peut-être sur un papyrus de Leipzig
inédit (cf. Wilcken, loc. cit.). Il n’y a pas de doute à concevoir sur l’identité de
cette contrée «intérieure» : c’est Dakhla, comme son nom l’indique. L’un des
villages au moins qu elle contient a été identifie par Wilcken (/oc. cité) : le village
actuel de Mut(BoiNET, p. 636 ) est le M üBts des papyrus, Madwv de Georges de
Chypre. La ville de TplfitOts (Georg. Cyp. TptpovvÔts; Not. Dign. Trimthis; cf.
Wilcken, op. cit.) s’y trouvait également; elle est citée comme évêché dans B. Z.
(OepsrowTts) en opposition à Ôaat s fieydfoj qui est Kharga.
3 ° Ôaats puxpd (appelée de même dans un papyrus du Fayoum : Berliner
Griech. Urkunden, IV, n° 697, 1 . 10, et dans Pap. Oxyrhynchus, VIH, n° 1 121,
1. 3-5 : une femme d%o irjs Mixpds Ôdcrecos). Ce n’est ni Siwa qu’Olympiodore
n’aurait pas rangée en Égypte, ni Farafra, dont aucun auteur antique ne paraît
avoir parlé. Si nous admettons la parenté entre la tradition d’Olympiodore et
celle de Strabon, cette petite oasis sera celle que le géographe grec nommait
avocats v xarà ttjv M otptSos Xipcvrjv «l’oasis en regard du lac Mœris» (Stra-
bon, XVII, 8 1 3 ). La Notitia Dignitatum l’écrit comme Olympiodore : Oasis minor
(de l’Arcadie) simplement (Or. XXVIII, 22). G est évidemment la oyA2
n6 HX6, c b «oasis de Bahnasâ» ou Oxyrhynchos, des listes d’évêchés, la
Baharieh moderne. Ce dernier nom correspond au surnom de xarw des cata-
logues coptes.
J. MASPERO ET G. WIET.
224 J. MASPERO ET G. WIET.
En résumé, une longue tradition égyptienne fixe à trois le nombre «officiel»
des oasis rattachées à 1 Egypte, et H est facile de les identifier sous leurs noms
coptes, grecs et arabes. II est intéressant de constater que Maqrîzî, indirectement
sans doute, a recueilli cette classification venue de l’antiquité : car il ne nomme
expressément que trois oasis, qui sont précisément Kharga (décomposée en deux
groupes), Dakhla, et Wâh el-Bahnasâ. Quant aux autres, dont il a pris les
noms à d autres sources, il ne sait pas au juste si elles ont une existence distincte
et il ne leur donne pas formellement le nom dV oasis».
Cf. encore les descriptions modernes de ces régions, dans : Ball et Hugh,
Bahana Oasis; Beadnell, Dakhla Oasis; Ball, Kharga Oasis.
I.
VILLES DES OASIS.
BOINET (P. 629, 636).
II. ALàJ<Xj|
III.
1.
1.
5.
9.
2.
jj&j] 1
2.
6.
10 . \ayA
3.
3.
7-
1 1 . /OjJ
4.
4.
8.
1 2. S<Xjuo Üjji
1 .
9 .
3.
4.
0“^
v-
'ALI PÂSÂ MUBÂRAK (XVII, P. 30-31).
I. XjjjsxJ! olsfc. 1 ^.
II. oU.lj.
i- LjjLJî
1 .
6 -
2. j.AoiÜI
2.
7* j-Aaiüi
0 .
3 .
O.À«wt
3.
4.
4.
isOoO^J.
1 0 . L?jjo
O. ity«0(XJLo
5.
i 3 . (= 9?)
III.XayUloU.lj.
3.
A.
GALCASCHANDI (P. 102).
5. EI-Hindà.
i4. El-Kuçeïr (= 7 ?).
II. EL-WAH EL-DACHILA.
1 5. EI-Matmûn (= 6 ?).
1 6 . Ei-Akmûh.
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
225
1BN DUQMAQ (V, 11-12).
A. VILLES SITUEES PAR L’AUTEUR.
II.
6.
7-
II. î.
5.
7-
lOsÀdb
ni. oLsfclj.
5.
B. VILLES CITÉES SANS SITUATION PRECISE.
liai Ca-Ww m
7. (piutôtque I, 2)
8. ti!
10.
12.
17.
Akaz jü!
(citée 2 fois)
(=4?)
(Xa\axÎ!
J*
DIMASQl (P. 232; TRAD. MEHREN, P. 326).
1. oL^î^j.
6 .
7-
6. Àrlch-des-Oasis.
8. Belmeça-des-Oasis.
ir;’
IL oU»J^.
5.
7-
y
.Aoiüt
m.
5. iuoJti(=4?)
EL-BAKRÎ (/. A., 1858, II, P. 449-451).
II. EL-OUAH ED-DAKHEL.
6. Galamoun.
7 . El-Casr.
17. El-Casaba.
III. EL-OUAHAÏN.
el-Kharedjaïn.
Mémoires. Liste des villes d 3 Égypte.
29
226
J. MASPERO ET G. WIET.
Dans sa notice sur ie Wâdî Habib, Maqrizî (I, p. 186; II, p. 5 o 8 = Ges. d.
Copten, p. 45 = Evetts, Churches, p. 320 ; cf. Marâçid, III, p. 217, n. 3 ) nous
indique tous les noms qu’il portait : (£^s t*ôâî Jliü
La*ju» 5 t cf ce wâdî s’appelle encore Wâdî’l-Mulûk, Wâdî’l-
Natrûn, désert de Sîhât, désert à’el-Asqît et Mîzân el-qulûb (balance des cœurs )».
— Les orientalistes ont lu habituellement Wâdî Habib, mais Yâqût (IV, p. 880)
nous donne la prononciation Wâdî Hubeïb (cf. Maqrîzî, éd. de l’Inst. franc., I,
p. i 5 q, n. 8; Abù’l-Mahâsin, I, p. 22).
Ce lieu, nommé par les anciens Egyptiens l’Oasfs du Sel (Maspero, Contes,
p. 47-/18), est plus connu dans les textes grecs et coptes sous le nom de Désert
de Scété, dont nous avons une transcription dans le texte cité plus haut (Quatre-
mère, Mém. sur l’Egypte, I, p. 45 i- 4 qo; Champollion, II, p. 2q5-3o2 ; Akerblad,
p. 421 - 433 ; Amélineau, p. 433 - 452 ). La forme régulière est hnrj-cis (Sozomène,
1 , 1 4 ) ou 2 kî)t); (dans la Vie de l’abbé Daniel le Scétiole, parL. Clugnet, F. Nau
et I. Guidi), qui a fourni l’arabe (el-Asqît). Au Wâdî’l-Natrûn correspond
Ntxpfai ou Nivpfas opos (Sozomène, ibid.; Apophth. Patrum = Pair, gr., t. 65 ,
col. 197, 260; B. Z.), dénomination qui se rencontre aussi fréquemment. La
liste grecque des évêchés (B. Z.) fait de Nixptai un siège spécial : le gckgtia
des listes coptes (Amélineau, p. 572, 576) est donc une forme vicieuse pour
2w£-Wa — Sto/tt;, comme l’avait proposé M. Casanova ( Les noms copies du Caire,
B. I. F., I, p. 220). — Les auteurs arabes ont compris le sens du nom copte
<T)IHT ou CI)12HT, la balance des cœurs (Amélineau, Sur deux documents copies,
B. LE., 1 8 8 5 , p. 336 ; Evetts, Churches, p. 77, n. 2; cf. Vie de Schnoudi =
M. M. F., IV, p. 372) : et en même temps qu’ils le transcrivaient (Sihât), ils
le traduisaient par Mîzân el-qulûb.
L’expression vvs+a tf *b est très fréquente dans la littérature arabe-chrétienne
(Hist. des Patriarches, Patrol. or., I, p. 44 g [ 1 8 5 ] , 4 qo [226], 5 o 4 - 5 o 5 [ 24 o-
2 4 1 ] , 5 1 6 [262]; V, p. 9 [263], 19 [273], 33 [287], 46 [ 3 00], 65 [319],
91 [ 345 ], 102 [ 356 ], 120 [374], 181-182 [ 435 - 436 ]; — :
ibid., p. 473 [209]^, p. 81-82 [ 335 - 336 ]; — cf. Maqrîzî, II, p. 489-491 =
Ges. d. Copten, p. 16-18,20; Marâçid, III, p. 267). Il faut corriger le c*a a <^b
d’Ibn Duqmâq (V, p. 1 1 3 ) , faute qui se trouve aussi dans Y Abrégé des Merveilles
(p. 319); également fautif est le ^b d’Ibn el-Jî'ân (p. 1 3 6 ; ap. 'Abd el-
Latîf, p. 668). — Cf. 'Alî Pâsâ Mubârak, XVII, p. 48 .
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
227
On trouve précédé de ou de J+*., dans la Liste des églises et monas-
tères publiée par M. Amélineau (p. 5 7 8 - 58 o), dans le Synaxaire (Patrol. or., I,
p. 3 1 4 [100], 322 [108], 336 [122], 35o [i 36 ], 354 [i 4 o] ; III, p. 2 7 3
[197], 321 [ 245 ], 36 1 [285], 4 2 3 [ 34 7 ], 486 [ 4 io]; éd. du Caire, I,
p. 53 , 72, 80; trad. Wüstenfeld, I, p. 55 , 60, 68; II, p. 162-163, 171),
dans Maqrîzî (II, p. 5 o 7 « QuatremÈre, Mém. sur l’Egypte, I, p. i 4 = Ges. d.
Copten, p. 43 = Evetts, Churches, p. 3 1 8 ; dans le Calendrier d’ Abu l-Barakât
(Patrol or., X, p. 262 [18]). — Un doublet se rencontre également
(Synaxaire, éd. du Caire, I,p. 94, 95, 100, 106, 217, 2o5, 276).
La transcription du nom grec ou se ht dans le Synaxaire (Patrol.
or., I, p. 336-337 [122-123]; éd. du Caire, I, p. g 4 , 100, 107; trad. Wü-
stenfeld, I, p. 68-69), dans le Synaxaire éthiopien (Patrol. or., I, p. 666 [i 48 ],
669 [1 5 1], 673 [1 55 ]) et dans AbûÇâlih (Evetts, Churches, p. 2 45 , texte ar.,
p. 110 : cyJLwî).
Le nom de Wâdîl-Natrûn, (Synaxaire, éd. du Caire, I, p. 55 ;
dans Y Hist. des Patriarches, Patrol. or., I, p. 427 [1 63 ]; ^
dans le Synaxaire, id., I, p. 336 [122] = ed. du Caire, I, p. t ra( U Wii
stenfeld, I, p. 68) est seul employé maintenant (R. P. Jullien, L Egypte, p. 29-
58 ; Boinet, p. 526); on a écrit parfois ^b (Maqrîzî, éd. de 1 Inst, franc.,
II, p. 94, n. 2); dans la Description de ïÉgypte (XVIII, p. 238 ) :
HAUTE-ÉGYPTE — BASSE-ÉGYPTE.
Cette division naturelle du territoire égyptien existe depuis très longtemps;
Memphis porte dans une inscription hiéroglyphique le surnom de Makhalom
cela balance des deux terres», ce qui signifie que cette ville tenait le milieu entre
la « terre » du nord et la ce terre » du midi (Sourdille, Durée du voyage d’Hérodote,
p. 3 o). L’endroit où le Nil se séparait en plusieurs branches marquait le point
de contact des deux provinces (Champollion, I, p. 63 et seq.): gardee d abord
par les Grecs, reprise par les Arabes (Maqrîzî, ed. de Unst. franç., I, p- 3 o 6 ,
Sacy, Chr. ar., II, p. 20; WàqidÎ, notes, p. 18), elle a été conservée jusqu’à nos
jours.
est l’équivalent du copte TCA2HT ou nCANGM2iT (Champol
lion, II, p. 6-7; Akerblad, p; 370; Amélineau, p. 9 0 )’ Haute-Egypte, <^***^'5
ou JxiN était appelée en copte MApHC, dont nous avons d’ailleurs une
29.
228
J. MASPERO ET G. WIET.
transcription arabe (Maqrîzî, I, p. 20B; cf. le vent du sud, appelé marîsî :
Maqrîzî, éd. de l’Inst. franc., II' p. 129). On sait que pHC signifie le midi
(Champollion, I, p. 160-167; Akerblad, p. 871; Amélineau, p. 328).
Cette division en « deux Egyptes » n’avait jamais cessé d’être employée dans
l’usage populaire des Coptes. Mais, administrativement, les Romains, et surtout
les Byzantins, l’avaient effacée. Les premiers avaient déjà créé trois tronçons en
intercalant YHeptanomide. A la veille des invasions arabes, le territoire de l’Egypte
comprend quatre «duchés» : deux dans le Delta, deux dans le «Ça‘îd» : l’Ar-
cadie (Moyenne -Egypte) et la Thébaïde* 1 ). Les Arabes conservèrent d’abord,
semble-t-il, ces provinces : mais dès la fin du vn e siècle de notre ère on voit pa-
raître, dans les papyrus grecs d’époque musulmane, une division en cLvw ywpcL
et ndroo ycvp a* 2 ), qui ne sont, au fond, que les «deux Egyptes» antiques, revenues
au jour. Ces mêmes expressions ont été conservées également par une scala
(Amélineau, p. 566) :
-j-ANA XCDpA [sic) = iU^-Lü!
'J’KATA XCDPA = *^01 «a^LÜ
Il semble que les Arabes, en gardant cette division* 3 ), lui donnèrent dès le
début une limite précise; nous lisons dans Kindî (éd. Kœnig, p. 6 - 5 ; éd. Guest,
p. 10-1 1 ; cf. Abû’l-Mahâsin, I, p. 75; Encyclopédie , I, p. 3 o; la division existe
aussi nette dans la première moitié du 11 e siècle de l’hégire : Kindî, éd. Guest,
p. 86) : . . aNÎ «XaxaJI Jjj cjllaiîL (J? yU Aa**3Î! jJæ yolx)! yJ
r
UkwÀllf pi» ami AkSj. — Fustât appartint donc à la Haute-Egypte dans un
instant où le gouverneur de la Basse-Egypte, 'Amr, résidait à Alexandrie; et ce
fait se retrouvera plus tard, même aux époques de crise (révolte de 'Ubeïd ibn
el-Sarrî et d’Ahmad ibn el-Jarawî : Michel le Syrien, 111 , p. 5 g), et jusqu’à
la domination des Mamlûks. Cette ville fut «le chef-lieu administratif de la
Haute-Egypte, tandis que le Caire jouait le même rôle pour la Basse-Egypte.
Les qâdî et muhtasib du Caire avaient aussi le Delta sous leur juridiction; les
fonctionnaires correspondants de Fustât avaient aussi la Haute-Egypte» (Ibn
Cf., sur cette disposition, J. Maspero, Organis. milit. de VËg. byzantine.
H. I. Bell, The Aphrodito Papyri (== P. Lond. IV), n° i 44 a , 1 . 69, et le compte rendu dans
Rev . des Et. grecques, 1912, p. 217-218. Noter que l’expression anocura (a voo x^P a ) se trouve déjà
dans Y Anonyme de Ravenne : mais là elle n’a aucune valeur officielle. Cf. plus haut, article Oyut*aJî ,
p. n 7 .
M. Casanova la fait remonter à Saladin ( Description de VEgypte, p. 58 , n. 1).
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
229
Düqmâq, IV, p. 2; Quatremere, Mamlouks, I, b, p. 65 ; Becker, dans Ency-
clopédie, I, p. 839).
Nous venons de voir l’expression Aa~oM i, il nomma gouverneur du Çaîd :
nous ne sommes pas en mesure de préciser combien de temps ce fonctionnait e
fut appelé Wâlî-l-Çaîd (un chrétien, Pierre, au début du vm e siècle de notre
ère : Hist. des Patriarches, Patrol. or., V, p. 52 [ 3 06]), ni à quelle époque il
porta le titre de ïaipi <jfj. Ce gouverneur des gouverneurs (nous extrayons ces ren-
seignements d’un texte du Dîvcân el-Insâ, trad. par Quatremere, op. cit., I, b,
p. 96-97, note), après avoir porté le titre de ***« reçut, sous le règne
du sultan Barqûq , celui de ^ Ce nâib se vit octroyer le droit de
nomination et de destitution des gouverneurs de provinces, d’abord, sur ceux de
Bahnassa et d’el-Achmouneïn, sous le sultan el-Muayyad, puis sur tous en gene-
ral, à partir de Barsbây. Pourtant, ce préfet de Haute-Égypte ne dépendait pas
directement du souverain, mais était soumis à l’autorité de Yamîr-ustâdâr. Au
xv e siècle, on retrouve la charge de kâsif, et l’administration de la Haute-Egypte
est très variable. Zâhirî (p. 1 29-1 3 o) signale qu’il y avait un kâsif pour la pro-
vince de Guizeh, et un autre pour le reste de la Haute-Égypte; mais il ajoute
que par moments, il y avait trois kâsif: Favoum, Moyenne-Egypte, Haute-Égypte.
D’ailleurs, le seul fait qu’il insiste sur cette division peut prouver quelle était
anormale. Lepigraphie nous donne le titre officiel du gouverneur de l’Egypte
méridionale : Aa*~JS otiXR (Van Berchem, Corpus, I, p. 720-
^22). — La résidence de ce fonctionnaire semble avoir beaucoup vaué . Ibn
Duqmâq signale, qu’après avoir résidé à Assiout, le naib el-wajh el-qibh, de son
temps, était établi à Akbmim (cf. plus haut, p. 6 et 16). «Les Arabes, dit
Vansleb ( Relation , p. 20-21), nomment encore [le Çaîd] Vogh il ard[d^\ ***),
ou la /ace du Pays, estant à l’égard du Caire située vers le Midy ... Sa Capitale,
estoit anciennement Hu [Hoû); mais aujourd’huy cest Girgé (Guerga), ou le
Sangiac-Bey qui la gouverne fait sa résidence» (cf. Troisième voyage de Paul
Lucas, III, p. 1 5 o). Nous avons là le nom du fonctionnaire à l’époque ottomane;
nous avons vu (plus haut, p. 1 1) que le titre de kasif était alors porte par les
simples gouverneurs de provinces.
En ce qui concerne l’Égypte septentrionale, les changements de titulaire
sont les mêmes. Nous avons pourtant à signaler une différence importante : sous
le règne de Faraj , la charge de niyâbat el-wajh el-bahrî est réunie à celle de Yamîr-
ustâdâr : de sorte que ce fonctionnaire a autorité sur son collègue de la Haute-
Égypte (Quatremere, Mamlouks, loc. cit., et I, a, p. 27, note). Dapiès un texte
de Zâhirî (p. i 3 o), il semblerait que la province de Béhéra ne rentrait pas
230
J. MASPERO ET G. WIET.
dans le Wajh el-Bahrî proprement dit, car, en signalant une nouvelle anomalie,
à savoir que parfois il y avait d(?ux kâsif dans le Nord, l’un sur Gharkieh,
l’autre sur Gharbieh, cet auteur ajoute : «tels J* — Ibn Battûtah
signale un <!!> à Achmoun el-Romman et à el-Meballa el-Kobra (voir
plus haut, p. 18 et 16A) : cette expression n’a donc pas chez ce voyageur une
valeur administrative. Nous ne serions pas éloignés de penser que le gouver-
neur de Meballa avait une juridiction assez considérable; nous en verrions la
preuve dans le texte suivant d’Ibn Duqmâq (V, p. 82) : ^ iu*as g
S>a**oJI .
Signalée comme ribât (I, p. 1 1 A).
Cette localité était à 18 milles d’el-Ariche sur la route de cette ville àFustât
(Ibn Khurdâdhbeh, p. 80; Qudâmah, p. 220; Muqaddasî,p. 21 3-2 1 4 : 1 marha-
l— > Geogr. dAboulfeda, II, a, p. i4q-i5o; Ibn Duqmâq, V, p. 5y; Maqrîzî, I,
p. 1 8A, 189, 227; Wâqtdî, notes, p. A6-A7).
La première station antique apres Rhinocolure (el-Ariche) était ÔtjTpoixivY}
(Hier., 727, 1 ; Georg. Gyp., 692), après une route de 2 A milles d’après Yltiné -
mire d Antonin (p. 69). Ce nom a survécu dans celui du cap Straki (Amélineau,
p. 288; Description de l Egypte, XVIII, p. 17A), que signale d’Anvilie (p. io 3 ).
Or, un village, qu’il écrit Varadeh, est placé sur sa carte auprès du cap susdit. Le
rapprochement tout indique entre ce et (tarpaicmrç avait donc été signalé
dans les cartes de Lapie ( Recueil des itinéraires anciens, publié par M. de Fortia
d Urban). Toutefois il ne faudrait pas aller jusqu a l’identification. Non loin de
la existe encore un hameau du nom de Zaraniq^, qui représente évidemment
1 ancienne Ùcnpcütivrf , dont le nom est souvent déformé en Ôs’Tpan/jo? (par
exemple Hier., 727, 1). Une preuve indirecte de cette identité se trouvée dans la
notice d’Ibn el-Jian, qui range dans la province de Kous un lieu dit ^ gs> ; j
Zarnîkh et Kôm el-saqf.
Le premier nom, on le voit, est du même type que notre Zaraniq. Le second,
Kom el-saqf, signifie « la colline des tessons», et précisément ÙerTpaxtvri veut
dire quelque chose comme rr l’endroit des tessons». Le Zarnîkh d’Ibn eî-Jfàn est
donc très probablement un dérivé de ce mot grec. Cette coïncidence fortifie
(1) Noté déjà par Anderson dans le Bull, de l’Institut égyptien , 1887, P- 1 80. M. Clédat ( Annales
du Service des Antiquités de TÉgypte, t. X, p. 219, n. 3) commet évidemment une erreur en préfé-
rant El-Fulûsiyah.
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
231
encore notre hypothèse, que le hameau actuel de Zaraniq, sur les bords de la
Méditerranée, est le représentant de l’ancienne Ostracine.
Certains manuscrits écrivent (Ibn Hauqal, p. g 5 , n. e). Quatremère a
préféré cette leçon (Mém. sur l’Egypte, I, p. 53 ); mais par ailleurs il a eu^tort
de confondre cette ville avec une autre localité appelée SijLJl (ou *a;LJt p ou
& *
encore avec un surnom «|«Xa**J 1), et située près d’el-Abbassa, c’est-à-
dire à l’entrée du Ouâdî Toumîlât ( Mamlouks , I, a, p. 55 ; b, p. 57; cf. 'Au
Pâsâ Mubârak, XVII, p. 57, où la même erreur est adoptée d’après Quatremère;
Marâçid, IV, p. 16 A).
El-Warrâdah est placée à 10 lieues d’el-Ariche dans la Devise des chemins de
Babiloine (p. 2A2 : la Oarrade; cf. Schefer, Arch. de l’Or, lat., II, p. 9 A).
— AOUSSIM
Citée dans les listes de kûrah.
En copte BOyü)HH , et oycipHM (Quatremère, Mém. sur l’Egypte, I, p. 1 1 h ,
et Observations, p. 5 Ù -58 ; Cuampollion, II, p. 52 ; Langlès, ap. Voyage de N or den,
III, p. 2 63 , note; J. de Rouge, Géographie, p. 7-8; Amélineau, p. 5 i; Evetts,
Churches, p. 180 , n. 2); c’est la Létopolis grecque (Hier., 780, A; Georg. Gyp.,
75 i a), comme l’avait déjà supposé Quatremère, et comme le prouvent les
listes coptes d’évêchés publiées par M. Amélineau (p. 872 et 575) : A6TOC
nOAAiTQVN = BOycipGMi = C’était encore un évêché effectif au mi-
lieu du vm e siècle de notre ère ( Hist. des Patriarches, Patrol. or., V, p. 77
[ 3 3 1 ] , 106 [ 3 6 0 ] à 2 i 5 [A69], passim ).
On trouve l’orthographe des scalæ (j<v«j'), signalée seulement dans Calcaschandi
(p. 93), dans Ibn Duqmâq (V, p. 128, 1 B 1) ; Ibn el-Jîan (p. 1A1; ap. Abd el-
Latîf, p. 673); dans la Description de l’Egypte (XVIII , p. 2 A 3 ). — Cf. le
de Y Histoire des Patriarches ( Patrol . or., V, p. 1 8 3 [A 3 7]).
Sur la ville moderne, cf. 'Alî Pâsâ Mubârak, XVII, p. 5 g; Recensement, part,
ar., p. 109 : ^1; franç., p. A9; Boinet, p. 8A; Aiimed Bey Kamal, Quelques
fragments provenant d’Ouasim, Annales du Service des Antiquités, IV, p. 9 0 ? Atlas,
9 1 : 7 ‘ 3 -
JSlî
Ce lieu, à proximité de Umm Duneïn, aurait été la patrie d’Agar (I, p. 100;
cf. Ibn 'Abd el-Hakam, éd. Massé, p. A; Yâqût, I, p. 356 ; IV, p. 100 A); nous
avons vu (article jfl) qu’il y a sur ce sujet une autre tradition.
232
J. MASPERO ET G. WIET.
Wüstenfeld (Yâqdt, V, p. 4i) proposait de lire $1* et de voir dans ce mot la
transcription du copte baki, ville ; ce que le peu d’importance de la localité,
comparé à ce nom prétentieux, rend inacceptable.
M. Casanova ( Les noms coptes du Caire, B. I. F., I, p. 188 ) y veut reconnaître
le Yaoukou (lu Yakou, puis Yâkou ) des Mémoires de Sinouhit (Maspero, Mém. de
Smouhil, M. I. K. ,11, p. ai; Contes, p. 5g; Bibl. d’étude, I, p. 64), cr canton des
tailleurs de pierre, la région des carrières qui s’étend de Tourah jusqu’au désert,
le long du Gebel Ahmar, la montagne Bouge d. D’ailleurs, plus récemment,
G. Maspero a vu dans le mot égyptien le nom du Gébel el-Ahmar lui-même; or
les auteurs arabes placent Yâq près de Umm Duneïn, donc plus près du Nil que
de la montagne. D’autre part, il serait contestable que nous ayons à cet endroit
dans le texte hiéroglyphique un nom propre : [Yaoukou] fris not a proper name,
as it has hitherto been taken to be, but a word for stonequarry » (Gardiiyer, Notes
on lhe slory of Sinuhe, Becueil de travaux, 1910 , p. 17 , n° i4). — M. Casanova
suppose aussi que la légende d’Agar est venue d’un jeu de mots entre Hâjar (^La,
nom de Agar) et Hajar (^s-, pierre). Sur sa carte, M. Casanova situe Yâq à l’est
de la Birkat el-Fil, au pied delà citadelle : nous manquons de documents pour
avoir des précisions à ce sujet.
yjlt
Ce mot pourrait être, à la rigueur, une transcription du mot Géhon, nom du
Nil dans la Bible ( Genèse , 11 , i3). Il faudrait supposer alors qu’il a été transcrit
d’une langue où le mot s’écrit sans h, le grec par exemple : Fedov, en copte retDN
(voir cf. Akerblad, p. 3 5 8-3 5g).
Mais, en lisant , on pourrait y voir la transcription du nom égyptien du
Nil, lApo (Champollion, I, p. 1 37-i38; Akerblad, loc. cit.).
Nous avons déjà parlé de cette montagne en signalant son autre nom,^-5t JuiL
(p. 63; cf. Mustarik , p. 443; Kawâkib, p. 1 3 ; Marâçid, III, p. 336; Casanova,
Les noms copies du Caire, B. I. F. , I, p. 1 88 ). Cette dénomination provient selon
toute vraisemblance de la couleur foncée du sol (cf. ce nom donné au cheval
d’el-Numân ibn el-Mondhir : Hamâsa de Buhturî, M. F. O., III, b, p. 644; IV,
p. 172 *).
Un canal était également désigné par le pluriel de la même racine : ^ 1 *.
(Maqrîzî, I, p. 35g; Ravaisse, Essai, I, p. 4 1 5 , pl. I).
INDICES
I. —
1, 29, 173, 175, 179,
180,
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1, 181-
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Mémoires . Liste des villes d’Égypte.
INDEX GÉOGRAPHIQUE.
A. — ARABE.
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56
3, 26, 17/1, 1
75, 1
77-
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LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
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37, i85
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36, 43-44, 179
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203
196
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
245
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'Abbâsah (El-), 124, 187 .
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, GREC, COPTE.
e Abbâsîyah (El-
), 102 , 187 .
'Abdîn, 2 4.
Abgtg, 47 .
'Ibid, 124.
Abig, 47 .
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
247
Abou Bat, 57.
Aboubellon, 58.
Abou Dibab (Canal d ) , 77 •
Abou el Mcneggueh (Canal d’), 33-34, io5.
Abouil, 57.
Abou Karâch, 48.
Aboukir, 194 .
Aboukir (Lac), 34.
Abou Sir Bena, 49 , 53, 56, 109 .
Abou Sir Dafanou, 56.
Abou Sir (Guizeb), 53, 54.
Abou Sir Karodes ) ^
Abou Sir Kirodes j
Abou Sir el Maïak, 49 , 53-54.
Abou Sir el-melak, 54.
Abou Tig, 190 .
Absarûr, 43, 186 .
Absâyab, 1, 9 b.
Abschâja, i85.
Abu Khrash, 48.
Abul-Manga (See der), 82.
Abulîg, 190 ..
Abwân, 3.
Abwâüîvab (El-) , 3, 187 , 188 .
Abweït, 57.
Abyar, 190 .
Abyssinie, 129 , 216 .
Aebemuneim, 21.
Aebmiin ) ^
Achmim
Achmin, 191 .
Aclinioun (Basse-Égypte), 19.
Achmoun (Branche d’), 198 .
Achmoun (Haute-Égypte), 20.
Achmouneïn (El-), 18 , 20-21, 53-55, 57 , ’
Achmouneïn (Province d’el), 17 , 20-21, 52, 64,
118 , 201 , 229 .
Achmoun el Rouman, 17-19, 36, 82 , 121 , 23o.
Achmoun Tanis, 19.
Àchrâk (El-), 111-112-
Ici (EL), 216 .
xrNoy, 5, 211 .
Adgiouz (Muraille d’), 72.
Adjnou, 177 .
Adkû, 187 .
Adriatique (Mer), 61 .
Aédab, i3o.
Afrâjûn (El-), 22, 20 * 2 , 210 .
Afrique, 74 , 16 3.
Agnou, 5, 175 .
Ahnâs, 28, 54, 55, 83, i52, i 7 3, i85.
Ahnâs el-Çugra | ^
Ahnâs el-Madînab )
XOXf HNOyB, 69 .
kOh&s )
XQfHBl \ 4.
kdp&ts )
kïyMos, 99 , i46.
Aidab
Aidèb
130.
‘Àïdhâb , 128-131, i4g,
Aidip, 130.
157 , 188 , 189 .
Àila, 30, 99 .
Àïlah, 30, 57 , 139 .
Allât, 30.
Aïlat, 99 .
Aïloug, 77 .
*Aïn Sams, 24, 67 , 79 , 131-132, i52, 195 .
r Âin Schams, 186 .
Aizab, 130.
.f î î 5 .
‘ Ajnu )
Akcor (El-), i85.
Akhmim, 2 , 6-7, 16 , 63-65, 83, 9 5, 19 *. 92 9-
Akhmim (Province d’), 7.
Akmûh(El-), 224.
\kxoâa<7a, 159.
xKCGNKeyco, 156.
XKC 6 N K€Y CON ^5.
Akotp^ps, 75.
Aibadia, 128.
Alban, 74.
ÀXs?àrSpeia, 101, 162.
kXsSoLvlpelas (Si^pv?), 80 .
xxe*xN,x.ptx, 9.
Alexandria, 3i , 186 .
Alexandrie, 5, 7, 9-14, 17 , 27 , 3i-3 7 , 45, 55 , 73 ,
7 4, 77î 79 . 86 , 97 . 101, u3, i38, ifi 7 , t5i,
161 , 162 , 167 , 168 , 171 , 174 , i7 5 > *77. l8 °.
i85, 190 , 191 , 195-196, ait. 220 , 228 .
Alexandrie (Canal d’) , 34, 3 7 , 79-81, 162 , 180 , 2 o 5 .
Alexandrie (Province d’), 3 7 , 187 - 189 .
Alexandrins, i3.
Âlis (L’), 216 .
Alixandre, 11, 177-
Almawrad, 59.
XXMOX1X \
1 Alôa (
Alodaer } 128.
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J. MASPERO ET G. WIET.
248
'Alwah , 9 4 , 127 - 128 .
'Amai el-Bahnasâ, 52 , 188. x
'Amal Manfalout, 201 .
'Amal Usmûm-Tannâh, 198.
Ambuba, 198 .
Amers (Lacs), 1 a 5 .
Amirieb (El-), 25 , 5 o.
Amorra, 128.
Amoun ( Montagne d’), ia 3 .
Amuden, 118 .
kvâcFGïi psydXrj, 222 .
Ançinâ, 6 , 26 , 64 , 74, n 3 , n 5 , 117, 1 85 .
Andarînâ (Mont), 1 1 5 .
Andera, 94 .
André, 37.
Andrôn, 176.
ArSpÔ 7 roAts 1
ÀvSp&w > 77.
ANÀPCUN )
Anocura, 117 , 228 .
Ar 4 oy<j>e, 203 .
Antabulus, 27 .
Antaiopoiis, 154 , 1 58 .
Antinod, 26 , 1 1 5 , 117, 173, 199.
hvTivàov , 25 .
XN CD XCXNKX ) _
222 .
XN CD OXCIC )
oLvœ x&pai, 117 , 228 .
Aoussim el-Khitat, io 5 , 112, 199, 231 .
Aphrodite (L’) d’or, 69.
Aphroditô (= Atfih), 21 .
Aphroditô (= Isqauh), 171.
Aphroditopolis, 21, 173.
Apis, 161.
Apollônopolis la Grande, i 65 , 179.
Apollônopolis Heplakômias, 154 .
Apollônopolis mikra, 173.
Apollônopolis parva, 154 , i 55 , 1 58 .
Apollônos (Vicus), 155 - 156 .
XnOXXCDNO kxtcdm 1 , 154 .
xnoxxcDNOC, 155 - 156 .
Aqnâ, 4 i.
Aqnâ et Tanhamat (Lac d’), 41 .
Aqséir (El-), 23 .
Arabes, 8-11, 26, 27, 35 , 42 , 45 , 49, 52 , 72,
76, 84 , 91, 97, 99, 100, 116, 119, i 3 o, i 34 ,
i 35 , 139, i 4 o, 162, 167, 169, 170, 172, 196.
2i4-2i8, 221, 227-229.
XpXRl j
Âpa&a | 119 .
XpXRIX )
Arabia, 107, 119 - 120 , i 34 , 174.
Arabia civitas I
Apte. ) 119 -
Ai^ahie, 73, i 65 .
119 .
XpXRIKOY
AptxGéovs
Arabique (Chaîne), 66, 76.
Arabique (Désert), i 3 o.
Arabique (Nome), 119.
Arandara ^
Arandoulan
x p r xt, 77 - 78 .
ApÇhrjXœv, 40 .
Arbre de la Vierge, 208.
Arcadia, 199 .
Arcadie, 101, 117 , 171, 173, 200, 223 , 228.
Ard el-Tabbalah, 39 .
Arîch-des-Oasis , 226.
Ariche (El-), 70, 73, 87 , 96, 100, 101, 111, 125 -
126 , 191, 23 o, a 3 i.
kptvàeXoL ) ^
kptvhrjXct )
'Arîsch (El-), 186.
kpKOLS , 199 .
Armant, 7 , i 85 , 191.
Armanûsah, 8.
Armasâ, 97.
Arment, 191.
Aptjevohos, i 5 i.
Arsinoé, 55 , 142 , 171, 173, 216.
Apetvo'tTrjs , 55 .
Arsinoïtès, 142 .
Asbaht Kah-Kau, 155 .
Aschmoun, 19 .
Asfal el-Ard, 9 .
'Askar (El-), 75 , 127 .
Asnâ, 1 85 .
Asqît (Desert d’el-), 226 .
Assiout, 1, 2, 16 - 17 , 57, 65 , 124 , 1 58 , 190, 191,
201, 229.
Assiout (Province d 1 ), 17 , 57, 78, 201, 202, 220.
Assouan, 15 , 26, 63 , 89, 94, 127-129, i 3 i, 171,
172 ,221.
Assoubrabesson, 110.
Aswân, 16 .
Assyriens, 28.
Atar el-Nabi el-Ghdrif, 99 .
Atâr el-Nabi, 69, 99 .
Atf (EU), 80, 196.
Alfieh, 191.
Atfih, 21 , 191 .
249
#
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
Alfih (Province d’), 22 , 54 , 56 , 118.
Atfyeh, 191.
Athènes, 208.
Athlii, 3 , 176.
Athrib, 176.
Athribis, 4 , 26, 174, 199, 210.
Atrîb, 4 , i 3 i , 186, 209.
Atter-en-nabi, 99 .
Atû(n?)ûr(î?)s, i 4 2 .
A vaurts xtxrà tî)v MotpiSos Xlpvrfv , 223 .
Aûoktis psyotXrj, 222 .
Auçufiyah (El-), 195.
Augustamnique, 4 , 25 , 5 g, 174, 199.
“(El-) j 128 .
Aunyd )
Auseh (El-), 29 , 186.
Àwîsîyah (El-), 29 , 3 i, 110, 216.
Axios, 216.
Aykeîâh, 193 .
*Azza, 128.
kx*wv, 119 .
B
BX&X1T, 137 .
Bâb el-Futuh, 42 .
Bâb el-Sarqîyah, 39.
Babîdj, 206.
Babîj, 30 , 37, 47, 48 .
Babîj Auqâs, 28.
Bâb Liyûn, 140 .
BXRyxcDN, 71.
Babylone t 68, 71, 84 , 140 , i 44 , 169 - 170 , 199.
Babylonia, 119.
BaSafe, 36 .
Badaqun (El-), 37 , 111.
BadâYa'cûb, 186.
Badâ Yaqûb, 36 .
BàSis, 36 .
Badkûn (El-), 37 , 186.
Badrachein, 72.
Bagawât (El-), 2 23 .
Bagdâd, 16.
Bagum (El-), 31 , 186.
Bah, 65 .
Babgiûra )
Babgoura )
Bahnasâ de l’oasis, 221 .
Bahnasâ des oasis, 52 , 221 .
Bahnasâîyah (El-), 187, 189. ,
Bahnasâ wîyah (El-), 188, 190.
Mémoires. Liste des villes d’Egypte.
Bahnassa, 51 - 52 , 55 , 83 , 91, io 5 , n 5 , 191,
221.
Bahnassa (Province de), 21, 52 , 53 - 56 , n 5 . 118,
i 53 , 229.
Balinesâ (El-), 1 85 .
Bahr el-A'zam (El-), 83 .
Bahr el-Fayyum, 83 .
Bahr el-Saghir (El-), 81 - 82 .
Bahr el-Sarq, 92.
Bahr Yoûsouf, 52 , 65 , 83 , 87, 221.
Bahtim
Babtît
50 - 51 .
Bahyreh, 191.
RXKH , 38 .
r x ki , 232 .
Bakîra, 186, 213 .
Balhîb , 3 7 , 47 - 48 , 86, i 46 .
Baliana (El-), 2.
Balqâ, 119 , 137.
Ba’qâs, 119.
Baltim, 47 .
Banâ(=Natâ), 186, 210 .
Banâ, 49 , 186, 210.
Banhâ, 50 .
Banhur, 107 .
Banî Naçr (lie des), 3 o.
Baqqârah (El-), 70, 101.
Baramun (El-), 111.
Barbait, 137 .
Bardis, 191.
Barka, 186.
Bdt pjo?, 38 .
Barqah, 27 - 28 .
Barqah (Province de), 38 , 97.
Basârud (El-), 44 , 96, 202.
Basçrah, 213 .
Bashmut, 44 .
Basrûd (El-), 110.
Basmûr (El-), 3 s, 36 , 44 .
B asm ûr (Lac d’el-), 211.
Bassin de Gharandel, 39 .
Bassin de Nicétas, 80.
Bassioun, 110.
Basta, 186.
Bastah, 176.
Bastah, 46 , 84 , 120, 187.
Batanoun (El-), 37.
Batn el-Rîf , 32, 44 , 77, 186, 187, 202.
Bawit, 57 , il 5 .
Bayây, 47.
, Baykalâh, 193 .
3 a
250
J. MASPERO ET G. WIET.
ba 2 newxe sypiNKoy, 221-222.
bx2 222. x
Beba, 123.
Behaireth Nestrou, 36.
Behéra, u, 12 , i4, 3i, 34, 58, 77 , 80 , 102 ,
in, 168 , 191 , 194 , 220 , 229 .
Beheire, 191 .
Behneça-de s-Oasis, 22 5.
Behnese, 191 .
Behwa, 154.
Belbeis, 34, 45-47, 76 , 1 33 , 137 , 191 .
Belbeys (La), 45.
Beled Muse, 8 .
Belnâ, 2 .
Belphégor, 106.
Bena, 49, 53.
Benâ, 49.
Benâ (= Natâ), 210.
Benha, 34, 50.
Benhel al Hacel, 50.
Béni Souef, 5 2 , 191 .
Béni Souef (Province de), 49 , 5i, 53, 54.
Bennha, 49.
Beny-Soueyf, 191 .
Berânis, i3i.
Berbères, 91 .
aepeip, 156.
Ber dis, 191 .
Bérénice, 129-130.
Bésa, 26.
Besamut )
Besarut j
B6CIA, 29, 2 l4.
Bethléem, 28 .
BHoyT, 98.
Bfjcrara, 3o.
Bicharis, 16 .
Bidakoun (A1-), 177 .
Bidakoun (Le rivage d'al-), 177 .
Bîhû, 65.
Bi-in-ti-ti, 59.
Bilâq, 57 .
Bilbeis, 46, 186 , 191 .
Bilbîs, 46.
Bindarieh (El-), 12 3.
Binha, 50.
Birkat el-Fîi, 2 32.
Birkat el-IIabas, 67 , 73.
Birkat el-Ilâjib , 38.
Birkat ei-Hâjj , 39 , 63.
63.
100 .
Birkat el-Hajjâj
Birkat el-Hujjâj
Birkat el-Jubb, 85.
Birket alkaroun, 41.
Birque Querron, 41.
Blemmyes, 73 , 21 4.
Blouc, 77 .
Boîbitine (Bouche), 32.
Boï&nivrj, 99.
Bôlbouthiô, 99-100. i 7 5.
B oXŒvdiv
BoXÇvdivrj
Bopos, 136.
Borollos, 5, 17 , 41-42, 47 , 116 , 2 11 - 21 3.
Borollos (Lac), 5, 29 , 3i , 36, io4, 137 , 2 1 1 , 2 1 3.
Boy a , 141 , 194 .
Boyxcf, 46.
BovSaalos, 42, 166 .
Boubastos, 174.
Bouche, 49 , 53, 54.
Bouche Bolbitine, 32.
Bouche Canopique, 190 .
Bouche de Rosette, 32.
Boucolia, 33.
Bouhiyeh (Canal eh), 82 .
Bovxôhai, 31-32.
Boulac, 56.
Bousir d’Aschmur )
Bousir d’Usmûn j
Bousiris (= Abou Sir de Gharbieh), 174 .
Boiter 1 pis (idem), 53.
Bouto, 23, 209 .
BoycyeMi, 231.
BOyCl) H M , 29 , 231.
Branche d’Achmoun, 198 .
Branche Bucolique, 32.
Branche Canopique, 33.
Branche couleur d'or, 81.
Branche de Damiette, 17 , 3i-32, 33, 81 , 82 , 110 ,
1 14 , i34, 198 , 202 , 209 .
Branche Mendésienne, 76 , 81-82.
Branche Pélusiaque, 33.
Branche Phatmétique, 32.
Branche de Rosette, 17 , 32, 33, 34, 37 , 47 , 77 ,
99 , 1 14, 180 .
Branche Sébennytique, 33.
Branche Tanitique, 105.
Branche dUsmûm-Tannah, 44.
Brulos (Cap), 42.
Bubaste, 12 5.
Bûçîr (près d’Achmounein), 54.
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
251
Bûçîr-Banâ, 56, 186 , 210 .
Bûçîr-Dafadnou, 56.
Bûçîr el-Sidr, 56.
Buçîrîyah (El-), 52, 54, i53, 187 , 188 .
Buçîr-Kourîdân , 55.
Bûçîr-Qûrîdis , 54, 56, 67 , i85.
Bûçîr- Wanâ, 56.
Bucolies (Les), 32.
Buheïra (El-), 3i, 186 .
Bulieïrah (El-), 37 , 187 - 190 .
Buheïrat-el-Basmûr, 36.
Buheïrat-el-Iskandarîyah , 35.
Bujah, 1 18 , 129 , 149 .
Bujûm (El-), 32, 110 , 211 .
Bulbeis, 46.
Bûmînah, 97 .
Bûqir (Défilé des), 64-66.
Rurullus (El-), 189 .
Bûs, 188 .
Bûsîr (Abou Sir de Gharbieh), 49 .
Bûsîr (Abou Sir de Guizeh), 54.
Busiris (Abou Sir de Gharbieh), 49 , 110 .
Busiris (Abou Sir de Guizeh), 54.
Busiris (Abou Sir el-Malak), 54.
Bûtîj , i54.
Bûtûn, 98.
Bmvait, 57.
Buweït, 57, 1 85.
Byzance, 200 .
Byzantins, 228 .
BCDBACTCDN, 46.
Çâ, 47 , 48, 186 .
Cabasa, 36.
Çâfiyah (El-), 47 , 48.
Ça'îd (El-), 22,64, 78 , 117 , i55,i5 7 , i85,
230.
Çaîd (Bas-), i43.
Çaîd(Haut-), 117.
Caire (Le), 24, 34, 4i, 42, 46, 63, 85,86,
108 , 109 , 127 , i 4 i, 143-144, i45, i5o,
189 - 191 , 196 , 205, 207 , 208 , 228 , 229 .
Caire (Canal du), 4i, 86, io4, i3g , 149 .
Caire (Le Vieux-), 62 , 75 , 99 - 101 , io3,
139, 141, i44, 168-170, 2 o 5 , 220 .
Calamoun, 226 .
Çân, 120 .
Canal d’Abou Dibab, 77 .
Canal d’Abou el-Meneggueh , 33-34, io5.
228,
io3.
169 ,
127 ,
Canal d’Alexandrie , 3 4 , 37 , 79-81, 162 , 180 , 2 o5.
Canal el-Bouhieb, 82 .
Canal du Caire, 4i, 86, io4, 139 , 169 -
Canal el-Charkawieh , 33.
Canal d’Hadrien, 84.
Canal d’el-Karioun. 162 .
Canal Mahmoudieh, 80.
Canal d’el-Manha, 63, 83.
Canal d’el-Nastarû, 87 , 111 , 211.
Canal du INil à la mer Rouge, 125.
Canal el-Sahel, 82.
Canal de Sardûs, 104-105.
Canal de Suez, 120 , 218 .
Canal de Trajan (= Bahr Yoûsouf), 83.
Canal de Trajan (= Khalîj Amîr el-Mûminîn) , 120 .
Canal d’Usmûm-Tannah , 44, 81.
Cane, 154.
Canopique (Bouche), 195 .
Canopique (Branche), 33.
Canton de la Timbalière, 39.
Cap Brulos, 42.
Gap Straki, 2 3o.
Carandra, 39.
Carthage, 74 .
Casaba (El-), 2 2 5.
Casr (El-), 2 25.
Cataractes (Les), 70.
Gatocura, 117.
Chabas el-Chohada, 36, 37 , 108 , 111 .
Chaîne Arabique, 66 , 76 .
Chaîne Libyque, 66 , 76 .
Challal , 70.
Ghandak, 205.
Gharkawieh (Canal el), 33.
Charkieh (Province d’el), 36, 5o, 76, 86 , io4,
io5, 112, 126 , i38, 191 , 23o.
Charqyeh, 191 .
Chata, 112.
Ckatanouf, 81 , 114.
Cheiiâm (II), 191 .
Cheikh Chata, 112.
Cheikh Ebada, 26-27.
Cheis (El-), 186 .
Chekelkil , 114.
Cherbine, 44.
Chibine el-Kanater
Chibine el-Qaçr
Chori, 116.
Cholb, 113, 124, 1 58.
Choubra, 25, 34, 109-110, 217 .
Choubra-Damsis , 91 , 110 .
34.
I
J. MASPERO ET G. WIET.
252
Choubra el-Khema, 108 .
Choubra el-Yaman, 110 - 111 .
Ghoubra-Sonbat, 111 .
Cbrysoroas fluvius, 69.
Citadelle du Caire, 150 .
Cité macédonienne, 195 .
Coma, 153 .
Constantinople, 3 o, 195, 196.
Contra-Latô, 8.
Coptes, 29, 3 i, 32 , 42 , 45 , 47, 69, 76, 96, 99,
io 3 , 106, îio, 112, 117, 119, 137, 169, 172,
196, 196, 198, 22 1, 223, 228.
Coptite (Nome), 1 56 .
Corodolo, 40 .
Corondel, 39 - 40 .
Corondolo, 40 .
Cous, 191.
Couvent blanc, 95 , 1 15 .
Couvent des Oiseaux, 65 .
Couvent de la Poulie, 65 - 66 .
Couvent de Saint-Jérémie (près de Guizeh), 95 - 96 ,
211.
Couvent de Saint-Jérémie (près de Menouf), 96.
Couvent de Saint-Senouthios , 115 ,
Cuisine de Pharaon, 60 .
Cusœ, 159 - 160 .
Cyrénaïque, 38 , 168.
r
rXBXAUÎN , 99.
rx BAC6OC, 108 .
recDN , 71 , 232 .
Tewr, 232 .
D
Dacrour, 95 .
Dafû, 161.
Dagjour, 94 .
Dâharieh (El-), fij.
Dahchour, 94 .
Dahria (El-), 47.
Dahrie, 48 .
Dahrieh (El-), 80, 206 .
Dahrieh (province de Charkieh), io 4 , 12 4 .
Dakahla, 29, 3 i, 62, 90 , i 64 , 186, 2 i 5 .
Dakahlieh, 3 , 17, 18, 44 , 76, 90 , 91, 117, 166,
191, 210.
Dakhla (Oasis de), 220 , 222 - 224 .
Daiâç, 91 , i 85 .
Dallas, 54 , 83 , 90 - 91 .
Damanhour, 18, 86, 87, 112 , i 46 , 147, 162 , 194.
Damanhour (près de Choubra), 109.
Damas, 189.
Aapiàra, 92.
Damiata J
Damiate ) ^
Damiette, 3 , 5 , 12, 17, 33 , 43 , 44 , 53 , 61/62,
76, 81, 82, 87, 90, 92 - 93 , io 4 , 108, 191,
198, 211, 215 .
Damiette (Branche de), 17, 3 i- 32 , 33 , 81, 82,
110, n 4 , i 34 , 198, 202, 209.
Damiette (Province de), 90, 188-190.
Damiette et Tinnîs (Lac de)* 35 , 81.
Damijîmûl, 48 .
Damsîs, 91 , 186, 202.
Damyate, 93 .
Danawasâ, 29.
Dandara, 89, 93 , 219. 1
Dandera, 94 .
Danjàwîyah (El-), 188.
Daqahlîyah (El-), 92, 187-190.
Daqhélieh (Plaine de), 90 .
Daras, 5 g.
A étpvie, 74 .
Darut, 87 .
Dechna, 88 - 89 .
Défilé des Bûqîr, 64 .
Déheschné, 89 .
Deïçiâ, 186.
Deir (El-), i 85 .
Deïr Abu Hirimyas, 96 .
Deïr Anba Jérémie, 96 .
Deïr Bardanûhah , 1 1 5 .
Deïr Danouhah, 11 5 .
Deïr el-Buqârah, 65 .
Deïr ell-Abbiat, 95 .
Deïr Hirimyas, 96 .
Deïr el-Moharraq , 1 5 8 , 1 6 0 .
Deïr el-Quçeïr, 148 .
Deïr el-Teïr, 65 .
Deirout el-Cherif, 57, 83 , 87 .
Dekahlie, 198.
Delta, 3 , 8 - 9 , 10, 18, 19, 32 , 37, 42 , 44 , 45 ,
4 q, 53 , 67, 76, 79, 93, 101, 112, 1 14 , 117,
125 , l 32 , 166, 168, 171, 174, 178, 179,
i 84 , 196, 218, 228 .
Demerdache, 205 .
Demîgmoûn, 48 .
Demira, 29, 3 i, 90.
Denchal, 37, 147.
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
253
Dendera, 1 85 .
Dengawaï, 93.
Désert arabique, i 3 o.
Désert d’el-Asqît, 226 .
Désert de Scété, 226 .
Désert de Sîhât, 226 .
Dessouk, 44 , i 4 i.
Deux Arbres (Les), 111 .
Dhâf, 116 , 186.
Dhât el-Humâm, 97 .
Dhunb el-Timsâh, 84 .
Dîbî, 48-49.
Dîçâ, 96 , 202.
Dîdoûseyâ, 164 , 21 5 .
Diocèse d’Egypte, 38 , i 65 .
Dimijat, 186.
Diocletianopolis, 155 - 156 , 179.
AIOKXeTlXNOy, 155 .
a.ioc, 97 .
lidcntoXis, 97.
Atô&iroXis âvco ^
\tÔGTToh$ pLlXpâ.
Diospolis parva, 97, 173.
Dischné, 89 .
A {< 7015 , 74.
AXsÇccvhpeixs , 80 .
Djapasen ,211.
Djême, 8.
Dmidsjimûn, 48 .
Dongola, 127.
Dounasa, 89.
Duché de Thébaïde, 26.
Dûmat el-Jandal, 70.
Dumuh, 92 .
AO(T0£<ws, 74.
^.Y ce6a,c > * 5 o.
E
Ebiar, 3 , 70, 128, 210.
Ebig, 30 .
Ebrim, 16 , 191.
Echmimm, 7 .
Echtoum, 17 .
Edbaï, 130 .
Edfou, 129, i 3 i, i 55 , 172.
Edkou, 3 i, 32 , 198.
Edkou (Lac d 1 ), 5 , 36 , 198, 211.
Eglise de la Main, 64 .
Eglise de Saint Ménas, 97.
Égypte, 5 , 6, 9, 10, i 3 , i 5 , 16, 18, 24 , 25 , 26,
28, 3 o, 3 i, 35 , 36 , 38 , 39, 45 , 4 9 , 5 i, 60,
28 .
63 , 64 , 67, 69, 71, 73-75, 80, 85 , 87, 100-
102, io 4 , 106-109, 111, 1 1 4 , n 5 , 117-122,
124-129, 1 33 -i 43 , i 48 , 149, i 52 , 167, i 63 ,
i 65 , 167, 168 - 170 , 186, 187, 192, 193, 195,
196, 198, 199, 204, 206, 210, 212, 2 1 4 ,
2i5, 217, 219, 224, 228.
Egypte (Basse-), 12, 49, 72, 101, 167, 169-171,
188-191, 196,227-229.
Égypte (Diocèse d’), 38 , i 65 .
Égypte (Haute-), 1, 16,18,20, 21, 4 g, 62, 65 ,
72, 100-102, 112, n 5 , 117 , 123, i 36 , 170,
187-190, 195, 217, 227 - 229 .
Égypte (Moyenne-), 101, 191, 228 - 229 .
Egypte (Province d’), 10, 174, 200.
Égyptiens, 8, 28, 5 o, 73, 90, 97, 169.
Ehnassieh el-Khadra
Ehnassieh el-Madina
Eda, 186.
Eilîi , 2 , 186. »
ÉAsap^/a, 29, 43 .
Éléphantine, i 5 , 26.
Emhabeh, 25 , 198.
Embabil )
Emballeh j 2bm
6NOYM1, 203 .
I 27 .
Ensene )
Ê(paua 1 os, 107 .
Éphèse, 22, 38 , 4 o, 74, 90, 107, 119, 194.
epBAT, 77 .
ÉpevSî?À(?7Vfitjv) , 40 .
ÈppŸjs (Tô), 95.
Ermont, 8.
epMONT, 7 .
epMoynoxic, 1 46 .
Êpp.&v$is 9 7 .
66 .
Escbebbat et Deiir
Eschebbat et Leir
ecKeTix, 226 .
Esna, 8, 14 , 191.
Esnay, 15 .
Espagnols, i 3 .
Essuaen, 16 .
Ethiopie, 128, i 3 o, 216.
6T XK6 , 3 l.
Ezbékiyé, 2 4 .
Z6B6T6, 102 .
ZyjVÙL'VQ'ÙlToXlS
ZINCDN NOyei
58 .
254
J. MASPERO ET G. WIET.
F
Facous, i 33 , 134 - 135 .
Fajjùm (El-), i 85 .
Fâqûs, 119, 120, i33, 135 .
Farafra (Oasis d’el-), 220 .
Farahin, 22.
Faramâ (El-), 17, 7 o, 101, 138 - 139 , 186, 2 i 5 .
Fârân, 58 , 133 - 134 , 186.
Farbaith, 176.
Farbeït, 120.
Farbetus, 137 .
Farchout, 162 , 191.
Fareskour, 53.
Fargânah, 68.
Farnawa )
Farnawah )
Farrâgûn (El-), 186.
Farsath, 138 .
Faw, 88, 136 , 191, 219.
Faw Bahari, 136 - 137 .
Favv Ba*s, i 36 .
Favvgueli, 1 36 .
Faw Kebli, 136 - 137 .
Fayoum, 2 3 , 34 , 4 o, 5 a, 56 , 9 5, 99, i 38 , 142 -
143 , 1 5 1 , 171, 191, 196, ai 5 , 221, 223, 229.
Fayoum (Lac du), 4o, 83 .
Fayyûm (El-), 188-189.
Fayyûmîyah (El-), 187-190.
Fazârah, 48 .
Fernoûî, 48 .
Fersciût, 191.
Fessad, 141 .
Fîchéh J
Fîs?di ( 48 .
Fisha )
Fiûm, 191.
Fium (Province de), 143 .
Fleuve de Tatien, 79 - 80 .
Fluvius Tatianus, 79.
Foe, 141 .
Forieresse (?) d’Antonin, 24 .
Fostat, 140 .
Fostat, 196.
Foua, 141 .
Fouah, 44 , 69, 80, 86, 141 , 168, i 9 3 -i 9 5 .
Fouah (Province de), 141 .
Francs, 1 1, 9 3 , 139, i4i.
Fuîûsiyah (El-), 23 o.
Furfarun (El-), 220 . J
Fustat (El-), 58 , 74-76, 84 - 86 , 97, 102, io4, I
112, 127, i 33 , 139 - 141 , i 44 , 147, 169 - 170 ,
187, 195, 199, 211, 2 1 2 , 228, 23 o .
Fuwwah, 187-190.
G
Gamgamun, 48 .
Gamola, 126 .
Garaq, 4 o.
I Garbia (Pi’ovince el-), 210.
Garbie , 191.
Garbîyah (El-), 187-190.
Garb-Kamouleb, 126 .
Garbye (Llsle de la), 68.
Garindanes, 39.
Garise (La), 126 .
Gébel el-Ahmar, 63 , 2 32.
Gébel el-Gioûchi, 67.
Gébel el-Kaff, 65 .
| Gébel el-Kahf, 64 - 65 .
Gébel-eï-Sâhirah, 63 .
Gébel eî-Teilamûn, 64 - 66 , 124 .
Gébel Pbaraûn, 60 .
Géhon, 216 , 232 .
Geïfah , 133 .
Geïon ,71.
Gerras, 171.
Gesire (La), 68.
Gessen, 46 , io 4 , 125.
Gezîre, 190.
Géziret Touné, 61 .
Gezyret-el-Dahab, 69 .
Gharandel (El-), 39 - 40 .
Gharbieli, 44 , 53 , 68, 69, 9 3 , 102-106, 132 ,
i 4 i, i 64 , 168, 191, 212, 280.
Gharib (El-), 25 .
Ghaunyd, 128 .
Ghazza, 128.
Giesiret Eulfeeg, 22 .
Girgé, 191, 229.
Girgeh, 191.
Giyoûclii (Mosquée el-), 60.
Gize, 191.
Gomorra, 128.
Gorondel, 40 .
Grèce, 74.
Grecs, 10, i 5 , 42 , 93, 110, 116, 118, 137, i 48 ,
i 52 , 195, 196, 203 , 2 1 3 , 227.
Grondol, 40 .
Guenbawaï, 37.
Guerga, 191, 229.
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
255
Guerga (Province de), 7 .
Guéziret Chandawil, 190.
Guéziret el-Dahab, 69 .
Guizeh, 28, 68, 71 - 72 , 96, 96, 98, i 5 o, 191,
195, 200, 2i3, 218.
Guizeh (Province de), 22 , 53 , 58 , 5 g, 69, 71 - 72 ,
91, 92, 96, 106, 119, 1 53 , 208, 229.
Gyzéh, 191.
H
Habasch
Ilabaseh
Halys, 216.
Hâmah (El), 120, 1 3 4 , 218 .
Hammam Firûn el-Malun, 39.
Hamrâ (El-) el-dunyâ, 7 5 .
Hamrâ (Ei-) el-quçwâ, 75 , 127 , 161.
Hamrâ (El-) el-wustà, 76.
Hanîyat el-Rûm, 97.
Hariss (Le), 126 .
Hau, 219 .
Hauf (El-), 75 - 76 , 120, i 33 , 208, 210.
Hauf (El-) el-Garbî, 36 , 3 7 , 44 , 67, 76 - 77 , 86,
186, 187.
Hauf (El-) el-Sarqî, 3 , 44 , 61, 67, 76 , 90, 120,
i 33 , 186.
HaufRamsîs, 77 , 187, 188.
Hauvramsis (El-), 77 .
Haurâ(Ei-), 186.
Hayyiz (El-), 37 .
Hebche(El-), 126.
Hébreux, 28.
llélaïp, i 3 o.
Héléarchia, îjh,
Héiiopoiis, 73-74, 131 - 132 , i 44 , 175, 197, 208.
Helouan , 74 , 112, 1 48 .
Hephaistos, 174.
Hephaesti, 107 .
Heptanomide, 228.
Héracléopolis (Nome d’), 54 .
Héracléopolis magna, 28 , 54 , 1Ô2, 173.
Héracléolique (Embouchure), 32 .
Hermonlhis, 173.
Hermopolis (== Achmoum e!-Romman), 18 .
Hermopoîis magna, 18, 20 .
Hermopolis parva, 18, 162, 173, 1 83 .
Hérôônpolis, 84 .
Héroopolite (Nome), 107, i 52 .
Hessas (El*), 73 .
Hezénâ, 121 , 200.
131 .
Ilibeh, 223.
Hibeos, 2 2 3 .
Hibonou, 206 .
Hijâz, 36 , 75, 108, n 4 , 122, i 33 .
Ilindâ (El-), 2 2 4 .
H Acau^a, 43 .
ÈXtov )
HÀtovs J
Hnès, 162.
Horbait, 78.
llorbeit, 120, 137 - 138 .
Horbêt, 137.
Hou, 2, 78, i 36 , 162, 191, 218 - 219 , 229.
Hour, 219 .
tipaiarov, 107.
HpotKÀsâs, 28 .
Hu, i 85 , 191, 229.
Humeïthirâ, i 3 i.
Hypsélis, 113 , 173.
0 af*/apis, 92.
OBXCyCDp, I 98 .
0GBX1C, 26.
Gévriaaos , 60.
06NN6CI, 61.
Seohoaéov , 214.
0eoSo<7foo7roÀ(?, 117.
eeojxcücioy, 29 , i64, 214.
BspevovvSts, 22 3 .
0HBON, 23.
BtVV£<70S> 60.
eMoyi, 59 .
001 ^, 62.
ecDNi, 61.
ecjooyT, 19.
I
ixpo, 232 .
Ibeum, 118.
2 2 3 .
Ibiu, 118.
ïblîl, 3 i, 107, 120.
Ibrîm, 191.
Ibsai, 2.
Ichmîm, 168, i 85 ,
Ichnâ, 186.
Idrîjah, 49.
16BX1X, 2 .
256
J. MASPERO ET G. WIET.
Ikhmîm (Province d’), 188, 189.
Ikhmîmîyalt (El-), 187-190.
Ikhnâ , 5.
île des Banî Naçr, 3o.
île de Klysma, 150.
île de Pkilai, i5, 56, 70, 73, 171, 173, 216.
île de Roda, 68, 71, 139, 218.
île de Tarat, 57.
île de Tinnîs, 35.
Ile de Toûnéh, 61.
ixioy, i44.
Indien (océan), 216.
Indus, 216.
iovcr'havovTroXis , 149.
Ischmunein, 191.
Isqauh, 171.
Isle de la Garbye, 68.
Isle (L’) # Roude, 68.
Isne, 191.
Itfîli, 112.
Itfîh (Province d’), 188.
Itfihîyah (El-), 112, 187-190.
Itrîb, 4.
Tzab Qamulah, 188.
J
Jabal el-Qurar, 2 i5-2 16.
Jadîdîyak (El-), 187.
Jâmi' el- Askar, 10 3.
Jarbuksâs, 191.
Jardins (Les), 42.
Jaujar, 81.
Jazîrak (El-), 44, 77, 132, 187, 202.
Jazîrak Banî Naçr, 3, 187, 189, 190, 2 û 4.
Jazîrak Quweïsinâ, 69, 102, 187, 188.
JebelAidab, 129.
Jebel Duisy )
Jebel Jehusy |
Jiddah, 129.
Jifâr, 70, 100.
Jîzah (Province d’el-), 188, 189.
Jîzîyah (El-), 72, 187-190.
Jourdain, 216.
K
KâÇaaa, 108.
Kabasa, 174.
Kabrit, 79.
Kabs (El-), 67, 76, 161.
153.
151.
126.
Kafr eî-Zayat, 110.
Kafr Ramsis, 77.
Kaidbey, 60.
Kauvi) 'ïïàXis
KAINHrTOXIC
kaic, 160.
KaÀapcîw
K A X X M CD N
Kalioub, 82, io5, 151-152, 191, 207.
Kalioubieli, 5o, 79, 162, 166,191.
KxxicDne, 151.
KaÀAnhrî;, 152.
KaAÀ/7roÀi5, 6.
KXMOXl
Kamoula
Kani, 153.
Kaou, 154.
Karâfat (El-), 196.
K âpGevdos, 137.
Karioun (El-), 147, 161, 162.
Karnak, 2 3.
Karoun (Lac), 40.
Kartasâ, 186.
Kartassa, 3j 9 86, 146-147, 198.
Karlhasa, 177.
Kartit, 138, 186.
Kasios, 171.
Kder7pa Msprôiua, 8.
Kastron, 8.
KaT« ;^d>pa , 117, 228.
Kaum Itrîb, 4.
KX2 1 px, 1 4 4.
KX2 KCDOY, 154.
Keft, 148-149, i5 7 .
Keis (El-), 160-161, 172, 1 85.
Kel, Iûb, 191.
Keman el-Arous, 153.
Keman el-Arouss, 152.
K6MHN , 152.
Kena, 1, i3o, 147, 149, 153, 191, 219.
Kena (Province de), 94, 1 63.
Kének, 153.
Kenne, 191.
Kerioun, 79.
Kspxàcrcopov, 110.
Kepxécrovpa, 109.
Kern (Lac), i43.
Kerta, 146.
K6MT, 148.
Khalîj (Le), 84.
Khalîj Amir el-Mûminîn, 85.
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
257
Khalîj Dimyât, 82.
Khalîj Sardûs, 105.
Kkalits Abu Meneggi, 33.
Khandaq (El-) «= Belbeis, 46.
Khandaq (El-) = Munyat-el-Açba.g , 46, 205.
Khandaq (El-), près du tombeau d’el-Sâfi'î, 2o5.
Khandaq el-Abîd, 205.
Kharbetâ, 78, 1 37.
Kkarbetha, 177.
Kharedjaïn (El-), 225.
Kharga (Oasis de), 221-224.
Khatt Qanâtir el-Sibâ% 75.
Kheïs (El-), 36, 87, 111.
Kherau, 74.
Kkerbeta, 37, 38, 77-78, 111.
Khittak Râsidah, 98.
KHM6 , 169, 199.
Kbmounou, 20.
Khossous (El-), 78-79.
Khuçûç c Aïn Sams, 79.
Kift, 1 85.
Kimé, 199.
Kinâ, i85.
Kléopatra, 55.
Kléopatris, 20, 21, 55.
KÀeÔ7ra7p*s, 20 3.
KxeonxTpic, 55.
KAOcrpa, 150.
Klysma, 150, 171, 176.
Kotrco, 49.
Kolzoum, 98.
I >52-
Kopa )
Kôm(El-) el-Ahmar, 78, 219.
Kôm el-Arous, 153.
Kôm Atrib, 3-4.
Kôm Ghérik, 80.
Kôm Esfakt, 154, 1 55 , i58.
Kôm Farraïn, 22-23.
Kôm-el-Kolzoum , 149-15^).
Kôm Mastarou, 211-212.
Kôm el-Neguil, 196.
Kôm Neqeiza, 212.
Kôm Tannis, 61.
Koirpewr j
Kû7rptat / 79 .
KoTTptdsClûS X(bp.Yf )
Koptos (Nome de), i55.
Koptos
KÔ7r7o5
K07TTW, 149.
r
Mémoires. Liste des villes d’ Egypte
149.
I K6s, 159.
KOcrxM, 158.
Kosseir (El-), 39, 129, i3o, 147-148, 1 55.
Kouesna, 69.
KOy N CD KXT CD , 49.
Kous, n5, 129, i3i, 147-149, i53, 155-157,
i58-i6o, 191.
Kous (Province de), 94, n5, 126 , 1 5 3 , 167, 160,
230.
Kous (-Qâm), 156.
Kous (la Supérieure), 156.
Kous (-Wârwîr), 156.
K ovais, 158-159.
K ovcros, 159.
Kousos, 175.
Koussiek, i56, 158-160.
Kûç, 168, i85.
Kuçeïr (El-), 224.
Kutzum (El-), 84, 186.
K web, 49.
Kurûmât ( El-) ,161.
Kusanîyâ, 69.
Kynopolis, 49.
Kynopolis de Thébaïde, 160, 173.
KCDNH, 153.
Kws, 5 1 , 159.
k cdc , i34, 155, 159.
K CDC BCPBip, 155-156.
K CDC BlfBip, 156.
K CDC KXM
K CDC K O CD
L
Lac d’Aboukir, 34.
Lacs Amers, 12 5.
Lac d’Aqnâ et Tanhamat, 41.
Lac d’el-Basmûr, 211.
Lac Borollos, 5, 29, 3i, 36, io4, 137, 211, 2i3.
1 Lac des Cornes, 41 .
Lac de Damiette et Tinnîs, 35, 81.
1 Lacd’Edkou, 5, 36, 198, 211.
Lac du Fayoum, 4o, 83.
Lac Karoun, 40.
Lac Kern, i43.
Lac Manzaleh, 3, 17, 35-36, 61, 76.
Lac Mariout, 36, 168.
Lac Mœris, 40, 2 2 3.
Lac de Nastarâwak, 44, 211.
Lac de Qârûn, 41.
Lac de Tenis, 36.
158-159.
33
258
J. MASPERO ET G. WIET.
Lac Timsah, 218 .
Lac de Tinnîs, 35-36, 61 , 1 1 3.
Lacus Buticus, 42.
Lahoun (EL), 83.
AAIODMTCDN, 209.
Lamdid, 59.
Lamîdîs (EL), 197 .
Lassarquie, 112.
Lassarquye, 36, 112.
Latf, 80 .
Latopolis, 14, i56, 173 .
Actrà)
ÀdtTTMV
AATOJN, 1 56.
Léontô, 209-210.
Léontôn, 209.
Léontopolis, 174 , 209-210.
Aeojn-<&, 209.
Lestul, 17, 32.
Letopolis, 173 , 231.
X6TOC nOXITCDN , 231.
Leukos-Limen , 148.
xecoNTioy, 209.
AtÇürj, 163.
Libye, 74 , 161 , 163, 165 - 167 , 171 , 176 .
Libyens, 167 .
Libyque (Chaîne), 66 , 76 .
Limbir ve il cheiiâm , 191 .
xioyi, 1 4 4.
Loubiah, 177 .
Louksor, 8 , 23, 167 , 191 .
Louqsor, 23.
Lûbiyah, 37 , i65.
Lnkoreen, 23.
Avxcb )
A<W j 16 -
Luxorein, 191 .
Luxxor, 23.
Lybia, 186 .
Ly copolis, 16, 173 .
M
Macédoine, 19 b.
Macedonia, 195-196.
Macédonienne (Cité), 195.
Macîl, 34, 3 7 , i4 7 , 186 , 193-195, 198 .
Machtoul el-Souk , 120 .
Mâdaba, i46, 162 .
Madrasah de Barsbây, 39 , 207 .
Madyân, 165.
Mâfah, 199.
Magdolus, 12 5.
Maghagka, 55.
Magrib (El-), 58, 97 .
Mahalen, 164.
Mahallah Abî Kharâsah, 48.
Mahallah Babîj, 47 .
Mahallah Çard, 10 5.
Mahallah Daqalâ, 164.
Mahallah Masrûq, 48.
Mahaîlet Dakhel, 47 .
Mahallet Menouf, 202-203.
Mahmoudieh (Canal), 80 .
Madœv, 2 2 3 .
ManeSoida, 195.
Makerha, 194 .
Makhatoui, 195 , 197 , 227 .
M axr]l6viov 'sfloXisdpov , 195.
Malatiyah, 109 .
Mali des (EL), 186 .
Maîîj , 194.
Mallîdis (EL), 34, 3 7 , i4 7 , i 9 5, 197-198.
Malmûn (EL), 224.
MANBAXXOT, 201.
Manbûbah, 198.
Mançûrah (EL), 198.
Manf, 163, 200.
Manfalout, 68 , 78 , 191 , 201, 202 .
Manfalout (Province de), 17 , 21 ,, 201.
Manfalût, 188 , 189 .
Manfalutîyah (EL), 188 , 189 .
Manhà (EL), 63, 83.
Manhî, 83.
Maniai el-Roda, 68 .
MANKABCDT, 202.
manxay, 197 .
Manqabât, 188 .
Mansara, i56, 191 .
Mansourah (El-), 33, 44, 81 , 117 , 191 , 198.
Mansourah (Province d’el-), 44, 90 .
Mansoure (La), 199.
Manûf, 186 .
Manûf al-TJlyâ. 204.
Manûf Damsîs, 204.
Mamifîyah (EL), 188 - 190 .
Manûfîyateïn (EL), 187 , 204.
Manzaleh (Lac), 3, 17 ,. 35-36, 61 , 76 .
Ma2ff*farov7roÀjs, 153.
Maqadûniyah, 195, 197 .
Maqs (EL), 24, 1 96 .
Marâkia, 186 .
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
259
165.
Marakiah, 177 .
Marâqiyah, 37 , 165, 167 .
Maréa, 69 , 161 .
Maréia, 166-167.
Mapetà, 166.
Maréotique (Nome), 161 .
Maréotis, 97 , 161 , i65, 166-167, 175 .
Maps&TYjç , 166.
Marg (EL), 79 , 166.
mxphc, 117, 169 , 227.
MapiacT, 167.
Mariout, 12 , 37 , 161 , i65, 166-168.
Mariout (Lac), 36, 168 .
Mariouth, 177 .
Marîût, 186 .
MXplCDTHC, 166.
Marj (EL), 78 .
Marmarica )
M txppLQLptxrjs )
Marmarîqî, 166.
Marmarique, 166, 175 .
Masjid ei-Juyûsi (EL), 67 .
Masraf eLBachmour, 44.
Massoure (La), 198.
Mastard, 5o.
Mastûl, 120 .
Matarieh (EL), 42, i32, 208.
Mauradah ( EL) , 59.
Maûsal, 193 .
Mawrad, 59.
Mawrada, 59.
Maximianopolis , 173 .
Mecque (La), 85, 1 1 4 , 149 .
Médine, i65.
Médinet Habou, 8 .
Méditerranée , 2 1 3 , 2 3 1 .
Mehalla el-Kobra , 44, 164, 2 i 5 , 23o.
Mehallet el-Labane, 3o.
M eh ail et Menouf, 204.
Mekidasch (AL), 177 .
NsXér 7js, 194, 197 .
Mexex , 193-194.
Mélig, 194 .
Mellawi, 197 .
Memphis, 69 , 76 , 119 , 121 , 163, 173 , 1 85 , 195 ,
199-201 , 227 .
Mé ^‘ s j 199.
M 6 NB 6 )
Menchîyé (EL), 2.
Mendès, 18 , 59-60.
Mendésienne (Branche), 76 , 81-82.
102 .
Ménélaïtès, 175 , 198.
MeveXahrjs, 197-198.
MsvéÀaos (^ 3 'ô\is) 9 197.
M6N6XIXTOy, 198.
!!“ I 83.
Menhy )
Menouf, 96 , io5, 122 , 123 , 191 , 200 , 202, 204.
Menouf (Province de), 69 .
Menouf la Basse, 203.
Menouf-Damsîs , 2 02-203 .
Menouf la Haute, 203.
Menouf-Tawwah, 202-203.
Menoufieh, 3, 44, 67 , 69 , 70 , 102 , 191 , 194 ,
202 .
Menuf, 191 .
Menyet Gauïre
Menvet Guaïre
Menyet Zefca, 102.
Menzaleh, 97 , 21 3.
Mer Adriatique, 61 .
Mer Méditerranée, 2 i 3 , 23 1 .
Mer Morte, 4o.
Mer de Qulzum, 98 .
Mer Rouge, 39 , 84, 85, i35, 139 , 149 , 1 53.
Meradâ, 169 .
Meschtôl, 125.
Mesil, 177 .
Mésopotamie, 69 .
Messchie, 2.
Mestaneh, 18 .
Métélis, 5 1 , i4i, 178 , 194-195, 197 .
Métélilès , 197.
M éTrjXis, 193.
Métoubès, 48.
MexHx, 5i, 193-194.
nem, 199.
mhxhx, 193-194.
Miçr (Égypte), 4, 7 , 11 , 1 65 , 168-170.
Miçr (Vieux-Caire), 11 , 123, i44, 199 .
Midiân, 186 .
Mihrân, 216 .
M (Xfos
Minchah (EL), 1-2, 172 , 190 .
Minchat (EL), 2.
Minia, 65, n5, 191 . 2 o 5 , 206.
Minia (Province de), 5i, 55, 118 .
Minie, 207.
Miniet el Guid, 4g.
Miniet ibn chassit, 207.
Miniet el-Sireg, 207-208.
194.
33 .
260
J. MASPERO ET G. WIET.
Minscié, 2, 190 .
Minyeh, 191 . '
Mîr, i56.
Misârah )
Misaré ) 15
h i ct p am , 127, i44, 169-170.
Mit-Damsis, 91, 202 .
Mit-Ghamr, 76 , 82 , 162 , 210 .
Mit Samannoud, 76 .
Mit Sârid, 5o.
Mît Talkâ, 82 .
Mîzân-el-Qidûb, 226.
Mœris (Lac), 40, 2 23.
Moharraq (El-), 1 58- 160 .
Moïse (Pays de), 8 .
Mokattam, 60 , 95 , 124, i45, i48.
Mômemphis, 191 .
Momfaîlôt, 191 .
Monâit-Khoufoui, 206 .
Monastère de Saint-Jérémie, 200 .
Mongabat le Neuf ) ^99
Mongabat le Vieux )
Monquabat, 203.
Montagne d’Amoun, 12 3.
Mont Andarînâ, 11 5.
Mont de îa Grotte, 64.
Mont de la Main, 64.
Mont des Oiseaux, 64-65.
Mont de Teïlamûn, 64.
Mont Ulâq, 218 .
Mont Wansarîs, 217 .
Mont Yaskur, 75 , 16 1 .
Mont de ZamâMiir la Magicienne, 63-64.
Morte (Mer), 4o.
Mosquée el-Giyoûchi, 60 .
Mosquée el-Tannûr, 60 .
Mosquée lbn Tuîûn, 4 1 , 66 .
Mosquée Qâit-Bây, 60 .
Mosquée de Toûloûn, 196 .
Mosquée el-Zâhir, 86 .
Mostared, 5o.
Mounha, 83.
Muneïf, 200.
Munsia, 2.
Munyah, 207.
Munyah Babîj, 80 , 205.
Munyah Banî Khaçîb, 21 , 2 o 5 , 206-207.
Munyah Bîr Qeïs, 207.
Munyah Çarad, 5o.
Munyah Gamr, 102 .
Munyah Matar, 208.
Munyah Tânah, 19 .
Munyah Ziftâ, 102.
Munyat el-Açbag, 205.
Munyat el-Amîr, 208 .
Munyat el-Qâid, 49 .
Munyat el-Umarâ, 207.
Muqattam, 95 .
Muraille d’Adgiouz, 72.
Mur de la Vieille, 73.
Murtâhîyah (El-), 17 , 18 , 92 , 166, 187 - 190 , 2i5.
Mût, 223.
Muzâhamîyateïn (El-), i4i, 187 - 190 .
Myos Hormos, 129 , i48.
Mfi 06 15, 2 23.
M CD N H , 19 .
MCDNHTXN 6 CD, l 8 .
N
Na-Amûn, 97 .
Nadûrah, 2 23.
Nag-Hamadi, 1 63.
Nahharieh (El-), 210.
Nahia, 96 , io5, 214.
NxecD, 209.
Nakhum (El-), 32.
Nastarâwah , 5, 6 , 3 1 , 44, 190 , 211-212, 21 3.
Nastarâwah (Lac de), 44, 211 .
Nastarâwah (Province de), 212.
Nastarâwiyah (El-), 168 , 187 , 188 .
Nastarû (El-), 211.
Nastarû (Canal d’el-), 37 , 111 , 211 .
Natâ, 45.
Natû, 45,210.
Naucratis, i4i.
Nausâ, 186 .
Nawassa, 214.
Nia iovcritvov 'môXis, 51.
Néapolis, 1 .
Nebroud, 43.
Nedjoum, 3i.
ISsiXovtioXis , 90.
Nema, 59, 176 .
Neqeiza, 42, 96 , 171 , 202 , 213.
Nastrou, 36.
N> 7 <tos BaêuÀ&ia)?, 68 .
Nicée, 38, 62 .
NteeAycy, 73.
N ! KGNTCD pi , 94.
NiKexcüoy, 4i, 42, 213.
NixôttoXis, 90.
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
261
Nil, 5, 17 , 3 1-3 6 , 87 , 44, 47 , 48, 55, 61 , 63,
64, 66 , 68 - 70 , 73 , 75 , 76 , 79 - 84 , 86 - 88 , 93 ,
98 - 101 , io3, 109 , 111 , 112 , n4, 124 , i3o,
i32, 1 34, i35, 149 , i56, 162 , 195 , 198 ,
2 o 5 , 207 , 210 - 212 , 2 i 4 , 215-218, 219 , 227 ,
226.
232.
Nilopolis, 54, 90, 173 .
NiMecijo-j', 8 .
rmic, 29 , 214.
im i^>xi xnr, 167.
Niqriha, 194 .
NICTpXM , 127 .
N1T6NTCDP1, 94. ^
Ntrp/af
Ncrp/a» 6pos
Nobades, 214.
Nome arabique , 119 .
Nome Coptite, i56.
Nome dliéracîéopolis , 54.
Nome Héroopolite, 107 , i52.
Nome de Koptos, i55.
Nome Maréotique, 161 .
Nome Panopoîite, 7.
Nome de Pténêtô, io4, 209 .
Nome Xoïte, io3.
Noma
Nomy
NoOêa*
Nouhît, 5o.
Nûbah , 6 a.
Nubians (The), 62 .
Nubie, 16 , n5, 191 , 214, 216 .
Nubiens, i5.
59.
214.
, 97 .
seNOxoxoy, 2i3.
O
Ùacreis-, 221 .
Oasis, 62 , 173 , 187 , 219-224.
Oasis d’Ammon, 220.
Oasis el-Baharieh , 221, 223.
Oasis el-Rahnasâ , 219, 222, 223.
Ôotcris y ètjcorépw, 223.
Ôaets y èaoorépù), 223.
Oasis extérieures, 219-220.
Oasis d’el-Farafra , 220, 223.
Oasis (La Grande )* 223.
Oasis intérieures, 219, 221.
Ôxcris xâroô, 222, 223.
Oasis de Kharga, 221, 223.
Oasis Major, 223.
Ôaurts peyâXy y sÇwt épco j ^ 993
ôàGis psydXy y èacorépoo )
Ôa vis puxpâ , 222-223.
Oasis du milieu, 220.
Oasis minor d’Arcadie, 223.
Oasis minor de Thébaïde, 223.
Oasis d’Oxyrhynchos, 223.
Oasis première, 220-222.
Oasis de Psoï, 223.
Oasis de Ptolémaïs, 223.
Oasis seconde, 220.
Oasis du Sel, 226.
Oasis de Siwa, 191 , 219-220, 222-223.
Oasis troisième, 220-221.
Obik, 48.
Océan Indien, 216 .
ÔÀê/a, 74 .
Olbia, 74 .
ÔÀtê/a, 74 .
Omm Etra, i3i.
Onouphis, 96 , 123, 174 , 200 .
Ùvovfits y xdcTto, 203.
Onouphis la Supérieure, 203.
Orondem, 40.
Oronte, 216 .
Ôpos (t ô) 122.
Ô s p ° Ti ( } 40.
Opora/T )
Osjût, 1 8 5.
Ostracine, 23 1 .
ôvlozxhv )
O vlpavixy )
Ouâdi Djirandel, 39.
Ouâdi Feirân, 133-134.
Ouâdi Ghorandel, 39.
Ouâdi Rayân, 4o.
OuâdPl-Sadir, 104.
Ouâdi el-Tîh, 62 .
Ouâdî Toumîlât, 85, io4, 120 , 125, 187 , 23 1 .
Ouah (El-) ed-Dakhel , 225.
Ouahaïn (El-), 225.
oyx2, 219.
oyx 2 neMXe, 223.
oyx 2 ^ 01 , 221 .
oyNoy^e , 203,
j oyci^HM , 231.
262
J. MASPERO ET G. WIET.
'Oweinid (El*), 186.
Oxyrhynchos, 51 , 83 , 173.
Oyome terre, 181.
P-n-<j>
nAOANON, 37.
<]> Al AT , 167 .
Pa-Kes, 135 .
Pakhnamûn, 3 a.
<I>aKOU<ra. 119, 134 - 135 .
Palestine, 71, i 46 .
Pamnûh, 155 , 1 85.
nANAy, 49 .
n AN A20 , 50 .
IIwij, 116 .
Panopolis, 6 , 173.
Panopolite (Nome), 7 .
Jlavôs, 6.
Panouf du Midi
Panouf du Sud
nANoy^>6 ) 203 .
nANoyq ipHC
nANoyq pHC
nÀNoyq ht, 204 .
nANoy-J-ecu, 203 .
n Aoy ht, 57 .
Papa, 23 .
rtAne, 23 .
UapâXtos ^
nApAAAOC
Paralos, 5 , 41 , 171, 174.
nApAAAOC, 41 .
<$>txpàv, 133 .
<î>ôipÇoudos
<j>ApBA!T
<j> A p BAT
<t>àp%tdos
IT âpoXXos, 41 .
UapovXtov, 41 .
nAp2AAOC, 41 , 2 1 3 .
Pa-Sopt, 1 35 .
n AyHT, 57 .
Pays de Moïse, 8.
Ha%vspLOvfe 9 62.
n A 201 T, 50 .
4 >BCDoy, 88, 136 .
4 > 6 AB 6 C, 46 .
Péluse, a 5 , 33 , 7 3 , 138 - 139 , i 7 4.
Pélusiaque (Branche), 33 .
ncA2iB, 47 .
137 .
Jlsp. 7 r 1 s, 51 .
ïlepL'ir'hTrjs vopos, 51 .
JJspLTi )
neMxe
Peniapole, 74, i 63 , 1 65.
Pentapolis, 27 .
Pentaskhoinou , 171.
neN2CDp, 107 .
nepeMoyN, 138 .
nepKe, 38 .
ncpoyoïm, 22, 62.
cjjcpoycDim, 22.
Perse, 84 .
Perses, i 38 , 1 49.
Persis, 71 .
nCTH62, 21 .
neT<j>pe, 131 .
Pharbait, 46 .
Pbarbailhos, 78, 174.
Pbarbetus, 137 .
Phatmétique (Branche), 32.
Phelbès, 46 .
Pbilai, i 5 , 56 , 70, 73, 171, 173
Phiom, 142 .
Phragônis, 22 - 23 , 62, 174.
nirecDN, 71 .
nir nkactpon, 23 .
niepo, 82 .
ni e mbaki MneMCNT, 27.
ni A AK2 , 67.
niMANecayT, 18.
niMANXCJUlAl, 35 , 97, 2 l 3 .
<]>iom, 4 o, 142 .
niCTAJUON, i 4 o.
Pitbom, 126.
Pi-Thot-aprehehu , 19.
mo^ApOT, 43 .
mopApcDT, 29, 43.
mcyiniHoy, 5 , 211 .
^)\AB 6 C
<|>AABHC
<[>Àa§6i)r/as , 22.
Plaine de Daqhélieh, 90 .
nAAyciNe, 22.
<|>a6bhc, 46 .
nMCDNGN'J-Nl , 18.
nOAlC KACTCPON, 23 .
Pont des Lions (Quartier du), 75 .
Port-Saïd, 191.
<j>OC AT A
<f>OCATON
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
263
nocoK, 46 .
tbocrcràTov, 127, 140 .
<|>OCT AT CD N , 140 .
noyAC-J’, 46 .
noyBACTi, 42 , 166.
noycipi, 53 .
noycyiN, 53 .
<î>payôvts , 22 .
<f>paytoveta , 22 .
<j>pATCUN1N ocnccd, 62.
<î>pClVVVï}S , 22 .
Province d’el-Aehmounein , 17, 20 - 21 , 62 , 64 , 118,
201, 229.
Province d’Akhmim, 7 .
Province d’Alexandrie, 37, 187-189.
Province d’Assiout, 17 , 67, 78, 201, 202, 220.
Province d’Atfih, 22 , 54 , 56 , 118.
Province de Bahnassa , 21, 52 , 53 - 56 , ii 5 , 118,
i 53 , 229.
Province de Barqab , 38 , 97.
Province de Beni-Souef, 49, 5 i, 53 , 54 .
Province d’el-Bûçîrîyab , 52 , 54 , i 53 , 187, 188.
Province d’el-Charkieh, 36 , 5 o, 76 , 86, io 4 , io 5 ,
112 , 126. i 38 , 191, 23 o.
Province de Dakahlieh , 3 , 17, 18,44,76,90, 91,
117, 166, 191, 210.
Province de Damiette, 90, 188-190.
Province d’Égypte, 10, 174, 200.
Province de Fium, i 43 .
Province de Fouah, 141 .
Province d’ei-Garbia, 210.
Province de Gbarbieh, 44 , 53 , 68, 69, 93, 102-
106, 132 , i 4 i, i 64 , 168, 191, 212, 23 o.
Province de Guerga, 7 .
Province de Guizeb, 22, 53 , 58 , 69, 69, 71 - 72 ,
91, 92, 95, 106, 119, i 53 , 208, 229.
Province dTkhmîm , 188, 189.
Province d’Itfîh, 188.
Province d’el-Jîzah, 188, 189.
Province d’el-Jiziyah, 72 , 187-190.
Province de Kalioubieh, 5 o, 79, 162, 166, 191.
Province deKena, 94, i 63 .
Province de Kous, 94, n 5 , 126, i 53 , 167, 160 ,
23 o.
Province de Manfalout, 17, 21, 201 .
Province de Mansourah, 44 , 90.
Province de Menouf, 69.
Province d’el-Murtâbîyah , 17, 18, 92, 166 , 187-
190, 2l5.
Province d’el-Muzabâmîyateïn , 17, 18, 92, 166 ,
187-190, 2l5.
Province de Nastarâwab, 212 .
Province de Que, 188, 189.
Province de Rosette, 17, 168 , 188, 189.
Province d’el-Tabâwîyah , 21, 118 , 188, 189,
Province de Thèbes, 94.
Province d’Usyut, 188.
nCAN6H2IT, 227 .
Psaradous, io 4 -io 5 .
Pténétô, io 4 , 209.
fïTGNGTOD , 209.
Ptolémaïs, 173.
ÜToÀfirj'xaik, 1 , 5 i.
nyAAepiKON, 129 .
Pyramides de Guizeh, 54 , 72, 95, 96, i 5 o.
Pyramide de Méïdoûn, 209.
Pyramide de Sakkara, 96.
Pyramide de Zozer, 96.
n-2 ApB AIT, 137 .
n<SlM6NTH^, 69.
Q
Qaçr (El-), 221.
Qaçr el-SanT, 169.
Qâbirab (Ei-), 144 , 170.
Qahqûb, 1 54 - 1 55 .
Qalamun (El-), Delta, 18.
Qalamûn (El-), Haute-Égypte, 99.
Qalyûb, 189.
Qalyûbîyab (El-), 189, 190.
Qarâfah (El-), 127, 145 - 146 .
Qartesa, 146 .
Qârûn (Lac), 41 .
Qatyab, 70.
| Qâw, i 58 .
Qelyoub, 191.
Qiman, 152 .
Qonî, 153 .
Qoseyr (Vieux-), 1 4 8 .
Qosqâm, 159 .
Qoubsnâ, 69 .
Quartier du Pont des Lions, 75 .
Que (Province de), 188, 189.
Quçeïr (El-), 148 .
Qûçîyab (El-), 78, 159 , 187-190.
Qûç-Qém, 1 13 , 158 - 160 .
Qulzum(El-), 57, 84 , 98, 107, 108, 126, i 38
i 3 9 , 149 - 150 .
Qulzum (Mer de), 98.
Qus, i 56 .
Qusqâm, i 55 , 1 56 .
264
J. MASPERO ET G. WIET.
N
Qûsqâm Misârah , 155-156.
Qûsqâm la seconde, 155-156, i5q.
R
Raçad (El-), 67, 98 .
Racket, 100.
Rachid, 168 .
Racote, 101.
Rafah, 70 , 100.
Râfiqah (El-), 80 , ikj.
Païdov , 98 , 128 .
Raithu, 98.
Raja, 186 .
pxKore, 101 .
pAKO-f’, 9, 101.
Poncea-n/s, 5 1 , 101 .
P<XXWTtS, 101.
Püfllpfa, 100.
Ramsis, 77.
Raphaph, 101 .
Raphia
Papia
Râs Benas, i3o.
Ras Dawâir, 13g.
Ras Elba, i3o.
Raschid, 186 .
Raschit, 100.
Rasîd, 187 .
Râsidah, 98.
Pavvàdov xcbfxtj, 128 .
100 .
paojit, 99.
Red Sea, 84.
Reschid, 177 .
Re-ssid, 100.
Rhacolis, 101.
Rhannatou, 128 . s
Rhinocolure , 73 , îjk, 23o.
pHC , 117, 169 .
Ribât-el-Athâr, 38, 98 .
Rîf, i5, 32, 44, 75 , 76 , 102.
PlVOXÔpOVpCL , 125.
P IT AHXON , 40.
Roda (île de), 68 , 71 , 139 , 218 .
Roda (Haute-Egypte), 21 .
Romains, 228 .
Rome, 84.
Rosette, 5, 17 , 3i, 32, 36, 44, 77 , 99-100, i4i,
191 , an, 212 .
Rosette (Bouche de), 32.
Rosette (Branche de), 17 , 32, 33, 34, 37 , 47 , 77 ,
99, 11 4.
Rosette (Province de), 17 , 168, 188 , 189 .
Rosetto, 100.
Roude (LTsle), 68 .
Rouge (Mer), 39 , 84, 85, i35, 139 , 149 , i53.
S
Sâ, 70 , 111 , 116.
Sa, 176 .
Sa (= San el-Ilagar), 176 .
Sabâs
Sabâs el-Madînah
Sabâs el-Suhadâ
Sabâs Sunqur
Saba, 177 .
Sa'b el-Bûqîrât, 64..
Sacha, 186 .
Sadîr(El-), 85, 104, 120 , 126 , i34.
Sâ el Hagar, 37 , 47 , 116, 1 46.
Sâ el Haggâr, 47 .
Safaht, 154.
Saff (El-), 22.
Sâffek (El-), 47.
Safi, 48.
Safia (El-), 47 .
Saft el-IIenna , 120 , 1 3 5 .
Saft el Laban (Guizeh), 105, 11 t.
Saft Nahia, 2 14.
Saft Rachine, 105.
Saft Tarâbiyah, 120 .
Sahel (Canal el-), 82.
Sabra gt, 210 .
CAI, 116.
Sainte-Sophie, 3o.
Sais, 37 , 174 , 211 .
Sais, 116.
Sakha, 32, 103, io5, 110 , 202 .
SaWiâwîyah (El-), 190 .
Sakkara, 96 , 127 .
Salhâdjar, 48.
Saihieh (El-), 124.
Salîf (Le), 217 .
Samadis )
Samâdis J
Samalout, 65.
Samannoud, 1 3 , 29 , 53, 106, 21 4.
Samannûd, 106 , 186 .
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
265
109.
Samannûdîyah (El-), 187 , 188 .
Sanabada j
Sanâbâdab j
Sanabû, 1 56.
Sandabis, 48.
Sandafâ, 1 64.
Sandîyûn, 48.
San el Hagar, 2 , 3 1 , 37 , 107 , 116, 187 .
Sanbour, 3i, 187 .
Sanhùr, 107.
Sankah (El-), 1 15.
Sanqîr, 115.
Santa, 44.
Santariyah, 219 - 221 .
Sanudab, 115.
Sanuwâdab, 11 5.
cxnpo
CXnf02B(l)
Saranabi, 99.
Sardûs (Canal el-), 104-105.
Saronebi, 99.
Sarqîyab (El-), 22, 112, 118 , 187 - 190 .
Sata j
2<*t a 113.
Satâ J
Sawada, 115.
Sawâkin, 129 .
CB62T KX2 KCDOYï ^54.
Schabâs, 186 .
Schanbûda, 1 85.
Scharkia (El-), 1 85.
Schech Abade, 27.
Scété, i48, 226 .
Scbierkfau, 191 .
Schierkmérg, 191 .
Schiub, 113.
Schirâk (El-), 186 .
Schueïb, 114 , 186.
Schutb, 1 85.
Scierkabuét, 191.
'ZsGévWT Os, 1W6.
Sébennv tique (Branche), 33.
Sébennylos, 174 .
Sedfa, 154.
See der Abul-Manga, 82.
Sebid (Le), 117.
Semennut, 106.
Semon erroman, 18, 36.
Sendîoun )
Sendiûn j
48.
CeriTIMlAKH, 74 .
Seriakous, 5o.
Séroudât, 43.
ce^tDoy, 103.
Sbotbna, 113.
Sîdi Shata, 113.
Sîhât, 226.
Sihor
Sihor 7 1 '
a, 122.
Sinaï, 39 , 4o, 132.
Sinaïtique (Péninsule),
Sinbellawein, 76 .
Sindium, 48.
Sinjar, 211 .
Siouth, 16.
Sirâk (El-), 36, 37 , 111.
Sist )
Siut j ‘9 0 -
Siuut, 16.
Siyûtîyab (El-), 187 , 188 .
CKDOyT, 16.
Sxsr/a j
'SwjTï} / 226.
Zxvns )
Sné, 1 56.
cnh, 14, i56.
So£pa, 110 .
Sobag )
Sohaiig j 1 ^°’
Sokar, 67 , 127 .
Sombraubession , 110 .
Sonbat, 110-111.
Sonbût, 111.
Sonteis, 86 .
coyAN, 15.
Soudanais, i5.
Sphinx de Guizeh, 72 .
Straki (Cap), 2 3o.
Stratonicidi , 46.
Suakim Gadim, i3o.
Suez, 39, 107-108, i3i, i 49> i5o, 19 1 *
Suez (Canal de), 120 , 218 .
Sulteïs, 86 .
Sunbâ dhah , 48.
cyNaœp, 107.
Surandala, 39, 58.
Syène, 15, 73 , 101 .
Syout, 191 .
Syrie, i4, 3o, 45 , 73 , 100 , io4, 119 , 126 , i38,
i65, 2o5.
cJ)o>oy, 103.
vrr * T ' j . J . . ../IJ J* T? 4-
266
J. MASPERO ET G. WIET.
T
Tabeini, 88.
TAB6N6 )
Tabanne )
Tabennisî, 88-89.
Taboucoîou, 33 .
Tagheî, 118 .
Taha, 21, 67, 101, n 5 , 117, 118 , i 85 , 2 i 5 .
Talia el-A'méda , 117 .
Taha el-Madinah, 118 .
Tahâwîyah (El-), ai, 118 , 188, 189.
Tahha il amuden, 118.
Tahta, 190.
Tala, 123 .
T A A AN A y, 122 - 123 .
Talkha, 48 , 81, 82.
Ta .ftiaâts, 92 .
Tamia this, 174.
TAMIA'f’, 92 .
Tammoû, 92 , 121 .
Tammuh, 121.
TAMMCDOy, 121 .
Tanah, 19, 121 .
Tanhamat, 4 i.
Tanis, 19, 3 1 , 5 1 , 61, 120, 173, 193.
T avis, 2, 116 .
Tannah, 19.
Tannâh, 19, 44 .
Tannûr (Mosquée el-), 60 .
Tausa, 49.
Tantab, 68.
t antcdni ac (Tantônias) j ^
TANTCDNiMoc (Tantôninos) j
Tanûr Pharaûn, 60 .
Taqrahâ, 194.
Tarâbia, 186.
Tarabiah, 176.
Tarâbiyah, io 4 , 119 - 120 , i 34 , 218.
Târân, 58 .
Tarandjèh, 77.
Tarat (île de), 57 .
Taruut, 167 .
Tarnût, 37, 58 , 80, 97, 111, 120 .
Tarrane (A1-), 120 .
Tarraneh (El-), 34 , 58 , 77, 80, 120 - 121 , 200.
Tarût isscerif, 88.
TAC6Mno|, 110 - 111 .
Tala, 210.
Taua, 174.
Taûa, 123 , 2 o 3 .
tayx, 122 .
TAYA2, 122 .
t Ay b a , 122 - 123 . /
TAyBAS , 123 .
üavdvdri s \
Tauibites /
Taulila J 62 '
Tautitanus ]
Tawwah, 3 , 123 , 202.
T ACD n AA A , 122.
TBCDABOyeiCü , 99 .
Teïda, 186.
Teïlamûn, 64 , 65 , 123 - 124 .
T6AAX, 90 .
Tel el Qasr, 60 .
Tel el Roba, 60 .
Tel Tannis, 60 - 61 .
Tell Atrîb, 4 .
Tell Basta, 42 , 120.
Tell el-Faraîn, 22 - 23 .
Tell Farama, 138 - 139 .
Tema, 190.
Temai el Amdid, 59 .
Témeb, 190.
T6M1AKH , 74.
T6MCICUTI, 91 .
Tendoûninâs )
Tendoûnyâs j
Tenis (Lac de), 36 .
Tennèsos, 174.
Tenou, 176.
Tévrvpa, 94 .
Tentyra, 173.
TepeMoyei )
Terenouthi |
Térénoulhis, 58 , 176.
Terkoum, 98 .
T epvovOrjs, 58 .
Térôt, 160.
Terrana, 77.
Terrane (El-), 120.
TepCDT, 87.
T6pCDT CApAPTAMMCDN, 87 .
TGpCDT (l)HOYN, 20.
Tessad, 141 .
Tbarange, 77.
Thari, 112, 118 .
Thaubasium )
Thaubasteos | 12 *
Thebaica Phylace, 87 .
Thébaïde, 1, 26, 101, 117 , 160, 169, 171, 173,
199, 222, 223 , 228.
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
, 267
Thébaïde supérieure, 1.
Thèbes, 8, 191.
Thèbes (Province de), 9 4 .
Themiesus, 60 .
Tbeodosia (Favoum), i 42 .
Theodosia (Mehalla el-Kobra?), i 64 .
Tbeodosiopolis (Fayoum), 171, 21 5 .
Tbeodosiopolis (Meballa el-Kobra?), 215 .
Tbeodosiopolis (Taha), 101, 117, 173, 2 i 5 .
Théodosiou, i 64 .
Thmoui, 59 , 90, 121.
Thmouis, 5 , 59 , 174, 210.
Thoiti, 62 .
Thomu , î .
Tiantôninas j ^
Tiantônios |
Tida, 22, 23 , 62 , 202.
Tîb, 62 , 218.
TtpuKrj , 74.
Tinah (El-), 33 .
Tinnîs , 5, i3, 17 , 19 , 35, 52, 61, 62 , 93 , 97 ,
186 , 189 , 2 l 5 .
Tinnîs (Lac de), 35 - 36 , 61, 11 3 .
TKAAA, 151 .
TK62A1 , 90.
TKcuoy, 198.
TMOONH )
TMCDNH J
Tohu, 119.
Tombeau de T imam el-Sâfi f î, 86, 2o5.
Tombeaux des Khalifes, 60.
Tonamel, 117 .
TOOy NAMOyiM, 123.
Tor (El-), 98, 122 .
Torrah, 118 .
Tor Sinâ, 98.
Tothosê, 62 .
Toukh, 12 3 , 190.
Toûnéh, 61 .
Toura, 95, 112, 118 , i 48 .
Tourah, 2 32 .
Touwa, 123 .
To ™ ! 117 .
TOyzcD )
Towara, 122.
Tnepciç NBABy ACDN , 71 .
TPIH 2 , 21 .
t^agbhc, 152 .
TpouavY) hiéûpvÇ, 83.
Tpatavos 'ZiïOTapàs
Hpmavov (vSara tou)
84 .
T p/a Ka«r7pa, 8, 23.
Tpiptdis J
TpipLOvrOis > 2 2 3 .
Trimthis )
Trohen, 119.
Troja, 118.
TpCDA, 118.
Tp&rj, i48.
T ptoïxàv ôpos, 119.
TCA2HT, 227 .
Tsounia, 97.
Tub il essirat, 190.
Tumayy, 209.
Tumeij, 59 .
Tumey, 186.
Tur (El-), 186.
Turâbivah, 120.
Turraag, 119 .
Tûr Sînâ, 122 .
Tûtâtîs j
Tuthitis 62 .
Tûtûlûs )
Tuwwah, 186.
Tyneh, 189.
TCDNTipiA, 93 .
T CD ne _
89.
T CD N H
TCD26 , 123.
U
ŸSara too Tpaiavoo, 84 .
TJdheïb (El-), 25 .
Ulâq (Mont), 218.
Umm Duneïn, 24 , 196, 23 1, 232.
Uscbmûnein (El-), i 85 .
Usmûm el-Rummân, 18 .
Usmum-Tamiah, 17 - 19 , 44 , 60, 81, 121, 189» 19®*
Usmûm-Tannâh (Branche d’), 44 .
Usmûm-Tannâh (Canal d’), 44 , 81 .
Usmuneïn (El-), 187-190.
Usmûn el-Rummân, 18 .
Usmun-Tannâh, 121.
Uslûm-Tinnîs, 17 .
Uswân, 16 , i 85 , 187-189.
Usyût (Province d’), 188.
Usyutîyah (El-), 188-190.
113 .
Y
Varadeh, 230 .
Venus aurea, 69.
3â.
268
J. MASPERO ET G. WIET.
Vicus Apollônos, 1 55.
Vicus Judæorum, 46. >
Vieux-Caire, 62 , 75 , 99 - 101 , 108 , 127 , 139, 141,
1 44, 168-170, 2 o 5 , 220 .
Vieux-Suakîm, i3o.
Ville de Cléopâtre, 20 .
Ville du Soleil, 132.
Vogh il ard, 229.
W
Wadah (El), i3i.
Wadi Gharandel, 39.
Wâdî Habib J
Wâdi Hubeïb 226.
WâdîT-Mulûk )
Wâdfl-Natrun, 226-227.
Wâh (El-), 186 .
Wâh el-Bahnasâ, 188 , 224.
Wâh (El-) el-Dachila, 224.
Wâhât (El-), 189 .
Wâhât el-Dâkhilab , 188 , 219.
Wâhât el-Khârijah, 219.
Wâheïn (El-) el-Kharijateïn , 188 .
Wajh el-Bahrî, 230.
Wamçâ, 97.
Wanâ, 69 , 56.
Wana el Keis, 49 , 56.
Wansârîs (Mont), 217 .
Warrâdah (El-), 70 , 101 , 231.
Wârwîr, *56.
Wasîm, 1 85.
Wasta (El-), i52.
Waykalâ, 193.
Zahfarani (Al~) )
Zahpfarani (El) ) ^7*
Zaraniq, 2 3o-23i.
Zarnîîdi, 2 3o.
Zâwiya, 193 .
Zefti Goward, 102.
Zezi et deeth, 69.
Ziftâ, 102.
Zifta, 44, 68 , 102, 110 , 202 .
Zoar, 128 .
Zoghou, 128 ,
Zuqâq el-Balhîbî, 49 .
X
ï£ ! «• 162 -
Xépfits, 6 .
xepey, 162.
Xepcrawv, 79.
xhmi, 127, 141, i44, 147, 169-170.
XM1M, 6.
Xoprctaé, 146-147.
Xpvcrrjs ÂÇpoàtTYjs, 69.
XpvcroppàoLs , 69.
t
^AMXOM , 32.
^xpxAoyc, io4-io5.
^eoop, 43.
^ 01 , 1 , 172 .
1.
X
Xoïs, 103, i64, 174 .
Xoïte (Nome), 10 3.
Y
Yahmûm (El-), 63.
Yakou j
Yâkou > 232.
Yaoukou )
Yâq, 232.
Yaskur (Mont), 75 , 161 .
Yémen, 129 .
Z
Zafarânî (El-), 77 .
Zagazig, 1 35.
CD
CDANOyMl, 203.
CDD, 131.
CL»l\|CD(|> ACD KXTCI) , 204.
CDC AC CD KATCD, 221-222.
U)
Cl) ATC , 205.
Ci^CTNOY^*, 114.
^ ,HT i 226.
U)12HT )
Cl) MIN, 6, 32.
cyMoyN, 20, 55.
CpMOY N epMAN, 18.
o)CD r rn, 113.
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
269
2
2AABAN, 74.
2AXOYXN, 74.
2AfBAT, 77, 187.
2 A2 Cl) H 1 , 3.
2 1 B , 223.
2NHC, 28.
20 y? 218.
2 p aioo y? 09.
2piNOKOpOyPA, 125.
2CD, 218.
XABACCN , 108.
xani, 5i, 116, 193.
XADACCN , 108.
XCBpO, 110.
X6BPO M6N6CIN6 , 78 .
X6B P CD , 109-110.
xeMNoyfî 106.
ffMoyMi , 19.
+
-j* A Al Kl A , 194.
-f-ANA XCDPA, 228.
-{-ApABIA, 119, l34.
-^BAKI KOC BAPBIP, 155.
'(’BAKI nANAY» 49.
-J-BAK1 ^>IOM , 142.
-J-KATA XCDPA, 228.
^K6B1, 3l.
-j’KeC^pCDMI , l44.
|xox, 90.
'l'AYMDH MTC <j>IOM, 40.
-|MeAex, 194.
^MOMAXX MniClCMCXCDN , 207.
+ NI, 19.
^nepcHC, 71.
-f-nepcioi, 71.
-j-pAC^lT, 99.
-|-a)Aipi, 164.
-j-ci)N 6 , 89.
, |xox, 90.
II. — INDEX HISTORIQUE.
i
84
(Hadrien)
84
(Trajan)
55
12
55
(j^Jb) Âjyoî
V
io4
0
12
12
12
2 1
A. — ARABE.
‘97
(bt )
87
109
109 , 207
55
201
28
S
201
106
t
(4*1)
95
ptXiLâôh.
84
î>
228
U*»
228
228
yUvfi y?
u*
(loî — ^0
1 O
t
84
270
J. MASPERO ET G. WIET.
*
cJ
\
J
55
i 3 a
1 15
j
s
i 38
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232
3
3 i
12
S 3 /*
90
.
r
60
19
109
7 4
iulaxjLl!
42
55
(
55
9 2
( (s^aJjiUÛI) S, laipVS"
8, 99
34
B. — FRANÇAIS, GREC, COPTE.
Abd Allah ibn Battâl ibn Abd el-Wâhid, i3.
Abd Allah ibn Sa'd, 9 4 , 192.
Abd Allah ibn Tâhir, i 3 .
c Abd el-Azîz ibn el-Wazîr el-Jarawî, i 3 .
Abd el- f Azîz ibn Marwân, 10, 7 4 , 80.
Abd eLLatîf, 8, 201.
Abd el-Mûmin Çafî el-Dîn, 96.
Abd el-Rahmân ibn Muâwiyah, 11, i 3 .
Abu Abd el-Rahmân el-Çûfi , 1 3 .
Abu Bakr ibn Junâdah el-Maafirî, i 3 .
Abu ÇâJih, 8, i 5 , 20, 21, 23 , 26, 43 , 44 , 46 ,
49, 5 1 , 55 , 56 , 60, 62, 64 , 65 , 72, 74, 85 ,
87, 9 °> 9 1 » 9^, 9^, 98, io 4 , io 5 , 1 15 , 121,
124, 126, i 32 , 1 3 8 , i 4 o-i 42 , i 46 , i 48 -i 5 i,
i 53 , i 58 , 159, 161, i 64 , 166, 167, 187, 188,
204, 206, 207, 210, 2 1 3 , 221, 227.
Abu Hubeïrah eLHârith, i 3 .
Abû'LBarakât , 227.
Abû 5 l-Fidâ, 18, 20. 35 , 36 , 39, 44 , 49, 54 ,. 56 ?
65 , 126, 129, 139, i 5 o, 164,211, 212, 216,
217, 220 , 221.
28, 56 , 64 , 85 , io 3 , 111,
* 9 ,
Abûl-Mahâsin ,
172, 208.
Abû^I-Munajjâ, 33 .
Abû-Sa'îd, 10 4 .
Açbag (El-) ibn Abd el-Azîz, 20 5 .
Adil (El-), 45 .
Adriyânus
Ælius Hadrianus
84 .
Afdal (El-Malik el-), 45 .
Afdal (El-) ibn Amîr eï-Juyûs, 33 , 67, 193.
Afsin (El-), i 3 .
Aflakîn el-Turkî Nâçir el-Daulah, i4.
Agar, 24 , a 3 i, 232 .
Agatharchide, 39.
Ahmad ibn Amîr Alî, i 4 .
Ahmad ibn eLJarawî, 228.
Ahmad ibn înâï, i 4 .
Ahmad ibn Tûlûn, 12 4 .
Ahmed Bev Kamal, qq.
Aïliyâ, 84 .
Akerblad, 38 .
Alâ el-Dîn ibn el-Kûrânî, 1 45 .
Alâ el-Dîn ibn Kabak, i 45 .
Alain el-Dîn ibn Samâyil, i 44 .
Alam el-Dîn Sanjar el-Khâzin, i 45 .
Alain el-Dîn Sanjar el-Surûrî el-Khayyât, i 45 .
rSpos, 195.
Alexandre, patriarche dAlexandrie, 12.
Alexandre le Grand, i 38 , 195.
Ali el-Rutlî, 39.
Alî ibn Sallâr, i 4 .
Alî ibn Wahsûdân, i3.
Alî Pâsâ Mubârak, 4 , 6, 16, 24 , 5 o, 79, 89, 92,
107, 109, n 3 , 116, 117, 121, i 33 , 160, 167,
168, 208-2 10, 22 4 .
Alqamah ibn Yazîd el-Guteïfï, 10, 12.
Alyâs ibn Asad, i 3 .
Amaury, 45 .
Amélineau, 4 , 10, 19, 20, 22, 24, 4o, 43, 48 ,
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
271
5 o, 53 , 57, 59, 78, 91, 102, io 5 , 107, 108,
n 4 , 1 15 , 118, 119» *87, 1 ^ ’ i 44 , i 46 ,
149, i 5 o, i 5 2 , i 54 , 1 56 , i 58 -i 6 o, 169, 194,
196, 197, 199, 200, 202, 2 o3 , 207, 208, 2 1 3 ,
2i4, 219, 220, 222, 227, a 3 i.
Amir (El-), 96.
Amîr el-Juyûs, 42 .
Amr ibn el-Aç, 4 , 5 , 9-12, i 5 , 71, 94, 100,
io3, 125, 139, i 46 , 191, 192, 201, 228.
Anastase, 200.
Anastase (Le moine), 3 g.
Ançinâ, fils de Miçr )
Ançinâ, fils de Qift J
Anderson, 2 3 o.
Anonyme de Ravenne , 117, i 34 , 228.
Antoine (Saint), i 52 , i 53 .
Antonin de Plaisance, 58 , i 33 , 1 3 4 .
Antonin Martyr, 39, 1 33 .
Anviile (D’), 19, 33 , 44 , 60, 69, 192, 23 o.
Apollô (Saint), 57.
Areadius, i 48 .
Aristote, 84 .
Armanûsah, 8.
Arsène (Saint), i 48 .
Astar (EL), 125 .
Atalous, 128.
Athanase de Kous, i 56 .
Atrîb, 3 .
Aurelios Theodosios, 83 .
Aurelios Victor, 83 .
Azîz (El-), 45 .
B
Badr el-Dîn, gouverneur dAlexandrie, 11, i 4 .
Badr el-Dîn Bîlbak el-Muhsinî, i 45 .
Badr el-Dîn Yûnus, 1 44 .
Badr el-Jamâlî , i 43 , 193.
Baba el-Dîn ibn Malkîsû, i 44 .
Bakrî (El-), 27, 58 , i 32 , 220, 221, 225 .
Baktimur, gouverneur dAlexandrie, 12, i 4 .
Baktimur el-Hâjib, 38 .
Bsklimur el-Seïfî, 1 45 .
Baktût el-Khâzindârî , 1 4 .
Balâdhurî (EL), 4 o, 49, 86 , 192.
Bar-Hebræus, 61.
Barqûq, 4 i, 47, 102, 116, 124 , 210, 229.
Barsbây, i 4 , 39, 207, 229.
Battâl (EL), ibn Abd el-Wâhid (Abd Allah), i 3 .
Baudoyns, 11.
Becker, 5 i, 67, 64 , 74, 171, 212.
Beïbars (El-Malik el-Zâhir), 34 , 4 o, 80, io 4 , 120,
124, 2l4.
Belon, i 4 i.
Benjamin de Tudèle, 92.
Berchem (Van), 11.
Bîlbak el-Muhsinî, i 4 .
Bîrûnî (EL), 1 63 .
Blau ( 0 .), 4 o.
Blochet, 55 .
Boinet, 168, 190-192, 202, 224 .
î Bonose, 2o3.
I Bouriant, 25 , 67, 58 .
Breïtenbach (Breydenbach), 4 o, 108.
Brugsch, 1, 5 o.
Bsad, 112.
Butler, 5 , 9 , 48 , 86.
G
Çâ ibn Marqûnus )
Çâ ibn Miçr ) llb ‘
Caetani, 170.
Çafi el-Dîn Abd el-Mûmin, 96.
Ça'id ibn Batrîq, 98.
Cambyse, i 38 .
Çârim el-Dîn Qeïmâz eLMasAdî, 1 45 .
Casanova, 24 , 60, 67, 74, io 3 , 107-110, i 4 o,
i 44 , i 48 , i 5 o, 169, 170, 195, 199, 207-209,
226, 228, 232.
Cassien, 35 , 61.
Champollion, 18, 23 , 33 , 5 o, 54 , 87, io 4 , 119,
120, i 52, i 58 -i 6 o, 169, 194, 202, 206, 208,
209, 221.
Cheikh 0 (P.), 27.
Chrétiens, 10, 11, 217.
Clédat, 2 3 o. *
Cléopâtre, 20, 55 , 72, 81, 102.
Comte dArtois, 199.
Constant, 172.
Cope Whitehouse, 4 o.
Corneille, 172.
Cosmas Indicopieustès , 1 3 3 .
Croisés, 12.
Crum, i 54 .
Cybèle, 208.
Cyrus, 12.
r
recopnoc , 207.
272
J. MASPERO ET G. WIET.
D ' ,
Dalâç, 91.
Dalûkah, 72.
Daressy, 19, 23 , 36 , 62, 82, i 64 , 194, 210,
2 l 3 , 2 l 5 .
Darius, 84 .
Denys le Périégète, 195.
Dhakhirat el-Mulk Jafar, i 44 .
Dhû J l-Nûn, 7.
Dimasqî, 2, 3 , 6, 22, 37, 43 , 45 , 67, 111, 112,
118, 120, 123 , 126, i 38 , 139, i 43 , i 5 a-i 54 ,
109, i 65 , 172, 182, 192, 194, 200, 2o4,
210, 213 , 215 , 216, 220, 225 .
Dioclétien, 26, 35 , 36 , 109.
Diodore de Sicile, 69, 73, 118.
Dozv, 28.
E
Ethérie (Sainte), 119.
Etienne de Byzance, 1, 4 , 36 , 5 1, 99, 101, 118,
1 46 , 147, 161, 166, 199.
Eustaihe, 195.
Eutychius, 55 , 98, 197.
Evetts, 32 , 49, 5 1 , 55 , 56 , 62, 72, io 3 , 111,
1 1 5 , i 42 , 161, 197.
F
Fadl (El-) ibn 'Àbd Allah, i 3 .
F akb r el-Dîn Al tunbugâ , 1 4 4 .
Faraj, 229,
Faramâ (El-), i 38 .
Fâtimites, 11, i 5 , 34 , 58 , 68, 97. iâ 3 , 193.
Firâs el-Murâdî, 4 .
Floyer, 16.
Forskâî, 60.
Fortia (De) d’Urban, 2 3 o.
Foucart, 19.
G
Galtier, 1 46 .
Gauthier (H.), 1, 6, 88.
Gayet, 1 13 .
Gelzer, 5 , 78, 79, 100, 137, 1 53 , i 55 .
Géographe de Ravenne, i 3 o.
Georges de Chypre, 5 , 49, 100, i 5 o, i 55 , i 65 ,
222, 223 .
Goeje (J. de), 5 , 28, 48 , 187, 2i5.
Griffith, 162.
Guest, 4 , 32 , 37, 47, 48 , 67, 120, 174, 178,
195, 198, 212.
H
Hadrien, 26, 84 .
Hâjar, 23 a.
Iiâlyâs (Anbâ), i 58 .
Hârilh (El-) Abu Hubeïrah, i 3 .
Hârith (El-) ibn Miskîn, 81.
Hârûn el-Rasîd, 45 , 192, 206.
Heïdarah, i 4 ..
Héîiodore, i 5 , 3 o.
Héraclius, 12, 80, 1 38 .
Hermès (Apa), 95.
Hérodote, 1, 3 ‘a, 33 , 4 o, 2o3, 209.
Herz Pacha, 38 .
Hiéroclès, 49, i 34 , i 5 o, 1 55 , 171, 209.
Hisâm, 189.
Hogarth, 23 , 212.
Honorius, i 48 .
(Hor)em athu T um , 197.
Horus, an.
Hudeij ibn'Abd el-Wâhid, i 3 .
Humâm el-Dîn ibn Jalâl el-Daulah, i 44 .
Huseïn ibn el-Kûrânî, 1 45 .
I
Ibn f Abd eï-Hakam, 4 , 24 , 81, 96, io 3 , 171.
Ibn Battûtah, 3 , 5 i, 61, 92, 93, n 3 , 129, i 3 i,
210, an, 23 o.
Ibn Duqmâq, 1, 3 , 6, 16, 18, ai, 23 , 25 , 29,
3 o, 35 , 37, 47, 49, 5 o, 67-59, 61, 63 , 67-
71, 78, 79, 82, 85 , 86, 88-90, 92, 94, 97,
102-106, 109-111, n 3 , 116, 118, 120, 121,
126, 129, i 3 a, 1 3 4 , i 35 , t 38 , i 5 o, i 52 -i 54 ,
i 56 , 157, 160, 162-166, 168, 172, 174, i 84 ,
189, 194, 198, 2oo~2 02 , 204-207, 209-213,
219, 220, 221, 225 , 226, 229-231.
Ibn el-Faqîh, 16, 22 , 26, 29, 76, 83 , 111, 122 ,
i 54 , 178, 194, 196, 200, 2 o4 , ai 5 .
Ibn el-Jîan, 4 , 7, 18, 19, 22, q 3 , 25 , 26, 3 o,
42 , 5 i, 53 , 67, 59, 61, 63 , 70, 72, 78, 88-
90, 92, 94, 102, io 4 , io 5 , 108-112, 116,
118, 121, 126, 129, i 34 , 1 36 -i 38 , i 4 i, 147,
i 5 o, 1 53 , 160, 162* 166, 168, 190-192, 194,
198, 201, 204-207, 20 9> 212 > 2i3, 219,
23 o, a 3 i.
Ibn el-Mudabbir, 35 , 36 , 139, 169, 192.
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
273
Ibn el-Sikkit, 162.
Ibn el-Zayyât, i 46 .
Ibn Fadl Allah, 38 .
Ibn Hauqal, 4 - 6 , 17, 19, ai, 3 o, 3 i, 36 , 44 , 47,
48 , 5 1 , 55 , 58 , 68, 76, 81, 97, 98, io 3 , 109,
129, i35, 147, 162, i 65 , 201, 2o4 , 206,
211 , 2 12 .
Ibn Iyâs, 28, 39, 63 , 85 , 86, 109, 116, 124 ,
i 3 2 , 191, 193.
Ibn Jubeïr, 2, 26, 89, i 3 i, 167.
Ibn Kâtib el-Fargânî, 68.
Ibn Khaçîb, 206.
Ibn Khallikân , 76.
Ibn Khaldûn, 83 , 220.
Ibn Khurdâdhbeh, 1, 6, 16, 22, 24 , 29, 3 1 , 37,
5 i, 63 , 70, 86, 97, 120, i 35 , 137, 147, i 54 ,
162, i 63 , 177, 192, 194, 196, 198, 200,
204 , 210, 2 l 5 .
Ibn Mammâtî, 3 o, 80, i 64 , ao 5 .
IbnRusteh, 60, 63 , i 56 , 192.
Ibn Sa'd, 139.
Ibn Sa'îd, 65 .
Ibn Sandar, 2o5.
Ibn Tha'lab el-Sarîf, 87.
Ibn Tûlûn, 4 i, 71, 72, 192.
Ibn Zûîâq, 4 , 17, 56 , 149.
Içtakhrî, 1 5 , 55 , 58 , 68 , 75, 76, 97, 129, i 35 ,
i 65 , 201.
Idrîsî, 3 , 19, 20, 25 , 27, 28, 3 o, 35 , 48 , 53 ,
58 , 63 , 65 , 69, 81, 83 , 90-92, 97, 100, 102,
io 3 , 106, 110, n 4 , 118, 124, 126, i 34 ,
139, i 43 , 161, i 64 , 201, 2o4, 206, 221.
Ï6P6MIXC (xH\), 96.
Isaac, fils de Siméon, 172.
Isa el-Jaludî, 208.
Ishâq ibn Abrahah, i 3 .
Ishâq ibn Dînâr, i 3 .
Isis, 208, 209.
Ismaël, 2 4 .
Israélites, 39.
‘Iyâd ibn Ganam el-Tûjîbî, i 3 .
Tzz el-Dîn Hawas, 157.
c Izz el-Dîn Ibrâhîm ibn Muhammad ibn el-Juweïni ,
1 44 .
J
Jacob, 36 .
Jâhiz (El-), 28.
Jalâl el-Daulah ibn Razîn, 1 44 .
Jamâl el-Dîn Yûsuf, 1 45 .
Mémoires. Liste des villes d* Egypte.
Jauhar, i 43 , 193, 2o5.
Jean, augustal, 172.
Jean, chef deBorollos, 42 .
Jean de Brienne, 1 13 .
Jean de Damiette, 11, 12.
Jean de Nikious, 4 , 12, i 5 , 20, 24 , 26, 49, 54 ,
57, 59, 71, 78, 81, 84 , 96, 101, io 3 , 106,
107, 116, 119, îQi, i 3 i, 137, 1/12, i 5 i, 1 5 2 ,
i 64 , 193, 194, 199, 200, 2o3, 2i5.
Jean de Phanidjôit, 127.
Jean de Sanhût, 109.
Jean Moskhos, 1 33 .
Jérôme (Saint), 3 o.
Jésus, 28, 65 , 197.
Jomard, 20, 69, 87, 99.
Joseph, 56 , 126,
Juifs, 60.
Julius Honorius, 1 19. #
Jullien (P.), 25 , 88, 89, 1 53 .
Justinien, 79, 98, 170.
JuynbolE, 20, 87, 85 , 97, 111.
K
Kâfûr el-Ikhsîdî, 192.
Kaidbey, 60.
Kanz el-Daulah, i 5 , 187.
Karabacek, 112.
Karakî (El-), i 4 .
Khaçîb (El-), ibn 'Abd el-Hamîd, 206.
Khalîl ibn Sâhîn el-Zâhirî, 1 4 .
Khumâraweïh ibn Ahmad ibn Tulûn, 124 , 192.
Khutlubâ ibn Mûsâ, i 44 .
Kînânî (El-), i 3 .
Kindî(EI-), ai, 3 7 , 38 , 44 , 55 , 68, 128, i 33 ,
171, 228.
Kircher, 89, 1 64 .
Krall, 112.
Kuthayyir, 12 4 .
Kyros, 196.
L
Lafreri, 4 o.
Lammens, i 4 o, 147, 172.
Langlès, 69, 81, 96, 107.
Lapie, 2 3 o.
Latson j
Latsoua ; 11 5 .
Latsu )
Leïth(El-) ibn el-Fadl, 63 , i 33 .
35
274
J. MASPERO ET G. WIET.
Lemm ( 0 . von), 211, 212.
Léon I er , 79.
Léon l’Africain ,201.
Lepsius, 221.
Loret, 53 .
Louis (Saint) , 198.
Aovxios, 3 i.
Lucas (Paul), 4 i, 94, 198.
Luwâtah, 91.
H
Macedo, fils d’Osiris, 195.
Mahomet, (>9.
Maillet, 1 4 8 , 199.
Makîn (El-), 19.
Maîik (El-) el-Çâlih, 11.
Maiik (El-) el-KâmS, 124, 198.
Malik (El-) el-Nâcir Muhammad ibn Qalâwûn, 86,
io 3 .
Mamlûks, 8, 5 a, 72, 201, 228.
Mamîuks bui jites , 78, 166.
Mâmûn (El-), 42 - 44 , 61, 74, io 3 , 117, 139,
192.
Mâmûn (El-) el-Balâihî, i 4 .
Mançûr (El-), 85 .
Maqrîzî, 2, 7, io, 26-86, 4 i, 42 , 44 , 54 , 58 ,
6 o- 65 , 67, 68, 71, 72, 76, 80, 81, 83 , 84 ,
88, 89, 91, 95, 97, 99-101, io 3 -io 5 , 107,
109, 110, n 5 , 120, 121, ia 4 , 1 3 1-1 55 , 137-
i 4 a, i 44 , 149, i 5 a, i 56 , 169, 161, 162,
166, 167, 170, 171, 173, 188, 191, 195,
197, 198, 204 , 207-217, 220, 221, 224 , 226,
227.
Marc-Aurèle, 32 .
Margoliouth, 149.
Marie, 28.
Mâriyah la Copte,. 26 , 73.
Marwân, 20, 54 - 56 , 71, 99, n 4 , 127.
Mâsik (El-), 157.
Maspero (G.), 5 o, 206, 232.
Massignon, 7, 219.
Mas'ûdî, 35 , 55 , 97, 122, 126, i 65 , 2 i 5 , 218.
Maurice, 49.
Mehren, 112, 118.
Ménas, 11, 12.
Mercator, 4 o.
Mercure, 168.
Micr ibn Beïçar, 5 , 87, 1 38 .
M i çraïm ib n B eïçar, 199.
Mikhâil , 55 .
Moïse, 3 p, 57, 91.
Mommsen, 119.
Mores, 100.
Moritz, 96.
Moskhos (Jean), 1 33 .
Moyse, 8.
Muawiyah, 172, 192.
Muawiyah ibn c Abd el-Wâhid, i 3 .
Mu âwiyah ibn Hudeij , 11.
Muayyad, 229.
Muhammad ibn c Abd el-Malik, i 3 .
Muhammad ibn Abî Bakr, 78.
Muhammad ibn Bâkhil, i 4 .
Muhammad ibn Hubeïrah, i 3 .
Muhammad ibn Jamâl el-Dîn, i 4 .
Muhammad (Najm el-Dîn) ibn Maçâl, i 4 .
Muhammad (Tâj el-Dîn) ibn Muhammad (FaWir el-
Dîn), 99.
Muhammad ('Umdat el-Dîn) ibn Muhammad, 28.
Muhammad ibn Tugj eLIkhsîd , 192.
Muhammad ibn 'Ubeïd Allah el-Seïbânî, i 3 .
Mukarram (El-) ibn el-Lamatî, 157.
Muqaddasî, 3 o, 5 o, 5 i, 54 , 68, 80, 85 , 97, 102,
io 4 , 107, 109, n 3 , i 33 , i 35 , i 5 o, 161, i 64 ,
i 65 , 186.
Muqauqis, 8, 5 o, 112, 1 5 1.
Murtadi, 161.
Mûsà ibn Isa, 192.
Muse, 8.
Mustançir (EL), 72, 172, 187, 192.
Musulmans, 9-12, 2â.
Mutawakkil (EL), 98.
Muttaïib (EL), i 3 .
Muzaffar (EL), 35 .
Muzaffar ibn Dhakâ , i 3 .
N
Nâbuïsî (EL), 83 , 87.
Nâçir el-Daulah Aftakîn eLTurki, i 4 .
Nâçir el-Dîn ibn el-Scïkh , 1 45 .
Nâçir el-Dîn el-Seïkhî , i 45 .
Nâçir el-Dîn Muhammad ibn Bîlbak, i 45
Najm el-Dîn Ayyûb, 1 45 .
Najm el-Dîn Muhammad ibn Maçal, i 4 .
Nassiri Khosrau, 85 .
Néchao, 84 .
Nestorius, 2 2 3 .
Nicétas, 80, 2o3.
Niebuhr, 19, 25 , 48 , 21 5 .
Nilus Doxopatrius, 92, n 3 , 167.
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
275
Ntalepüos
HiQ^Tepcüoy
NIC^TGPCDY
Norden, 66, 81, 89, 99.
Nuçeïb, 12 4 .
Numân (EL) ibn el-Mundhir, 282.
â
O
Olvmpiodore, 222, 2 23 .
Omar, 99.
Orose, i 63 .
Ortelius, 4 o.
Osiris, i 48 .
P
Pacôme, 89.
Pakhôme (Saint), 20, 88, 94.
Palladius, i 65 , 167.
Petrie, 23 , 4 o.
neujxTe, 112.
Pharaons, 26.
Pharaon de Moïse, 39, 57.
Phocas, i 38 .
Photius, 222.
Pierre, gouverneur du Caïd, 229.
Pietro délia Valle, 46 .
Pisentios, 149.
Pline, 39, 2o3.
Pococke, 67, 98.
Procope, 79.
Prophète (Le), 3 o, 5 o, 69, 74, 99.
Pseudo-Plutarqu e , 209.
Ptolémée, 36 , 74, i 65 .
Ptolémées (Les), 84 .
Q
Qâdî (EL) ei-Fâdil, 27, 198.
Qâit-Bây, 12 4 .
Qalqasândî, 1, 2, 4 , 21, 23 , 28, 29, 3 1 , 82, 38 ,
43 , 57, 63 , 80, io 5 , 120, 123, i 38 , 139,
i4i, 147, i 55 , 161, 1 6 3 , 1 65 , 168, 172, 1 85 ,
189, 194, 198-201, 210, 2ii, 2i3, 2i5, 219-
221, 224 , a 3 l.
Qarâjâ, i 4 .
Qarâqus, i 5 o.
Qarmâs, 96.
Qatr eLNada, 124 .
Qâyt-Bây, 34 .
Qazwînî, 3 , 6, 26, 35 , 61, 72, n 3 , 167.
Qeïs (Emir), 160.
Qeïs (Tribu de), 45 , 63 , 76, 189.
Qeïs ibn Qift, 207.
Qift ibn Miçr, 1 48 .
Quatremère, 2 , 4 , 19 , 3 o- 33 , 43 , 44 , 46 , 48 , 53 ,
90, 97, 101, io 5 , 107, 110, n 3 , 117, 119,
i 44 , i 48 , 162, i 58 , 160, i 65 , 167, 169, 176,
202, 208, 212, 218, 220, 221, 2 3 1 .
Qudaî (EL), 1, 7, 8, 29, 36 , 44 , 57, 64 , 67,
68, 76, 82, 86, 89, 90, 96, 98, ii2-n5,
122, 128, i 3 i, i 33 , i 5 i, i 58 , 161, i 63 , i 65 ,
172, 173, 175, 202.
Qudâmah, 1, 6, 16, 22, 37, 43 , 5 i, 54 , 63 , 80,
96, 97, n5, 120, 1 3 4 , i 35 , 162, i 65 , 180,
194, 200, 210, 2l5.
Quibeil, 96.
Qurrah ibn Sarîk, 12.
R
Rayân (El-) ibn eLWalîd, 126.
Reinaud, 36 , 39, 75, 220.
Reitemeyer, 178.
Renaudot, 78.
Rougé (J. de), 18, 19, 43 .
Rutlî (EL) 'AU, 3 9 .
S
Saadias, 10 4 .
Sa ban, 12.
Sàbustî , 64 .
Sacy (S. de), 4 , 67, 89, 92, 208, 212.
Sâdhilî (EL), i 3 i.
Sâduq, 62.
Sâfil (EL), 86.
Sahm el-Dîn 'Isa , 1 44 .
Saladin, i 5 , 26, 28, 93, 228.
Salmon, 93, n 3 , 161, 206.
Samuel de Qalamoun, i 5 i.
Sams el-Dîn Sunqur el-Sa'dî, 210.
Satâ ibn eLHâmûk, 112.
Savarv, 19, 80, 85 .
Sâwar, i 4 .
Schefer, 36 , 77.
Schenoudi, 57.
Serapion, 87.
Sésostris, 73 , 84 .
Sévère d’Achmouneïn ,22,26,28,66, 1 54 , 200.
Sévère d’Antioche, io 3 .
35 .
CORDEAUX
276
J. MASPERO ET G. WIET.
Shaw, 4 o.
Sicard (P.), 54 , 202.
Sihâb el-Dîn ibn Yagmûr, 1 45 .
Simon, 80.
Slane (de), 220.
Smolenski, i 5 i.
Socrate, 167.
Sonnini, 58 , i 4 i, 219.
Sourdille, 1.
Sprenger, 36 , 97, 1 48 .
Stanley Lane-Poole, 2 4 .
Strabon, 5 , i 5 , 109, 118, i 35 , 161, 166, 197,
203 , 222 , 223 .
Suleïmân ibn 'Abd el-Malek, 192.
Suleïmân el-Khâdim, i 4 .
Sunqur el-Sa'dî, 210.
Sylvie (Sainte), 119.
T
Tacite, 101.
Taj el-Dîn el-Saubakî, 1 45 .
Tâj el-Dîn Muhammad ibn FaUir el-Dîn Muham-
mad, 99.
Tanam, i 4 .
Tatien, 79.
Thenaud (Jean), 69.
Théodore, gouverneur d’Alexandrie, 11, 12, 167.
Théodore, préfet augustal, 12.
Théodose, gouverneur d’Alexandrie, 12, 167.
Théodose (Le pèlerin), 96.
Théophane, 79.
Thompson ,211.
Trajan, 83 - 85 , 120.
Tiilûnides, 161.
U
'Ubeïd Allah ibn el-Habhâb, 76, 192.
'Ubeïd ibn el-Sarrî, 228.
'Umar ibn c Abd el-'Azîz, 74.
'Umar ibn 'Abd ei-Malik, i 3 .
'Umar ibn el-Khattab, 9-11, 85 , 100, 2o5, 217.
'Umar ibn Haîlâl, i 3 .
‘Umdat el-Dîn Muhammad ibn Muhammad, 28.
Usâmah ibnZeïd, 63 , 192.
Usener, 196.
Usmûn, fils de Miçr, 20.
'Uthmân, 12 , 78.
Y
Yalens, 79.
Vansleb, 8, 16, 22, 46 , 65 , 80, 87, 118, 137,
i 4 o, i 43 , i 55 , i 58 , 190, 194, 202, 2o5, 207,
229.
Vaujany (de), 1 44 .
Vierge (La), 56 , 167, 208.
Volney, 2o4.
W
Wardân, 11-12.
Weill (R.), 39, 58 , 98.
YVilcken, 170, 222, 223 .
Wüstenfeld, 29, 116, 232 .
Y
Yahyâ ibn Mu'âdh, 45 .
Ya'qûb, 36 .
Yaqûb ibn Yusuf ibn Killis, 193.
Yaqûbî, 1, 2, 6, 22, 29-31, 37, ko, 53 , 54 , 68,
96, 97, 100, 111, n 3 , 120, 126, i 33 , 137,
i 53 , i 54 , 167, i 63 , i 65 , 167, 178, 192, 194,
200, 201, 210, 211, 2i3, 219,220.
Yâqut , i- 4 , 6, 16-22, 25 , 28, 29, 32, 35 , 4 o,
49-51, 54-57, 61, 63 - 65 , 68-70, 73, 76, 78,
79, 82, 86-87, 89-92, 9^- 9 6, io2-io5 , 108,
109, 111-116, 118, 120-122, 126, 128, 129,
132-137, i 4 o , i 46- i 48, i 5 o , 1 53 , 157, 159-
162, i 64 , i 65 , 167, 181, 194, 196, 198, 20/j,
207, 208, 210, 2i3, 219-221, 226.
Yaskur ibn Jadîlah, 66.
Yazîd I er , 172.
Yazîd ibn Hâtim, 38 .
Yazîd ifen Muavviyah, 12.
Yâzûrî (El-), 193.
Z
Zâhirî, i 4 , 18, 26, 33 , 35 , 83 , 88, 189, 229.
Zamâkhir, 63 .
Zeïn el-Dîn 'Abd ei-Bâsit, 1 45 .
Zotenberg, 69, 84 , 200.
t
’V'âTYjS, 112.
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
277
III.
î
10, ig 4
11, 32
11, 32 , 147
11, 147
5
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65 £
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5 , 3 i, 47, 48 , 147, 162,
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5 , 42 , 171
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171, 172
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10
167
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61
00 b
124
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6, 16,
229
— INDEX DES NOMS COMMUNS.
278
J. MASPERO ET G. WIET.
109
166
J
76
Cj iXxxi
6
10
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10, 12
229
iX***a!l
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s^ljdl ji.
61
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J!,
16, 21
18, Q29, 23 o
# 5)^1 Jl
B. — FRANÇAIS, GREC, COPTE.
A
Abrégé des Merveilles, 226.
acacia, 89.
amîr-ustâdâr, 229.
àtpxwv, 82.
avyvcrl âXtos , 10, 171.
augustal, 10-12, 79, 80, 172.
B
Bah, 65 .
baillif d’AIixandre , 11,
bari, 53 .
Bible, 71, 232 .
ble', 85 , 1/19.
bois, 7, 17, 20, io5.
bdtî, i 5 i.
bûqîr, 64 - 66 .
bûrî, 35 , 36 , 52 .
G
çâhib, 99.
çâhib el-kûrah, 171.
calife, 99.
castra, 73.
Goltys, 1 5 1 .
commandant de mille, 12.
concile d’Éphèse, 22, 38 , 4o, 74, 90, 107, 119,
194.
concile de Nicée, 38 , 62.
crocodile, n 4 , 218.
Croisades, 11, 45 .
r
y palets, 171.
ypafisbs, i 46 .
D
Devise des Chemins de Babiloine, 18, 36 , 5o, 68,
77, 101, 102, 110, 112, 281.
dhimmî, 6.
hotmjGts, 171.
disette, 1 43 , 168 , 217.
dîwân Asjal el-Ard, 9.
dîwân eî-Insd , 229.
duc, 10.
duc de Libye, 167.
duché, 170, 2 2 8 r
E
églises, 9.
émir, 8,11.
empereur, 12.
étoffes, 16, 21, 52 , 61, 62, 111.
évêché, 2, 4 - 6 , 8, i 5 , a 6 , 18, 22, 23 , 26, 28,
29, 38 , 4 o, 4 i, 43 , 46 , 53 , 54 , 58 , 69, 62,
71, 74, 77, 90, 99, io 3 , 106, 108, 1 1 3 , 116,
119, 122, i 34 , 137, i 4 o, 1 52 , i 54 , 1 55 , 160,
1 6 4 , 193, 194, 198, 200, 2û3, 2o 4, 209-2 11,
2l3-2l5, 218, 221 - 223 , 226, 23 l.
évêque, 46 , 52 , 58 , 91, 107, 119, i 56 , i 58 ,
194, 196, 203 , 210.
F
Fête du Martyr, 108, 1 43 .
Fiancée du Nil, 216-217.
Fuiûh el-Bahnasâ , 82.
Futûli Miçr, 4 .
G
Genèse, 46 , 71, 216.
gouverneur d’Alexandrie, 10-18, 167.
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
279
gouverneur d’Assouan , 1 5 -i 6.
gouverneur du Çaid, 229.
gouverneur du Caire, i 44 .
gouverneur de l’Égypte, 10, 12, i 3 , 35 , 87, 5 o,
63 , 74, 80, 85 ,. iq 5 , 127, i 33 , 206, 208.
gouverneur de Kous, 187.
gouverneur de Mehalla el-Kobra, 2 3 o.
gouverneur de Miçr, 1 1 .
grenades, 18.
H
hadîth, 169.
hippopotame, 218.
hirâj , 17,52, io 5 .
Histoire des Conciles, 1 54 .
Histoire du patriarche Isaac, 10.
Histoire des Patriarches , 9, 10, 12, 20, 26, 27,
32 , 43 - 46 , 49, 55 , 56 , 58 , 69, 71, 77, 80,
90, 95, io 3 , 106, 110, 111, n 4 , 118, 121,
i 42 , i 63 , i 65 , 194, 196, 197, 200, 2 o 3,
210, 2i3, 227, 23 l.
hubus el-Juyusî, 25 , 5 o, io 5 , 207.
hydromel, 109.
I
impôt," 5 , 9, 10, 17, 3 o, 4 i, 45 , 47, 86, 90,
102, io 5 , 116, 169.
Itinéraire d’ Antonin , 23 , 46 , i 55 , 162, 23 o.
Itinéraire (L’) romain, 128.
K
i 3 i, i 33 , i 34 , 1 36 , 137, i 53 , 187, 160, 170-
172, 197-199,202,204,209,212, 2 14 , 218,
219, 23 l.
KcbpLrj , 54 .
L
Livre des Perles enfouies , 21,23,62, 98,98, 118,
1 5 1 , 2 o 3 , 2 o 4 .
maître des places frontières alexandrines ,12.
malik ei-umarâ, 12.
MxncpexeT , 5i .
Maraçid el-Ittila, 1, 6, 16, 22, 63 , 78, 96, 169,
181, 204 .
marhalah, 97.
marîsî, 228.
Martyr (Fête du), 108, 1 43 .
mâzût, 172.
fjLSiZàrepos , 171.
pLWTp&OV , 208.
Mémoires de Sinouhit , 2 32 .
miel, 5 o.
monnaies, 9.
mugit cephalus, 53 .
muhtasib, 228.
Mujam (El-), 79.
mu rabat ah, 11.
Muslarik (El-), 27, 79, 102, 112, 211.
mutawalli dîwân Asfal el-ard, 9.
N
TLadyyyjdrjs , 57 .
Ka OoXixàs, 3i.
Kâsif, 11, 72, 80, 201, 229, 23 o.
Kâsiflik, 16, 21, 190.
KXT2y KHTHC , 67.
Kawâkib (El-) el-sayyârah , 1 4 6 .
Khalife, 10, 16, 5 o, 54 , 56 , 71,74, 78, 85 , 93,
96, 100, 127.
Khitat (El - ), 19, 3 1 , 57.
Khums , 9.
K/vwfjta
KÀwa-fJia
i4g.
Kûrah, 1, 2, 5 , 22, 3 i, 32 , 34 , 36 , 37, 53 , 54 ,
57-59, 62, 72, 76, 77, 90, 91, 96, 97, io 4 ,
107, 108, no-ii 3 , 115-117, 119, 120, 122,
nâib, 229.
Nâib d’Alexandrie, 12.
nâib el-wajh eï-qiblî, 229.
natron, 3 , 120, i 35 .
nilomètre, i 5 .
nivâbat el-wajh el-bahrî, 229.
nome, 7, 8, 19, 54 , 171.
vopôs, 170.
Notitia Dignitaium , 119, 223 .
opium, 17.
ôpos, l 5 l.
0
280
J. MASPERO ET G. WIET.
P
\
trrayap^a, n3, 171.
'SfàyapxpSy 171.
pagarchie, 8, 107, 116, 117, 149 , i54, 160.
170-172 , 219.
pagarque, 8,
papier, 53 .
Paradis, 216.
patriarcat, 74.
patriarche, 12, 55 , 80, n 3 , 195, 196.
Penlateuque, io 4 .
peste, 71, 74, i 43 , 157, 168, 219.
pierre, 116, i 42, 232.
pluie, i 42 .
porte-drapeau, 12.
Pratum spirituale , 1 3 3 .
préfet, 49.
préfet augustal, 10, 12, 79, 80.
préfet d’Alexandrie, 12.
préfet de la Basse-Égypte, 12.
préfet de la Haute-Égypte, 229.
Q
qâdî, 228.
Qâmûs, 4 , 32 , 43 , 120.
R
ra'adah, 218.
Raudh {El-) el-mîtâr , 28.
Bauk (El-) el-Nâçiri, 3 , 17, 21, 5 2 , 56 , 68, 71,
72, 106, 118, 126, i 32 , 1 5 1 , i55, i 56 , 168,
198, 201, 204 , 212, 219.
pHC , 228.
ribât , 4 , 9, i 5 , 17, 34 , 4 i, 60, 97, 99, 112,
125 , i 38 , i 55 , 219, 2 3 0.
Rousse (La), 217.
S
Sangiac-Bey, 229.
sant, 52 .
sarb, 3 .
scaïæ, 1, 3 , 4 , 6, 9, 18, 22, a 3 , 26, 4 i, 43 , 46 ,
52 , 58 , 5 g, 62, 70, 71, 89, 91, 93, 97, 99,
119, 122, 126, i2 9 -i3i, i 36 , i 3 7 , i 5 i, i 53 ,
i 55 , i 56 , i 58 , 159, i 64 , 167, 193, 194, 198,
199, 2 o 3 , 2 i 3 , 228, a 3 i.
schène, 5.
ctjpLetov, 222.
Sidrat el-Muntaha, 216.
statio j
< rlériov | i 4 o.
(jlaLTlùûV }
(rlôpLOL, 17.
(jlpâTevpa, 127, 169.
sultan, 12, i4, 86.
suqunqur, i 4 q, 218.
Synaxaire, 4 , 23 , 5 i, 5 9 , 62, 67, 9 4, m, n4,
121, 123, 125, 129, i 33 , i 46 , 147, i 5 o, i 52 ,
i 58 , i 9 3 , i 9 4 , 200, 227.
Synaxaire éthiopien , 26, 107, n5, i 46 , 227.
cr y^otvos, 5.
T
talisman, i 3 9 , 218.
taxe, io 3 , 210.
thagr, 9, i5, 60.
toile, 2 o 4.
tremblement de terre, 92.
y
vaches, 86.
Vie de Palchôme, 26, 88, 89, 9 4.
Vie de Pisen tios , 1 4 9 .
Vie de saint Spyrtdon , 1 9 5 .
vigne, 161.
vin, 161.
Viîæ Patrum > 119.
vizir, i 4 .
W
wâii de Damiette, 9 3.
wâlî de Guizeh, 72.
wâlî’l-Ça'îd , 229.
x
XOLpurliûûv, îlij.
Xàptvs, 147.
/«6pa, 167, 170, 171.
Xuprys, 147.
q
qopi , 53 .
LISTE DES VILLES D’ÉGYPTE.
281
IV. — INDEX CHRONOLOGIQUE.
A. — ÈRE DE L’HÉGIRE.
20(9).
21 (9, 38, 71, 92, 192).
22 (9, 71, 9 2 > i9 2 )-
23 (85, 192).
25 (9, 12).
31 ( 9 4).
35 (192).
43 (10, 12).
53 (42).
60 (12).
64(12).
65 (10).
70 (12, 74, 80).
82 (80).
84 (i3).
86 ( 10, i3).
87 (12).
90 (12, 192).
92 ('10, 12).
96 (12, 192).
97 (68).
99 ( 192).
105 (3t, 4 2 ).
107 (59, 76, 119, 137, 192,
209).
109 (45).
121 (117).
132 (106).
133 (127, 199).
143 ( 192).
150 (29, 38, io3 , 110).
156 (4 7 ).
162 (192).
171 (172).
175(192).
186 (63, i33).
191 (3o, 45).
198 (192).
199 (i3).
200 (i3).
212 (i3).
214 ( i3g, 208).
216 (42, 5g).
217 (i3, 4 2 ).
Mémoires. Liste des villes d’Égypte.
218 ( 192 ).
219 (35).
223 (172).
237 (172).
238 ( 9 3).
241 (149).
247 (68).
248 (172).
250 (192).
252 (i3).
255 (i3).
257 (96).
267 (172).
270 (192).
282 (192).
292 (i3).
304 (i3).
307 (i4).
323 (192).
334 (192).
345 (191).
350 (106).
355 (187, 192).
357(192).
358 (i 9 3 ).
360 (i 9 3 ).
363 (ig3).
400 (157).
415 (21).
423 (83).
427 (187).
450 (38, 193).
459 (3o).
460 ( i3i).
465 ( 9 3).
466 (i43).
467 (79> 1 9 3 )-
482 (i 9 3).
487 (187).
488 (i4).
506 (33).
516 ( i44).
517 (i4).
529 (i5 7 ).
531 ( i5 7 ).
533 (35).
534 (35).
544 (1 4).
545 (i3 9 ).
562 (i4).
568 (i5).
570 (i5 7 ).
572 ( i44).
577 (167).
579 (54, i5 7 ).
583 (i4).
585 (7, i4, 17, 20, 22, 34, 52,
56, 106, i32, i4i, 188,
i 9 3, 219).
587 (9).
588 (61, 93).
591 (45).
600 (38, i4i).
601 ( 1 44).
605 ( 1 44 ).
606 (157).
608 ( 1 44 ).
609 ( i38, 1 44).
610 (80).
611 (i44).
614 ( 9 3).
615 ( i44, 198).
616 ( 9 3, 198).
617 (80).
618 (i38).
620 (53, i44).
631 (i44).
637 (i44).
638 (11, i4, 157).
640 (45, 99).
642 (9).
644 (iû, i45).
647 ( 9 3).
648 (93, i45).
649 (68).
651 ( i4).
659 (81).
I 660 (i3i, i5 7 ).
36
282
J. MASPERO ET G. WIET.
662 (i45).
721 ( 9 , i4, i45, i5 7 , 169).
780 (6).
663 (81, 90).
724 (8<>).
794 (i4).
664 (i45).
725 (86, 210).
798 ( 1 45).
665 (i45).
727 (2, 11, i4).
806 ( i5 7 , 219).
674 ( i5).
728 (86).
815 ( 1 45 ).
682 (6).
731 (34).
817 ( 1 45 ).
688 (16).
737 (i45).
821 (i 6 7 ).
689 (12, 80).
739 (96).
827 (20 7 ).
698 (i45).
741 (i45).
839 (i4).
700 ( io3, i45, 172).
742 ( 1 45 ).
845 (i4).
701 (80).
750 ( i3i).
846 (i4).
704 (12).
755 (i45).
850 ( i4).
707 (99).
759 ( i45).
882 (124).
710 (10, 12, i4).
767 ( i4).
966 (52).
715 (68, 188).
771 ( i45).
1237 (6a).
718 ( i45).
776 (i5 7 ).
B. — ÈRE CHRÉTIENNE.
*
600 (i5o, 194 , 218).
1067 (3o).
1327 (2).
618 (i4 9 ).
1094 (i8 7 ).
1363 (2 ).
619 (i4 9 ).
1187 (i4 9 ).
1419 (4o),
700 (i4g, i5o).
1189 (188).
1425 (4o).
710 (80).
O0
O
O
1672 (16).
749 (8).
1283 (6).
1899 (85),
1035 ( i8 7 ).
1315 (188).
TABLE DES MATIERES
Avant-propos '
Remarque
Abréviations
Liste des villes d’Égypte citées dans les Khitat de Maqrîzî (tomes I et II)
INDICES.
I. — Index géographique :
A. — Arabe
B. — Français, grec, copte
PAGES.
III
V
VII
1
233
2/16
IJ t — Index historique :
A. — Arabe
B. — Français, grec, copte
269
270
III, — Index des noms communs :
A. — Arabe * * 9 77
B. — Français, grec, copte 2 7®
IV. — Index chronologique :
A. — Ere de l'Hégire.
B. — Ere chrétienne,
281
282
EN VENTE :
AtJ CAIRE :-|l lu Librairie Paul Tribier. ancienne Librairie classique Gillet,
rue Emad el-Dine, n° 5;
A ALEXANDRIE : à la Librairie L, ScHüLEB^~Tue Ghérif-Paclia, n° 6;
A PARIS : chez A. Pontemoing et (7%^ de Bocoard, successeur, t , rue f de Mé-
dicis ;
À LONDRES : chez Bernard Qüaritçu, i i ,:Graftoii Streé!, ffëw Bond SfcreeL
PUBLIÉ»
PAR t-gg MEMBRES
L‘ iNSTïTüT FRAïrcAia
D" A RCHÊ QLGftTE OR fEÎST Jfc E.